Mon cerveau a-t-il un sexe ?

Les hommes et les femmes semblent ne pas toujours voir le monde de la même manière. Cette divergence d’appréciation peut-elle s’expliquer par des différences biologiques fondamentales entre le cerveau masculin et le cerveau féminin ? Cette question n’est jamais neutre.

De la biologie aux dernières découvertes en sciences humaines, la réalisatrice enquête et secoue les idées reçues.

L’histoire interdite du piratage informatique

Ce documentaire nous ramène dans un premier temps dans les années 60 avec John Draper, le pionnier du piratage téléphonique. Il sera une source d’inspiration pour un certain Steve Wozniak, un jeune génie qui fondera plus tard le géant Apple. Puis, faisons un bond en avant dans les années 80, lorsque le piratage informatique devient un acte jugé criminel.

Le hacker le plus recherché des États-Unis à l’époque, Kevin Mitnick, nous raconte son histoire et ses 5 années passée en prison. La rencontre de ces 3 figures du piratage nous permet de faire la lumière sur ces hommes qui devinrent à la fois les héros et les bandits de l’ère informatique.

Italie : Campodimele, terre de longévité

Avec leurs nombreux centenaires en pleine forme, certaines régions du monde semblent avoir trouvé la recette de la jeunesse éternelle. Illustration avec le petit village de Campodimele, à 150 km de Rome : 1/4 de sa population porte une mutation génétique responsable d’une accélération du métabolisme, qui rend peu prédisposé aux “maladies de civilisation“.

Partie 1:

Partie 2:
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L’ère de l’Anthropocène

Par son activité et en quelques générations seulement, l’Homme a fait entrer la Terre dans une nouvelle ère géologique, baptisée l’Anthropocène. Depuis la Révolution Industrielle il y a 250 ans et la « grande accélération » à partir des années 50, l’Homme moderne a amélioré ses conditions de vie et son bien-être grâce à de nombreux progrès.

Mais en tant qu’espèce, il est également devenu une force redoutable, transformant la nature à un rythme jamais connu. Il soumet les équilibres naturels à une pression insoutenable et perturbe les cycles naturels. Réchauffement climatique, acidification des océans, trou d’ozone, perte de la biodiversité, menacent désormais la survie de l’espèce.

Notre génération est la première à tenir l’avenir de l’humanité entre ses mains. Nous avons eu le pouvoir de façonner le passé et le présent. Pour le bien des générations futures, notre créativité et ingéniosité doivent œuvrer pour garantir un développement soutenable.

La vidéo « Bienvenue dans l’Anthropocène », réalisée à l’occasion de la conférence « Planet Under Pressure » en 2012 à Londres, illustre par des images exceptionnelles les flux qui englobent la terre – flux d’énergie, d’information, de trafic – et les superpose à des graphiques montrant la croissance démographique et la pression humaine grandissante sur notre planète.

Le boom du tourisme à la ferme

Les vacances à la ferme séduisent de plus en plus de Français. Plus économiques, plus authentiques, plus saines. Des gites aux fermes auberges en passant par le camping de luxe sur les terres du paysan, les vacanciers ont désormais l’embarras du choix. Du plus « routard » au plus haut de gamme, de nouveaux concepts voient le jour.

Et s’il existait même dans ces fermes un moyen de passer des vacances gratuites ? Comment s’y retrouver dans tous ces nouveaux labels ? Et comment dénicher les meilleures adresses à la campagne ?

Thomas Piketty : Le capital au XXIe siècle

Nicolas Poincaré, Axel de Tarlé et Martial You reçoivent Thomas Piketty, économiste et auteur de “Le capital au XXIe siècle” (éd.du Seuil) dans les grands débats d’Europe Soir.

Réunion-débat avec Thomas Piketty organisée par les Amis du Monde diplomatique de Paris. Le jeudi 13 mars 2014 à l’École Normale Supérieure – Paris :

Iran : La nouvelle révolution… touristique

D’Ispahan à Persépolis, de Téhéran à Shiraz en Iran, les joyaux archéologiques et les somptueux paysages attirent de plus en plus de voyageurs. Une aubaine pour les tour-opérateurs du monde entier et pour l’économie de ce pays asphyxié par un embargo commercial depuis de longues années.

