Papy et Mamie vivent maintenant en Slovaquie [Rediff.]

L’Allemagne vieillit. Or, le pays manque de personnels qualifiés pour s’occuper de ses retraités, et les maisons spécialisées coûtent cher. Désormais, les familles envoient leurs aînés dans des pays où leur prise en charge est moins onéreuse.

Par Anette Dowideit

Le “dernier voyage” conduit de plus en plus d’Allemands vers une maison de soins située à l’étranger.

Dans des pays comme la Slovaquie, la République tchèque ou la Hongrie, mais aussi l’Espagne ou la Thaïlande, le nombre de structures spécialisées dans la prise en charge de clients d’Europe de l’Ouest est en augmentation, et il arrive même qu’elles soient administrées par des Allemands.

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L’étrange résurgence d’un rapport sur le gaz de schiste en France

En tournant le dos au gaz de schiste, la France se serait privée d’une rente comprise entre 103 et 294 milliards d’euros sur trente ans, ainsi que de 120 000 à 225 000 emplois sur la même période, soit 1,5 à 2 points de chômage en moins. C’est ce qui ressort d’un rapport commandé en 2012 par Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif, finalisé début 2014 mais jamais publié. Un document que « le gouvernement s’est empressé d’envoyer aux oubliettes », selon Le Figaro qui se l’est néanmoins procuré et qui en a publié l’intégralité sur son site Internet, lundi 6 avril au soir.

En janvier 2014, déjà, Le Canard enchaîné avait révélé l’existence de ce rapport. Si l’on ignore comment le document, dont Le Figaro écrit qu’il « n’a été tiré qu’en sept exemplaires », a refait surface un an plus tard, il n’apporte en réalité guère d’éléments nouveaux sur le fond du dossier. C’est-à-dire sur la possibilité d’utiliser une autre technologie que la fracturation hydraulique, interdite en France, pour exploiter les huiles et gaz de schiste. Il ne fait, sur ce point, que reprendre les travaux de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) publiés en novembre 2013. Il n’apporte pas non plus d’éléments étayant les perspectives de création de richesse et d’emplois annoncées.

Seule certitude : il resurgit dans un contexte où les industriels du secteur s’activent pour rouvrir le dossier des hydrocarbures non conventionnels en France. Décryptage.

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Entente sur les prix : payons-nous trop cher ?

L’entente sur les prix est interdite en France par le Code de commerce, pourtant, le Conseil de la concurrence pointe régulièrement les irrégularités en la matière. Au sommaire : G7, des taxis en or. – L’Éthiopie casse les prix. – Le cartel du yaourt.

Vins du Roussillon : des brebis comme alternative au désherbant chimique

Réintroduction des brebis dans les vignes escarpées du Pyrénées-Orientales pour lutter contre les pesticides : une expérience que tentent actuellement six vignerons du cru Banyuls et Collioure. Lancé en janvier 2014, ce projet se poursuit jusqu’en juin 2016. Il est suivi par le CNRS.

L’objectif est de mesurer l’efficacité et l’impact des troupeaux de moutons dans les vignes. Des carottages seront effectués régulièrement dans le sol des vignes par des scientifiques du CNRS . Ce projet a été lancé par le ministère de l’agriculture, une expérience qui pourrait permettre d’utiliser moins de pesticide dans les vignes. Le projet a été présenté dans un lycée agricole à l’occasion de la semaine de lutte contre les pesticides.

France3 Région Languedoc-Roussillon

Chine : Ordos, une ville-fantôme transformée en terrain de jeu [Rediff.]

La croissance est telle en Chine, qu’on peut se permettre de bâtir des villes entières dans lesquelles personne n’habite. Ordos en Mongolie Intérieure, en est l’exemple type.

La ville est congédiée de toute présence humaine. Construite entièrement par la Chine, cette cité fantôme devait accueillir à la base un million de personnes.

Malgré l’explosion du BTP dans le pays, les prix des logements d’Ordos sont encore trop élevés pour les chinois habitant sur les littoraux.

Mais Charles Lanceplaine a vu les choses autrement. En observant cet ovni architecturale en plein milieu du désert Mongol, le réalisateur a décidé de réunir une poignée de skateurs pro, pour qu’ils transforment cette ville fantôme, en terrain de jeux.

Abeilles mutantes

Pourvoyeuses de miel et de cire, les abeilles incarnent l’insecte utile par excellence. La structure hexagonale de leurs nids optimise le rapport quantité de matériau de construction – volume de l’espace de stockage et a été imitée en architecture et aéronautique.

