Guyane : Pourquoi le territoire pourrait bien exploser

La territoire ultra-marin d’Amérique du Sud est dans une situation économique, sociale et démographique qui ressemble à une poudrière.

Manuel Valls en visite en Guyane en mars 2013

On ne regarde pas assez les billets de la Banque de Francfort.

Tout en bas, à gauche, sur le flanc de l’omega grec, est porté la silhouette d’un territoire lointain et ultra-marin, la continuité de la République française sur le continent sud-américain, la Guyane.

Terre française de même ancienneté que l’Alsace et bien longtemps avant la Savoie ou le comté de Nice, d’une superficie de 80 000 km² soit plusieurs régions de la métropole, elle aurait pu faire le double sans un malheureux arbitrage pris à la fin du dix-neuvième siècle qui en donna la moitié à l’État d’Amapa de la fédération brésilienne.

La Guyane française est un produit de l’Histoire et de la volonté qui en a fait une terre française de droit commun alors même que les Guyanes britanniques et hollandaises prendront leur indépendance sous le nom de Guyana et de Surinam, dans des conditions rudes, rupture avec le Commonwealth pour le Guyana et guerre civile à la fin des années soixante-dix pour le Surinam.

La Guyane française a donné au pays une liste d’hommes et de femmes célèbres, Galmot, Eboué, Monnerville et, plus récemment, la nouvelle icône de la gauche française, Christiane Taubira.

Pour autant, la “France équinoxiale” est aujourd’hui confrontée à de graves défis qui en font le lieu des plus fortes tensions potentielles de l’outre-mer français.
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Le Qatar, un ami qui nous veut du mal

Par Camille Galic

La France, un paradis fiscal pour un géant financier : Camille Galic a lu les deux dernières monographies du Qatar.

Hamad Ben Jassem Al-Thani, le premier ministre qatarien, et François Hollande, dans la cour de l’Elysée

Peuplé de 1.903.447 habitants dont les deux tiers d’étrangers répartis sur 11.586 km2 seulement, soit un peu moins que la région Ile-de-France, le Qatar intrigue, le Qatar inquiète. Il est vrai que son avidité capitalistique et ses ambitions géopolitiques sont inversement proportionnelles à sa population et à sa superficie. Sur les cinq livres qui viennent de lui être consacrés, nous en avons retenu deux : Qatar/ Les secrets du coffre-fort et Le Vilain Petit Qatar. Le premier, plus informatif, le second, plus polémique.

Bons spécialistes du Moyen-Orient, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, qui furent enlevés le 20 août 2004 par l’Armée islamique en Irak qui ne les relâcha que quatre mois plus tard en échange, selon The Times, d’une rançon de 11,8 millions d’euros en partie réglée, dit-on, par… le Qatar, disent avoir enquêté un an sur « ce confetti qui rêve d’être un empire ». Ils énumèrent ses atouts, en particulier ses fabuleuses réserves de gaz naturel et son « trio magique » constitué par le cheik Hamal al-Hani, « un émir despote mais éclairé » (après avoir pris soin de débarquer son père et de neutraliser une kyrielle de frères), son ambitieuse et élégante épouse la cheika Moza et son premier ministre et cousin Hamad bin Jassem Bin Jabor, dit HBJ, wahhabite conservateur très proche des Etats-Unis et « grand manitou du rapprochement avec la France de Nicolas Sarkozy ».

La France paradis fiscal… pour les Qataris

En fait, le rapprochement avait initialement eu lieu sous De Gaulle, qui avait tenté de faire la pige aux Anglo-Saxons dans le Golfe, et s’était accentué sous Chirac, mais l’idylle menée tambour battant par Sarkozy favorisa de la part des Qataris un véritable prurit d’acquisitions et d’investissements. Palaces, hôtels particuliers, immeubles de rapport et de bureaux, entreprises du luxe, participations dans les firmes du CAC 40, terres arables, œuvres d’art (c’est le Qatar qui imposa la grotesque exposition Murakami au château de Versailles), sport avec le rachat du PSG, rien n’échappe à leur fringale.
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Réseaux sociaux : Cliquez, vous êtes fichés !

