« Géopolitique de la France, plaidoyer pour la puissance »

Philippe Conrad s’entretient avec Pascal Gauchon autour de son dernier ouvrage, « Géopolitique de la France » (Presses Universitaires de France, 2012).

La France est une puissance moyenne… mais c’est une des premières puissances mondiales. On l’oublie trop. C’est dans beaucoup de domaines la principale puissance européenne, on n’y pense jamais assez. Voici un livre pour remettre quelques idées en place et en rappeler les évidences. Une potion anti-autodénigrement.


Le livre de Pascal Gauchon. « Géopolitique de la France » est de cette sorte de livres qu’il faudrait garder à porter de main, pour les moments de spleen. Son sous-titre, « Plaidoyer pour la Puissance », présente un livre, qui peut se concevoir comme une potion contre les désordres mentaux causés par les inconséquences des Agences de notation, le déferlement des « modèles », dont le dernier en date, l’Allemand, et par les accusations de type guerre civile venant de générations autoproclamées « spoliées par leurs ainées ».

C’est un livre qui énonce, sans fard ni outrance que si la France n’est qu’une puissance moyenne, elle est toujours parmi les cinq premières puissances du monde pour le PNB, pour les exportations, que, parmi les nations européennes, elle est au premier rang dans un nombre impressionnant de domaine et que, dans le futur, elle sera première par sa population.
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Grèce : Les retraits bancaires s’intensifient

Plus de 700 millions d’euros ont été retirés des banques grecques sur la seule journée du 15 mai. La crise politique fait ressurgir le spectre d’un bank run et d’une éventuelle contagion à toute l’Europe.

Les responsables politiques grecs se refusent pour l’instant à parler de bank run, c’est-à-dire d’un vrai mouvement de panique bancaire. Ils reconnaissent un« sentiment de peur qui pourrait évoluer en panique ». Pourtant, ça y ressemble de plus en plus.

Jusque-là, les retraits s’étaient étalés dans le temps. Les Grecs ont retiré 60 milliards d’euros depuis le début de la crise, en 2009. Ce qui représentait déjà près d’un tiers du PIB grec. Le 15 mai, 700 millions ont été retirés des banques en une seule journée.

Ce rythme pourrait encore s’accélérer si l’hypothèse d’une sortie du pays de la zone euro se faisait plus vraisemblable. L’échec des négociations en vue de former une coalition gouvernementale et la tenue de nouvelles élections n’ont de ce point de vue rien de rassurant.

Un risque majeur de contagion

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Hollande dévoile son cabinet : Le changement, c’est maintenant…

Le président a nommé à l’Élysée cinq énarques, dont deux issus de sa promotion.

Ce sont les premiers noms communiqués mardi après-midi par l’Élysée, qui a ainsi dévoilé l’ossature du cabinet de la présidence de la République… Emmanuel Macron a été désigné secrétaire général adjoint…

http://www.dailymotion.com/video/xmmgy7

Il est l’un des inspecteurs des finances les plus brillants de sa génération.

Cet énarque de 34 ans, associé-gérant de la banque Rothschild, incarne l’aile libérale du PS.

Ancien assistant du philosophe Paul Ricœur, il a quitté Bercy en 2007 pour faire carrière dans le monde des affaires. Son carnet d’adresses étoffé représente un atout pour François Hollande, qui devrait le consulter sur les questions économiques (régulation financière notamment).

Emmanuel Macron a été rapporteur de la commission Attali sur la croissance, mise en place par Nicolas Sarkozy en 2007.

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Transformer ses calories en électricité, un régime de printemps écolo

Des installations sportives en plein air qui transforment l’énergie dépensée en électricité ont été inaugurées en Grande-Bretagne…

Le concept, développé par l’entreprise Great Outdoor Gym Company, a tout pour plaire: accessible gratuitement, il est financé par les municipalités qui y voient un moyen de lutter notamment contre l’obésité et d’améliorer la santé des populations les plus modestes.  Cerise sur le gâteau, l’énergie déployée pendant l’effort sur les vélos ou les tapis est transformée en électricité qui alimente le parc la nuit.

