Musique : "Les 40 Braves" (Rediff.)

(Chanson interprétée par Irene Papas, musique de Vangelis, extraite de l’album “Odes” édité en 1979).

Au début du XIXème siècle, la Grèce est en esclavage. Quarante guerriers jeunes, forts et braves se dirigent vers Tripolitsa pour la libérer de leurs bras, leurs armes et leur sang. Ils se sentent invincibles et ils le sont. L’écho de leurs pas chante la liberté. Des années, des siècles d’esclavage s’achèvent dans leur marche .

« Où allez vous , mes braves ? » demande le vieux révolutionnaire qu’ils rencontrent sur leur route.
« A la conquête de Tripolitsa » rugissent les braves, une, deux, trois fois, de plus en plus fort.
« Où allez vous, mes fils ? » se demande le vieil homme seul, couvert de la poussière soulevée par leur marche.
« Où allez vous ? ».

Paroles d’origine de la chanson d’Irène Papas:

Σαράντα παλικάρια από τι Λε-
Μωρ’ απ’ τη Λεβαδειά
Σαράντα παλικάρια από τι Λε-
Μωρ’ απ’ τη Λεβαδειά
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Les routes du cochon [Rediff.]

La viande de porc est la plus consommée en France – plus de trente kilos par personne par an. Pourtant, difficile de savoir d’où proviennent les cochons une fois transformés.

Le reportage retrace le parcours de la filière porcine, chez les agriculteurs, dans les coulisses de l’industrie agro-alimentaire, dans les abattoirs outre-Rhin, où des intérimaires roumains et polonais travaillent dans des conditions très précaires. Mais toutes les garanties sanitaires sont-elles réunies pour les consommateurs?

Jade Allegre : « Survivre en ville quand tout s’arrête » [Archive]

Dans cette interview, Jade Allegre, médecin et naturopathe, grande habituée des missions dans des pays aux conditions sanitaires précaires, détaille le contenu de son guide “Survivre en ville… quand tout s’arrête”. Comme le déclare la doctoresse, tout un chacun devrait être en possession de ce petit livre qui peut nous sauver la vie en cas de catastrophe naturelle ou d’émeute dans une ville.

Comment rendre une eau potable ? Comment se nourrir lorsque les supermarchés ont été dévalisés? Quelles sont les règles élémentaires lorsque les conditions d’hygiène ne sont plus remplies? Combien de temps peut-on vivre sans se laver?

Pourquoi l’argile et le chlorure de magnésium sont-il si précieux dans les situations de précarité? Voici quelques questions posées à Jade Allegre, avec des réponses simples et pas toujours intuitives…

Monténégro : Aventures avec les radeliers de la Tara

Forêts inaccessibles, canyons escarpés, hauts plateaux isolés… Dans le nord du Monténégro, la rivière Tara traverse cent quarante kilomètres de massifs montagneux. Depuis des générations, des radeliers ((bateliers conducteurs de radeaux) s’aventurent sur ses rapides.

La psychologie économique

La psychologie économique étudie le comportement réel de l’individu. Elle regroupe tous les chercheurs, économistes, psychologues, psychologues sociaux, qui s’interrogent sur la façon dont le processus de décision s’opère. Pour la plupart des économistes, le cerveau est une « boîte noire » inaccessible.

La théorie contemporaine s’est ainsi limitée à l’étude des comportements observables des individus, qui sont censés correspondre à leurs préférences. La réalité est cependant bien différente…

Lobby de l’eau : Histoire d’une mainmise inique

L’école française de l’eau, apparue à l’orée des années 1960, incarne un modèle de gestion aujourd’hui exporté dans le monde entier. Il a peu à peu été dévoyé par des groupes d’intérêts qui ont fait main basse sur un marché qui génère près de 25 milliards d’euros en France chaque année.

C’est après la seconde guerre mondiale qu’émergent les caractéristiques qui structurent encore aujourd’hui la gestion de l’eau en France. Des ingénieurs et administrateurs coloniaux ont mesuré en Afrique noire, au Maghreb, comme aux États-Unis, la complexité de la gestion de cette ressource précieuse.

