Il était une fois la Terre (1978)

« Il était une fois la Terre » est le dernier épisode de « Il était une fois l’Homme », sortant du contexte purement historique en présentant une vision prospective sur le futur de l’humanité, cet épisode met l’accent sur les conséquences de la pollution, de l’amoncellement des déchets toxiques, de l’épuisement des ressources naturelles et de l’augmentation de la population humaine.

Partie 1:

Partie 2:

La façon dont ces sujets sont traités est très représentative des préoccupations accentuées par les années 1970, durant lesquelles les pionniers de l’écologie politique s’inquiétaient de l’explosion démographique et de l’explosion de la consommation, s’appuyant sur le rapport du Club de Rome ou les écrits de René Dumont, de Paul Ehrlich et d’autres.

La croissance de la société industrielle, qui tend à s’étendre dans le monde entier pour conquérir de nouveaux marchés, y est résumée de façon cinglante : « Il faut former des consommateurs par centaines… par milliers… par centaines de milliers… et tout ça pour que les usines tournent. »

Le narrateur s’inquiète des conséquences environnementales de la croissance industrielle et souligne la dangerosité des conflits sociaux qui pourraient rendre cette situation explosive. Il se prononce donc pour un arrêt de la croissance industrielle, évoquant le rapport du Club de Rome de 1972, et pour un arrêt de la croissance démographique : les personnages plaident pour une limitation des naissances à la hauteur du nombre de décès de manière à stabiliser la population humaine.
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L’homme qui veut taxer les robots au profit des humains

Quoiqu’il en veuille aux machines, John Mitchell n’est pas un luddite. Écossais d’origine, il vit en France, où il est informaticien. Et il n’a pas envie de casser les ordinateurs. Il serait le premier au chômage et le chômage, c’est ce qu’il combat.

«On m’a demandé une fois lors d’un passage à la télévision: “Vous voulez casser à nouveau les métiers à tisser, c’est ça? Bien sûr que non: mais les patrons, eux, cassent les gens, voire leurs propres machines car il faut sans cesse les renouveler.»

Ce que propose John Mitchell est simple: il veut taxer les machines de sa «cotisation Rose». Rose pour «Robots, ordinateurs et systèmes experts». Le bénéfice de cette taxe servirait à créer des emplois, à assister les chômeurs, à financer des formations, à aider les entreprises à embaucher.

D’ailleurs, il insiste pour éviter tout quiproquo: «Je ne suis pas contre le progrès, bien au contraire. La carte à puce du médecin, c’est formidable, c’est pratique” Mon problème est seulement: que vont devenir toutes les femmes qui saisissaient les feuilles de Sécu? La Sécu va économiser de l’argent, les Assedic vont payer et les gens seront désespérés. C’est anormal, on met les gens en situation de ne plus savoir quoi faire.»
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Japon : Abeilles vs frelons asiatiques

Si la loi du plus fort est bien souvent prédominante au sein du monde animal, il arrive parfois que l’entraide inverse cette tendance. C’est notamment le cas de ces abeilles qui ont fait preuve de solidarité afin de venir à bout d’un redoutable prédateur venu de l’étranger : le frelon géant du Japon. En vibrant à l’unisson, elles ont généré assez de chaleur pour brûler leur opposant. Un bel exemple d’esprit d’équipe !

Les frelons géants du Japon sont de redoutables prédateurs. Ainsi, un seul d’entre eux est à même de tuer une quarantaine d’abeilles en seulement une minute. En groupe, c’est une colonie tout entière que ces monstres volants sont capables d’anéantir ! Les frelons faisant tellement de dégâts, les abeilles ont été obligées de s’adapter pour survivre.

Plutôt que d’essayer vainement de piquer leur redoutable ennemi, les abeilles nippones affluent en masse autour de ce dernier et se mettent à vibrer ensemble, faisant ainsi grimper leur température jusqu’à 47,2°C à la façon d’un four à chaleur tournante. Le frelon, pris au piège, cuit à petit feu. En effet, si les abeilles peuvent supporter une température avoisinant les 49°C, les frelons géants du Japon ne survivent pas au-delà de 46°C. Une preuve que le collectif l’emporte toujours sur l’individu !

