A quoi ressemblerait la Terre sans l’humanité ?

Ce pourrait être un nouveau genre de film, mieux que Jurassic Park ou tout autre production hollywoodienne post-apocalyptique : que se serait-il passé si l’Homme n’avait jamais pris possession de la Terre? Nombre de paramètres seraient à prendre en compte, car nous avons peu à peu modelé la planète, y compris des espaces que l’on considère aujourd’hui comme naturels.

Il ne s’agit pourtant pas de reconstituer “Life after people“, cette extraordinaire série documentaire sortie en 2008 sur History Channel. Dans celle-ci, le parti-pris était d’examiner le plus sérieusement possible ce qui surviendrait de nos réalisations si l’humanité disparaissait du jour au lendemain.

Effondrement des gratte-ciels, lente disparition de tout ce que nous avons construit… Les films réalisés à grand renfort d’images de synthèse n’avaient rien à envier à Hollywood. L’ouvrage d’Alan Weisman “The world without us” (le monde sans nous, traduit en français sous le titre “Homo Disparitus”) fait également bien le tour de la problématique, et le site associé offre une intéressante chronologie de la disparition des vestiges de notre civilisation.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas d’images apocalyptiques et de visions de statue de la Liberté à moitié submergée ou de tour Eiffel envahie par le lierre, mais de nature paisible et jamais dérangée. Ce n’est plus “et si nous disparaissions“, mais “et si nous n’avions jamais existé“.
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Roumanie : Le petit train à vapeur des Carpates

Cela fait plus de soixante-dix ans qu’un petit train à vapeur s’essouffle à grimper les pentes des Carpates. Il dessert notamment l’étroite vallée de Viseu-de-Sus, qui vit de l’exploitation forestière. Aujourd’hui, il est menacé.

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Tee-shirts : De fil en aiguille

Synonyme de détente, il habille nos étés. C’est l’un des souvenirs de vacances préférés des Français – mais pas seulement : il s’en vend deux milliards chaque année sur la planète ! Le champion toutes catégories s’orne de l’inscription “I LOVE NY”…

Le populaire tee-shirt − car c’est lui − a aussi gagné ses lettres de noblesse chez les créateurs. Couleurs, design, logos, l’industrie du textile a fait un objet de mode de ce vêtement créé il y a cent cinquante ans aux États-Unis pour la classe ouvrière.

Le tee-shirt représente aussi un commerce lucratif. Les usines du Bangladesh ou d’Éthiopie le fabriquent à très faibles coûts, et les distributeurs le vendent à des prix parfois élevés, avec des marges qui vont jusqu’à 70 % ! Le consommateur qui l’achète ne sait pas toujours que l’arrière-boutique n’est pas très reluisante.

Deux ans après la tragédie du Rana Plaza (2.600 ouvriers tués ou blessés dans l’effondrement d’un complexe industriel à Dacca, au Bangladesh), il reste encore beaucoup à faire pour améliorer les conditions de fabrication. Du design aux champs de coton, du tissage à l’impression, Envoyé spécial a remonté le fil du tee-shirt.

La guerre des brevets

Aux Etats-Unis, des femmes atteintes d’un cancer du sein ont mené une croisade juridique victorieuse contre Myriad Genetics.

En brevetant deux gènes dont la mutation révèle une prédisposition au développement conjoint d’un cancer des ovaires, le laboratoire s’était assuré un monopole sur les tests de dépistage, mettant potentiellement en danger la vie des patientes, dans l’incapacité de payer l’examen.

Alors que les lois sur les brevets ont été imaginées pour protéger les appareils et procédés techniques, comment expliquer que 20% des gènes humains tombent aujourd’hui sous le coup des droits d’exclusivité d’exploitation en Amérique ?

Sans les insectes, notre monde s’écroulerait

De nombreuses choses que nous considérons comme allant de soi seraient différentes si les insectes n’existaient pas.

À ce jour, un peu moins d’un million d’espèces d’insectes, soit tout de même plus de la moitié du total des espèces connues, ont été identifiées. On considère cependant que leur nombre global serait compris entre 4 et 6 millions, selon les estimations les plus réalistes, voire jusqu’à 80 millions, selon les plus fantaisistes. Mais parce que les insectes évoluent sans cesse, nous ne pourrons jamais connaître leur nombre exact.