Ils vont, dans le grand élan de la planification gaullienne, inventer un modèle de gestion des ressources en eau qui fera école. Il s’agit, dans une période marquée par une urbanisation rapide s’accompagnant d’une pollution croissante, de rationaliser les différents usages de l’eau, pour l’énergie, l’industrie et l’agriculture, et donc le développement économique, mais aussi de développer l’adduction d’eau dans les campagnes, où seuls 30 % des foyers disposaient de l’eau au robinet en 1953, puis de doter le pays d’infrastructures de traitement des eaux usées.

Un chantier colossal alors que le développement de l’industrie et la modernisation de l’agriculture provoquent un important mouvement de population des zones rurales vers les villes. « Avec pour conséquence un développement rapide des besoins en eau et des rejets polluants mal traités. Les ressources ont été ainsi étranglées des deux côtés, par des consommations accrues et des pollutions insupportables », souligne M. Ivan Chéret, l’inventeur des agences de l’eau [1].
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Les dessous de la récup

Pour pallier un pouvoir d’achat en forte baisse, des millions de Français ont recours à la «récup». L’engouement pour cette alternative n’est plus à prouver, avec les 50.000 vide-greniers qui voient le jour chaque année dans toutes les régions de l’hexagone.

Les braderies couvrent maintenant des secteurs très divers, de l’automobile à la construction, en passant par l’équipement de la maison et les vêtements. Un marché juteux, dont les belles initiatives sont parfois gâchées par des abus. Ce documentaire s’intéresse à une facette peu connue de la récupération, à travers le portrait d’une jeune société et d’une association de dons de voiture.

Belgique : Qui sont les chômeurs de longue durée ?

« Fainéants », « profiteurs », « bons à rien », « has been » … C’est ainsi que sont souvent stigmatisées les personnes en situation de chômage longue durée. « Les Parasites » est un documentaire de 26 minutes politiquement incorrect réalisé par Patrick Séverin.

Le reportage lance le débat en invitant 8 chômeurs belges à prendre la parole sans tabous suite à l’annonce par le gouvernement Di Rupo de leur exclusion et de l’arrêt du versement de leurs allocations, décision entrée en vigueur en janvier 2015.

La Belgique vient ainsi de renoncer à un idéal de société, puisqu’elle était le seul pays européen à octroyer les allocations chômage pratiquement à vie pour les personnes en situation particulière ne pouvant pas s’insérer en société. Celles-ci sont désormais limitées à 3 ans, exception faite pour les personnes handicapées.

Une décision populiste qui plongera quelques milliers de personnes plus profondément dans l’exclusion et qui tente de camoufler les véritables causes de l’endettement du pays.
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De l’utopie numérique au choc social

Objets connectés, humains chômeurs. Quarante-cinq ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune, la course technologique emprunte une voie singulière : en janvier dernier, un réfrigérateur connecté à Internet envoyait inopinément des rafales de courriels indésirables… Au-delà de son folklore, la numérisation de la vie quotidienne engendre un modèle économique qui contraste avec les promesses mirifiques de la Silicon Valley.

Dans la « salle de bains connectée », la brosse à dents interactive lancée cette année par la société Oral-B (filiale du groupe Procter & Gamble) tient assurément la vedette : elle interagit — sans fil — avec notre téléphone portable tandis que, sur l’écran, une application traque seconde par seconde la progression du brossage et indique les recoins de notre cavité buccale qui mériteraient davantage d’attention. Avons-nous brossé avec suffisamment de vigueur, passé le fil dentaire, gratté la langue, rincé le tout ?

La prise de conscience soudaine que les données personnelles enregistrées par le plus banal des appareils ménagers — de la brosse à dents aux toilettes « intelligentes » en passant par le réfrigérateur — pouvaient se transformer en or a soulevé une certaine réprobation vis-à-vis de la logique promue par les mastodontes de la Silicon Valley.

Mais il y a mieux. Comme l’affiche fièrement le site qui lui est consacré (1), cette brosse à dents connectée « convertit les activités de brossage en un ensemble de données que vous pouvez afficher sous forme de graphiques ou partager avec des professionnels du secteur ».

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Les derniers jours de l’URSS

Moscou, le 25 décembre 1991: sous les vivats de la foule, le drapeau rouge flottant sur le Kremlin est remplacé par le pavillon tricolore de la Russie impériale.