«On a l’impression de participer à quelque chose»

Si les usagers sont assez nombreux, et assez courageux, ils pourront peut-être bientôt recharger leurs téléphones ou leurs lecteurs MP3 sur les machines.

«Ca donne une raison supplémentaire de venir faire de l’exercice, pense Georgie Delaney, de Great Outdoor Gym Company. Beaucoup de gens pensent que c’est une perte de temps, mais quand on a quelque chose de tangible qui en ressort, on a l’impression de participer à quelque chose.»

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LEAP : 2ème semestre 2012 – Convergence de quatre facteurs explosifs : Banques-Bourses-Retraites-Dettes

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique, 15 mai 2012

Les quatre cavaliers de l'Acropol...ypse

En attendant que l’Euroland se dote, d’ici la fin 2012, d’un projet politique, économique et social commun de moyen et long termes, suite notamment à l’élection du nouveau président français François Hollande, anticipée depuis de nombreux mois par le LEAP, les opérateurs resteront prisonniers des réflexes de court terme liés aux soubresauts politiques grecs, aux incertitudes sur la gouvernance de l’Euroland et aux risques sur les dettes publiques.Parallèlement, aux Etats-Unis, la dissipation de l’illusion d’une reprise (1) cumulée au renouveau d’inquiétudes sur l’état de santé du secteur financier américain (dont JPMorgan vient d’illustrer la fragilité) et au grand retour du problème de l’endettement du pays conduisent les acteurs économiques et financiers à envisager un avenir de plus en plus inquiétant (2).

Au Royaume-Uni, le retour en récession du pays se conjugue à l’échec de maîtrise des déficits et à la montée d’une colère populaire face à une austérité qui n’en est pourtant qu’à ses débuts (3).

Au Japon, l’atonie économique et l’affaiblissement des exportations dans un contexte de récession mondiale (4) font ressortir le spectre de l’endettement excessif du pays.

Dans ce contexte, selon le LEAP, le second semestre 2012 va être le moment privilégié de la convergence de quatre facteurs explosifs pour les économies occidentales : banques, bourses, retraites et dettes. Lire la suite

Neuromarketing : Consommateurs pris au piège

Enquête sur le neuromarketing mis en place par la grande distribution et les commerçants pour inciter à acheter : cette méthode redoutable incite à l’achat.

Les magasins manipulent les sens des clients grâce à de la musique, des parfums et des visuels. Ces astuces permettent de déclencher l’acte d’achat. Les professionnels du marketing détournent des technologies médicales directement liées à l’étude du cerveau.

Cette méthode, appelée neuromarketing, permet ainsi de deviner ce que veut le client sans même que ce dernier ait à y réfléchir. Ce business importé des États-Unis séduit les industriels français, qui le développent pour augmenter leurs ventes.

(Merci à Romégas)

Crise grecque : Adieu l’Euro ?

Débat fort animé entre économistes :

- Jean-Jacques Rosa, auteur de « L’Euro, comment s’en débarrasser? »

- Philippe Dessertine, Directeur Institut des Hautes Finances,

- Jean-Dominique Guiliani, Président de la Fondation Robert Schuman.

Partie 1:

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Crise grecque : Les banques françaises résisteraient au pire des scénarios

Les établissements financiers français sont capables de résister au pire scénario grec, y compris une sortie de la zone euro. C’est le message délivré par le gouverneur de la Banque de France.

Je ne connais aucun groupe qui serait mis en difficulté par un scénario extrême sur la Grèce ».Le gouverneur de la Banque de France n’a eu de cesse lundi 14 mai de répeter ce message.

En marge de la présentation du rapport annuel de l’Autorité de contrôle prudentiel qu’il dirige, Christian Noyer a voulu écarter tout risque. Même en cas de sortie de la Grèce de la zone euro.

Il est très clair : « Quoi qu’il arrive, ce ne sera pas un problème pour le secteur financier français ».

