Sur la trace des Celtes

Les Celtes étaient-ils vraiment ces Gaulois chevelus et barbus, chasseurs de sangliers, que nous imaginons volontiers ? Enquête sur un peuple hors du commun, qui pratiquait l’agriculture et méprisait la mort.

Pendant plus de cinq siècles, les Celtes ont dominé toute une partie de l’Europe, du Danube à l’Atlantique, de la mer du Nord à l’Espagne et au nord de l’Italie. Qui étaient vraiment “nos ancêtres les Gaulois” ? Les récentes découvertes archéologiques révèlent une culture beaucoup plus vaste et sophistiquée qu’on ne l’imaginait et démentent les clichés accumulés depuis le XIXe siècle. Interrogeant les plus éminents spécialistes, Marc Jampolsky reconstitue les us et coutumes de ce peuple guerrier formé de plusieurs communautés.

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Thailande : A la recherche des trésors du Chao Phraya

Des chasseurs de trésors explorent les profondeurs du fleuve Chao Phraya, qui serpente dans la capitale thaïe. Âgé de 50 ans, Somchaï Panthong est persuadé que les fonds vaseux du “fleuve des rois” recèlent encore de nombreux trésors perdus ou cachés au fil des siècles par les marchands, les moines et les chefs de guerre.

Cinéma : Pollen (Màj vidéo)

Les fleurs : symbole de la beauté à l’état pur. Fragiles et mystérieuses, délicates et gracieuses, elles sont l’avenir de la terre. Mais sans leur histoire d’amour avec les “pollinisateurs”, rien ne serait possible.

Tourné aux quatre coins du monde, le film nous fera partager l’intimité des rapports entre le monde végétal et le monde animal, essentiel pour l’équilibre de la planète.

Le roi Midas

Le Roi Midas est un court métrage d’animation américain de la série des Silly Symphonies réalisé par Walt Disney, pour United Artists, sorti le 22 mars 1935. Le film se base sur l’histoire du roi Midas, qui après avoir recueilli Silène obtient de Dionysos la faculté de changer en or tout ce qu’il touche. L’équipe Disney a toutefois transformé Dionysos en un elf/gnome et modifié la fin.

Le Roi Midas, avare et cupide, ne vit que pour son or. Installé dans sa salle au trésor avec son chat, il compte et recompte ses pièces et souhaite en avoir encore plus. Il reçoit alors la visite d’un être nommé Goldie, qui lui offre sa faculté de changer tout ce qu’il touche en or.
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Allemagne : Porsche contre Volkswagen, le duel fratricide

Depuis plus de trois ans, les rebondissements de la saga Porsche-Volkswagen tiennent en haleine les milieux économiques et l’opinion publique. Entamée avec l’annonce tonitruante de la prise de contrôle de Volkswagen par Porsche, cette histoire houleuse se déroule aussi sur fond de querelle familiale.

Car Wolfgang Porsche, président du conseil de surveillance de Porsche, et Ferdinand Piëch, son homologue chez Volkswagen, sont cousins germains. Ferry Porsche, le père du premier, et Louise Piëch, la mère du second, étaient les deux enfants de Ferdinand Porsche, inventeur de la «Coccinelle» et fondateur de l’entreprise Volkswagen en 1936

Chili : Être pilote dans le détroit de Magellan

Le travail d’Erich Guital est le plus inconfortable qu’on puisse imaginer pour un marin: il est pilote dans le détroit de Magellan, cet étroit passage qui sépare la Terre de Feu du continent sud-américain.

Cette contrée austère est réputée pour ses vents et ses intempéries, sa météo ultra-changeante et la violence de ses tempêtes.

Canada : Fort McMoney – Votez Jim Rogers !

La troisième réserve mondiale de pétrole est canadienne, elle se trouve à Fort McMurray. Or son extraction est très polluante et soulève d’inquiétants conflits d’intérêts.

Suite à la mise en ligne de son jeu documentaire, David Dufresne revient dans ce lieu de démesure. Enquête sur un sujet très controversé aux conclusions effrayantes.

Viêt-nam : Les pêcheurs de la baie d’Along

Dans l’un des plus beaux et des plus célèbres sites du Viêt-nam, le quotidien difficile d’une famille de pêcheurs dans sa maison flottante.