Ce n’est pas tout: si tous les insectes de la planète étaient réunis, ils pèseraient plus lourds que l’ensemble des êtres humains. En effet, on estime que leur biomasse totale serait 300 fois plus importante que la nôtre. Et, à elles seules, les fourmis et les termites totaliseraient un poids supérieur à celui de l’humanité entière. Ce ne sont bien sûr que des estimations, puisqu’en l’absence de données fiables les mesures de la biomasse des insectes restent sujettes à caution.

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“Lundi noir” sur les marchés financiers (Màj vidéo)

La dégringolade des Bourses s’est poursuivie en ce début de semaine avec des plongeons à Shanghai (-8,5%), Hong kong (-5,2%) ou encore Tokyo (-4,6%).

Le ralentissement de l’économie chinoise n’inquiète pas seulement l’Asie. Ces derniers jours, une série de mauvais chiffres – baisse des importations et de la production industrielle – ont eu l’effet d’une douche froide sur les marchés occidentaux (La Bourse de Paris plonge de 7%).

Aux États-Unis, le pétrole passe sous les 40 dollars à l’ouverture à New York, plombé par la Chine. En Russie: le rouble à son plus bas de l’année…

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L’art de la sieste

Art de vivre ou perte de temps ? Sur la plage, dans un hamac ou même dans son lit, la sieste reste le symbole même des vacances. Et si on l’adoptait le reste de l’année, comme en Espagne ? De 14 heures à 17 heures, tout un pays met ses pendules sur pause. Mais cette sympathique coutume est aujourd’hui critiquée: elle laisserait l’Espagne à contretemps du reste de l’Europe.

Un autre pays − et c’est moins connu − l’a inscrite dans sa constitution: la Chine. Dans ses usines, sur ses marchés ou dans ses rues, on s’allonge, parfois à même le sol, pour piquer un petit somme après le déjeuner. Une vision aux antipodes des clichés sur la première puissance économique mondiale !

Et si les Chinois avaient raison ? Car l’exercice serait en réalité très rentable. Les entreprises qui installent des salles de sieste le savent bien: cette pause leur est bénéfique autant qu’aux salariés, dont elle booste la productivité. De Barcelone à Pékin, en passant par New York, petit tour du monde de la sieste.

Quand le terroir se rebiffe

Champagne de vigneron, charcuterie corse, camembert ou viande régionale, les produits du terroir ont le vent en poupe.

Face à la lassitude de la «malbouffe» industrielle, la suspicion ambiante autour des plats à réchauffer et l’uniformisation du goût, des hommes et des femmes défendent des choix culinaires différents et cherchent à sauvegarder des procédés de fabrication qui tendent à disparaître.

Certains éleveurs et producteurs ont même ouvert une guerre de résistance contre les grands distributeurs qui plagient leurs produits sans scrupule.

Réalisé par Olivier de Vellis (France 2014)

Procès Tapie : L’État serait “impréparé”

Le procès Tapie débutera le 29 septembre. A la surprise générale, le magistrat qui devait juger l’affaire a été promu par la Chancellerie… Et, à Bercy, une note secrète circule sur “l’impréparation” de l’État. Pourtant, un milliard est en jeu !

Oui, c’est une promotion, qui était dans l’ordre des choses, mais de là à dire que je m’y attendais…” Jean-Noël Acquaviva, le président de la chambre civile de la cour d’appel de Paris chargée des arbitrages, a eu la bonne surprise, au début du mois, d’être nommé à la Cour de cassation. Une belle promotion pour ce magistrat spécialisé qui a annulé l’arbitrage Tapie-Adidas en février.

Le 29 septembre, Jean-Yves Acquaviva devait pourtant présider l’audience sur le fond. Malgré ce changement d’affectation, il aurait pu rester quelques mois, le temps de finir ce dossier qu’il connaît bien. “Mais personne ne m’a rien demandé, je ne serai donc plus là au 1er septembre“, confie-t-il, apparemment surpris lui aussi.

Pour tous les spécialistes de l’affaire Tapie, la nouvelle de cette “promotion express” a fait l’effet d’une petite bombe. “Incompréhensible“, pour les uns, “suspecte” pour les autres. “Ce départ ne doit rien au hasard, il prouve l’incroyable tissu d’influences, dans tous les camps, dont Tapie est capable“, soupire même un avocat du dossier.
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Le low-cost : La vie à prix cassés

Lancé il y a une quinzaine d’années, essentiellement par les compagnies aériennes, le low-cost a envahi presque tous les secteurs. Fleuristes, pharmaciens et gérants de salles de sport, ils taillent les prix sur mesure pour convenir à une population moins argentée. De bonnes affaires qui ravissent tout ce petit monde.

