La justice américaine estime illégal le sauvetage de l’assureur AIG en 2008

Maurice Greenberg, l’ancien PDG de l’assureur American International Group (AIG), a remporté, lundi 15 juin, une victoire de principe face à l’Etat américain. Un tribunal fédéral de Washington a en effet estimé que la prise de contrôle du groupe par le gouvernement au moment de la crise de 2008, afin de le sauver de la faillite, était abusive. Toutefois, le juge Thomas Wheeler a refusé d’accorder aux actionnaires plaignants, dont M. Greenberg en tête, les 40 milliards de dollars qu’ils réclamaient à titre de dédommagement.

Ce procès est l’aboutissement d’une plainte collective déposée en 2011 par l’ex-patron du groupe, qui accusait le gouvernement d’avoir spolié les actionnaires lors de la nationalisation d’AIG, le 16 septembre 2008. M. Greenberg, 90 ans, avait été évincé du groupe en 2005, après l’avoir dirigé pendant près de quarante ans, à la suite d’une enquête sur des malversations comptables. Sous sa direction, le groupe avait multiplié les produits spéculatifs, notamment les dérivés liés aux crédits immobiliers « subprimes », qui allaient être à l’origine de la crise.

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Le passé oublié du système de Bretton Woods

Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale sont souvent mises en avant pour leurs politiques néolibérales en matière de développement. La genèse des institutions de Bretton Woods montre toutefois leur inscription dans un creuset intellectuel et politique favorable à l’intervention de l’État.

Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale sont sans doute, depuis les années 1990, les organisations internationales les plus décriées en matière de politiques de développement. Dans ce livre paru aux États-Unis pour le soixante-dixième anniversaire de la conférence de Bretton Woods, Eric Helleiner, professeur de science politique à l’université de Waterloo, entreprend de démonter un certain nombre d’idées reçues sur les fondations du système économique mis en place à Bretton Woods en 1944 et sur la mise en place de la politique internationale d’aide au développement.

L’histoire des ces institutions a déjà pourtant été étudiée par plusieurs chercheurs [1], mais Helleiner apporte de nouvelles idées grâce à son travail minutieux de dépouillement des archives. Il montre notamment que, bien avant le tournant néolibéral des années 1980 du FMI et de la Banque mondiale, il y avait eu, au moment de la fondation des institutions de Bretton Woods, un terreau d’idées et de politiques davantage orientées vers un développement contrôlé par l’État, aux antipodes de ce qu’ont pu prôner par la suite ces institutions.

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Tesla Powerwall : la batterie d’Elon Musk peut-elle tout changer ?

Début mai, Elon Musk (@elonmusk), le très médiatique patron des voitures électriques Tesla Motors et président de SolarCity, le premier installateur et fournisseur de panneaux solaires des Etats-Unis, a annoncé (voir la vidéo de sa présentation) le lancement de Tesla Energy et de son nouveau produit : le Powerwall, des batteries lithium-ion domestiques pour le stockage de l’énergie. Elégantes, compactes, simple d’utilisation et d’installation, relativement accessibles (à partir de 3000$), le succès ne s’est pas fait attendre, puisque Tesla aurait vendu en précommande quelques 38 000 Powerwall en un mois rapporte le journal du Geek.

Le Powerwall est un dispositif de batteries pour stocker l’énergie de panneaux solaires ou du réseau électrique, afin d’utiliser l’électricité stockée lors des pics de demande, à savoir le matin ou en soirée, permettant donc d’utiliser l’énergie solaire quand on en a le plus besoin, ou de stocker de l’énergie achetée en heure creuse lorsqu’elle est facturée en heure pleine.

Le Powerwall est capable de stocker 7 à 10 kWh et on peut associer jusqu’à 9 batteries, multipliant la capacité de stockage d’autant. Grosso modo, une batterie permet de fournir l’électricité dont la maison a besoin pour fonctionner le soir si le soleil est suffisant pour la recharger chaque jour.

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Les subventions aux énergies fossiles représentent 10 millions de dollars par minute

Les subventions dont bénéficieront les entreprises d’extraction d’énergies fossiles en 2015 vont atteindre 5300 milliards de dollars (4740 milliards d’euros), lit-on dans un récent rapport du FMI.

Et si c’était le rapport qu’on attendait pour secouer la COP21, la conférence internationale sur le Climat qui se tiendra à Paris dans six mois ? Dans un rapport intitulé  « How Large Are Global Energy Subsidies? » (« Quelle est l’ampleur des subventions dans l’énergie? ») remis le 18 mai au Fonds monétaire international (FMI), David Coady, Ian Parry, Louis Sears et Baoping Shang estiment que les subventions dont bénéficieront les entreprises d’extraction d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) atteindront cette année 5300 milliards de dollars (4740 milliards d’euros), soit 14,5 milliards de dollars par jour ou encore 10 millions de dollars par minute (voir le rapport intégral ci-dessous).

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L’ADN serait la clé USB du futur ? Oui, l’homme-ordinateur n’est pas un fantasme…

Et si nous étions en passe de devenir des hommes-ordinateurs à part entière ? Avec des interfaces implantées sous la peau ou directement injectées, bientôt nous serons diagnostiqués par des nano-particules et en capacité de stocker notre mémoire dans notre ADN. Un fantasme ? Pas sûr pour Jean-Paul Fritz, qui fait le point sur les recherches en cours.