Luu vient d’acheter une maisonnette flottante avec sa femme Maï et leur fils. Comme les 1.600 habitants de la baie d’Along, ils passent toute leur vie sur l’eau. Mais cette saison, la pêche est mauvaise et la dernière traite n’est pas encore payée.

Québec : Zoothérapie, quand l’animal devient médiateur

Grâce à la médiation animale, des malades engagés dans un processus de guérison peuvent reprendre goût à la vie. Guilhem Rondot les accompagne dans leur quête personnelle et filme leur relation privilégiée avec un cheval, un chien, un âne…

Un contact aux vertus curatives, qui permet de dépasser ses limites.

Première Guerre mondiale : la mémoire dans la pierre

Dans la région de Compiègne, la Première Guerre mondiale est gravée dans la pierre. En 1914, une ancienne carrière souterraine du nord de la France est réquisitionnée par l’armée française. Pendant quatre ans, les soldats y laisseront une trace indélébile, celle de leur quotidien, de leurs manques, de leur solitude et de leur mort.

Plus de cent ans après, seuls quelques initiés connaissent ce lieu, secret et interdit. L’historien Thierry Hardier parcourt inlassablement depuis plus de 20 ans ces anciennes carrières de la région. “Le front se fixe dans ce secteur à partir de la mi-septembre 1914. Cette carrière se retrouve à 250 mètres derrière la première ligne française.” Chaque graffiti, chaque sculpture ou bas-relief exécuté par des poilus, rien ne lui échappe dans ces dédales obscurs.

Jusqu’au dernier rempart face à l’ennemi allemand, réalisé par un combattant, sculpteur de métier : Jeanne d’Arc avec l’inscription “Ils ne passeront pas”.

Mais avec l’érosion et les champignons, ces trésors rupestres, ultime trace laissée par les poilus, sont désormais en danger.


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Niger : Le fleuve génie

À travers toute l’Afrique de l’Ouest, le Niger charrie avec lui ses légendes. Au Mali, il baigne les rivages de Djéné, la cité de terre et de Tombouctou. De Bamako à Gao, il est pour les uns génie nourricier, pour les autres la reine des eaux, magique et mystérieuse. Hommage au grand pouvoir du fleuve.

Allemagne : Les leçons ambiguës de Hjalmar Schacht, le «banquier du diable»

Une récente biographie romancée souligne l’héritage économique, mais aussi l’ambiguïté politique de celui qui, après avoir vaincu l’hyperinflation, est devenu ministre de l’économie du régime nazi.

Qui se souvient encore de Hjalmar Schacht ? Ce fut pourtant un des hommes les plus importants de l’histoire économique du 20e siècle, celui qui brisa l’hyperinflation allemande de 1923 et sortit l’Allemagne de la grande crise des années 1930.

Mais cet homme au destin unique est aussi un homme maudit, marqué à tout jamais par sa collaboration avec le « diable », Adolf Hitler. C’est à ce personnage sulfureux, controversé, haï et admiré, mais certainement passionnant, que Jean-François Bouchard, conseiller au FMI, vient de consacrer une biographie romancée.

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Sommes-nous faits pour courir ?

L’évolution de notre rapport à la course, de la préhistoire jusqu’à la folie des baskets. Un documentaire captivant mené à grandes foulées par Niobe Thompson, lui-même coureur pour l’occasion.

Si nos ancêtres sont devenus bipèdes, c’est d’abord pour courir après leurs proies. Aujourd’hui, dans nos sociétés modernes, l’homme ne court plus pour survivre, mais il reste quelques rares endroits sur la planète où l’endurance physique conditionne sa vie.

Niobe Thompson, réalisateur et ethnologue, nous emmène en Afrique où évoluent pieds nus la plupart des meilleurs coureurs du monde, en Russie arctique, auprès des nomades éleveurs de rennes, et au Canada où se déroule l’un des plus grands marathons du monde, avec un objectif : étudier, à partir des récentes découvertes scientifiques, l’origine de la course

Film : Le singulier parcours de Marcel Bloch alias Dassault

Fin des années 1950. Marcel Dassault supervise le vol d’essai du Mirage III. Tandis que l’avion de chasse prend son envol, une sirène retentit : la sécurité militaire vient de repérer un homme en train de filmer l’appareil.

Pris en chasse, l’espion parvient à s’échapper. Quelques jours plus tard, dans un bureau de la CIA à New York : après avoir visionné les images tournées par leur agent, les enquêteurs sont perplexes.