Étudiées de plus près, les abeilles révèlent d’autres facultés insoupçonnées : des plans de vol d’une extrême précision, une communication par la danse et une capacité d’orientation par rapport au soleil.

L’homme cherche aujourd’hui à utiliser l’abeille de multiples manières : détection d’explosifs, évaluation de la pollution atmosphérique, utilisation du miel pour ses vertus désinfectantes …
Mais l’abeille, aidée par la maladresse de l’homme, peut aussi devenir un problème.

En 1956, les abeilles africaines, plus agressives que les abeilles européennes, sont introduites au Brésil car elles sont grosses productrices de miel. Suite à une erreur humaine, des reines s’échappent dans la nature et l’espèce va proliférer très vite et se répandre jusqu’au sud des États-Unis. Devenue “abeille tueuse”, l’abeille africaine est une grave nuisance en Arizona.

Réalisé par Thierry Berrod (2003 – CNRS)

Comment la publicité a-t-elle ciblé les enfants ?

En quarante ans, comment la pub a-t-elle évolué ? Comment a-t-elle influencé, reflété les changements sociétaux ? 20 Minutes revient sur l’évolution de la publicité en vidéo et s’associe à l’INA pour puiser dans les archives de la publicité française. Cette semaine, les enfants dans la pub.

Les enfants, consommateurs ? Dans les années 60, c’est loin d’être la principale préoccupation des publicitaires. Leur absence de pouvoir d’achat les écarte de la cible. C’est à l’époque la Régie Publicitaire, chargée de surveiller les spots, qui s’intéresse à eux. Le sociologue Sylvain Parasie explique dans «Et maintenant une page de pub» que cette Régie les perçoit alors comme des «téléspectateurs influençables qui ne doivent pas être incités à contester leurs parents ou leurs professeurs, et qui ne doivent pas être poussés à se mettre dans des situations dangereuses – par exemple en avalant des produits ménagers».

C’est très largement cette préoccupation qui demeurera… Jusqu’à ce que les publicitaires prennent conscience de l’importance des enfants dans l’élaboration des campagnes et de leur influence au sein de la famille. Dans les années 2000, plus de 50% des nouveaux produits introduits dans la famille l’étaient par les enfants. Logique qu’ils fassent désormais partie intégrante des spots, que les produits les concernent ou non…

Retour sur les pubs qui les mettent “à l’honneur.”

20 Minutes

À bas le culinairement correct !

Pour réhabiliter une cuisine française fière de ses racines, pourfendre l’imbécillité alimentaire et dégommer les collabos de la sous-bouffe mondialisée, notre camarade Périco a dégainé la fourchette et l’humour. Son dictionnaire impertinent de la gastronomie est dans toutes les bonnes librairies. Extraits.

Périco Légasse – Marianne

Enracinée – Cuisine suspecte

La racine fige et, on le sait bien, tout ce qui est figé incite à l’archaïsme et au conservatisme. Ainsi les plats de terroir sont-ils suspects de favoriser les idées de droite, autant que la cuisine régionale, confinée dans son territoire, incite au rejet de l’autre et au repli sur soi. Il est clair que la bouillabaisse vote Front national, que la choucroute a des relents xénophobes, que la potée auvergnate enclave les esprits et que le cassoulet fleure bon le nationalisme.

Aussi, plus aucun de ces plats, parmi l’immense répertoire des spécialités locales, n’est proposé sur les cartes des restaurants officiellement reconnus d’utilité gastronomique, c’est-à-dire désignés comme tels par les guides ou la critique dominante. Les seuls cas où le phénomène se produit, c’est lorsque ladite préparation est «revisitée», c’est-à-dire lavée de tout soupçon. On pasteurise aussi les esprits.

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Etats-Unis : premières mesures contre les pesticides tueurs d’abeilles

Neuf mois après le lancement, par décret présidentiel, d’une « stratégie fédérale pour la santé des abeilles et des autres pollinisateurs », les Etats-Unis prennent leurs premières mesures de restrictions des insecticides dits « néonicotinoïdes ».

Dans une lettre adressée début avril aux firmes agrochimiques, l’Agence de protection de l’environnement (EPA) américaine prévient qu’elle ne délivrera plus d’autorisation de mise sur le marché de nouveaux produits contenant des molécules de la famille visée (imidaclopride, thiaméthoxame, etc.). Celles-ci sont suspectées d’être les éléments déterminants du déclin des abeilles domestiques et des insectes pollinisateurs et, vraisemblablement, d’une variété d’autres organismes (oiseaux, organismes aquatiques…).