L’ADN va-t-il remplacer les disques durs ? Écrire des données sur de l’ADN, construire des machines avec des molécules, l’avenir va-t-il voir l’informatique devenir une branche annexe de la biologie ?

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Vivre Autonome et en Autarcie documentaire sur l’autonomie 2015

Vivre en autarcie ne signifie pas vivre en perpétuelles vacances mais exige au contraire un travail de tout instant. Pour vous nourrir, il vous faudra opter pour la culture et l’élevage. Quelques lapins, des poules pour les oeufs… Pourquoi pas une chèvre pour le lait et le fromage. Pour la culture, un jardin potager et un verger vous nourriront sainement. Enfin, la cueillette sauvage mettra du beurre dans les épinards, de nombreuses plantes étant comestibles. Le retour à la nature nécessite une préparation et un courage permanent.

L’acidité des océans pourrait entraîner la fin de l’humanité

Ni bombe nucléaire, ni fonte des glaces: l’extinction de l’humanité pourrait provenir de l’acidité des océans. C’est ce qu’une nouvelle étude tend à démontrer.

Le monde du silence continue lentement de dépérir. Selon une récente étude menée par une équipe de l’Université d’Edimbourg, la situation est plus qu’alarmante. En cause, l’acidification des océans. Autrement dit, la forte concentration de dioxyde de carbone qui continue toujours de croître, alors que l’océan ne peut en ingérer qu’une certaine quantité.

Un phénomène qui s’est déjà produit il y a 252 millions d’années à cause d’énormes éruptions volcaniques. Plus de 90% des espèces animales marines et plus des deux tiers des espèces terrestres avaient alors été rayées du globe.

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Transition énergétique : Un village alsacien prépare l’après pétrole

Jean-Claude Mensch, maire d’Ungersheim, voit l’avenir en vert. Elu depuis 1989, cet ancien mineur de potasse, a fait entrer la petite commune de 2000 âmes, dans la Transition énergétique.  Calèche emmenant les enfants à l’école, piscine chauffée à l’énergie solaire et restauration bio, rien ne l’arrête. Paris Match est allé à sa rencontre.

Paris Match : Vous avez rejoint le réseau des villes et territoires en transition en 2011. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?

Jean-Claude Mensch : Je m’inspire du mouvement lancé par Rob Hopkins en 2006. Il sera d’ailleurs présent à Ungersheim le 26 et 27 septembre pour parler de son concept. Cet enseignant en permaculture avait créé un modèle de transition avec ses étudiants à Kinsale en Irlande.

La ville de Totnes en Grande-Bretagne a été la première à utiliser sa méthode pour tenter d’atteindre l’autonomie énergétique et alimentaire.  La commune a rejoint officiellement ce mouvement en 2011 mais elle a commencé sa transition il y a beaucoup plus longtemps, dès les années 90. Le but est d’atteindre l’autonomie énergétique, alimentaire et intellectuelle.  Nous voulons nous éloigner au maximum de la société consumériste.

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Vladimir Poutine est-il nul en économie ?

Six mois après la dégringolade historique du rouble et sur fond de légère «désescalade» en Ukraine, la Russie n’est pas sortie d’affaire et la récession s’est installée. Les sanctions européennes et américaines ont fonctionné – mais elles ne sont pas seules en cause. Et si, comme le dit un éditorialiste, le président russe conduisait son pays à la ruine ? 

Dans son Edito éco du 18 mai 2015 sur Europe 1, Nicolas Barré développait une vision pessimiste, voire féroce, de la politique économique russe : si le pays est en récession, ce n’est pas seulement à cause des sanctions européennes. L’éditorialiste pose la question : et si ce «grand stratège» en politique étrangère qu’est Vladimir Poutine, était en réalité une catastrophe en matière d’économie?

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Grèce : comment les créanciers utilisent le Bank Run dans la négociation

La BCE a ce vendredi décidé de relever le plafond de l’ELA de 1,8 milliard d’euros selon d’autres. La Banque de Grèce demandait 3,5 milliards d’euros. Autrement dit, la BCE n’a même pas accepté de ne donner le strict nécessaire. Assez pour faire face pendant quelques jours, mais le scénario chypriote reste d’actualité pour la Grèce. Tout au long de la semaine, les créanciers et la BCE ont tout fait pour déstabiliser les déposants grecs. Et placer le gouvernement grec devant un choix impossible.

Le plan des créanciers se déroule-t-il comme prévu en Grèce ? Confronté à une résistance opiniâtre des autorités helléniques sur leurs « lignes rouges », autrement dit principalement sur le refus de réduire les pensions de retraites et d’alourdir fortement la TVA, l’Eurogroupe et le FMI ont tenté une nouvelle offensive durant cette semaine pour « briser les lignes » grecques.

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La Haute finance à l’assaut de votre patrimoine génétique

Le dieu-argent de la haute finance est un dieu gourmand voire vorace. Il n’a jamais de sensation de satiété. Ce 21ème siècle est son heure. Il s’est coup sur coup approprié sans grande difficulté le marché de l’emploi, a saboté le concept d’Etat-Nation, a privatisé les services publics, a démantelé les institutions publiques de plus en plus soumises aux besoins impératifs du marché mondial, a confisqué les capitaux de retraite et autres épargnes, a mis la main sur les ressources naturelles mondiales, a siphonné les monnaies nationales et les excédents des balances publiques, etc. La privatisation de la planète et de ses ressources est ainsi une réalité difficilement contestable.