Comment cet ingénieur français réussit-il à construire des avions meilleurs que ceux des Américains ? Pourquoi, en ces temps de guerre froide, cet archétype du capitalisme finance-t-il le PCF ? Sur ordre de la Maison-Blanche, quatre agents s’envolent pour Paris. Leur mission : percer le mystère Marcel Dassault…

De la Première Guerre mondiale aux années 1970, ce passionnant biopic retrace les étapes – connues et moins connues – de la vie de Marcel Bloch, alias Marcel Dassault : la création de sa première entreprise aéronautique, sa proximité avec le Front Populaire, son engagement aux côtés des Républicains espagnols, son arrestation par la France de Vichy, sa déportation à Buchenwald, son changement de nom au lendemain de la guerre, sa conversion au catholicisme, son lancement dans la politique, la presse, le cinéma…
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Yves Cochet : Les humanités environnementales

Entretien avec Yves Cochet (29/11/2013) – Les humanités environnementales désignent un ensemble de disciplines dont l’origine tient aux enjeux environnementaux et climatiques des dernières décennies. Le degré d’impact environnemental de l’activité humaine – qui nous ferait aujourd’hui basculer selon certains dans l’« anthropocène » – accéléra un processus né au cours des années 70, lequel postule que les êtres non humains méritent non seulement une histoire commune aux êtres humains, mais aussi leur propre récit.

Au lieu d’envisager une nature physique associée à une culture humaine distincte, les humanités environnementales fondent leur approche sur les ontologies interconnectées, à savoir un ensemble de réseaux associant les êtres humains et non humains. Ce que nous appelons environnement ne réfère pas ici à une donnée indépendante de notre action, mais aux imbroglios que les sociétés humaines ont créés dans le temps, et dans l’espace.

Comme d’autres, les humanités environnementales considèrent que l’on peut séparer la nature de la culture à des fins épistémologiques, et que pareille séparation permet l’essor des sciences naturelles et des sciences sociales. Les nouvelles problématiques environnementales requièrent toutefois des approches alternatives fondées sur une vision unifiée du monde.

Dans le champ des humanités environnementales, l’histoire environnementale et la philosophie environnementale furent parmi les premières disciplines à émerger, rapidement rejointes par les études littéraires et l’écocritique, les études culturelles, l’anthropologie, l’art et les études visuelles, la géographie et l’écologie politiques. Cette liste est loin d’être close, puisque toutes les humanités peuvent susciter l’approche interdisciplinaire des crises écologiques.

Et si le fait de revisiter pionniers et précurseurs pourrait nous conduire à sous-estimer la pluralité et la diversité des contextes intellectuels, nous croyons au potentiel d’une réinterprétation de travaux plus anciens lorsque celle-ci est éclairée par les nouvelles problématiques écologiques. Les praticiens des humanités environnementales souhaitent ainsi s’inscrire dans une vive tradition intellectuelle.

Musique : « Voici venir le joli mai »

Paroles de la chanson de quête bourguignonne traditionnelle reprise par le groupe Malicorne :

Voici venir le joli mois
L’alouette plante le mai
Voici venir le joli mai
L’alouette le plante
Vous plairait-il de vous lever
Pour nous donner à boire ?

Paroles de la chanson “Marions les roses”
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Les Maîtres de la monnaie

Documentaire historique non-fictif de 3h30 qui retrace les origines de la structure du pouvoir qui régit les nations du monde d’aujourd’hui. Les Maîtres de la monnaie revient aux sources de l’actuelle crise mondiale. Un discours sur la monnaie, la dette publique et l’étalon or.

Se pose aussi le problème de la tolérance à l’inflation, la question de savoir qui a le droit d’émettre la monnaie, pour le compte de qui, et du prix pour lequel ce service public est rendu…

Cela interroge également sur la hausse des bilans des banques centrales, lorsque l’on sait par exemple que la FED reverse au Trésor les intérêts que celui-ci lui paye, ce qui n’est rien d’autre que la transformation de la monnaie crédit en monnaie fiat, où la quantité de monnaie est gardée constante, en renationalisant une partie de cette masse monétaire.

Survivre au progrès : Consumés par la consommation

Survivre au progrès est un film documentaire québécois. Inspiré du livre “Brève Histoire du progrès” de Ronald Wright, il pose le diagnostic suivant: la pression incessante en faveur d’une croissance effrénée de la consommation risque d’entraîner la planète dans l’abîme.