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Les dessous de la mondialisation : Bénin, poulet morgue

Chaque année, près de 150 000 tonnes de poulets congelés sont expédiés d’Europe, des Etats-Unis ou du Brésil vers le Bénin, “Etat entrepôt ” qui vit essentiellement de son coton et des réexportations… Aubaine ou malédiction pour les Béninois ?

Ailes, cuisses, abats, poules de réforme, chaque année près de 150 000 tonnes de poulets congelés sont expédiés d’Europe, des États-Unis ou du Brésil vers le Bénin, l’un des pays les plus pauvres du monde. Un petit “État entrepôt” qui vit essentiellement de son coton et des réexportations.

Une partie de ces bas morceaux sont déversés sur les étals béninois à des prix bradés. C’est à la fois une aubaine pour les habitants, dont un tiers vit sous le seuil de pauvreté, mais aussi une malédiction pour les aviculteurs locaux et pour toute une filière ne pouvant faire face à cette concurrence déloyale.

Au Bénin, près d’une personne sur deux a moins de 15 ans. Le chômage et le sous emploi des jeunes atteindraient plus de 70%. Seule la mise en place de barrières douanières permettrait de protéger la filière locale, mais c’est contraire aux règles de l’ONC.

Réalisé par Nadia Blétry

Dmitry Orlov : “La population européenne est moins instable qu’en Amérique”

Traduction d’un entretien avec Dmitry Orlov réalisé le 15 décembre 2011.

Quelle différence voyez-vous entre l’avenir de l’Amérique et celui de l’Europe ?

Les pays d’Europe sont des entités historiques qui gardent encore des vestiges d’allégeance par delà le domaine monétisé, commercial, tandis que les États-Unis ont commencé comme une entité commerciale, basée sur une révolution qui était essentiellement une révolte fiscale et donc n’avait pas de position de repli. La population européenne est moins instable qu’en Amérique, avec un plus fort sens de l’appartenance régionale, et elle est plus susceptible d’avoir des relations avec ses voisins, de pouvoir trouver un langage commun et de trouver des solutions aux difficultés communes.

La plus grande différence probablement, et la plus prometteuse pour une discussion fructueuse, est dans le domaine de la politique locale. La vie politique européenne est peut-être endommagée par la politique de l’argent (1) et le libéralisme de marché, mais au contraire des États-Unis, elle ne semble pas en complète mort cérébrale. Du moins j’espère qu’elle n’est pas complètement morte ; l’air chaud sortant de Bruxelles est souvent indistinguable de la vapeur dissipée par Washington, mais de meilleures choses pourraient se produire au niveau local.

En Europe il reste quelque chose comme un spectre politique, la contestation n’est pas entièrement futile, et la révolte n’est pas entièrement suicidaire. En somme, le paysage politique européen peut offrir beaucoup plus de possibilités de relocalisation, de démonétisation des relations humaines, de dévolution à des institutions et des systèmes de subsistance plus locaux, que les États-Unis.

L’effondrement américain retardera-t-il l’effondrement européen ou l’accélérera-t-il ?
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Scandinavie : Ces bébés qui dorment dehors en plein hiver

Pour les Suédois, les Danois ou les Islandais, c’est une évidence: pendant la journée, les bébés dorment mieux à l’extérieur, même quand les températures affichent des valeurs négatives. Une pratique adoptée par la pédagogie Lóczy et qui a même des adeptes en France (où il fait quand même un peu plus chaud).

Des bébés emmitouflés qui font la sieste dehors alors que les températures avoisinent zéro degré… Faut-il appeler les services sociaux ? Non, pas vraiment, à moins de vouloir placer la moitié des nourrissons scandinaves.

Car dans les pays nordiques –au contraire de nos contrées où les moindres frimas nous paralysent-, faire dormir les enfants dehors, même en plein hiver, ne relève pas de la maltraitance. Il s’agirait d’une tradition centenaire censée garantir un sommeil réparateur et une meilleure santé.