Aujourd’hui, Big Brother s’appelle Facebook. Le réseau social aux centaines de millions d’utilisateurs est devenu le plus grand fichier du monde. Alors, certains tirent la sonnette d’alarme.

Max Schrems est un étudiant autrichien. Il a demandé à Facebook toutes les informations que le site détient sur lui. Il a reçu une pile de 1200 pages de données. Certaines de ces informations viennent de lui, mais la plupart, c’est Facebook qui les a rassemblées sans lui demander son autorisation. Du coup, Max a déposé plainte contre le site pour violation de la vie privée.

Bref, Facebook nous suit partout ! Et mieux que la CIA ou l’ex KGB ! Finalement, il s’agit d’un contrôle que les états aimeraient bien partager… D’où leur réticence à poursuivre le célèbre site. Et selon Max, c’est même auprès de Facebook que les états feraient des demandes d’informations !

Facebook, mieux renseigné que les services secrets ? Une chose est sûre, les internautes nourrissent eux-mêmes Big Brother. Alors cliquez… Vous êtes fichés !

Revue de presse économique de Pierre Jovanovic (12/06/2013)

Émission diffusée sur Radio Ici et Maintenant le 12 juin 2013

Émission au format mp3

(pour télécharger le fichier mp3, cliquer sur la flèche bas du lecteur puis cliquer sur le bouton Download now de la page qui s’ouvre)

Partie 1/2

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Grèce : Dédale, un fil vers la démocratie

Dédale est un film construit dans une démarche d’éducation populaire qui pose des questions permettant de débattre, discuter et réfléchir ensemble sur des thématiques telles que l’exercice du pouvoir, nos institutions ou encore ce que l’on nomme « démocratie ».

Dédale part du constat de l’insupportable souffrance de la population grecque, imposée par les plans d’austérité successifs, et montre la manière dont la vie s’organise sur place, venant de la population elle-même, de manière autonome, indépendante et autogérée.

Ces témoignages et initiatives à l’œuvre sont complétées dans le film par la parole de deux intervenants : Yannis Youlountas et Étienne Chouard.

« Le Plan de Bataille des Financiers » (Rediff.)

Un document indique crûment quelles sont les alternatives auxquelles fera face le gouvernement de François Hollande ces prochains mois: soit la France réduit ses dépenses sociales et flexibilise son marché du travail (suppression du CDI) pour éviter la montée des taux d’intérêts sur sa dette, soit elle conserve ses acquis sociaux et sort de l’euro (de l’UE ?). François Hollande devra donc choisir entre satisfaire les marchés ou ne pas décevoir ses électeurs.

Un document explosif sert de fil conducteur à cette émission de radio. Il s’agit d’une note confidentielle rédigée par Nicolas Doisy, chef économiste auprès d’une grande société de brokerage française, à l’intention de ses clients investisseurs. Nicolas Doisy a accepté de se faire interviewer sur le contenu de son rapport. Il explique que François Hollande s’est volontairement montré vague dans ses promesses électorales car il sait qu’il n’aura pas d’autre choix que de démanteler l’État social et de supprimer le CDI pour éviter que la France ne s’enfonce dans une spirale d’endettement à la grecque.

Nicolas Doisy décrit comment il s’agira de manipuler l’opinion publique afin de ne pas lui donner l’impression que le gouvernement socialiste se plie à la volonté de la finance. L’économiste ne doute pas de ses conclusions: la France s’est en effet tellement endettée que sa marge de manoeuvre est nulle. Ce qui va se passer ressemble au revirement qu’à dû consentir François Mitterrand en 1983 après 2 années de politique de gauche.

Selon Jacques Sapir, François Hollande ne terminera pas son mandat en raison de l’insurrection sociale que provoqueront les coups portés à l’État social. Alternativement, si François Hollande refuse de se conformer aux injonctions des marchés, c’est le choix de la sortie de l’euro qui s’imposera.

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Crise de la dette : On a sacrifié la Grèce pour sauver l’euro

par Giorgios Malouchos

Selon le FMI, le plan de sauvetage de la Grèce a surtout permis à ses créditeurs de se décharger de leur responsabilité et se prémunir des risques de contagion. Les Grecs devraient se révolter et rediscuter des conditions du prêt, estime To Vima.