Mathieu Roy et Harold Crooks (scénariste et réalisateur du documentaire The Corporation) ont mis six ans et demi à le réaliser.

« Durant le tournage du film, je me disais que, si les gens savaient vraiment ce qui s’est passé aux États-Unis durant la crise, ils sortiraient dans la rue. »

Le réalisateur était invité de “Tout le monde en parle” (émission canadienne) afin de promouvoir son documentaire donnant la parole à de nombreux militants, spécialistes et désabusés du système capitaliste tel qu’il apparaît actuellement.

Le défi est aussi de mettre le holà à la surconsommation

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1000 Milliards de Dollars

Extrait du film d’Henri Verneuil réalisé en 1982 qui nous offre l’histoire d’un homme que son métier met aux prises avec une affaire qui le dépasse. Ici, le ressort est économique : le journaliste Paul Kerjean (Patrick Dewaere), travaillant pour le quotidien La Tribune, démêle les mailles d’un imbroglio dans lequel Garson Texas International, une multinationale américaine, cherche à prendre le contrôle d’une société d’électronique française pour servir de façon détournée les intérêts d’un pays allié (on ne saura jamais lequel).

Henri Verneuil dénonce avant tous les dangers de la mondialisation, propice à l’apparition de sociétés aussi tentaculaires qu’inhumaines, dans lesquelles chacun n’est qu’un pion jetable à volonté, obligé de faire sans cesse du profit pour espérer survivre, au gré – et malgré – des gouvernements qui se succèdent ici et là.

À ce titre, les paroles dans le film du président de GTI, qui désire voir graver sur sa tombe le cours de l’action GTI le jour de sa mort, trouvent leur écho dans l’inquiétude du journaliste qui constate avec fascination que les 30 premières entreprises mondiales font à elles seules le chiffre d’affaires annuel colossal de mille milliards de dollars…

Histoire des forêts

Malgré ses 4 milliards d’hectares, soit 30 % de la superficie des terres émergées, la forêt demeure un écosystème fragile et menacé. Le Dessous des Cartes vous propose de faire le point sur l’état de notre couvert forestier, en France, en Europe et dans le monde.

Des potagers contre la crise

En ces temps de crise, il est possible de faire des économies en mangeant bien ; Il faut pour cela disposer d’un jardin et le transformer en potager anti-crise.

Cet homme a entièrement aménagé son jardin en terrain de culture et sa récolte lui procure l’équivalent de 3.500 euros de courses par an.

Avec la crise, cette mère de famille a trouvé un moyen de faire de substantielles économies : elle cultive ses propres fruits et légumes.
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Papy et Mamie vivent maintenant en Slovaquie [Rediff.]

L’Allemagne vieillit. Or, le pays manque de personnels qualifiés pour s’occuper de ses retraités, et les maisons spécialisées coûtent cher. Désormais, les familles envoient leurs aînés dans des pays où leur prise en charge est moins onéreuse.

Par Anette Dowideit

Le “dernier voyage” conduit de plus en plus d’Allemands vers une maison de soins située à l’étranger.

Dans des pays comme la Slovaquie, la République tchèque ou la Hongrie, mais aussi l’Espagne ou la Thaïlande, le nombre de structures spécialisées dans la prise en charge de clients d’Europe de l’Ouest est en augmentation, et il arrive même qu’elles soient administrées par des Allemands.

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Et si l’argent n’avait pas d’importance…

L’auteur et philosophe Alan Wilson Watts (6 janvier 1915 – 16 novembre 1973) est l’un des pères de la contre-culture en Amérique. Conférencier et expert en religion comparée, il est l’auteur de vingt-cinq ouvrages et de nombreux articles. Il nous donne un petit conseil sur la manière de faire notre vie et de trouver le bonheur : « Oubliez l’argent ».

Comment transformer ses détritus en or

Il y a 150 ans, un foyer moyen n’avait besoin que de 150 ustensiles ou outils pour subvenir à ses besoins. Aujourd’hui, il en possède plus de 20 000 – une source incommensurable de déchets. Chaque année, un citoyen européen en produit en moyenne une demi-tonne.

Sur le Vieux continent, un quart de ces déchets sont recyclés et réutilisés. Outre l’effet positif sur l’environnement et les ressources naturelles, le recyclage permet aussi de gagner beaucoup d’argent et même de créer des emplois.

Le marché européen du traitement des déchets est actuellement estimé à 55,67 milliards d’euros.