Et pour cause ! Il rappelle que les banques françaises ont déjà provisionné 75 % de leurs titres de dettes grecs. En effet, si l’on regarde dans le détail, chacune des grandes banques françaises ne portent plus que quelques centaines de millions d’euros d’exposition résiduelle à la dette grecque. Alors pour Christian Noyer, « les 25 % restants » ne peuvent pas être un problème.

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Olivier Delamarche : «On a faillit tous périr à cause de JP Morgan»

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 15 mai 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission « Intégrale Bourse. »

« Dans ce genre de banques il n’y a pas contrôle qui soient opérés, on continue à prendre les mêmes risques – Ils sont assurés par les banques centrales, donc il n’y a pas de raison de ne pas continuer – Il faut aller plus loin que le Glass-Steagall Act et que ces banques soient reprises par l’État – Le boulot des banques n’est pas de jouer sur les marchés. »

Comment le Japon se passe du nucléaire

Alors que le gouvernement japonais vient de se fixer pour objectif de réduire de 20% la consommation d’électricité du pays cet été, tour d’horizon des moyens, plus ou moins sérieux, d’y arriver…

Avant...

Après.

La règle de base: supprimer les consommations inutiles

Tokyo scintillant de mille néons publicitaires pourrait bien devenir une image de carte postale. Dans les villes japonaises, depuis un an, on a coupé toutes les lumières inutiles dans les bureaux et les administrations.

La nuit, pas question de laisser son ordinateur allumé ou même en veille, les ascenseurs sont mis hors service dès le dernier employé parti et dans les gares, les métros et les centres commerciaux, les escalators se reposent. Les distributeurs de boissons ont été montrés du doigt par le gouverneur de Tokyo, qui les a accusé de consommer «autant que plusieurs réacteurs nucléaires»: fini les sodas frais, on emmène sa gourde isotherme avec soi.

A la maison, on change de mode de vie

Chez eux, les Japonais réduisent l’usage de tous les appareils électroménagers, des cuiseurs à riz aux lave-vaisselle. Des recettes de cuisine ne nécessitant pas de cuisson s’échangent, à base de tofu, d’algues ou de cornichons. Les sashimis, des tranches de poisson cru, ont la cote. En hiver, pour se réchauffer, on consomme de la bière chaude avec du sucre et des épices, comme le propose un brasseur local.

L’hiver devient plus convivial: on s’équipe de bouillottes et de chaufferettes pour affronter les grands froids sans monter le chauffage, on se rassemble dans la même pièce pour faire marcher la chaleur humaine et on dort (au moins) à deux pour ne pas grelotter.

En revanche, l’été, inutile de dormir tout nu: cela ne rafraîchit pas. Il vaut mieux se raconter des histoires qui font peur avant de s’endormir, histoire de se glacer le sang… Et on laisse les enfants s’adonner aux joies de l’uchimizu, une tradition qui consiste à asperger d’eau le pas de sa porte pour faire baisser la température. Pour ceux qui ont craqué pour un ventilateur, les autorités conseillent de placer devant une bouteille d’eau glacée qui en optimise l’effet. Beaucoup de Japonais ont également entrepris d’isoler leur maison, soit à l’aide de films plastique (à l’efficacité relative), soit avec des rideaux végétaux.

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Le « factchecking » est en train de nous détruire

Les seuls débats économiques du moment sont des débats de chiffres. Chiffres inutiles, chiffres illusoires, ils masquent l’essentiel de la situation qu’ils prétendent décrire, et permettent aux responsables politiques d’oublier qu’ils sont en charge de notre avenir.

«Quel est le pays, le pays, il y en a un, qui n’a pas connu un trimestre de récession depuis 2009? C’est la France. [...] Y a-t-il un pays au monde qui a fait mieux? Y a-t-il un pays d’Europe et de l’OCDE qui a fait mieux en termes de croissance que la France depuis 2009? Il n’y en a pas.» Cette phrase aurait pu être l’axe central de la campagne électorale. Cette phrase de Nicolas Sarkozy ouvre tous les débats qui doivent être ceux de notre pays. On n’en retiendra pourtant qu’une polémique totalement vaine sur les performances comparées des différents Etats de l’OCDE et la définition même du mot « récession ».