Quand les jobs saisonniers sont proposés aux chômeurs longue durée

Serveur ou personnel d’accueil, avec l’explosion du chômage, certains jobs saisonniers ne le sont plus. Désormais ils sont proposés aux chômeurs longue durée et ce ne sont pas les seuls emplois concernés. Aujourd’hui sur un million 200.000 saisonniers employés chaque année, on trouve de plus en plus de chômeurs.

Céréales et changement climatique

Les récoltes de blé et d’orge en Europe pourraient chuter de plus de 20% d’ici 2040 à cause d’un réchauffement climatique estimé à une moyenne de presque 2 degrés Celsius (3,5°F). Pour le maïs, la perte est estimée à environ 10%, dans un type de culture qui a déjà été affecté par l’augmentation des températures depuis les années 80.

Ces chiffres sont issus d’une étude publiée en mai 2014 et menée par des chercheurs de l’université de Stanford (USA), Frances Moore, doctorante, et David Lobell, professeur associé en géophysiologie environnementale dans cette université californienne, et publiée dans la dernière édition de la revue Nature Climate Change.

Le groupe intergouvernemental d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat (GIEC) avait déjà mis en avant les risques du réchauffement sur l’agriculture dans le monde dans un rapport publié le 31 mars 2014. On pouvait aussi s’inquiéter pour certains types de cultures très dépendantes du soleil, comme la vigne : des annonces avaient déjà été faites sur les conséquences du réchauffement sur le vin.

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Zbigniew Brzezinski : « Ce que je vois en Europe m’inquiète »

Ancien conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter (de 1977 à 1981), Zbigniew Brzezinski est l’un des dirigeants du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), cercle de réflexion américain sur la politique étrangère. Il est notamment l’auteur du Vrai choix. Les États-Unis et le reste du monde (Odile ­Jacob, 2004).

Qui assure la sécurité de l’Europe ?

Personne en particulier : ce devrait être l’Union européenne, sur la base de principes stratégiques partagés et d’engagements stratégiques réciproques. Mais là est le problème puisque, manifestement, il y a des divergences.

C’est donc l’OTAN, et donc les États-Unis ?

Les États-Unis sont évidemment l’acteur le plus important de l’Alliance « atlantique ». Si les États-Unis ne sont pas impliqués, l’Alliance perd toute signification stratégique. Sans les États-Unis, l’OTAN ne peut être ni viable ni militairement crédible.

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Afrique du Sud : De sécheresses en déluges

En Afrique du Sud, sécheresses et inondations majeures se succèdent, frappant parfois une même région d’une saison à l’autre. Les experts du climat annoncent une recrudescence de ces aléas naturels à l’horizon 2100 en cas de hausse de deux à trois degrés de la température moyenne du globe.

Du Cap de Bonne-Espérance aux savanes du Limpopo, le pays, dont la population a presque doublé depuis la fin de l’apartheid et qui est encore en pleine reconstruction, doit se préparer à mieux faire face à ces menaces qui pourraient entraver durablement son développement.

La Terre perd le Nord

En 2005, deux scientifiques – le géologue français Jean-Jacques Orgeval et le géophysicien canadien Larry Newitt – mesurent que le pôle Nord s’est déplacé de près de 120 kilomètres en un an, soit une moyenne de 300 mètres par jour. Pour vérifier ces résultats spectaculaires, ils sont retournés au pôle magnétique en avril 2007, en pleine Année polaire internationale.

Leurs soupçons se sont vus confirmés et ces conclusions sont inquiétantes. Le pôle magnétique bouge si vite qu’il sera bientôt à la limite du rayon d’action du Twin-Otter, le seul avion capable de se poser sur la glace. L’imminence d’un prochain retournement des pôles magnétiques, comme la Terre en a connu en moyenne tous les 250.000 ans, fait partie des hypothèses envisagées.