Le mythe soviétique vient de mourir. L’URSS n’a pas connu la lente agonie qu’on lui présidait. Elle n’a pas connu le destin de la Chine, qui a su négocier le virage vers l’économie libérale. Elle s’est désintégrée, dissoute dans les mouvements suivant la chute du Mur de Berlin.

Comment s’est produit ce bouleversement géopolitique majeur du XXe siècle ? Quelle est la part de calcul, de hasard et de stratégie dans les événements qui ont entraîné, en deux ans, la chute de l’empire soviétique ?

États-Unis : Las Vegas, mirage à l’ouest

Chaque année, des millions de touristes séjournent dans la capitale du jeu Las Vegas, qui est pour beaucoup la ville de tous les possibles et de tous les superlatifs. Démesurée, clinquante et hors norme, Las Vegas est-elle un mirage?

À Las Vegas, tout est possible. Cette ville n’existait pas il y a un siècle, aujourd’hui, au milieu du désert Mojave, entre le Grand Canyon et la Vallée de la Mort, s’étend le plus vaste parc d’attractions du monde.

Mais qu’y a-t-il derrière ces dollars qui coulent à flot, ces petites chapelles blanches où les sosies d’Elvis marient les couples à la chaîne, ces hôtels-casinos les plus grands du monde ? Au-delà du tourbillon des lumières de Sin City – la cité du péché -, le réalisateur nous fait entrevoir l’envers du décor. Et la question se pose : mirage ou réalité?

Guédelon : Renaissance d’un château médiéval

Depuis 1997, à Treigny, dans l’Yonne, l’aventure mobilise chaque année 70 professionnels. Passionnés par leur métier, ils sont tailleurs de pierre, maçons, ferronniers, charpentiers, cordiers, vanniers ou tuiliers. Leur défi? N’employer que des techniques, outils et matériaux semblables à ceux utilisés au XIIIe siècle, sous le règne de Philippe Auguste.

De mars à octobre, sous l’œil avisé des 300.000 curieux qui viennent les observer en plein travail, mais aussi des historiens et des archéologues – notamment ceux de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) –, les artisans chevronnés de Guédelon construisent un vrai château fort.

Suivant, au fil des semaines, les étapes de la construction de la chapelle seigneuriale, d’un nouveau four à tuiles et d’un moulin hydraulique, ce film met en perspective les interactions quotidiennes entre les scientifiques et les différents corps de métier engagés sur le chantier.

Nourri des explications des multiples acteurs impliqués sur ce chantier exceptionnel, ce documentaire pédagogique apporte un éclairage fascinant sur le génie des bâtisseurs du Moyen Âge.

L’usure prématurée d’une tige de bois, nécessaire au mécanisme du moulin, ou la manière dont la fenêtre à meneaux de la chapelle va être taillée et posée apportent leur lot d’informations concrètes aux archéologues. Ces derniers transmettent à leur tour leurs connaissances pour guider sur le terrain la conception et la réalisation des divers éléments du site.

Les oubliés du XXIe siècle ou la fin du travail

Long métrage documentaire sur les conséquences de l’entrée dans l’ère technologique sur le monde du travail. Pour les financiers devenus maîtres de l’économie mondiale, la rationalisation de la production semble passer par la substitution des ressources technologiques aux ressources humaines.

Voici un film qui soulève des questions cruciales et propose des pistes pour repenser l’avenir. Avec l’économiste Jeremy Rifkin, le sociologue Ricardo Petrella, le directeur du Monde diplomatique, Ignacio Ramonet, et Vivianne Forrester l’auteur de “L’horreur économique”.

Les désoccupés

L’emploi pour tout le monde, pour la vie, c’est fini! Aux confins d’une époque qui s’achève, le monde du travail est en pleine mutation. Aux portes de l’an 2000, de gré ou de force, une personne sur trois sera intérimaire, une sur quatre ne trouvera plus du tout de travail.