Les applications médicales de la chronobiologie

En comprenant le fonctionnement de notre horloge interne, la chronobiologie pourrait contribuer à soigner ou prévenir des maladies. Tel est l’enjeu de son corollaire médical, la chronothérapie.

Les équipes du CHU de Villejuif proposent ainsi aux patients souffrant de cancers des chimiothérapies en phase avec leur horloge biologique et obtiennent des résultats encourageants.

Grèce : « Les murailles de feu »

Dans ce roman historique nous suivons le déroulement de la vie d’un jeune Grec, Xéon, dont la Cité, Astakos, va être détruite et la population massacrée. Confronté à cette situation terrible, lors de laquelle il perd ses parents alors qu’il n’est âgé que de dix ans, il prend la décision de devenir un guerrier et de rejoindre la Cité grecque la plus réputée sur ce point: Sparte.

Ce faisant, il va être mêlé à une fabuleuse page de l’histoire antique se déroulant en 480 avant notre ère, pendant l’invasion de la Grèce par le roi de Perse Xerxès, fils de Darius: la bataille du défilé des Thermopyles.

Six jours durant, sous le regard des dieux, cet étroit passage sera le théâtre de combats sans merci, lors de laquelle trois cents spartiates et quatre mille combattants grecs d’autres cités vont opposer une résistance farouche aux armées de l’empire perse.

Celles-ci rassemblant, selon l’historien Hérodote, deux millions d’hommes, traversèrent l’Hellespont, c’est-à-dire l’actuel détroit des Dardanelles, afin d’envahir et asservir la Grèce. Racontée par un survivant, c’est ce choc inégal – et, au-delà, toute l’histoire et la vie quotidienne de Sparte – que fait revivre Steven Pressfield dans ce roman traversé par «un formidable souffle d’authenticité».
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Un humain presque parfait

Dans les laboratoires, un nouvel individu, partiellement reconfiguré, est en train d’être imaginé, testé… fabriqué. « Bientôt, promettent certains scientifiques, nous considérerons l’Homo sapiens (c’est-à-dire nous) comme une version charmante, certes, mais totalement démodée! L’Homo technologicus sera tellement mieux! »

C’est précisément ce que propose le marché de l’amélioration de l’être. « Le temps est venu, disent ses promoteurs, de passer à la vitesse supérieure » : un corps parfait et sans âge, un cerveau infaillible, une reproduction maîtrisée, et à terme… l’immortalité. Quitte à acheter quelques pièces détachées pour faire du « tuning » avec notre propre corps comme certains le font avec leur automobile.

Voyage à la recherche de cet homme du futur… hybride mi-homme mi-machine, humain génétiquement modifié. Un homme presque parfait.

La Guerre Des Robots (Vidéo)

Lors de la guerre en Afghanistan, l’armée américaine a pu compter sur 7 000 robots dans les airs et 12 000 sur terre. Aujourd’hui, plus de 40 pays ont recours aux robots pour faire la guerre, une situation qui soulève beaucoup de questions éthiques.

Réalisé par Leif Kaldor (Etats-Unis 2011)

Du micro au nano

Dans le premier épisode de la série documentaire Bienvenue dans le nanomonde, nous serons témoins du passage du micromonde du 20e siècle, au nanomonde du 21e siècle. Nous découvrirons comment est née l’idée d’assembler des objets atome par atome, oubliant la traditionnelle fabrication d’objets à partir de blocs de matière première.

Nous nous laisserons guider par les découvreurs et chercheurs les plus talentueux. En leur compagnie, nous irons jusqu’à la logique ultime des nanotechnologies qui, théoriquement, nous permettront d’assembler n’importe quel objet à partir d’atomes!

Loïc Le Ribault et le silicium organique G5

En 1971, Loïc Le Ribault invente l’Exoscopie des Quartz, une méthode révolutionnaire d’analyse des sables qui permet de retracer leur histoire géologique au moyen du microscope électronique à balayage.