Dans les jardins des crèches de Stockholm il est habituel de voir des rangées de landaus dans la neige.A Copenhague, lorsque les familles ou les amis se retrouvent dans les cafés, les adultes entrent à l’intérieur boire leur consommation et les bébés restent dormir dehors. On considère en effet que l’air confiné des logements, des services publics ou des restaurants nuit aux tout-petits.Petur, 38 ans, est Islandais. « Je suis né au mois de novembre, on ne m’a pas fait dormir dehors tout de suite mais au bout de quelques mois, dans une petite cour ensoleillée. Et ça se fait encore beaucoup. Les gens utilisent les balcons ou des endroits où ils peuvent surveiller les bébés. Mais attention, on tient compte du temps qu’il fait. Si les températures sont vraiment basses, les enfants sont bien couverts. C’est une pratique qui remonte à loin quand les maisons traditionnelles étaient en tourbe et mal aérées, que la cuisine se faisait à l’intérieur à feu couvert. Il était considéré comme plus judicieux pour les enfants qu’ils soient à l’extérieur

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L’incroyable marché des animaux de compagnie

Près de 61 millions d’animaux de compagnie ont été recensés en France. Un foyer sur deux accueille au moins un compagnon tel qu’un chien, un chat, un furet, un lapin, un chinchilla ou un serpent. Les Français consacrent également un budget important au bien-être de leurs animaux de compagnie.

Le chiffre d’affaires de ce marché fleurissant s’élève à 4 milliards d’euros. Les idées se multiplient pour développer le secteur autour, notamment, de la santé animale, de l’alimentation, de l’hôtellerie ou des pompes funèbres. Rencontre avec des propriétaires d’animaux de compagnie et des professionnels de ce secteur pour décrypter cet essor.

Réalisé par Vincent Guérin

Les médias numériques réduisent les capacités intellectuelles des enfants [Archive]

Manfred Spitzer, psychiatre et spécialiste du cerveau, met en garde les parents et les éducateurs. Le directeur médical de la Clinique psychiatrique universitaire d’Ulm, a déclenché avec son nouveau best-seller «Démence digitalisée, Comment nous perdons nous-mêmes la raison et la faisons perdre à nos enfants» et ses thèses pointues des échos violents dans les médias. Dans son livre, Spitzer étaie, par de nombreux diagnostics neurologiques et de nouvelles connaissances les faits décrits par des spécialistes sérieux des médias, que l’utilisation trop fréquente d’Internet peut rendre bête. Il n’a jamais vilipendé les utilisateurs adolescents et adultes d’Internet.

Dans une interview, il a répondu aux attaques venimeuses de la presse de la manière suivante: «Je n’en fais pas une pathologie, mais je constate: là où il y a des effets, il y a aussi des risques et des effets secondaires.»1 Spitzer ne met pas seulement en garde, il montre aussi ce que les parents, les enseignants et les politiciens peuvent faire pour protéger notre jeunesse.

Ce n’est pas une nouvelle connaissance que la consommation fréquente de la télévision par des enfants en bas âge, des jeux vidéo et des jeux violents pendant des heures, de téléphoner sans arrêt et d’envoyer SMS avec le portable, la publication insouciante de sentiments, de pensées et de photos dans des réseaux sociaux peuvent avoir des effets négatifs sur les pensées, le comportement et les contacts sociaux des enfants et adolescents.
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Coupe du Monde 2022 : un livre dénonce un arrangement entre Blatter et la famille royale du Qatar

Deux journalistes anglais ont publié un livre, «Ugly Game», accusant le président de la Fifa, Sepp Blatter et Mohamed Bin Hammam d’avoir arrangé l’attribution du Mondial 2022 au Qatar.

La polémique sur l’obtention du Mondial 2022 par le Qatar n’est pas prête de se clore. Nouvel élément dans cette affaire, un livre publié par deux journalistes du Sunday Times qui pourrait faire grand bruit. L’ouvrage intitulé «Ugly Game», et qui a été publié ce jeudi, établit une chronologie claire des éléments qui auraient joué en faveur de la candidature qatarie avec deux protagonistes principaux: Sepp Blatter et le milliardaire Mohammed Bin Hammam.

Promesse de Blatter, candidature retirée

Cela débute lors d’un diner le 11 février 2008 en présence de l’émir du Qatar, durant lequel Sepp Blatter émet l’idée au Cheikh d’organiser la Coupe du monde dans son pays. Si Mohammed Bin Hammam ne croit pas à cette candidature, il se doit de la soutenir. En effet, l’entrepreneur de Doha doit sa fortune au contrat qu’il possède avec la famille régnante. De son côté Blatter a été soutenu lors des élections de 1998 et 2002 pour la présidence de la FIFA par l’entrepreneur, il lui doit donc un service.
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Pesticides : la contamination alarmante des rivières françaises

Des pesticides sont présents dans près de 9 points de mesure sur 10 des eaux de rivières. Les normes de qualité des eaux souterraines sont respectées à un peu plus de 80 % seulement.