Cette phrase est appuyée sur un fait, qu’aucun camp politique ne peut revendiquer, parce que c’est le résultat de 60 ans d’action publique : la France est un des pays qui a le mieux protégé le niveau de vie de sa population pendant la crise. Elle ouvre une question : quel est le prix de cette résistance ? Elle devrait nourrir le débat de tous les débats : le modèle français de protection sociale issu de la résistance est-il encore viable aujourd’hui et si oui à quelles conditions ? La taille de notre secteur public est-elle encore soutenable aujourd’hui, et si oui, à quelles conditions ? Je vais même plus loin, est-ce une fin en soi de résister à la récession ? Ne serait-il pas souhaitable d’avoir un modèle beaucoup plus dynamique qui épouse davantage les cycles du monde. Je n’en sais rien (ou plutôt si, j’ai mon idée, mais ce n’est pas le sujet).

Ce ne sont pourtant pas les questions sur lesquelles s’est porté le débat public. Non, ce que j’ai lu, entendu, ce sont des « mises au point » sur la définition de la récession, sur les résultats meilleurs visiblement de la Suisse ou de la Suède, sur tel ou tel trimestre, de tel ou tel pays, dans le seul but de  savoir si la phrase était « juste » ou pas.

Misère! Le « factchecking » venait de prendre le pouvoir !

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Grèce : La sortie de l’euro, un gouffre financier pour la France

En cas de retour à la drachme, les contribuables européens – allemands et français en particulier – devront mettre la main au portefeuille.

L’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone euro se rapproche. « Si un membre d’un club ne respecte pas les règles, il est préférable qu’il quitte le club », a lâché José Manuel Barroso lundi. « Si la Grèce ne tient pas parole, il n’y a pas de raison de la soutenir financièrement », a renchéri Jens Weidmann, gouverneur de la BCE et patron de la Bundesbank avant la réunion des ministres des Finances, qui devait se tenir lundi après-midi.

Derrière ces discours de fermeté, les Européens sont en réalité bien embarrassés. Car le retour à la drachme à Athènes pourrait leur coûter une petite fortune. La dévaluation qui suivrait le retour à la monnaie nationale entraînerait en effet une explosion de la dette grecque, libellée en euro, ce qui la rendrait impossible à rembourser en intégralité. Or, depuis l’effacement de plus de 50 % de la dette grecque détenue par les créanciers privés, ce sont les États européens qui détiennent l’essentiel de la dette souveraine grecque…

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Avec Hollande, la fin de la Françafrique ?

Depuis l’élection de François Hollande, la presse africaine francophone ne manque pas de rappeler les nombreux défis que le président français devra relever pour répondre aux attentes du continent. Revue de presse.

Dessin de Damien Glez

« Les Africains auraient-ils le coeur à gauche ? » s’était interrogé le portail d’information Gabonlibre pendant la campagne présidentielle française en raison de l’enthousiasme sur le continent qu’avait globalement suscité la candidature de François Hollande. « Pour toutes ces raisons liées à l’histoire et à la géographie, rien de ce qui se passe dans l’Hexagone ne nous est indifférent. Surtout l’élection présidentielle pour laquelle, consciemment ou non, le coeur et la raison des Africains ont voté pour Hollande », lui avait répondu le portail d’information sénégalais Rewmi.

Après cinq ans de sarkozysme, le nouveau président français cristallise de nombreuses attentes en Afrique, notamment sur la fin de la fameuse Françafrique. Rewmi, portail d’information sénégalais, titrait « François Hollande président. Un nouvel espoir pour l’Afrique ». Principales raisons de cet engouement ? « Il a redonné un peu d’espoir aux Africains en se montrant favorable à l’accueil des étudiants étrangers et en s’engageant à réduire les délais d’attente de l’examen des dossiers concernant les demandeurs d’asile », explique le site.

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Divergences en Europe sur les moyens de relancer la croissance

Le Chypriote Panicos Demetriades, nouveau membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, a plaidé samedi pour une stimulation de la croissance au moment où le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, répétait son hostilité à tout financement des mesures de relance par des fonds publics.