La Grèce délaissée par le FMI

La démocratie est censée conférer aux citoyens la possibilité réelle de faire des choix. Tout au long de la crise qui frappe leur pays, les citoyens grecs en ont pourtant été privés. L’Union européenne, et encore davantage le Fonds monétaire international, en sont responsables dans une mesure considérable.

La Grèce s’est vu proposer deux choix difficiles : quitter la zone euro sans financement, ou demeurer en son sein et bénéficier d’un soutien, au prix du maintien de l’austérité. Or, la Grèce aurait dû se voir offrir une troisième option : quitter l’euro certes, mais en bénéficiant de généreux financements.

Il aurait été nécessaire de mettre sur la table cette troisième possibilité, en reconnaissant combien la Grèce trouve un intérêt politique plus large à demeurer dans la zone euro. Même si la sortie de l’union monétaire aurait produit des avantages considérables, un « Grexit » aurait par ailleurs engendré des coûts importants.

Parmi les avantages, il aurait été procédé à une dévaluation massive, permettant de rétablir un certain dynamisme au sein de ce qui était autrefois une économie à croissance rapide. Les coûts se seraient néanmoins révélés terrifiants. Le gouvernement aurait été contraint au défaut de paiement, les banques se seraient retrouvées ruinées, et tous auraient lutté pendant des années pour rétablir la confiance sur les marchés financiers.
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Somalie : Pirates, le dernier hold-up

En Somalie, la piraterie est moins bien acceptée socialement qu’elle ne l’était il y a encore quelques années, mais elle tente toujours de nombreux pêcheurs. Mohamed, comme beaucoup de ses compatriotes, s’est tourné vers cette activité pour survivre.

Les parents de sa fiancée désapprouvent, car la vie d’un pirate en haute mer est devenue très dangereuse maintenant que les eaux au large de la Somalie sont étroitement surveillées par la communauté internationale et que des gardes armés sont présents à bord des navires commerciaux.

Même si les butins sont moins gros qu’auparavant, de nombreuses familles dépendent des revenus générés par la piraterie.

États-Unis : Croissance, Mamie fait de la résistance

Les nonagénaires Shirley et Hinda ont vu la crise de 1929 à travers leurs yeux d’enfants. Quatre-vingts ans et une nouvelle récession plus tard, elles n’ont rien perdu de leur impertinence et de leur curiosité. Elles ne comprennent pas les discours qu’on leur assène : consommer, relancer la croissance…

Mais pourquoi, au juste ? À quoi mène cette obsession du PIB dans un monde aux ressources limitées ? En accumulant toujours plus de biens, ne s’enfonce-t-on pas dans la crise au lieu d’en venir à bout ?

Armées de leur esprit critique et d’un culot à la Michael Moore, elles partent pour un road trip à travers les États-Unis, à la rencontre de ceux qui pourront les renseigner. Les chercheurs hétérodoxes comme le physicien Albert Allen Bartlett ou l’économiste écologiste Joshua Farley sont plus disposés à leur répondre que les décideurs de Wall Street en plein banquet.

Avec leurs questions faussement naïves et leur irrévérence, elles démontrent par l’absurde la nécessité de se détacher du dogme de la croissance à outrance.

Le crépuscule annoncé du travail humain ?

Après avoir éliminé les postes routiniers, l’intelligence artificielle, les robots et les logiciels se substituent à bon nombre d’emplois qualifiés.

Cela ne fait guère de doute pour certains : la révolution numérique a déjà et aura encore des conséquences profondes sur l’emploi. Après avoir éliminé les postes routiniers, l’intelligence artificielle, les robots et les logiciels se substituent à bon nombre d’emplois qualifiés. Aujourd’hui, nous avons des prototypes de voitures sans pilote, Skype, et le bureau moderne est truffé d’ordinateurs personnels tandis qu’apparaît Baxter, un robot industriel particulièrement sophistiqué conçu par une entreprise du Massachusetts.

Dans Le deuxième âge de la machine, Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, tous deux professeurs au MIT, annoncent que la technologie est à un “point d’inflexion”, et nous sommes sur le point d’en découvrir les profondes conséquences.

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Les révoltes paysannes : en Europe occidentale et en Russie (XVIe-XVIIIe siècle)

« Les révoltes paysannes en Europe occidentale, XVIe-XVIIIe siècles »: Communication d’Yves-Marie Bercé, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, prononcée lors du colloque sur « la guerre civile » qui s’est tenu, les 21, 22 et 23 janvier 2015 dans le cadre du programme de recherche « Guerre et société », soutenu par la Fondation Simone et Cino del Duca et l’Académie des sciences morales et politiques.