Magasins : Vols à tous les étages

En 2007, en France, la fauche dans les magasins a atteint plus de quatre milliards d’euros. Un phénomène en progression qui coûte en moyenne 205 euros par foyer. Les délinquants chevronnés ne représentent qu’une faible partie des voleurs à l’étalage. Le plus souvent ce sont des citoyens ordinaires qui commettent les larcins.

Ces dernières années, la pratique s’est largement banalisée, poussant les magasins, notamment les hypermarchés, a une surenchère technologique onéreuse. Le montant moyen des vols n’excèdent pas quelques dizaines d’euros, mais c’est leur multiplication qui finissent à coûter cher. Pour avoir oublié un peu vite que le vol à l’étalage est un délit à part entière, des clients indélicats se retrouvent parfois plongés dans un engrenage judiciaire, aux conséquences douloureuses.

Durant deux mois, une équipe d’Envoyé spécial s’est intéressée à ces profils surprenants de petits et grands voleurs. Nous avons également accompagné des policiers qui luttent contre ces délinquants d’un genre particulier.


Comment la publicité a-t-elle ciblé les enfants ?

En quarante ans, comment la pub a-t-elle évolué ? Comment a-t-elle influencé, reflété les changements sociétaux ? 20 Minutes revient sur l’évolution de la publicité en vidéo et s’associe à l’INA pour puiser dans les archives de la publicité française. Cette semaine, les enfants dans la pub.

Les enfants, consommateurs ? Dans les années 60, c’est loin d’être la principale préoccupation des publicitaires. Leur absence de pouvoir d’achat les écarte de la cible. C’est à l’époque la Régie Publicitaire, chargée de surveiller les spots, qui s’intéresse à eux. Le sociologue Sylvain Parasie explique dans «Et maintenant une page de pub» que cette Régie les perçoit alors comme des «téléspectateurs influençables qui ne doivent pas être incités à contester leurs parents ou leurs professeurs, et qui ne doivent pas être poussés à se mettre dans des situations dangereuses – par exemple en avalant des produits ménagers».

C’est très largement cette préoccupation qui demeurera… Jusqu’à ce que les publicitaires prennent conscience de l’importance des enfants dans l’élaboration des campagnes et de leur influence au sein de la famille. Dans les années 2000, plus de 50% des nouveaux produits introduits dans la famille l’étaient par les enfants. Logique qu’ils fassent désormais partie intégrante des spots, que les produits les concernent ou non…

Retour sur les pubs qui les mettent “à l’honneur.”

20 Minutes

À bas le culinairement correct !

Pour réhabiliter une cuisine française fière de ses racines, pourfendre l’imbécillité alimentaire et dégommer les collabos de la sous-bouffe mondialisée, notre camarade Périco a dégainé la fourchette et l’humour. Son dictionnaire impertinent de la gastronomie est dans toutes les bonnes librairies. Extraits.

Périco Légasse – Marianne

Enracinée – Cuisine suspecte

La racine fige et, on le sait bien, tout ce qui est figé incite à l’archaïsme et au conservatisme. Ainsi les plats de terroir sont-ils suspects de favoriser les idées de droite, autant que la cuisine régionale, confinée dans son territoire, incite au rejet de l’autre et au repli sur soi. Il est clair que la bouillabaisse vote Front national, que la choucroute a des relents xénophobes, que la potée auvergnate enclave les esprits et que le cassoulet fleure bon le nationalisme.

Aussi, plus aucun de ces plats, parmi l’immense répertoire des spécialités locales, n’est proposé sur les cartes des restaurants officiellement reconnus d’utilité gastronomique, c’est-à-dire désignés comme tels par les guides ou la critique dominante. Les seuls cas où le phénomène se produit, c’est lorsque ladite préparation est «revisitée», c’est-à-dire lavée de tout soupçon. On pasteurise aussi les esprits.

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Musique : “Tuer Le Bourgeois”

Paroles de la chanson du groupe Île de France

Par la fenêtre de son appartement, on ne peut même pas voir le ciel
Allongé sur son canapé, il consomme à l’écran un destin artificiel
Mais soudain il perd le fil de son égoïsme tranquille
Il rêve de partir à l’aventure, loin du confort qui endort
Doucement, sa conscience lui murmure :
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Cuba : Depuis 1962 l’embargo aurait coûté 75 milliards d’euros [Rediff.]