Les exploits du dieu-argent sont innombrables. Le plus déterminant pour l’avenir de l’humanité serait la réussite du renversement déjà bien engagé de la suprématie des législations nationales en sa faveur. Pour faire simple, le système du dieu-argent supplante aujourd’hui les gouvernements qui lui ouvrent grand les portes de leurs territoires et de leur législation dans une ambiance d’impuissance mêlée d’un certain fatalisme.

Que ce transfert de la suprématie du peuple en faveur des marchés financiers soit reconnu constitutionnellement et l’on verra tomber tout rempart protecteur de l’homme, de son identité et par extension de l’humanité.

Cette fragilisation des droits de l’humain et de sa liberté de disposer de lui-même dans un environnement sécurisé est fortement aggravée actuellement par une technologie massivement soutenue par les marchés financiers qui a pris une option claire pour le transhumanisme.

Eugénisme, marchandisation de l’être humain, captation du patrimoine génétique, humanisation des robots et robotisation de l’humain sont devenus non seulement possibles mais exigés par des décideurs inconnus cachés derrière les marchés financiers.

La bataille de fond qui se livre actuellement est celle de l’identité de l’humanité, des libertés inaliénables et gratuites de l’homme. L’enjeu : La privatisation de la VIE et de l’immortalité. Rien de moins !

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Une puce sous-cutanée avec biocapteurs révolutionne la médecine de demain

Des chercheurs viennent de présenter leur nouveau dispositif : une puce à biocapteurs installée sous la peau qui contrôle l’état de santé et le dosage des médicaments tout en communiquant les données à un mobile. 

Plusieurs équipes de l’école polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) en Suisse, travaillent sur une nouvelle puce à biocapteurs permettant des analyses en continu sur des durées aussi longues que possible.

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Norvège : La première autoroute à abeilles inaugurée à Oslo

La capitale Norvégienne vient d’inaugurer la première autoroute à butineuses au monde. Un long corridor traversant la ville où des stations de pollinisation attendent les heureuses butineuses tous les 250 mètres.

L’information passée relativement inaperçue est rapportée par le Osloby, un journal local Norvégien. Le pays nordique n’est pas épargné par le phénomène d’effondrement des colonies d’abeilles et tout particulièrement des bourdons. Pollutions diverses, pesticides, étalement urbain et changements climatiques, ces insectes à l’utilité majeur pour l’environnement ne cessent de subir les conséquences de l’activité humaine chez eux comme ailleurs. Selon la liste rouge 2014 de l’IUCN (International Union for Conservation of Nature), près d’un quart des bourdons d’Europe sont menacés.

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Mirages du libre-échange

La résistance contre la déferlante du commerce sans limites commence à trouver un écho chez les parlementaires américains, qui ont rechigné devant la ratification accélérée du traité de partenariat transpacifique voulue par le président Barack Obama. Après deux décennies, le bilan accablant de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) ne devrait guère les inciter à persévérer dans cette voie.

Conclu entre le Mexique, les Etats-Unis et le Canada, l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) est entré en vigueur, le 1er janvier 1994, au milieu d’un flot de promesses. Ses promoteurs l’avaient répété : il allait permettre de développer les échanges commerciaux, doper la croissance, créer des emplois, réduire l’immigration clandestine. Tandis que le Washington Post s’émerveillait devant la « liste des nouvelles chances et des avantages » qu’il offrait (14 septembre 1993), le Wall Street Journal se réjouissait à l’idée que les consommateurs puissent bientôt bénéficier « de prix plus bas sur une vaste gamme de produits » (7 août 1992). Quant au Los Angeles Times, il assurait : « L’Alena générera beaucoup plus d’emplois qu’il n’en détruira » (29 mai 1993).

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La face noire de la mondialisation : Cybermenace généralisée

Sources, chiffres, et méthodes de la criminalisation accélérée du Net.

Outre le retour perturbé de l’été, voici venu le temps des rapports publiés sur les dures réalités du cybercrime. Services publics, sociétés d’études ou vendeurs de logiciels rivalisent dans la publication de documents de plus en plus complets et de plus en plus inquiétants.

En attendant la prochaine campagne de communication du Cigref (Club informatique des grandes entreprises françaises), pour une fois plus percutante que les habituels communiqués officiels, ou la conférence annuelle du Clusif (Club de la sécurité de l’information français), toujours très pertinente, il est possible d’en faire une rapide synthèse.

Au-delà de la confusion généralisée entre cybercrime, cyberguerre, cyberespionnage et cyberterrorisme – qui nécessitent, au-delà de techniques communes appliquées à des mouvements différents (voler pour le premier, détruire pour le second, ne pas se faire voir pour le troisième et haranguer pour le dernier) –, il convient de souligner l’ampleur prise par le phénomène et les évolutions des acteurs engagés dans le processus.

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« Le pétrole n’est pas renouvelable »

Le pétrole, tout comme le gaz et le charbon, est qualifié d’énergie « fossile » : il est stocké dans le sous-sol sous forme d’hydrocarbures issus de la fossilisation de matière organique. De la matière organique continue aujourd’hui à se créer et à se sédimenter dans la nature, produisant in fine des hydrocarbures. D’un point de vue purement géologique, le pétrole est donc bien « renouvelable ».

Cette affirmation se limite toutefois à l’échelle géologique. En considérant que les ressources de pétrole brut « en place » dans le sous-sol sont 10 à 25 fois plus importantes que celles techniquement recouvrables (1) (estimées à 5 000 ou 6 000 milliards de barils), elles atteindraient entre 50 000 et 150 000 milliards de barils(2). La quasi-totalité de ces ressources s’est formée au cours des 500 derniers millions d’années. Il serait donc possible d’en déduire que la nature créerait approximativement entre 100 000 et 300 000 barils par an de pétrole.