Pourtant, malgré ce véritable état de crise, des individus réinventent leur vie; de nouvelles solidarités jaillissent. Ce film, véritable porteur d’espoir et de renouveau, nous plonge en plein cœur de la vie de ceux et celles qui subissent cette crise, et qui, au fil des défis, redécouvrent la nécessité de donner vie à leurs rêves pour continuer d’exister.

Dive! (*)

Le film traite de la question du gaspillage de nourriture encore consommable, jetée à la poubelle.

La caméra suit le quotidien de Jeremy Seifert et ses amis faisant les poubelles et bennes des supermarchés de la ville de Los Angeles, récupérant pour des milliers de dollars d’aliments de bonne qualité. On constate la quantité phénoménale de nourriture qui est gaspillée chaque jour aux États-Unis.

(*) Dive signifie “plonger”, en référence à la dimension des containers de déchets obligeant littéralement les protagonistes du film à plonger dedans.

États-Unis (2010) Dive – Living off America’s waste

Citations du Bac [Rediff.]

, correcteur de 71 copies de l’épreuve d’histoire-géographie du baccalauréat 2013, a relevé quelques passages qui nous incitent à plus de «liberté conceptuelle», à davantage d’imagination, à nous affranchir des carcans traditionnels du «savoir préconstruit». (Orthographe et syntaxe d’origine).

Géopolitique: repenser les clivages éculés!

- «Un acteur de la mondialisation qui favorise l’uniformisation des modes de consommation sont les firmes transnational puis les altermondialistes

- «Les crises pétrolières ont eu pour but premier de forcer les gouvernements internationaux à intervenir en Iran pour “chasser” les musulmans et restituer leurs terres aux palestinniens.»
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Océans poubelles

Immerger des fûts de matières irradiées en pleine mer semble aujourd’hui scandaleux, mais cette technique a été par le passé considérée comme une forme de stockage scientifiquement justifiée : la radioactivité des déchets déposés à plus de 4.500 mètres de profondeur était censée s’éliminer par dilution.

Il est désormais admis qu’elle ne fait que se répandre de manière incontrôlée. Dans quel état sont aujourd’hui ces barils, dont même les autorités ne connaissent pas la localisation exacte ?

L’océan sert de poubelle à l’industrie atomique depuis des dizaines d’années. Alors même que le stockage en mer est interdit depuis 1993, il est toujours légal d’y rejeter des eaux contenant des radionucléides.

Arctique, cimetière atomique

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Musique : Unsustainable (Non renouvelable)

Paroles illustrant le morceau de Muse:

All natural and technological processes proceed in such a way that the availability of the remaining energy decreases.

In all energy exchanges, if no energy enters or leaves an isolated system, the entropy of that system increases.
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Les mains nettes

Long métrage de fiction dont l’histoire gravite autour d’une dizaine d’employés de bureau. Ils vivent ensemble une existence médiocre, monotone et banale jusqu’à l’arrivée d’un nouveau gérant de personnel dont la mission sera de moderniser l’administration.

En voulant congédier un employé de quarante-cinq ans de services, il découvrira la révolte et la solidarité des employés. Claude Jutra rend ici, avec justesse, la misère psychologique qui accable les cols blancs dans les années 1950.

Les mains nettes par Claude Jutra, Office national du film du Canada

Semences de transition

Documentaire franco-espagnol dont le sujet concerne une histoire du changement, des cycles humains replacés dans les cycles constants de la nature. Jean Luc Danneyrolles, agriculteur de Provence et Carlos Pons, réalisateur Espagnol, organisent un voyage vers Grenade à la rencontre du mouvement social alternatif, entre agroécologie et changement de paradigme. Ils engagent un cameraman et partent lors des grands froids de février 2012, avec pour tout moyen d’échange et seule richesse: des semences paysannes.

Dans ce voyage collectif, de nombreuses expériences personnelles ou collectives permettront d’aborder des sujets entrecroisés autour de la permaculture, la décroissance, la coopération, l’autonomisation personnelle et populaire, etc. Un nouveau monde est en germination sur notre terre et dans l’inconscient collectif des peuples, le témoignage d’un mouvement qui prend de l’ampleur.