On en retrouve un peu partout, même si c’est souvent à dose relativement faible. En tout cas, à des niveaux qui sont inférieurs aux normes de la directive cadre européenne sur l’eau (DCE). L’état de contamination des cours d’eau et les nappes phréatiques par les pesticides que donne à lire une étude du Commissariat général du développement durable (CGDD) est inquiétant.

Cet organisme qui dépend du ministère de l’Ecologie signale ainsi un taux de présence de ces substances de 89 % sur l’ensemble des 2.706 points de mesure des eaux de surface du territoire métropolitain (56 % outre-mer hors Guyane). On comprend mieux pourquoi le plan de Ecophyto du Grenelle de l’environnement, visant à diminuer de moitié la consommation de pesticides en 2018, a tourné au flop et pourquoi une nouvelle version s’impose.

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“Pourquoi je suis redevenue paysanne”

Perrine Hervé-Gruyer vit comme elle respire, au grand air, les mains dans les champs. Elle vient nous parler d’agriculture et de jardin, de pensée systémique et de permaculture.

Après un parcours de juriste internationale, Perrine Hervé-Gruyer crée, avec son mari Charles, la Ferme biologique du Bec Hellouin (Eure), en 2003. Paysanne, spécialiste de permaculture, Perrine a largement dépassé son objectif premier qui était de nourrir leurs quatre filles avec des produits sains, issus du travail de leurs mains.

Selon elle, chacun de nous a un jardin à cultiver.

Reportage sur ‘AMAP qui diffuse les produits de “La ferme du Bec Hellouin”
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La crise s’aggrave dans les services pétroliers

Schlumberger va supprimer 11.000 postes dans le monde.

La crise qui touche de plein fouet le secteur des services pétroliers monte d’un cran. C’est le message envoyé par Schlumberger lors de la présentation de ses résultats du premiertrimestre, en fin de semaine dernière : le géant franco-américain a annoncé la suppression de 11.000 emplois supplémentaires, qui viendront s’ajouter aux 9.000 suppressions annoncées en janvier. Au total, le groupe va se séparer de 15 % de son effectif global.

 

«  La chute brutale de l’activité, en particulier en Amérique du Nord, veut que nous prenions des mesures additionnelles », a commenté le CEO du groupe, Paal Kibsgaard. «  Nous pensons que le redressement de l’activité de forage aux Etats-Unis prendra du temps. » En outre, ce redressement «  ne permettra pas de revenir aux niveaux précédents, loin de là, ce qui prolongera la période de prix bas », a-t-il poursuivi.

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Les dessous du soutien-gorge

Les Françaises sont les premières consommatrices de lingerie en Europe. Elles y consacrent en effet un budget d’environ cent euros annuels. Des dessous bon marché aux produits high-tech, l’offre ne cesse de se diversifier.

Face à cette concurrence accrue, les fabricants de lingerie se sont lancés dans une course aux moindres coûts. Les soutien-gorge ne sont presque plus jamais confectionnés en France. Ils viennent en grande majorité de Chine, où la production textile n’est pas soumise aux mêmes normes sur les produits toxiques. Comment les Françaises choisissent-elles leurs sous-vêtements ? Dans quelles conditions sont-ils fabriqués ? Les étiquettes disent-elles vraiment tout ? Des rayons des enseignes les plus populaires aux usines chinoises, gros plan sur les dessous de la lingerie.

Réalisé par Nolwenn Le Fustec

Cuba : Depuis 1962 l’embargo aurait coûté 75 milliards d’euros [Rediff.]

L’Assemblée générale de l’ONU a voté, mardi 25 octobre, à la quasi-unanimité et pour la vingtième année consécutive une résolution condamnant l’embargo américain imposé à Cuba. Le texte a été adopté par 186 voix pour, deux contre (États-Unis et Israël) et trois abstentions.

L’embargo, imposé en février 1962 par le président John F. Kennedy, interdit l’importation par l’île de tout produit contenant des éléments d’origine américaine, même via des pays tiers, lesquels encourent des sanctions américaines. Son coût pour l’île, selon les chiffres du gouvernement, a entraîné des pertes de l’ordre de 75 milliards d’euros.