« Un filet de sécurité solide pour l’emploi et le niveau de vie des citoyens interrompra la baisse des revenus de l’Etat et par conséquent, l’accroissement des déficits (budgétaires) », a estimé le nouveau gouverneur de la Banque centrale de Chypre lors de sa première conférence de presse à Nicosie.

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Grèce : La faim s’établit

Les paroles d’encouragement de la politique ont pour de nombreux Grecs un ton cynique. Après trois ans de récession et d’innombrables mesures d’austérité, ils sont découragés et accablés. La faim et le désespoir se déploient.

Athènes. Sotiris Panagopoulos recompte son argent. Mais il n’y en aura pas plus pour autant. 599,95 euros: Avec ça il devra dans les quatres prochaines semaines entretenir sa femme et ses deux enfants en bas âge. «Comment va-t-on y arriver?» demande cet homme de 35 ans désespérément. 320 euros sont réservés pour la location, en plus il faudra payer les factures d’eau et d’électricité. «En fait, il ne nous reste qu’à peine sept euros par jour pour vivre.» Il y a cinq mois, il a perdu son travail de plombier. L’entreprise a fait faillite d’un jour à l’autre, 23 personnes se sont retrouvées dans la rue.

Les Grecs en troisième année de crise: un peuple découragé et désespéré, accablé par toujours plus de mesures d’austérité. Depuis le début de la crise, l’économie s’est dégradée de presque 15%. Selon l’institution des statistiques de l’UE, Eurostat, déjà 28% des Grecs entre 18 et 64 ans vivent au seuil de la pauvreté. Selon un sondage, une PME sur quatre craint de devoir fermer son entreprise «prochainement».

Panagopoulos n’est pas le seul qui, en ce matin pluvieux, va chercher son allocation chômage à l’agence de l’emploi de Perama. La file d’attente s’allonge chaque mois. Perama se situe à une petite heure à l’ouest d’Athènes sur le golfe Saronique, autrefois, la ville était le centre de l’industrie de la construction navale grecque. Aujourd’hui, ce lieu de 25 000 habitants détient le record du taux de chômage en Grèce: environ 60%. La plupart des entreprises ont des problèmes depuis des années, parce qu’elles ne peuvent plus concurrencer les grands chantiers navals d’Asie. La récession a fait le reste.

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Michéa : L’illusion du clivage droite-gauche

Conférence de Jean-Claude Michéa autour de son essai Le complexe d’Orphée (Ed. Flammarion). Conférence animée par Vincent Taissere, libraire responsable du rayon Philosophie, politique et pensée critique, coordinateur du cycle de conférences La Fabrique de Philosophie.

«  Déracinés de tous les pays, unissez-vous sous l’égide du marché mondial ! » ; tel pourrait donc être, en somme, le nouveau mot d’ordre de la gauche libérale. 

Partie 1:


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Fin annoncée de l’ère du billet vert

« Le parcours du dollar américain est insoutenable, et ne sera pas soutenu », affirme James Rickards, auteur de Currency Wars, paru en février chez Portfolio Penguin. Certains jugent que ce livre a des relents de scénario catastrophe, mais il demeure que plusieurs experts consultés par Finance et Investissement s’entendent pour dire que d’ici environ cinq ans, le règne sans partage du billet vert aura cessé. Toute la question est de savoir si cette fin sera ordonnée ou chaotique.

Vérité - Prochaine sortie

Il est certain qu’à court et moyen termes, le dollar reste le maître. Quand il compare le dollar, l’euro et le yen, Jean-René Adam, chef des placements adjoint et vice-président, marchés nord-américains, chez Hexavest, affirme qu’il « aime mieux détenir des dollars américains, car les États-Unis apparaissent comme la zone la moins mal en point ».

Certes, plusieurs critiquent la Réserve fédérale américaine (Fed) et sa manie d’imprimer de l’argent à qui mieux mieux, mais l’Union européenne aussi s’en donne à coeur joie, et le Japon en fait autant depuis 20 ans. À ce jeu, « les monnaies maintiennent tant bien que mal leurs rapports entre elles », fait remarquer André Marsan, président de Sigma Alpha Capital.