Angleterre – Robert Kett conduisant une révolte paysanne sous le règne d’Édouard VI

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Suivi de « Les guerres paysannes en Russie (XVIIe-XVIIIe siècles) » : Communication de Wladimir Berelowitch, directeur d’études à l’École des Hautes études en sciences sociales, professeur émérite à l’Université de Genève.

Canal Académie (via Theatrum-Belli)

Areva : Scandale d’État ou scandale Lauvergeon ?

L’histoire d’une tragique déconfiture: comment Anne Lauvergeon a ruiné en dix ans l’une des plus belles entreprises françaises.

C’est une maladie bien française que celle de ce fiasco engagé par un État inconséquent qui veut tout contrôler et finit par ne rien contrôler du tout. Le terrible échec de hauts fonctionnaires incompétents qui ne devraient jamais se retrouver à la tête de grandes entreprises industrielles, surtout lorsqu’elles sont mondialisées.

L’addition finale de toutes les erreurs commises par Anne Lauvergeon chez Areva sera sans doute proche de 15 milliards d’euros, et donc comparable à celle du Crédit lyonnais de Jean-Yves Haberer il y a une vingtaine d’années. Le record est toujours détenu par Michel Bon qui avait réussi, au début des années 2000, à générer un océan de pertes de 68 milliards chez France Télécom.

Ces trois-là resteront dans la période moderne comme ayant cumulé, à eux seuls, 100 milliards d’euros de pertes dans trois entreprises françaises magnifiques qui avaient la capacité de produire, à l’inverse, 100 milliards de bénéfices sous réserve d’être bien gérées. Hélas pour elles, elles appartenaient au domaine public !
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Les grandes migrations

Les animaux se livrent une âpre bataille pour l’accès aux pâturages les plus verts et les plus nourrissants. Chaque année, le même combat pour la survie reprend, qui voit les faibles rester sur le bas-côté.

Des scientifiques suivent les déplacements des animaux et retracent la route qu’ils ont parcourue pour déterminer leurs besoins en énergie.

Trading à haute fréquence, la prédation en toute quiétude

Faute d’une vraie régulation européenne, la captation de valeur injustifiée du THF met en jeu la confiance des investisseurs, et donc la survie des marchés actions.

Revenons à la base : à quoi sert un marché d’actions ? À confronter l’offre et la demande de façon transparente et non trompeuse, afin que les prix puissent se former, que les échanges puissent se réaliser de façon équitable, que les épargnants puissent investir en connaissance de cause, et que les entreprises cotées en Bourse puissent se financer.

Le trading à haute fréquence, qui représente aujourd’hui entre 40 % et 60 % des volumes sur les places boursières d’Europe et des États-Unis, se nourrit de sa capacité à exécuter des transactions boursières plus vite que les investisseurs institutionnels et les intermédiaires qui les servent. Les traders à haute fréquence, qui sont soit des boutiques spécialisées, soit des banques de marché, s’intercalent entre les intervenants traditionnels (investisseurs et intermédiaires) et captent une rente en réalisant des transactions si rapidement que les intervenants traditionnels n’ont pas la capacité de les en empêcher.

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Pas facile de se garer !

Les villes ne cessent de s’agrandir et les véhicules, du coup, de se multiplier, ce qui conduit à une pénurie des places de stationnement. Certains développeurs mettent au point des applications censées faciliter la recherche d’un parking; les chercheurs, eux, ambitionnent carrément de délester l’automobiliste de ces corvées.

Xenius 15/08/2015

États-Unis : 9 experts prédisent l’imminence d’une grande crise financière

Y aura-t-il un effondrement financier aux États-Unis avant la fin 2015 ? Un nombre croissant d’experts financiers respectés avertissent que nous sommes au bord d’une nouvelle grande crise économique. Bien sûr, cela ne signifie pas que cela se produira. Ils se sont déjà trompés. Mais sans aucun doute, de nombreux signaux d’alertes fleurissent un peu partout et semblent orienter les faisceaux dans ce sens.