Or, la consommation mondiale de pétrole brut(3) atteint 91,3 millions de barils par jour en 2013, soit l’équivalent de plus de 1 000 barils par seconde. Cela signifie que nous consommerions a priori en moins de 5 minutes ce que la nature produit en un an.

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Allergies: quadruplement des concentrations en pollen d’ambroisie ?

Les concentrations dans l’air du pollen d’ambroisie à feuilles d’armoise, très allergisant, pourraient avoir quadruplé en Europe à l’horizon 2050. Le changement climatique serait responsable des deux tiers de cette augmentation, le tiers restant serait dû quant à lui à la colonisation de la plante, favorisée par les activités humaines.

Ces estimations, réalisées par des chercheurs (1)du CNRS, du CEA, de l’INERIS et du RNSA (2)en collaboration avec plusieurs instituts européens, montrent qu’il est aujourd’hui nécessaire de mettre en place une gestion coordonnée de cette plante invasive au niveau européen par un suivi sur le long terme des pollens et une cartographie de la présence des plantes. Ces estimations sont publiées dans la revue Nature Climate Change le 25 mai 2015.

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A quoi ressemblait le pont d’Avignon au Moyen-Âge ?

Il ne reste plus aujourd’hui que quatre arches du célèbre pont d’Avignon, qui, au Moyen Âge, traversait tout le Rhône sur plus de 900 mètres. A la suite d’une enquête de quatre ans qui a mobilisé historiens, archéologues, architectes, géologues et ingénieurs, la première reconstitution numérique de l’ouvrage vient d’être effectuée, comme le montre cette vidéo publiée en partenariat avec Le Monde.


Pont d’Avignon : la traversée du temps par CNRS

CNRS LE JOURNAL

On n’en a pas fini avec les inégalités

Les écarts de revenus et de richesses continuent de se creuser de par le monde. « Les inégalités dans les pays de l’OCDE n’ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons », a déclaré, jeudi 21 mai à Paris, le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques, Angel Gurria, en présentant le rapport In it together : Why Less Inequality Benefits Alls (« Tous concernés : pourquoi moins d’inégalité bénéficie à tous »)« Nous avons atteint un point critique », a-t-il ajouté.

Evolution des revenus pour les 10 % les plus riches et les 40 % les moins riches (base 100 en 1985)

Ce rapport montre que les écarts de revenus et de richesses se sont creusés depuis le milieu des années 1980 dans de nombreux pays, pendant les années fastes et pendant les crises. Le revenu des 10 % les plus riches est aujourd’hui 9,6 fois plus élevé que celui des 10 % les plus pauvres. Dans les années 1980, ce multiplicateur était de 7.

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60% des français sont favorables au revenu de base

Révélé par un sondage IFOP, ce chiffre a augmenté de 15 % depuis 2012. Signe que le débat autour d’un revenu inconditionnel et déconnecté du travail progresse.

Six Français sur dix sont favorables à l’idée d’un revenu de base en France. C’est ce qu’indique un sondage IFOP commandé par l’Opinion et I-Télé, dont les résultats ont été publiés le 19 mai. Le sondage précise en outre que parmi les 60 % favorables, 16 % se considèrent comme “tout à fait favorables” et 44 % comme “plutôt favorables”.

Une tendance saluée par le Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB), une association qui milite pour son instauration. Cette dernière souligne une progression de 15 % par rapport au dernier sondage effectué sur le sujet en 2012.

Des vignobles qui contribuent au retour des papillons

Dans l’État de Washington, des vignes dans lesquelles les pesticides ont été réduits voient une augmentation du nombre de papillons. Un effet inattendu et appréciable lié à la restauration de l’habitat.

La faune de papillons de la région du centre et du sud de l’État de Washington se caractérise par des espèces adaptées aux étés chauds et secs et aux hivers froids. Mais cet écosystème s’est réduit à cause du développement de l’agriculture extensive. Une cinquantaine d’espèces de papillons sont ainsi en déclin à cause de la perte et de la fragmentation de leur habitat.

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Pourquoi il est si difficile de contenir la surconsommation de terres agricoles

Depuis des décennies, agriculteurs et représentants du monde rural n’ont de cesse d’alerter sur la surconsommation de foncier agricole, venant ponctionner toujours plus le potentiel de l’agriculture. Malgré un nouveau rapport sur la gestion des sols agricoles, rendu par le Cese mercredi 13 mai 2015, le cap à franchir pour des résultats positifs sur le terrain reste important.

En matière de lutte contre le gaspillage des terres agricoles, les rapports se succèdent et, malheureusement se ressemblent. Mercredi 13 mai, le Conseil économique, social et environnemental a voté un avis sur la « bonne gestion des sols agricoles ». Un avis consultatif qui reprend un constat établi depuis des années : la France consomme trop de terres agricoles pour son développement économique, et réduit ainsi inexorablement son potentiel agricole. « D’autant que les terres artificialisées sont le plus souvent les plus fertiles », expliquent les rapporteurs de l’avis Agnès Courtoux et Cécile Claveirole. Dans un précédent rapport publié en avril 2005, le Cese s’inquiétait déjà d’une consommation de foncier deux fois supérieure à celle de l’Allemagne.