L’Assemblée générale de l’ONU a voté, mardi 25 octobre, à la quasi-unanimité et pour la vingtième année consécutive une résolution condamnant l’embargo américain imposé à Cuba. Le texte a été adopté par 186 voix pour, deux contre (États-Unis et Israël) et trois abstentions.

L’embargo, imposé en février 1962 par le président John F. Kennedy, interdit l’importation par l’île de tout produit contenant des éléments d’origine américaine, même via des pays tiers, lesquels encourent des sanctions américaines. Son coût pour l’île, selon les chiffres du gouvernement, a entraîné des pertes de l’ordre de 75 milliards d’euros.

Le président américain, Barack Obama, a dit en septembre qu’il poursuivrait sa politique de libéralisation de transferts d’argent et de voyages vers l’île pour la communauté cubano-américaine, mais a réclamé des “gestes” de Cuba en matière de droits civils et de démocratie pour lever l’embargo.

Japon : Qu’est-il advenu des richesses pillées pendant la Seconde guerre mondiale ? (Rediff.)

[...]Durant la Seconde guerre mondiale, les Japonais auraient massacré environ trente millions de Philippins, Malais, Vietnamiens, Cambodgiens, Indonésiens et Birmans, dont 23 millions étaient d’ethnie Chinoise. Après le conflit, pourquoi les États-Unis ont-ils employé des politiques différentes envers le Japon et l’Allemagne ? Pourquoi le traité de paix a-t-il été rédigé ainsi ?

De nombreuses hypothèses ont fait leur apparition au fil des années, certains ayant dit que le Japon aurait simplement été trop pauvre pour rembourser ses victimes, que de telles politiques auraient permis d’empêcher un tournant communiste au Japon, ou encore que l’empereur du Japon avait été poussé à faire la guerre par une cabale de militaristes…

L’explication offerte par le livre des Seagrave est considérablement plus sinistre que toutes ces explications potentielles. Elle concerne ce qu’auraient fait les États-Unis après avoir découvert l’étendue et la forme des pillages ayant été menés par le Japon, et la très faible influence de leurs victimes.

[...] Après la défaite du Japon, le gouvernement Américain a cherché à disculper l’Empereur et sa famille de toute responsabilité de guerre. Dès 1948, il a tenté de placer au pouvoir d’anciens dirigeants de guerre (ministre des munitions au cours de la seconde guerre mondiale, Nobusuke Kichi occupa par exemple le poste de premier ministre de 1957 à 1960). Les États-Unis ont également classé confidentielles les archives relatives au Japon d’après-guerre, décision allant à l’encontre de leurs propres lois.
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Le Camptier : Un chantier en permaculture

Les terre-pailleux de la Courdémière ont construit de façon participative une magnifique maison de Haute Qualité Enviable (pas chère, belle et efficace), en paille, terre et bien plus, le camptier se renouvelle tous les ans depuis 2011.

Apprentissage et utilisation de techniques traditionnelles : torchis, cloisons isolantes en terre-paille, briques de terre crue (adobe), dalle en béton de terre, enduits terres (et ocres), décorations, récupération (murs en bouteilles, fondations en pneus), électricité autonome.

Cuba : Comment survécut le pays sans pétrole en 1990 [Rediff.]

L’humanité n’a jamais fait l’expérience de la pénurie totale de pétrole. Il n’existe qu’un précédent, à l’échelle d’un petit pays isolé : Cuba. Après l’effondrement de l’Union soviétique, ce pays a en effet connu une pénurie de pétrole comparable à celle qui frappera inévitablement le monde entier à moins qu’on ne la prévienne par des changements immédiats et radicaux dans les habitudes de consommation de l’énergie.

Le peuple cubain a su faire preuve d’une solidarité exemplaire qui l’a rendu capable, entre autres exploits, de transformer complètement son agriculture en une dizaine d’années. Les tracteurs et les fertilisants russes avaient en effet permis à Cuba, dans le cadre de sa révolution verte, de se doter d’une agriculture plus industrialisée encore que celle des États-Unis, produisant de grandes quantités de sucre destiné l’exportation et important une forte proportion de sa nourriture, 50% de son riz par exemple.

Aujourd’hui, le pays est auto-suffisant et après avoir redécouvert les vertus de la petite ferme privée et celle du jardinage urbain, il exporte des spécialistes de l’agriculture biologique dans le reste de l’Amérique latine.


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