Le président américain, Barack Obama, a dit en septembre qu’il poursuivrait sa politique de libéralisation de transferts d’argent et de voyages vers l’île pour la communauté cubano-américaine, mais a réclamé des “gestes” de Cuba en matière de droits civils et de démocratie pour lever l’embargo.

Ni cours, ni exam, ni stress… Le pari de l’université de Haute-Alsace

L’université va-t-elle faire une place à ceux qui ne veulent pas de l’université ? C’est, en caricaturant un peu, le défi que l’université de Haute-Alsace (UHA) s’apprête à relever. Depuis le 2 février, l’établissement de Mulhouse accueille une dizaine d’étudiants dans un cursus iconoclaste.

Appelée « UHA 4.0 », cette formation fondée exclusivement sur la pédagogie par projet vise à former des développeurs informatiques en trois ans avec la possibilité de décrocher une licence professionnelle.

Mais l’originalité du cursus tient au fait qu’il n’y a ni cours, ni exam et donc ni stress. Vice-président délégué à l’innovation et professeur d’informatique, Pierre-Alain Muller, cheville ouvrière du projet, est parti de deux constats. Le premier : « Dans ce secteur, le marché du travail est en tension, dit-il. D’autant qu’en Suisse, toute proche, il existe 77 000 offres non pourvues. »

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Italie : Sur la voie des voies romaines

À la découverte des principales voies romaines de l’Europe, cap sur l’Italie, entre Rome et Florence. En Italie, le long de l’antique Via Cassia, à la découverte de quelques splendeurs de la Botte.

Les Étrusques commencèrent à paver des routes dès l’an – 400, avant d’être imités par les Romains, qui perfectionnèrent leurs techniques. Nous parcourons l’Italie à travers son ancien et important axe impérial, la Via Cassia. L’occasion de découvrir quelques splendeurs de la Botte.

L’année 2015 promet d’être favorable aux hedge funds

La cherté des marchés actions et les rendements obligataires bas, voire négatifs, poussent les investisseurs vers des solutions alternatives. Dans ce contexte, les hedge funds ont bien commencé l’année.

L’industrie des hedge funds ne s’est jamais aussi bien portée depuis la crise de 2008. Selon Hedge Fund Research®, 2014 a vu le plus grand flux de capitaux investis dans des hedge funds depuis 2007, soit 76,4 milliards de dollars, portant à un niveau record de 2,85 trillions de dollars leurs actifs globaux. Le baromètre de la performance de l’industrie, l’indice HFRI Fund Weighted Composite Index®, s’est apprécié de 3,3% en 2014 (une performance en dessous des attentes).

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Les dessous de la mondialisation : Cancun, l’autre visage

En 40 ans, Cancún est devenu le temple du tourisme de masse. 4 millions de touristes y passent leurs vacances chaque année. Mais derrière cet extraordinaire développement économique, se cache une autre réalité : des employés mayas discriminés et cantonnés aux postes les moins qualifiés, de grands hôtels dont les formules “all inclusive” mettent à mort le commerce local.

Et un environnement sacrifié au nom du profit : une grande partie de la mangrove a été rasée pour construire les immenses barres hôtelières, mettant en péril un écosystème et la pérennité du site.

Les dessous de la mondialisation – Public Sénat

Immigration : Les hommes invisibles

Souvent on ne lui répond même pas. Tout juste si on lui jette un regard. Zahir, 26 ans, originaire du Bangladesh, est l’un de ces vendeurs de fleurs à la sauvette qui écument les terrasses des restaurants des grandes villes.

De l’appartement qu’il partage avec dix compatriotes aux longues soirées pendant lesquelles il essuie des centaines de refus plus ou moins polis, en passant par la boutique où il s’approvisionne clandestinement en roses, des journalistes ont partagé le quotidien de Zahir.

Les jus de fruits industriels sont-ils vraiment des jus ?

Du jus d’orange classique au kiwi du Lot-et-Garonne, en passant par la banane, le litchi ou la mangue, les choix ne manquent pas quand il s’agit de boire des jus ou nectars de fruits. En 2013, les Français en ont d’ailleurs consommés 1,5 milliards de litres.

Beaucoup de marques mettent ainsi en avant leur teneur en fruits, leur apport en vitamines, mais qu’en est-il vraiment?