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Economie, croissance… L’effondrement promis expliqué à tous

Poursuivant la pensée de l’économiste Ernst Friedrich Schumacher, l’expert américain John Michael Greer distingue trois types d’économies: l’économie primaire qui rassemble les biens et services produits par la nature, l’économie secondaire qui fait appel au travail humain, et l’économie tertiaire, celle de la finance. Avec cette approche accessible à tous, il démontre la myopie de la plupart des économistes et décideurs dominants, et la mort qu’ils promettent aux sociétés industrialisées.

Quand on pense connaître une réalité mais que l’on n’a pas pris en compte tout le cadre de cette réalité, on a les plus sérieuses chances de se tromper, même si c’est de bonne foi. C’est vrai pour le juge qui veut comprendre une affaire, pour le policier qui mène une enquête, pour le journaliste qui relate un fait, pour l’historien qui explique le passé ou encore pour l’économiste, l’homme politique ou le décideur qui veut résoudre une crise, le chômage…

Comme cela fait plus d’une trentaine d’années que les taux de croissance par tête ont tendance à régresser en Europe, que l’endettement croît, que le chômage et le travail précaire se sont installés et massifiés, sans que ni les décisions politiques, ni les mesures économiques, ni les calculs hautement complexes, n’aient vraiment pu inverser la situation, force serait de reconnaître qu’il est peut-être grand temps et souhaitable de regarder de près les cadres dans lesquels la science économique dominante évolue.

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Le mythe de la croissance illimitée et les historiens

La lithosphère, la biosphère et même l’atmosphère n’ont jamais été autant sollicité que depuis le XIXe siècle jusqu’à nos jours. La révolution industrielle, qui débute dans l’espace anglo-saxon à la fin du XVIIIe siècle, a bouleversé en profondeur les modes de vie des hommes. D’abord localisé en Europe et par l’ampleur que ce nouveau phénomène va prendre, le tout couplé à des raisons politiques et économiques, c’est bientôt l’ensemble de la planète qui est touché. Dans ce contexte, de nouvelles idéologies prennent forme. D’un côté le marxisme, de l’autre le libéralisme qui accouche bientôt du capitalisme. Le XXe siècle accélère cette mutation. Les deux grands conflits mondiaux changent la face du monde.

John Manship : Prométhée – statue du Rockfeller Center à New-York

Au terme de la seconde guerre mondiale, l’espace anglo-saxon parvient à imposer son mode de vie et une idéologie dominante servant ses intérêts. Le capitalisme est roi, les frontières économiques sont mises à bas, le libre-échange brasse les monnaies et pousse à la consommation sans se soucier des effets sur le long terme. Dans ce contexte nouveau, de nombreuses voix s’élèvent et tirent la sonnette d’alarme. L’environnement – plus largement – trouve aussi ses historiens. Ainsi, on voit apparaître, depuis les années 1970, une critique de la croissance, de plus en plus étayée par des travaux de recherches historiques et scientifiques. C’est ce que nous allons tenter de voir ici.

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Fossiles : dix raisons de sevrer la planète

La dépendance au pétrole, au charbon et au gaz a atteint des niveaux inégalés, menaçant l’environnement et l’économie mondiale. Pourtant, les alternatives existent et sont désormais rentables.

Nous sommes tous junkies. Dépendants au charbon, au pétrole et au gaz. Produits de la décomposition de forêts et micro-organismes voilà des millions d’années, les combustibles fossiles ont dormi sous terre jusqu’à ce qu’Homo Sapiens se mette à les extraire à marche forcée à partir du milieu du XIXe siècle. Grâce à ce shoot énergétique, tout est devenu possible : le drapeau sur la Lune, les fraises en hiver, la pâte à prout fluo. Plus que jamais, les hydrocarbures irriguent nos vies.

Et nos dealers sont bichonnés. Le Fonds monétaire international (FMI) estimait en 2013 que les gouvernements de 176 pays ont subventionné – allégements fiscaux, incitations ou financements directs – à hauteur de 1 900 milliards de dollars le secteur des énergies fossiles en 2011, soit 2,5% du PIB mondial.

Accros ou pas, il va falloir trouver notre bonheur ailleurs. La baisse du prix du pétrole pendant quelques mois nous a maintenus dans l’illusion de la défonce, mais il est déjà remonté. Les gisements facilement accessibles et peu chers à exploiter se tarissent. Surtout, si nous voulons avoir une chance de vivre dans un monde à peu près stable ces prochaines décennies, nous ne pourrons pas extraire jusqu’au dernier atome de carbone du sous-sol.

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Vers des technologies de l’empathie ?

Bientôt, non seulement nos systèmes techniques seront dotés de personnalités, mais il sauront aussi prendre en compte la personnalité de ceux avec lesquels nous interagissons, rapporte Aviva Rutkin (blog@realavivahr) pour le New Scientist. Par exemple, en nous aidant à être plus empathiques dans nos manières de communiquer…

Demain, le “correcteur comportemental”

C’est ce que propose dès à présent Crystal Knows qui présente son application comme “la meilleure amélioration apportée à l’e-mail depuis le correcteur orthographique” et qu’on pourrait qualifier de “correcteur comportemental”.