C’était donc ça : le plan d’aide était faussé depuis le début. Un plan qui a conduit à des conséquences dévastatrices. Un plan qui était censé “sauver” la Grèce, mais c’est plus exactement de l’euro qu’il s’agissait, et cela, à travers la mise à mort de la Grèce ! Et qui dit ça ? Eh bien, un des trois membres de la Troïka (BCE, UE, FMI) : le Fonds monétaire international. Et il critique autant ses partenaires que lui-même, mais aussi le gouvernement grec. Tous ensemble se sont dirigés vers une catastrophe qui n’avait pas d’autre motif que de faire gagner du temps aux autres pays de la zone euro.

Le document du FMI qui a été publié le 5 juin est une gifle pour la politique de “sauvetage’’, mais surtout pour l’“Europe” — c’est à dire l’Allemagne — et également pour le gouvernement grec de l’époque, mené par le socialiste George Papandréou, qui avait signé le premier mémorandum.

Non seulement les créditeurs détruisent, mais ils donnent l’impression de vouloir utiliser la crise grecque pour protéger et, finalement, réorganiser la zone euro, au détriment de la Grèce.

Une classe politique discréditée

Les documents sont exaspérants : le FMI avoue le crime, mais n’admet pas ses responsabilités. Il révèle de la manière la plus officielle le motif sans expliquer comment cette tragédie que traverse le pays — due non pas à la dette mais au plan de sauvetage — pourrait être affrontée une fois que les erreurs ont été reconnues. C’est d’un cynisme débordant…

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Délocalisations : Comment l’auto a mis le cap à l’Est

L’Europe de l’Est et la Turquie représentent 25 % de la production auto européenne.C’est un cap symbolique. Au premier trimestre, les pays d’Europe de l’Est (hors Russie) et la Turquie ont concentré plus du quart (25,6 %) de la production européenne automobile (voitures et utilitaires), une proportion jamais atteinte.

La République tchèque, Slovaquie, Slovénie, Turquie et autres Pologne ou Hongrie ont ainsi assemblé quelque 1,086 million de véhicules, contre 3,58 millions produits en Europe de l’Ouest, indiquent les données du cabinet IHS. Certes, la production dans les pays de l’Est n’est pas épargnée par la crise et a baissé de 5 % sur les trois premiers mois de l’année. Mais la chute est bien moindre que celle des pays de l’Europe de l’Ouest (- 12 %). Un record qui est l’aboutissement d’une montée en puissance régulière depuis le début des années 2000. « La crise actuelle n’a pas forcément accéléré le mouvement, mais l’a plutôt accompagné », indique Denis Schemoul, analyste chez IHS.

Le coup d’oeil dans le rétroviseur est en tout cas impressionnant : il y a dix ans, en 2002, les pays d’Europe de l’Est et la Turquie pesaient environ 8,9 % de la production automobile européenne. Aujourd’hui, une voiture sur quatre en Europe sort d’usines implantées à l’Est.

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Jacques Attali : « Une litanie ultra-libérale de punitions »

Jacques Attali, invité de C à dire du 03 juin 3012, à propos des réformes demandées par Bruxelles à la France. (émission complète)

« Bruxelles a été extrêmement maladroite dans la façon de présenter les réformes, elle aurait dû dire cela en privé, de façon confidentielle, en étant habile. Ça aurait dû être des réformes plus vastes et positives que cette litanie ultra-libérale de punitions. C’est en créant les conditions d’une identité européenne que nous pourrons avancer, l’élection d’un Président Européen au suffrage universel en est un élément. »

Palme, une huile qui fait tache

Décriée en raison de ses risques pour la santé et de son impact sur l’environnement, l’huile de palme est pourtant en train d’envahir nos assiettes. Enquête sur cette matière grasse devenue la plus utilisée au monde.