Climat : La Chine boude le charbon pour lutter contre la pollution

À Pékin, les autorités ont fermé une troisième centrale à charbon ce 20 mars 2015. Les causes de ce désengagement ? L’application stricte du plan national chinois d’action contre la pollution de l’air. Une décision qui a des conséquences économiques pour la région. Explications.

La Chine mise de moins en moins sur le charbon, mais de plus en plus sur l’économie verte. Depuis qu’elle a dévoilé son plan national anti-pollution fin 2013, elle multiplie les initiatives en ce sens. À Pékin, sur les quatre centrales à charbon que compte la ville, trois ont déjà été fermées, selon l’agence de presse officielle Xinhua.

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17 avril 1975, les Khmers rouges ont vidé Phnom Penh

Après cinq ans de guerre civile au Cambodge, le 17 avril 1975, les Khmers rouges entrent dans la capitale et renversent le régime du général Lon Nol soutenu par les Américains. Les nouveaux maîtres du pays ordonnent le même jour aux habitants de Phnom Penh d’évacuer la ville.

En jetant la population des centres urbains sur les routes, les Khmers rouges exécutent leur plan de ruralisation forcée. La moitié des Cambodgiens vont ainsi se retrouver dans les rizières, pour y être rééduqués. Un quart d’entre eux y trouveront la mort. Durant les quatre années de la terreur khmère rouge, que se passera-t-il dans Phnom Penh, devenue une ville fantôme ? Grâce à des archives et des témoignages inédits, ce film raconte les derniers jours de la présence des étrangers réunis dans l’ambassade de France, le sort réservé aux dignitaires qui s’y sont réfugié, celui de ceux et celles qui croiront en la révolution avant qu’elle ne les broie à leur tour et la prise de la ville par l’armée vietnamienne le 7 janvier 1979.

France 5 (19/04/2015)

Pays-Bas : Un week-end à Bitcoinville

Peut-on, pendant quelques jours, ne payer qu’en bitcoins ? Un journaliste a tenté l’expérience à Arnhem, une ville néerlandaise particulièrement ouverte à la monnaie numérique.

Calé sur le canapé de ma chambre d’hôtel, à Arnhem, aux Pays-Bas, mon iPad affiche la page de Bistamp.net, une plateforme d’échange de bitcoins. La valeur de la cryptomonnaie est en chute libre. Au petit déjeuner un bitcoin valait plus de 400 dollars mais en une demi-heure il est passé à 383 dollars. L’estomac noué, je file à la réception pour payer ma note. Quand je découvre, plus tard, que le cours est remonté, j’ai l’impression de m’être fait avoir.

Ces fluctuations ne sont peut-être pas dramatiques pour la grande majorité des détenteurs de bitcoins, ni pour les milliards de gens qui n’en ont jamais entendu parler, mais pour moi le problème est bien réel : je me suis engagé à payer en bitcoins une chambre dont le prix était fixé en euros. Arnhem est l’un des endroits du monde qui présente la plus forte concentration de commerçants acceptant le bitcoin. Je m’y suis rendu pour tenter une expérience : un journaliste peut-il se payer un week-end entièrement en bitcoins ?

Mieux encore, peut-il non seulement survivre mais encore se faire plaisir ? Si cette ville de 150.000 habitants située sur le Rhin fait bon accueil aux bitcoins, c’est grâce à Patrick van der Meijde. Cet homme âgé de 36 ans a entendu parler de cette monnaie numérique il y a quelques années. Trouvant le concept intellectuellement intéressant, il a décidé d’en acheter. Il s’est toutefois aperçu que le bitcoin ne servait pas à grand-chose s’il ne pouvait rien acheter avec.
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Japon : Une hôtesse d’accueil androïde d’un grand magasin de Tokyo

À Tokyo, un robot humanoïde prénommé Chihira Aico vient de commencer son travail d’hôtesse d’accueil dans un grand magasin.

Nous espérons qu’elle fera parler d’elle. C’est un moyen plus agréable de communiquer des directions plutôt que de toucher un plan interactif. Nous pensons qu’elle déclenchera un ou deux fous rires parmi les clients“, explique Hitoshi Tokuda, directeur du développement chez Toshiba.

Corée du Nord : Le pays du secret

Voyage exceptionnel au cœur du pays le plus fermé et le plus militarisé du monde. La Corée du Nord, dictature qui fait actuellement l’objet d’une enquête onusienne, laisse peu de caméras capter des images de ce qui se passe à l’intérieur de ses frontières.