Les actions américaines baissent, le Dow Jones a ainsi perdu plus de 750 points depuis le sommet du marché en mai, et une action américaine sur cinq se trouve déjà dans un trend baissier. Les prochains mois pourraient être extrêmement chaotiques…

Ci-dessous, l’alerte de chacun des 9 experts financiers sur l’imminence d’une grave crise financière…
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Comment se déroule une inspection sanitaire dans un restaurant ?

Comme chaque été, la répression des fraudes veille. Enquête avec des gendarmes accompagnés d’inspecteurs sanitaires, lors d’un contrôle d’ampleur dans un restaurant asiatique de la Côte d’Azur, où plus d’une centaine de couverts sont servis chaque jour. L’inspection y a été organisée à la suite d’une dénonciation d’un ancien employé.

J’ai gagné au loto : « Au secours ! »

Devenir millionnaire ne s’improvise pas. Et les très enviés gagnants du Loto ont toutes les peines du monde à incarner leur rôle de nouveaux riches du jour au lendemain. Un trop-plein d’émotions qui les plonge dans une vraie solitude. Garder le secret ou pas, affronter le regard des autres et en particulier celui de ses proches, dépenser ou gérer sa fortune: autant de questions difficiles à partager, sinon au sein même de la “communauté des gagnants”.

C’est un peu comme si on était des bébés, dit l’un d’eux. Comment fait-on pour marcher ?” C’est la raison pour laquelle le Service relations gagnants de la Française des jeux a été créé. Il aide ses “clients” à s’approprier cette étrange identité ne relevant d’aucune catégorie sociale.

D’ateliers en conférences en passant par des initiations à l’opéra et à la gastronomie, Salvatore Lista a suivi Brigitte Roth, vaillante professionnelle de la FDJ qui accompagne, souvent pendant des années, ces vainqueurs du Loto assommés par leur pluie de millions.

Car la chance a son prix. Face caméra, le visage parfois masqué, les uns et les autres évoquent leur joie mêlée de doutes et de pertes de repères. Avec, toujours, l’impossibilité de se plaindre. Des parcours filmés avec empathie pour une immersion dans un monde d’ordinaire cantonné à l’anonymat.

Croqueurs de voyages

Pour garder trace de ses vacances, il y a bien sûr les albums photos, les films de famille, les vidéos prises avec son smartphone mais aussi… les carnets de voyage. Entre recueil de souvenirs et journal intime, ces cahiers faits maison, à peine plus grands qu’une carte routière ou un passeport, illustrent des rencontres, des paysages, des découvertes.

Faire son carnet de voyage, c’est prendre son temps, regarder autour de soi et raconter, dessiner, collecter… bouts d’affiches, menus, billets de banque, tickets de musée, ailes de papillons … Nul besoin d’avoir fait les Beaux- Arts, même si certains artistes ont fait leur spécialité de ce hobby à la portée de tout le monde. “De bord” ou “de route”, ces carnets connaissent un succès croissant. Des ateliers proposent des stages accessibles à tous.

Dans l’univers du voyage, éditeurs de guides et offices de tourisme font appel à des dessinateurs ou des blogueurs afin de donner un nouveau look à leurs offres. Portraits de ces croqueurs de voyage qui font de leurs carnets un jardin secret ou un succès d’édition.

Perrine Hervé-Gruyer : “Une autre agriculture, la permaculture, est possible”

La ferme du Bec Hellouin, modèle d’économie circulaire pour ‘guérir la planète et nourrir les hommes’

Aux antipodes des canons de l’agriculture industrielle, plus on est petit, plus on est efficace : tel est le credo de Perrine Hervé-Gruyer et de son époux Charles, adeptes de la “permaculture”, une approche qui propose une vision écosystémique de la nature combinant les savoirs des anciens et les connaissances scientifiques les plus actuelles. Un idéal de néoruraux en mal de rupture avec le système ?

Un rêve en tout cas très enraciné dans le réel, puisqu’il s’incarne en Haute-Normandie, au Bec Hellouin, dans une ferme de 20 hectares comprenant un bois, une mare, des herbages, des vergers, et un maraîchage de 4 500 mètres carrés… Autant de microsystèmes qui, en entrant en interaction les uns avec les autres, multiplient le rendement par plus de… dix. Des chiffres bientôt attestés par une étude en cours de l’INRA et d’AgroParis Tech qui démontre la viabilité de la ferme. Avec l’espoir, si cette expérience était dupliquée à grande échelle, de tenir les deux objectifs que s’assigne la permaculture : “guérir la terre” et “nourrir les hommes”.