Les semences échangées lors de ce voyage sont utilisées comme le fil conducteur des rencontres. Nous établissons à travers elles un lien entre les quelques projets alternatifs que nous avons visités, et l’ensemble des projets qui germent et se multiplient autour de la Méditerranée occidentale, et partout à travers le monde. Ce mouvement de pensée actuel est dirigé vers le changement de paradigme post-capitaliste.

Le Soleil dans tous ses états

Ce documentaire nous donne à voir les récentes découvertes sur la nature du cœur du Soleil que sur le chaos magnétique de sa surface. Aujourd’hui, des experts pensent que le renforcement du champ magnétique du Soleil pourrait expliquer le changement climatique, et cherchent à savoir comment nous pourrions nous protéger de ces effets.

Panthéisme, néo-paganisme et anti-christianisme dans l’écologie radicale

Nous allons traiter ici des rapports entre l’écologie radicale, les notions de panthéisme et de néopaganisme et l’antichristianisme. En effet, pour beaucoup d’observateurs, l’écologie comporte de facto un aspect néopaïen qui fait d’elle une sorte de religion néo-animiste qui serait fondée sur la sacralisation de la nature et sur le retour de cultes archaïques consacrés à la déesse Terre: le « culte de la Terre-mère ».

De fait, un premier constat montre que l’écologie profonde est largement panthéiste, cherchant à contrer la dédivinisation de la nature analysée en son temps par Heidegger. Ainsi, un écologiste comme Michel Serres revendique ouvertement son paganisme dans ses essais sur l’écologie.

Ces milieux écologistes alternatifs, issus des contre-cultures, évoluant à la fois aux marges du New Age et de l’écologie profonde, ont développé un panthéisme « écologisant » qui se manifeste très souvent au travers de pratiques néo-païennes animistes, que ce soit le druidisme, l’odinisme, le néo-chamanisme ou la sorcellerie.

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Éteignez votre téléviseur ! (Rediff.)

Avec “Network, main basse sur la télévision”, Sidney Lumet nous offre un film intelligent, réfléchi, sur un sujet qui semble encore plus d’actualité aujourd’hui. De plus, il a façonné des personnages ambigus qui correspondent parfaitement a l’intrigue. Les acteurs sont époustouflants, que ce soit Robert Duvall, Faye Dunaway, William Holden ou Peter Finch. Une brillante réflexion sur la télé!

Howard Beale (Peter Finch), présentateur de la chaîne de télévision UBS News, lâche publiquement ce qu’il pense de la société américaine, des mensonges sur lesquels elle repose… Son premier coup d’éclat à la télévision sera dû à sa déclaration lors du 20 h, annonçant qu’il va bientôt se tirer une balle dans la tête en direct, ce qui ferait sensiblement remonter l’audimat.

Howard Beale va rapidement devenir une sorte de prophète des temps modernes des Américains pour qui la télévision est bien plus réelle que leur propre vie, télévision qui a une emprise énorme sur ses spectateurs. Tout ce qui sort de ce petit écran ne peut être que vrai. Mais Howard Beale va finir par lasser, à commencer par les dirigeants de sa propre chaîne, les vérités qu’il énonce étant pour le moins déprimantes (« vos vies sont inutiles », « vous êtes interchangeables », etc.).

Network est une critique acerbe et cynique sur le pouvoir et le monde de la télévision, sur le commerce qu’elle génère, où tout doit se réduire à des chiffres, à des taux d’audience, au détriment de l’humain. Diana Christensen (Faye Dunaway) incarne ce néocapitalisme sauvage, déshumanisé, elle qui réduit sa propre vie et tout ce qui l’entoure à des synopsis de séries B, formatés pour la télévision.

Costa Rica : « Ma cabane au fond des bois »

Dans la forêt vierge du Costa Rica, l’ingénieur Peter Gascar et son ami Orlando Hernandez, un autochtone de la tribu des Teribe, se sont lancés dans un projet fou : construire une maison au sommet d’un arbre gigantesque en laissant le tronc intact.

Jobs d’été : Pas de vacances pour les saisonniers

L’été, ce n’est pas les vacances pour tout le monde, puisque certains en profitent pour gagner de l’argent. Ils sont près d’un million à «faire la saison», selon l’expression consacrée. Parmi eux, beaucoup d’étudiants, qui gagnent ainsi de quoi financer leurs études, un permis de conduire ou des loisirs.