Pourtant, sous ces apparences tranquilles s’agitent de puissants courants de fond qui oeuvrent à transformer radicalement le paysage des monnaies au cours des prochaines années. James Rickards assure qu’une guerre des monnaies se déroule, dont la première salve a été lancée en 2009 avec la première ronde d’assouplissement quantitatif de la Fed. Lire la suite

Goldman Sachs : Enquête sur une société secrète

Par Marc Roche

Content, de son sort, de son employeur, Yoël Zaoui affirmait sans broncher que tout allait bien dans le meilleur des mondes. C’était en octobre 2008, la clameur de la crise financière semblait bien éloignée de la salle de réunion glacée de Goldman Sachs International à Londres où le Français, à l’époque codirecteur de la banque d’investissement en Europe, nous avait longuement reçu dans le cadre d’une enquête du Monde sur la banque la plus puissante de la planète.

Trois ans et demi plus tard, le petit prince de cette finance impitoyable est tombé de son piédestal. Après vingt-quatre ans de bons et loyaux services à Goldman Sachs, celui qui avait obtenu le statut d’associé en 1998 avant d’être désigné au saint des saints de la banque d’affaires – le management committee (comité de gestion) – a démissionné début avril, à 51 ans. Le diplômé de HEC et de l’université Stanford aux États-Unis, premier Européen à faire partie du comité de gestion de GS, avait été rétrogradé un an auparavant puis privé en mars 2012 de son strapontin au conseil d’administration de la filiale européenne. Goldman finit toujours par brûler ceux qu’elle a portés au pinacle.

L’histoire – et celle des entreprises n’y échappe pas – a souvent de mordantes ironies. En même temps que la banque avait annoncé le 14 avril le doublement de ses bénéfices, au-delà de toute attente, on apprenait que 70 associés sur 400, les locomotives du business, avaient quitté l’établissement au cours des dix-huit derniers mois.

A première vue, cette hémorragie de banquiers chevronnés aurait dû avoir un effet psychologique déplorable. Il n’en est rien. Car ces départs sont inhérents à la culture d’entreprise exceptionnelle de Goldman Sachs pour laquelle, à rester trop longtemps à leur poste, les banquiers s’engourdissent, se reposent sur leurs lauriers et commettent des erreurs.

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États-Unis : La première banque du pays a perdu 2 milliards

JP Morgan a annoncé une perte de 2 milliards de dollars dans le courtage, toujours liée à la crise de 2008.

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La banque américaine JPMorgan Chase a annoncé jeudi qu’elle avait enregistré sur les six dernières semaines une perte de 2 milliards de dollars dans le courtage, qui pourrait grossir à cause de positions risquées de dérivés de crédit, produits à l’origine de la crise de 2008.

Lors d’une conférence téléphonique surprise, le PDG Jamie Dimon a évoqué des pertes liées à des « contentieux d’environ 200 millions de dollars » et des « pertes de courtage avant impôt de plus de 2 milliards de dollars  », compensées par « un milliard de dollars de gains sur les ventes de produits de couverture face à la dette  ».

Il a ajouté que le portefeuille d’actifs incriminé présentait encore « beaucoup de volatilité« . « Nous allons le gérer au maximum » mais « il pourrait nous coûter jusqu’à un milliard de dollars ou plus » et « le risque va perdurer pendant plusieurs trimestres  ».

Le groupe a lancé une étude sur la façon dont ces pertes sont survenues, mais il y a eu « beaucoup d’erreurs, de manque de rigueur et de mauvais jugement  », a commenté Jamie Dimon.

Cette perte est survenue parce que le groupe a voulu couvrir son exposition aux crédits, qui représente « le plus gros » risque pour le groupe financier, dont l’activité de coeur est d’émettre des prêts.

Pour cela il a acheté massivement des dérivés de crédit, des « credit default swap » (CDS), qui sont des sortes de contrats d’assurance destinés à se protéger d’un éventuel défaut de paiement d’une institution.

Le Matin