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Canal du Midi : Abattage en masse de platanes

Les platanes du canal Midi, vieux de 150 ans, sont touchés par la maladie du chancre coloré et coupés pour ne pas aggraver la contamination. La seconde campagne d’abattage concerne 2.200 arbres malades, ce qui portera le nombre total à 4.000 depuis le début de l’année.

Martin Armstrong à propos des krachs obligataires passés et futurs

Martin Armstrong, conseiller financier, ancien gestionnaire de fonds, basé aux États-Unis, a mis au point un modèle informatique basé sur le nombre pi, et d’autres théories liées aux cycles économiques.

ZDF – 24 Avril 2015

Périco Légasse : « Notre indépendance alimentaire est menacée »

La crise du porc se poursuit. La cotation est suspendue après le refus de deux des principaux acheteurs, Cooperl et Bigard/Socopa de payer le prix demandé par le gouvernement. Qui sont les principaux responsables de cette crise: les éleveurs, les industriels, la grande distribution, le gouvernement?

Périco Légasse: Il faut remonter assez loin pour trouver les responsables de cette ubuesque gabegie. En tout premier lieu ceux qui ont expliqué, du principal syndicat agricole jusqu’aux pouvoirs publics, et ils furent nombreux, que surproduire dans l’intensif au détriment de la qualité, pour rester le plus compétitif, serait toujours payant. Le mensonge, en ce sens que tout le monde savait qu’il conduisait droit dans le mur, a entrainé l’agriculture française vers l’impasse.

S’il est un coupable à désigner en premier, c’est bien la Fnsea, surtout celle dirigée par Luc Guyau, un monsieur qui a fait beaucoup de mal à la France, je dis bien à la France, avec la complicité active de Jacques Chirac, à tous les échelons de ses mandats politiques, en expliquant aux éleveurs que plus ils entreraient dans une logique de production industrielle, plus ils s’enrichiraient.

S’il est un deuxième coupable, c’est la grande distribution, qui s’est évertuée à expliquer à ses fournisseurs que, s’ils souhaitaient conserver le référencement de leur marque, il fallait du bas de gamme pour proposer le prix le plus bas à la clientèle. On a fait passer à l’époque ces deux entités qui se tapaient sur l’épaule pour de grands stratèges et l’agriculture française a cru à ce mensonge.
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Brésil : Des fourmis manifestent contre la déforestation amazonienne

Mercredi, un demi-million de fourmis ont “manifesté” lors d’une visite officielle de la chancelière allemande Angela Merkel au Brésil. Sur les petites feuilles brandies par les fourmis coupe-feuille, on pouvait lire les slogans “Au secours, Merkel” ou “Sauvons l’Amazonie“. Une opération signée WWF (World Wild Fund for Nature) pour appeler à la sauvegarde de l’Amazonie.

Indonésie : Le mal des mineurs du soufre

Allumettes, savons, nous utilisons du soufre quotidiennement, mais sans connaitre les conditions dans lesquelles il est extrait. Rencontre avec des mineurs indonésiens qui récoltent cette matière au péril de leur vie.

Sur l’île de Java en Indonésie, la montagne est en feu chaque nuit, des flammes bleues qui sous leur halo bleuté cachent du soufre. Un souffre pur en bloc manipulé à mains nus, sans masque par les ouvriers. Ils sont plusieurs centaines à s’enfoncer chaque jour au fond du cratère, au bord du plus grand lac d’acide au monde.

La dernière éruption du volcan Ijen date d’il y a 20 ans, mais c’est à petit feu qu’il emporte ces travailleurs. Cancers, maladies respiratoires, maladies de peau, c’est le prix à payer pour un salaire de cinq euros par jour.

Zoom sur le business des cours en ligne

La vente de cours en ligne a le vent en poupe. Un jeune homme propose sur internet l’essentiel de ces cours d’ingénieur informatique contre quelques euros. Il n’est pas gourmand, le cours ne coûte qu’un ou deux euros. D’autres proposent l’ensemble de leur année pour plusieurs centaines d’euros.

Dans des filières très concurrentielles comme Pharmacie et Droit, l’achat des cours sur internet cartonne auprès des étudiants. Certains ont même créé un site spécialisé dans la vente de cours : un business florissant, né en Australie.