Ils sont plagistes, serveurs, vendeurs de beignets ou encore animateurs en camping. Quelles sont leurs conditions de travail ? Combien gagnent-ils vraiment? Mais les jobs d’été ne sont plus l’apanage des étudiants. De plus en plus de travailleurs salariés postulent à des emplois de saisonniers pendant leurs vacances.

L’équipe a suivi une jeune maman. Pour pouvoir offrir quelques jours de vacances à ses 3 enfants, elle n’a pas hésité à sacrifier ses congés.

Viêt-Nam : ” Agent Orange “, la bombe à retardement chimique de Monsanto

Après 40 années de guerre ininterrompue contre la France puis les États-Unis, le Vietnam sort enfin de la guerre, le 30 avril 1975. Fin des bombes à billes, à fragmentation, qui déchirent les corps. Fin des bombes au phosphore, au napalm qui transforment les humains en torches vivantes. La paix et la reconstruction du pays sont à portée d’espérance.

Pourtant, en partant, l’armée américaine laisse un poison aujourd’hui invisible : la dioxine. Cette arme chimique puissante, plus connue sous le nom d’Agent Orange produite entre autres par la multinationale Monsanto, a pris possession de la terre, des eaux, de la végétation vietnamienne. En s’infiltrant dans les sols, les rivières, elle touche la chaine alimentaire. Des millions de Vietnamiens sont victimes de la dioxine et atteints de lourdes malformations, de cancers. 40 ans après les derniers épandages, la dioxine continue de faire des ravages.

Comment qualifier cette catastrophe humaine et écologique que vivent le Vietnam et sa population ? Au-delà du cas vietnamien, quelle est la responsabilité des États dans le choix des armes et de leur utilisation en cas de conflit armé ? Quelles sont les réparations possibles envers les victimes et les pays dévastés ? Le reportage aborde ces questions à travers des témoignages et l’analyse donnée par des scientifiques et historiens rencontrés au Vietnam, en France et aux États-Unis.

Réalisé par Thuy Tiên Ho et Laurent Lindebrings (France (2012)

Travailler moins pour gagner plus…

… Ou l’impensé inouï du salaire.

Cette conférence évoque le potentiel d’action collective que recèle de « droit du travail » : processus d’avancée historique continue de la propriété collective des travailleurs contre la propriété lucrative du capital, symbolisé dans la protection sociale, que l’on veut nous faire passer pour des « charges » !!!

Le salaire n’est pas le « prix » d’un travail (version de droite) , mais un « barème » imposé par la lutte, (version de gauche) c’est à dire un rapport de forces par lequel nous obligeons un propriétaire à payer aussi du travail libre à d’autres que nous (retraites, chômage, maladie…et bientôt pourquoi pas la jeunesse? via un salaire universel qui nous délivrerait du marché de l’emploi subordonné) ?

L’enjeu des retraites n’est pas financier (il n’y a aucun problème de financement des retraites) mais idéologique car ce sont les retraites qui sont en train de rendre visible que le salaire peut payer aussi du temps libre sans aucun danger pour l’économie. Il s’agit donc pour le capital de détruire toutes les formes de protection sociale issues de 1945 (sécurité sociale, retraite, conventions collectives, etc.).

Pour y résister il faut des syndicats, c’est à dire d’abord et avant tout des syndiqués ! Réinventer le syndicalisme est le seul moyen. L’atelier se propose de faire le point avec les participants sur leur rapport personnel au syndicalisme, et des moyens de réinventer un syndicalisme efficace et attirant, qui s’emparerait des méthodes joyeusement militantes de l’éducation populaire.

Stanislas Dehaene : « Le code de la conscience »

Conférence avec Stanislas Dehaene, psychologue cognitif, professeur au Collège de France, membre de l’Académie des sciences.

Notre expérience consciente se réduit-elle à l’activité de nos neurones? Quels sont les pouvoirs et les limites de l’inconscient? Loin d’être inabordables, ces questions sont aujourd’hui au cœur de la recherche en neurosciences cognitives.