Crystal Knows suggère des corrections lorsque vous écrivez un e-mail pour traduire votre propos selon la personnalité de votre correspondant. Pour cela, le système s’informe sur les gens avec qui vous communiquez en récupérant de l’information sur eux sur les réseaux sociaux pour en établir un profil, selon le fameux modèle des cinq facteurs de la personnalité (voir nos explications) permettant de classer vos correspondants selon 5 grands traits psychologiques, à savoir leur tendance à l’extraversion, au névrosisme, à l’agréabilité, à avoir un caractère consciencieux et à l’ouverture à l’expérience. Une méthode d’analyse utilisée par la plupart des grands outils de profilage reposant sur l’analyse des réseaux sociaux, pour caractériser les types de comportements des utilisateurs.

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Comment la publicité resserre son emprise sur nos consciences

Dans l’espace public, à la télévision, sur internet, et maintenant dans nos poches : la publicité est omniprésente. Devenant un art en soi dans le perfectionnement de ses formes, la réclame se nourrit désormais de nos données privées – que nous pensions intimes. Nous avons conscience de l’influence potentielle de la pub, mais nous ne doutons pas de l’ampleur réelle de son emprise sur nos vies.

La publicité ne date pas de la dernière pluie, mais elle est un phénomène particulièrement récent dans l’Histoire. L’émergence du régime capitaliste et la révolution industrielle ont donné une accélération sans précédent à la hausse de la production ; pour créer et soutenir la demande, la publicité est née. Dans les années 1830 apparaissent les premiers encarts commerciaux dans les journaux, tandis que les affiches publicitaires commencent elles aussi à recouvrir les murs des villes. Dès la fin du 19ème siècle, la réclame fait l’objet d’une création artistique à part entière, plusieurs peintres renommés étant appelés à travailler dans ce secteur nouveau. Dès lors, elle a pris une place prépondérante, en particulier dans les supports médiatiques à venir. Le cinéma, qui prend rapidement au début du 20ème siècle un large essor populaire, diffuse dès ses débuts des spots publicitaires avant les films. La radio, apparue en France au cours des années 1920, est immédiatement utilisée pour émettre des séquences pour vanter les mérites de produits sur le marché.

Toujours plus travaillée et efficace, la publicité va progressivement occuper une place centrale dans la vie des Français. Aujourd’hui, son périmètre ne cesse de s’élargir et elle occupe des espaces insoupçonnés. C’est d’autant plus important de l’identifier clairement, qu’elle conditionne en profondeur nos comportements et nos idées.

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Le futur de la politique en 2050: gouvernance ouverte, féminisation et paranoïa orwellienne

PROSPECTIVE – “Rue de Rivoli à Paris, 25 mars 2050. Un soleil éclatant fait miroiter les boucliers solaires photovoltaïques qui surplombent désormais le Jardin des Tuileries. En contrebas, les jardins potagers greffés sur les façades néo-haussmaniennes adoucissent le thermostat qui culmine à 25 degrés à l’ombre. Plus à l’Est, le débit de la Seine alimente les hydroliennes amarrées aux deux tours géantes qui dominent le pont habité reliant les 12e et 13e arrondissement. Au Nord, les plants de tomate made in Paris dans les fermes verticales de la porte d’Aubervilliers rougissent encore avant leur livraison sur les étales de la capitale…”

Ce scénario fantasmé d’un Paris doublement réconcilié avec l’innovation architecturale et le développement durable nous en dit beaucoup sur l’avenir possible de la capitale francilienne. Il nous renseigne peu en revanche sur la manière dont ces bouleversements auront été pensés, décidés et mis en oeuvre au cours des trois prochaines décennies.

Ici ou ailleurs, ces métamorphoses souhaitables ou cauchemardesques (c’est selon) seront-elles imposées d’en haut, par le fait du prince d’une élite dirigeante plus ou moins éclairée? Ou seront-elles au contraire coélaborées par une agora de citoyens associés à chaque étape du processus décisionnel? Une révolution démocratique rendue aujourd’hui possible par les nouveaux outils numériques, dont beaucoup, certes embryonnaires, sont déjà à l’essai.

A l’heure où la crise démocratique éloigne sans cesse les décideurs de leurs administrés, comment serons-nous gouvernés d’ici 2050 ? Ou plutôt: comment nous gouvernerons-nous ?

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Philippe Bihouix : “ Les innovations ne sont pas exploitées pour sauver la planète, bien au contraire ”

Afin de prendre la vraie mesure de la transition à mener, il s’agit de revisiter les objets, de les rendre réparables et modulaires pour limiter la consommation de matériaux. Ce qui passe par une remise en cause des besoins de nos sociétés de consommation.

Actu-environnement : Le monde est une immense machine à expresso, écrivez-vous dans L’âge des Low Tech, vers une civilisation techniquement soutenable (Seuil, 2014). Que signifie cette métaphore ?

Philippe Bihouix : Notre système économique, industriel et commercial s’est profondément transformé ces dernières décennies. C’est une évidence de le dire, on pense naturellement au développement exponentiel de l’informatique et des télécommunications. Mais la révolution radicale, un peu moins visible des consommateurs que nous sommes, c’est la réorganisation mondiale de la production. L’effondrement des coûts de transport, provoqué par la généralisation du transport par conteneurs et soutenu par un pétrole bon marché, a permis aux entreprises, à la recherche de gains de productivité et d’efficacité, de coûts de production plus bas, d’effets d’échelles, de tisser des liens de plus en plus complexes, d’échanger des sous-systèmes et plus seulement des matières premières ou des produits de base. La plupart de nos objets manufacturés, des voitures aux téléphones, des vêtements aux jouets, sont l’aboutissement de processus industriels extrêmement imbriqués, assemblant des composants qui ont sillonné la planète et des matières premières en provenance de dizaines de pays différents.