Dans les universités, ce commerce de notes ou de cours dérange pour une question de propriété intellectuelle des écrits des professeurs.

L’immense bulle des marchés émergents

La situation a pris un très mauvais tournant du côté de ces économies émergentes que l’on s’attendait à voir façonner, si ce n’est dominer l’avenir du monde. La recherche des coupables a d’ores et déjà commencé: prix des matières premières, fracturation hydraulique, taux d’intérêt américains, phénomène El Niño, situation de la Chine, figurent notamment au plus haut de la liste.

Or, la réponse à cette question s’avère beaucoup plus simple et plus traditionnelle. C’est tout simplement la politique qui est en cause. Prenons l’exemple du Brésil. L’économie du pays, il y a quelque temps vouée à un boom durable, ne connaît qu’une croissance minime depuis plus de deux ans, et tend actuellement à ralentir.

Bien que la diminution du prix de ses exportations de matières premières lui ait été défavorable, l’économie du Brésil était supposée reposer sur bien davantage que les simples récoltes agricoles et autres industries extractives.

Songez encore à l’Indonésie. Bien que l’économie du pays soit encore en expansion, son taux de croissance – 4,7 % au dernier trimestre sur une base annuelle – se révèle décevant à la fois par rapport aux projections et à la croissance de la population.
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Le Venezuela menacé de cataclysme économique

Le Venezuela, qui tire l’intégralité de ses ressources de l’or noir, est frappé par des pénuries et l’inflation, et menacé de banqueroute.

Un cas d’école. Le Venezuela illustre jusqu’à l’absurde les effets désastreux du « socialisme du XXIe siècle » du régime de feu Hugo Chavez, conjugués aux revers de la rente pétrolière. Assis sur les principales réserves d’or noir de la planète, en incluant les ressources non conventionnelles de l’Orénoque, ce qui ne l’empêche pas, paradoxalement, de subir de régulières coupures d’électricité, Caracas est frappé de plein fouet par la chute des cours.

Le pays tire 96 % de ses revenus à l’exportation du pétrole, qui fournit les deux tiers des recettes de l’État. Le déficit budgétaire atteindrait 20 % du PIB. Lequel devrait reculer de 7 % cette année.

Conséquence de ce revers de fortune conjugué à une politique économique inspirant tout sauf la confiance des investisseurs, la devise est en chute libre.

Sur le marché noir, le bolivar est tombé à 640 pour 1 euro, contre 400 il y a trois mois… et 15 il y a deux ans.

Ce qui renchérit d’autant les produits importés, c’est-à-dire la quasi-totalité des produits consommés au Venezuela, puisque très peu d’industries locales ou d’exploitations agricoles ont survécu au modèle de développement instauré par le prédécesseur du président Nicolas Maduro.

Pire inflation de la planète
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Pays émergents : Retour aux fondamentaux

Après 15 ans de battage médiatique, une nouvelle opinion commune s’est établie: les marchés émergents sont dans le pétrin. De nombreux analystes ont extrapolé une croissance rapide dans des pays comme le Brésil, la Russie, la Turquie et l’Inde dans un futur indéterminé, en les tenant pour les nouveaux moteurs de l’économie mondiale.

Aujourd’hui la croissance est en baisse dans la quasi-totalité d’entre eux ainsi que des investisseurs retirent leur argent, inspirés en partie par l’espoir que la Réserve fédérale américaine relève ses taux d’intérêt en septembre. Leurs monnaies ont chuté, alors que les scandales de corruption et d’autres difficultés politiques ont accablé le récit économique dans des endroits comme le Brésil et la Turquie.

Rétrospectivement, il est apparu clairement qu’il n’y avait en fait aucune logique de croissance cohérente dans la plupart des marchés émergents. Sous le vernis, on trouve en fait des taux de croissance élevés motivés non pas par une transformation productive, mais par la demande intérieure, à son tour alimentée par booms temporaires des matières premières et des niveaux non viables d’emprunts publics ou plus souvent privés.

Oui, il y a beaucoup d’entreprises de classe mondiale dans les marchés émergents et l’expansion de la classe moyenne est indéniable. Mais seule une part infime de la main-d’œuvre de ces économies est employée dans des entreprises productives, alors que les entreprises improductives informelles absorbent le reste.
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