Fait rare, après de nombreux mois de négociation, des journalistes ont obtenu l’accord des autorités pour réaliser ce carnet de route. Ils ont suivi le quotidien d’une famille nord-coréenne, ont pu ouvrir les portes d’un hôpital, d’une usine, et même interroger des Nord-Coréens dans la rue et dans les campagnes.

Les témoignages recueillis attestent du degré d’embrigadement et d’isolement dans lequel l’État maintient 24 millions de personnes.

Le monde a produit un volume record de «e-déchets»

Le poids des déchets électriques et électroniques a atteint 41,8 millions de tonnes en 2014, selon un rapport de l’Université des Nations-Unies. Moins d’un sixième a été correctement recyclé.

Il n’y a jamais eu autant de déchets électriques et électroniques produits dans le monde. Selon un rapport de l’Université des Nations-Unies (UNU) publié dimanche, quelque 41,8 millions de tonnes de «e-déchets» ont été générés en 2014, deux millions de plus qu’en 2013. Il y aurait de quoi constituer une chaîne d’appareils mis au rebut sur une distance aller-retour entre Paris et Tokyo.

Les déchets électriques et électroniques sont de toutes sortes. Il s’agit pour une large majorité d’équipements souvent volumineux de cuisine, de salle de bain ou de buanderie, tels que des réfrigérateurs et des lave-linge.

Mais aussi de plus petits appareils, comme des téléphones portables, des calculatrices, des ordinateurs portables ou des imprimantes, qui prolifèrent et pèsent désormais 7% des déchets produits. «Tandis que nous assistons à toujours plus d’innovations technologiques, la durée de vie de nos appareils se réduit, ce qui conduit à une hausse rapide du nombre de ‘e-déchets’», résume l’UNU. Dans trois ans, le seuil de 50 millions de tonnes devrait être franchi, selon cette étude.
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États-Unis : Le sportif millionnaire qui vivait dans un van

Daniel Norris est l’un des plus grands espoirs de l’équipe de baseball des Blue Jays de Toronto et est souvent vu comme l’un des meilleurs jeunes lanceurs de la discipline.

Après avoir signé un bonus de plus de 2 millions de dollars à la fin de la saison, il a passé le reste de l’année dans un van Volkswagen de 1978 et fait du surf. VICE Sports est allé à sa rencontre afin de comprendre ce qui pouvait motiver un millionnaire à vivre de la plus simple des façons.

(Merci à Erwinn)

Monnaies, monnaies, monnaies !

Les pièces qui trainent au fond de nos poches ne sont pas anodines. Depuis plusieurs siècles, les monnaies sont l’un des symboles de souveraineté des États, au même titre que les drapeaux ou les armées. Mais en devenant aussi des objets de spéculation en tant que tel, les monnaies semblent s’être éloignées de leur fonction sociale d’origine : l’échange.

Depuis quelques décennies, des monnaies complémentaires voient donc le jour tout autour du globe. Non pas pour concurrencer les monnaies nationale mais plutôt pour les compléter à un niveau local. Tentant, au passage, de redéfinir l’échange social qu’elles sont censées symboliser.

En janvier 2015, nos chères monnaies – euro, dollar, yen, livre sterling et bien d’autres – ont générées en moyenne 5.300 milliards de dollars de transactions par jour.

Des supermarchés en circuit court

À l’heure du réchauffement climatique, limiter l’empreinte carbone de nos aliments est aussi une priorité. FUTURE part découvrir ces supermarchés qui renouent avec les circuits courts, pour le plus grand plaisir des producteurs et des fins gourmets !

Arte Future Mag 18/04/2015

Au Japon, la zone morte autour de Fukushima

Trois ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, l’avenir reste sombre pour les habitants de la région. Leur situation est différente selon qu’ils vivaient dans une zone située à moins de 30 kilomètres des réacteurs – auquel cas l’accès en est totalement interdit – ou au-delà.

À Yamakiya, les habitants ont le droit de revenir dans leur maison deux fois par mois pour soixante heures maximum. À Godomahita, les habitants ont pu rester, mais n’ont pas le droit de boire l’eau de leur puits. Parallèlement, nombre de citoyens doivent continuer à vivre dans des cités de conteneurs. Du provisoire qui dure. Le désespoir s’installe chez ces hommes et ces femmes qui ont tout perdu et ne croient plus guère aux promesses des autorités qui prétendent gérer les suites de la catastrophe.

Réalisé par Tilman Jens (Villes en déclin – Arte 16/04/2015)