Les méthodes d’imagerie cérébrale, combinées à des paradigmes expérimentaux issus de la psychologie cognitive, permettent de visualiser l’ensemble des opérations cérébrales qui nous font percevoir un visage, un mot ou une phrase. Il devient possible d’identifier des « signatures » de la conscience – des marqueurs neuronaux dont la présence indique la prise de conscience.

L’application de ces recherches en clinique, chez les patients comateux, en état végétatif ou de conscience minimale, ouvre des perspectives nouvelles de compréhension et même de simulation de ce qu’est la conscience.

Sous le feu des ondes

Alors que trois milliards d’individus communiquent au moyen de téléphones cellulaires et que l’on assiste au développement fulgurant des technologies sans fil, le corps humain baigne dans un brouillard électromagnétique invisible, mais très dense.

Les rayonnements électromagnétiques peuvent-ils perturber la santé ?

Le documentaire tente de répondre à cette question en analysant les plus récentes données scientifiques, qui ont de quoi mettre la puce à l’oreille.

Réalisé par Jean-Christophe Ribot

Paraguay : Maisons végétales

Au Paraguay, le “luffa” sert à la fabrication des éponges végétales. Mais pour Elsa Zaldivar, cette plante de la famille des cucurbitacées peut aussi servir à la construction des maisons. Car nombreux sont les habitants qui n’ont plus accès à des matériaux à des prix abordables.

Réalisé par Julien Colin

Belgique : La jungle étroite

L’association mouscronnoise « Fraternités ouvrières », aujourd’hui, ce sont des ateliers gratuits de taille et de greffage, un jardin-verger édénique et un grainier aux six mille variétés de semences. Son porte-parole et sa cheville ouvrière se nomme Gilbert Cardon. Tous les permaculteurs du nord de la France et de Belgique, tous ceux et celles qui veulent lier social et jardinage passent par chez lui, pour se frotter à sa parole roborative et à son jardin luxuriant.

Ancien syndicaliste de combat, Gilbert Cardon est un des piliers de l’association « Fraternités ouvrières », située à Mouscron. Il y assure la permanence hebdomadaire, où il ne manque jamais d’envoyer les visiteurs se perdre dans son jardin-verger expérimental, sorte de dédale vivrier et luxuriant, et y dispense gratuitement des cours de jardinage, en initiation aux autres règnes du vivant. Tantôt encore il y expose les conditions de réalisation de l’immense grainier occupant la salle polyvalente, nécessairement collectives.

Des jardiniers curieux y affluent pour l’offre inouïe en semences à prix risible et pour la richesse horticole de cette jungle enclavée au cœur d’une cité post-industrielle.

Cet oasis n’en est pas un, puisque Gilbert veille à maintenir un contact polémique avec le social. Et c’est tout naturellement que Benjamin Hennot, pour son premier film, explore les différents genres de relations cultivées autour de ce verger, les mondes qui s’y côtoient au détour d’un cours de taille d’été, d’un atelier d’ensachage hivernal ou encore de la distribution annuelle d’arbres fruitiers qui envahissent l’espace public.

Belgique : Dans cette forêt, tout est comestible

Dans leur jardin de Mouscron, en Belgique, Josine et Gilbert Cardon ont créé une forêt bio et comestible de 1.800 m2. L’histoire d’un « délire » qui a marché et qu’on peut visiter le jeudi après-midi.

Le sol est couvert de feuilles et de branches. La canopée qui intercepte les rayons du soleil laisse passer une lumière diffuse et apaisante. Ici, il fait bon se balader, à condition de faire un peu attention à là où l’on met les pieds et d’avoir une carte pour ne pas se perdre. Bref, c’est une véritable forêt. Sauf que tout ce qui pousse là se mange.

Dans ce jardin de 1.800 m2 trônent pas moins de 2.000 variétés d’arbres, du néflier du Japon aux figuiers en passant par les pommiers, pêchers et nashis. Sur ces arbres grimpent en prime des mûriers, des groseilles ou des ronces sans épines, tandis qu’au sol rampent plusieurs milliers d’espèces de plantes comestibles. L’ail des ours, par exemple, forme par endroit un véritable tapis et parfume tout le jardin.

Quand vient l’été, on peut donc cueillir ici plusieurs kilos de fruits et légumes très différents sans même bouger les pieds.
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