Cet éloignement entre la consommation et la production ne nous permet plus de mesurer les conséquences sociales et environnementales de nos actes. De la même manière que l’électricité, à la fin du 19ème siècle, a permis de s’éclairer et de se chauffer sans l’odeur et la suie du charbon, en repoussant la production en dehors des villes, nous avons délocalisé la pollution. La France semble relativement “vertueuse” dans l’évolution de ses émissions de gaz à effet de serre, mais plusieurs calculs ont montré qu’en réintégrant l’effet des imports, celles-ci ont en réalité augmenté. D’où l’image de la machine à expresso, où la capsule utilisée est escamotée à l’intérieur de l’appareil : le déchet est oublié, nié, surtout si c’est quelqu’un d’autre qui vide le bac à votre place…

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La Crise nous fait un vrai festival…

par Philippe Béchade

Je ne sais pas si le palmarès du Festival de Cannes peut constituer aux yeux du monde entier un « avis de grand frais » sur la désintégration sociale qui affecte la France mais également beaucoup de pays aux alentours… il n’empêche que le couronnement de films qui traitent de « la crise » (chômage, déclassement, déracinement) et d’acteurs qui incarnent des victimes de « la crise » télescope le discours officiel qui ne cesse de marteler « le pire est derrière nous, la croissance repart », alors que c’est tout l’inverse qui est perçu par 70% de la population, et bon nombre de réalisateurs présents sur la Croisette.

La nuit tombe sur le festival de Cannes…

La nette percée de Podemos (gauche antilibérale) aux municipales le weekend dernier témoigne de cette même incrédulité populaire en Espagne face aux discours triomphalistes de l’équipe dirigeante qui revendique la paternité d’un pseudo renouveau économique, lequel tient essentiellement au franc succès des mesures d’incitation à l’achat d’un nouveau véhicule.

Les effets positifs sur les immatriculations sont spectaculaires, mais comme pour tout cadeau fiscal, le principe reste: c’est « l’état qui paye ».

Et l’état, c’est au bout du compte chaque espagnol -y compris ceux qui n’achètent pas de voiture- qui pourrait à terme supporter le coût de l’opération… à moins bien sûr que les futures recettes fiscales ne viennent compenser le déficit budgétaire qui se creuse aujourd’hui.

Pour en revenir à Cannes, jamais depuis sa création en 1939 (et son premier déroulement « normal » en 1946), le palmarès n’avait été aussi marqué par « la crise », alors que jamais les festivaliers n’ont été aussi riches (il n’y avait qu’à compter les yachts de plus de 30 mètre amarrés au large de la croisette ou à Monaco: plus aucun « anneau » disponible dans un rayon de 50Km autour du « Rocher »)… et rarement les fêtes n’ont été aussi somptueusement démesurées.

Voilà un nouvel exemple saisissant de télescopage de l’ultra richesse et du vaste monde exclu du miracle des « quantitative easing ».

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Il ne reste que 7 ans à vivre au Web, en 2023 il va mourir

Ce n’est pas là une nouvelle prédiction “catastrophe” de Nostradamus mais bien le constat de plusieurs chercheurs : le temps est compté pour l’Internet. Plus précisément pour le réseau Internet qui va saturer. Si rien n’est fait en 2023 il ne sera plus possible de transférer le nombre de données suffisantes pour couvrir les besoins mondiaux. Et c’est inquiétant.

La fibre optique a ses limites

Déjà en 2001 on savait que ça allait arriver… mais en 2001 on ne s’inquiétait pas : il n’y avait pas Youtube (créé en 2005), pas Facebook, pas Twitter et encore moins les divers Vine, Twitch et Instagram… Du coup quand le laboratoire de Lucent, Bell Labs, a découvert en 2001 que la fibre optique avait une limite physique de transport de données de 100 Térabits/s on se disait qu’on avait le temps, voire même que cette limite n’allait pas être atteinte.

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Déforestation : 170 millions d’hectares pourraient disparaitre d’ici 2030, selon le WWF

Un nouveau rapport publié par le WWF estime à 170 millions d’hectares la portion de forêt qui disparaitra de la surface de la planète d’ici 2030, si rien n’est fait jusque-là. 

Le développement des activités humaines engendre des dommages considérables sur les écosystèmes. Malheureusement, cette tendance ne va pas en s’arrangeant. C’est ce que suggère un rapport publié récemment par le WWF qui estime à 170 millions d’hectares la portion de forêt qui disparaitra de la surface de la planète d’ici 2030. Une estimation particulièrement préoccupante.

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Un millier de communes au bord de la faillite

La baisse des dotations de l’Etat conduit les villes à opérer un rude serrage de ceinture.

Les communes poussent un cri d’alarme face à la baisse des dotations de l’Etat. Le président de l’Association des maires de France (AMF), François Baroin, rencontre jeudi après-midi Manuel Valls pour la deuxième fois en deux mois. Et pour cause : avec une baisse des dotations de l’Etat de 3,7 milliards d’euros en 2015, de (très) nombreuses villes se retrouvent en situation d’urgence.

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Mathématique pétrolière

La réalité pétrolière glisse vers une nouvelle mathématique. Les énergies fossiles sont devenues des facteurs de décroissance dans les modèles économétriques, des facteurs de risque dans les équations financières.