Documentaire réalisé par Amélie Lançon – France 5 – 02 juin 2013

(Merci à NOP)

La maladie de Lyme, ça vous concerne peut-être

La maladie de Lyme est une maladie grave, qui peut ruiner votre vie. Mais la plupart des personnes touchées ne sont même pas informées de son existence. Elles souffrent de symptômes en tout genre (douleurs, dépression, fatigue…), mais elles n’arrivent pas à les traiter parce qu’elles ne sont pas diagnostiquées.

[...] Des centaines de milliers de patients soutenus par leurs médecins en témoignent partout dans le monde.

LE MONDE ENTIER SE MOBILISE… SAUF LA FRANCE

Depuis plusieurs mois, un immense mouvement international porté par des associations de malades, des responsables politiques (aux Etats-Unis, au Canada) s’est créé pour tirer la sonnette d’alarme. En France, trois ministres de la Santé successifs ainsi que des responsables politiques de tous bords ont été informés par courriers recommandés, courriers toujours restés sans réponse, ceci depuis 2007 !

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Méridien Zéro : “Sommes-nous au bord du précipice ?”

Le vendredi 31 mai, Méridien Zéro recevait Pierre Jovanovic de retour d’un tour d’Europe qui lui a permis de prendre la mesure des souffrances et du degré d’exaspération des peuples du vieux continent.

A la barre, Gérard Vaudan accompagné d’Eugène Krampon. A la technique, lord Tesla.

(Merci à Les11individuelles)

Portugal : Quitter l’euro pour sortir de la crise

“Tôt ou tard, le Portugal sera confronté à sa sortie de l’euro. C’est inévitable!”, affirme un économiste portugais dans un livre à succès qui répond de manière iconoclaste aux craintes de ses compatriotes que leur pays, sous assistance financière, ne puisse jamais sortir de la crise.

Joao Ferreira do Amaral en est persuadé : pour sortir de la crise il suffit de sortir de l’euro comme il l’expose dans “Pourquoi devons nous quitter l’euro” (Porque devemos sair do Euro), paru en avril et qui, vendu en un mois à 8.000 exemplaires, figure parmi les meilleures ventes au Portugal.

“Cette sortie devra se faire quand la zone euro sera stabilisée, dans deux ou trois ans” et de “manière ordonnée”, a-t-il expliqué dans un entretien à l’Afp.

Le retour à l’escudo, la monnaie nationale, doit être annoncée, selon lui, en concertation “avec les gouvernements européens, Bruxelles et la Banque centrale européenne qui continuerait dans un premier temps à financer les banques portugaises”.

Au Portugal, la notoriété de Joao Ferreira do Amaral est déjà ancienne. Elle remonte aux années 90 quand l’économiste, ex-conseiller du président socialiste Mario Soares, s’était opposé à l’entrée du pays dans la zone euro, réalisée début 1999 après son intégration à l’UE en 1986.

“Je voyais déjà que l’économie portugaise serait inévitablement affectée par l’adhésion à cette monnaie”, assure cet ancien professeur d’économie de 65 ans, aujourd’hui à la retraite, après avoir enseigné dans plusieurs universités portugaises.
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Michel Drac sur la question raciale

Émission animée par Patrick Péhèle (Radio courtoisie, Chroniques de la vieille Europe) en date du 28 mai 2013 avec pour invité principal Michel Drac, économiste et écrivain. Sujet de l’émission : la question raciale.

Belgique : Création d’une île pour produire de l’électricité ?

Le secteur de l’énergie en Belgique a constitué l’un des moteurs du développement économique au XIXe siècle avec l’expansion des charbonnages. Cependant, le pays est aujourd’hui totalement dépendant de l’étranger pour ses besoins en pétrole, en gaz, et dans une moindre mesure, en électricité. Un projet original et audacieux pourrait changer la donne.

La fée électricité en Belgique aujourd’hui

La production d’électricité en Belgique a connu une croissance soutenue au cours des 35 dernières années. Entre 1974 et 2004, la production a plus que doublé. L’ouverture de deux centrales nucléaires, d’une puissance de près de 6.000 MW, à Doel et à Tihange entre 1974 et 1985 a fait en sorte que l’énergie nucléaire fournit aujourd’hui plus de la moitié de la demande nationale.
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