Il fait de nombreuses communications sur ce sujet, notamment à l’Académie des Sciences. Des chercheurs du monde entier s’adressent à lui pour faire analyser leurs échantillons.

L’Exoscopie est alors appliquée en archéologie, travaux publics, géologie minière, sédimentologie, exploration pétrolière et océanographie. Loïc Le Ribault a alors l’idée de créer un laboratoire…

Pervitine : La pilule de Göring

La méthamphétamine a été souvent donnée aux troupes combattantes et aux pilotes en temps de guerre par leur gouvernement. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle était d’usage chez la plupart des belligérants, notamment en Allemagne et chez ses alliés sous le nom de Pervitine.

Durant la Seconde Guerre mondiale, l’armée allemande a distribué de la pervitine dans ses divisions à tous les niveaux. Elle est utilisée sous le nom de « Panzerschokolade », « tablettes Stuka » ou encore « pilules Hermann Göring  ». Le but recherché est de diminuer l’anxiété et d’augmenter puissance et concentration chez les soldats et les pilotes.

Entre avril et juin 1940, la Wehrmacht et la Luftwaffe auraient utilisé plus de 35 millions de comprimés de pervitine. Cette drogue de guerre aurait participé grandement à l’efficacité de la blitzkrieg.

Cependant dès mi-1941 le médicament n’était plus en vente libre, mais disponible uniquement sur ordonnance. Cela en a réduit l’utilisation de manière significative.

(Merci à Titi)

Les incroyables machines volantes du professeur Oehmichen

Ingénieur et bricoleur de génie, Étienne Oehmichen fut le premier à réussir un vol en hélicoptère en 1924. Une exploration passionnante des travaux du professeur, qui passa sa vie à observer les oiseaux et les insectes pour percer leurs secrets.

Tout commence avec une bobine de film retrouvée par hasard dans la région de Montbéliard. Ces images datent du début du XXe siècle. Elles montrent les premiers balbutiements d’un étrange appareil, un des ancêtres de l’hélicoptère. Cette machine a été inventée par Étienne Oehmichen, un savant et ingénieur français. Grâce à elle, il fut le premier à réussir un vol d’un kilomètre en circuit fermé.

Bricoleur de génie, pilote d’essai, mais aussi brillant naturaliste, Oehmichen a laissé derrière lui nombre d’inventions et de théories. Et pourtant, après sa mort, il a disparu complètement de l’histoire. Comment a-t-il pu sombrer dans l’oubli ?

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L’héritage de la Stasi (Docu)

Regroupées par un Office fédéral, les archives de la Stasi, la police politique au service de l’ex-régime de la RDA, représentent une somme phénoménale de données recueillies sur les faits et gestes des citoyens est-allemands, mais aussi une mine de renseignements sur les mécanismes d’un pouvoir totalitaire.

Dès 1992, les particuliers ont pu consulter leurs dossiers, découvrant qui les avait trahis, épiés ou soutenus. Ce choix de faire toute la lumière sur les événements passés, au risque de douloureuses tensions, semblait indispensable pour une Allemagne déjà durement confrontée à la question de la mémoire.

Un détour par l’Afrique du Sud, avec sa Commission de vérité et de réconciliation, et la Russie, qui n’a pas rendu publiques les archives du régime stalinien, mettent en perspective la difficulté de faire face à un passé qui ne passe pas.

Réalisé par Inga Wolfram (Allemagne 2014)

Des Patrons et des Hommes

Comment est-on passé du capitalisme familial au néolibéralisme financier et aux patrons surpuissants ? Soixante ans d’une mutation vertigineuse vue des coulisses. Les secrets d’une économie mondialisée. C’est l’histoire d’un glissement inexorable vers l’économie de marché.

Partie 1: En 1950, le plan Schuman ouvre les frontières et construit l’Europe. Tandis que le pays amorce un passage progressif d’une économie rurale à une industrialisation intense, la concurrence s’impose à tous. La France reste une “économie administrée“, mais ses dirigeants comprennent qu’il faut exporter et attaquer les États-Unis sur le plan commercial.