Une autre étude confirme le nouvel éclairage désormais dévolu à l’univers des énergies fossiles au sens large, et à l’industrie pétrolière en particulier. Les expressions « retombées positives » et « rendement » sont désormais remplacées par « externalités négatives » et « risques financiers », changement climatique étant. Dans son rapport, la Banque HSBC va même jusqu’à prévenir les investisseurs et gestionnaires de portefeuille du danger de se retrouver avec, en mains, des « actifs échoués ».

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Quand la nature sauve la nature

Comment redonner vie à des endroits ravagés par la pollution ? Lombrics, insectes ou micro-organismes jouent un rôle essentiel dans la fertilité du sol et donc la végétalisation. Les fourmis en particulier peuvent restaurer la flore des sols. Cette expérience d’ingénierie écologique a été menée dans la plaine du Crau, à quelques kilomètres d’Arles dans le Sud de la France.

universscience.tv

Ados : le partage du rien sur Internet

Photos d’une banalité confondante, vidéos sans intérêt… Pour meubler le vide, les jeunes produisent sur les réseaux sociaux un flot de néant qui a déjà un nom : le « borecore ».

Les parents s’inquiètent souvent de la façon dont les ados peuvent montrer leurs corps sur les réseaux sociaux. Mais le plus caractéristique de l’adolescence n’est-il pas la mise en scène du rien ? Sur Instagram, on trouve ainsi de nombreuses perles : une vidéo d’une éponge nettoyant un lavabo, des photos d’un placard à chaussures… Sur Internet, le gros de ce que postent les gens en général, et les ados en particulier, n’est ni titillant sexuellement, ni drôle, ni offensant.

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Emploi. c’est la loi de la jungle pour les jeunes polonais

« Le miracle économique polonais ? Magdalena lève les yeux au ciel. Ma foi n’est pas assez forte pour vous le confirmer. » 

Cette jeune femme de 27 ans suit des études d’assistante sociale à Cracovie. Père boucher, mère au foyer, septième d’une famille de dix enfants du sud-est très pauvre de la Pologne, elle s’est toujours débrouillée pour financer ses études. En ce moment elle est nounou dans une famille. Mais, auparavant, elle a travaillé comme commis de cuisine dans trois restaurants de la ville. Avec un de ces contrats de droit privé qui pullulent dans les services. « Ce sont des contrats de prestation, sans cotisations sociales, qui peuvent être rompus du jour au lendemain », indique Stéphane Portet, de S) partner.

En Pologne, près de la moitié des jeunes de 20 à 29 ans sont en contrat précaire. Un record dans l’UE.

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La France a détruit l’équivalent de 7 départements en 30 ans

La France détruit son territoire à vitesse grand V. C’est ce que l’on apprend à la lecture d’une enquête consacrée à l’évolution des villes depuis 30 ans publiée le 15 avril dernier par l’Insee (1).

Les chiffres, parfois, sont terribles. Entre 1982 et 2011, la population des villes s’est accrue de 23%, en gagnant près de 9 millions d’habitants supplémentaires. Le problème est que l’espace urbain a, lui, augmenté beaucoup plus rapidement : il a gagné… 42%, en passant de 84000 km² à 119000 km². Dit comme cela, évidemment, cela peut laisser de marbre. Tout change quand on sait que ces 35000 km² perdus correspondent à l’équivalent de… sept départements français. C’est comme si, en l’espace d’une génération, nous avons collectivement bétonné l’équivalent de l’Ariège, de la Haute-Loire, du Jura, des Bouches-du-Rhône, de la Lozère, de la Mayenne et du Lot !

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Afrique : Jeunesse, géopolitique d’un tsunami

La vulnérabilité dans laquelle vivent bon nombre de jeunes africains pourrait faire de la jeunesse du continent, le symbole primaire de l’insécurité humaine. Difficile de considérer les flux migratoires sans prendre en compte cette dimension du monde réel.

Qu’est-ce qu’être jeune en Afrique ?

Voilà une question à laquelle il est difficile de répondre avec objectivité, tant la problématique de la jeunesse sur le continent africain est à la fois complexe et délicate. Si selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), est considéré de façon universelle et conventionnelle comme jeune, toute personne dont l’âge varie entre 15 et 24 ans, cette définition semble ne pas correspondre aux réalités sociales et sociologiques en Afrique. C’est la raison pour laquelle, la charte africaine de la jeunesse de l’Union Africaine (UA) définit la jeunesse, comme la frange de la population africaine dont l’âge est compris entre 15 et 35 ans.

Chômage, violence, désespoir, oisiveté, précarité, aventure, illusion, analphabétisme, illettrisme et sous-éducation.

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Mongolie : Une ville durable allemande au milieu des steppes

Utopie verte « Made in Germany », Maidar est une éco-cité de 300 000 âmes au milieu de la Mongolie. Le  coup d’envoi du projet doit être donné cette semaine.

Au pied des montagnes du  Saint khan, à 30 kms au sud d’Oulan-Bator, la capitale de Mongolie, des ouvriers assemblent les jambes d’un Bouddha qui, une fois terminées, pourrait tout juste passer sous  le premier étage de la tour Eiffel.

Associé depuis sa genèse au projet de l’éco-cité Maidar, l’urbaniste allemand Stefan Schmitz relate que tout est parti de cette statue de 54 mètres. Un consortium d’entreprises mongoliennes, porté par des investisseurs, y a tout de suite vu l’opportunité d’un projet immobilier. Ils projettent alors d’entourer l’édifice religieux d’un quartier capable d’accueillir 20 000 personnes.

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