Le film décrit les mécanismes qui se mettent en action dans les plus hautes sphères du pouvoir grâce aux témoignages inédits d’hommes politiques, de conseillers et de grands industriels. Il montre l’émergence d’une nouvelle race de patrons plus puissants, comme Marcel Dassault, qui n’hésitent pas à financer la vie politique sous le manteau.

Pourtant, si la France est en plein essor, elle prend du retard sur une Allemagne renaissante qui compte vite dix ans d’avance en termes de productivité. Établissant un parallèle entre les politiques industrielles des deux pays, cette première partie permet de comprendre pourquoi la France n’était pas la mieux armée pour faire face aux chocs pétroliers des années 1970.

Partie 2: En 1981, l’élection de François Mitterrand fait naître de nombreux espoirs d’avancées sociales. Mais deux ans plus tard, la France déchante. Le gouvernement s’aperçoit que “les caisses sont vides” et met en place un plan de rigueur. “On a quitté le socialisme à ce moment-là“, commentent les déçus du président.
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Sahara : Une imprimante 3D matérialise des objets dans du sable grâce à l’énergie solaire

Depuis son invention, l’impression 3D ne cesse de repousser les limites de la technologie et fait désormais partie intégrante de notre quotidien. Cela dit, celle que Markus a mise au point se différencie de ses semblables: elle fonctionne à l’énergie solaire et permet de créer des objets à partir du sable.

Markus Kayser, un artiste allemand originaire d’Hambourg a mis au point un concept d’imprimante 3D écologique alimentée par l’énergie solaire: SolarSinter. De la même façon qu’on se sert d’une loupe pour réfléchir les rayons du soleil et générer une source de chaleur, l’énorme lentille de Fresnel dont est équipée l’imprimante solaire de Markus génère assez d’énergie pour donner vie à des structures faites de sable.

De plus, contrairement aux imprimantes 3D traditionnelles qui utilisent la technologie laser pour créer des objets 3D à partir de variété de plastiques en poudre, de résines ou de métaux, la SolarSinter ne fonctionne qu’à l’aide d’éléments naturels. Les rayons du soleil remplacent le laser, de même que le sable prend la place des résines.

Après deux semaines de tests dans la partie égyptienne du désert du Sahara, la machine et les résultats obtenus ont permis à Markus de conclure que sa SolarSinter incarnait un grand pas en avant vers une nouvelle façon de produire des outils performants, grâce à deux éléments naturels: le soleil et le sable.

Neurobiologie et éducation

Neurobiologiste allemand de premier plan, le Pr. Gerald Hüther dirige le département de recherche fondamentale de neurobiologie du Centre Hospitalier Universitaire psychiatrique de l’université de Göttingen et le centre de recherche préventive de neurobiologie de l’université de Göttingen et Mannheim/Heidelberg. Il est l’auteur de plusieurs livres sur le sujet.

(Merci à quarantined)

Pr Philippe Even : « Cholestérol, pourquoi tant de haine ? »

À la suite du Dr de Lorgeril, auteur de “Cholestérol, mensonges et propagande“, le Pr Philippe Even démonte méthodiquement l’arnaque du cholestérol soi-disant “toxique” et des statines, véritables poisons pour l’organisme, deux arnaques savamment organisées par les laboratoires pharmaceutiques dans l’unique but de faire du profit sur le dos des patients naïfs, des médecins désinformés, et de la santé publique. C’est, pour lui, un véritable “crime contre le vie“…

Pour ceux qui n’ont pas encore tout compris à la controverse scientifique suscitée en France par le Dr de Lorgeril, le Dr Even raconte magistralement deux histoires :
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Syldavie : Le professeur Tournesol invente l’imprimante 3D

Dans le film d’animation “Tintin et le Lac aux requins” (1972), le professeur Tournesol invente une photocopieuse tridimensionnelle, capable de reproduire n’importe quel objet.

Hélas, le sinistre Rastapopoulos, qui a pris pour pseudonyme “Grand Requin“, tente de s’emparer de l’appareil afin de reproduire frauduleusement des œuvres d’art volées dans des musées et stockées dans son repaire sous les eaux du lac Fléchizaff. L’intrigue se déroule dans l’État imaginaire de Syldavie.