Le nouveau président modéré Hassan Rohani et sa politique de détente changent peu à peu l’image de ce pays. Une ouverture timide se fait sentir. Les autorités iraniennes parviendront-elles à faire de la visite l’ancienne Perse un circuit touristique à la mode?

Nous avons suivi un groupe de voyageurs français, pionniers de cette destination loin du tourisme de masse.

Océans poubelles et cimetières atomiques

Près des côtes d’Europe reposent plus de 100.000 tonnes de déchets radioactifs oubliés. Des fûts remplis de ces déchets ont longtemps été jetés par-dessus bord. Le déversement en mer de déchets radioactifs est une pratique qui a été interdite mondialement en 1993.

Cependant après cela, l’industrie nucléaire a fait construire des canalisations sous-marines pour évacuer ces mêmes déchets, toujours au large mais cette fois à l’abri des regards, ou presque. L’arctique quant à lui abrite en son fond nombre d’épaves abandonnées (issues de l’activité militaire) qui pourraient bien libérer de fortes doses de radioactivité.

« Des milliers de caissons métalliques, dix-neuf navires chargés de déchets radioactifs, quatorze réacteurs, et, surtout, trois sous-marins nucléaires… : tous reposent au fond de l’océan Arctique – première zone de pêche au cabillaud du globe. Les parties métalliques rouillent, l’eau salée ronge le béton et des particules radioactives s’échappent des épaves. »

Bagages envolés : Vacances gâchées ?

Une étiquette de code barre mal imprimée, un sac qui tombe du chariot… et à l’arrivée, une valise envolée et des vacances gâchées. Perdre son bagage ? C’est la hantise des milliers de vacanciers français qui vont prendre l’avion cet été.

Car si la plupart des “objets perdus” sont rendus à leur propriétaire dans les 48h, certains ne sont jamais retrouvés ou sont délestés de leurs objets de valeurs. Commence alors un parcours du combattant pour les voyageurs.

Chaque année, 26 millions de bagages disparaissent dans les aéroports du monde entier. Rien qu’à Roissy, ce sont 1.400 valises par jour. Et à l’heure des grands départs, le risque ne fait qu’augmenter.

Alors comment faire si votre bagage n’apparaît pas sur le tapis roulant à l’arrivée ? Quels sont vos droits et les recours possibles ? Comment les compagnies aériennes font-elles pour limiter ces pertes ?

Marché anti-gaspi : le bon sens portugais

Le Portugal, frappé par la crise, doit faire face un plan d’austérité qui plonge la classe moyenne dans la pauvreté. Dans ce contexte difficile, des jeunes Portugais -et Portugaises- ont décidé de lutter contre un certain gaspillage alimentaire. Leur objectif: valoriser les fruits et légumes invendables sur le marché traditionnel en raison de leurs défauts visuels.

“Dans un pays où la classe moyenne a dégringolé au rang de nouveaux pauvres, des Portugais ne mangent plus à leur faim.”

“Avec la crise, les Portugais ont bien compris qu’ils devraient faire preuve d’imagination pour remplir leurs assiettes. En revenant à la terre et en évitant les pièges de la consommation de masse, ces initiatives portugaises pourraient bientôt s’inviter chez nous.”

RTS – A bon entendeur – 15/07/14

Art contemporain : Les élites contre le peuple (Rediff)

L’art contemporain revendique volontiers l’héritage des « maudits » et des scandales du passé. Et cependant, « artistes » et laudateurs d’aujourd’hui ne réalisent pas que leurs scandales ne combattent plus les tenants de l’ordre dominant, mais ne constituent en fait qu’un outil de plus de la domination bourgeoise.

“La Vénus aux chiffons”, œuvre de Michelangelo Pistoletto (artiste italien contemporain co-fondateur de “l’Arte Povera”), actuellement exposée dans l’aile Denon du musée du Louvre.

Par ce qu’il prétend dénoncer, l’« art » dit « dérangeant » participe de la domination libérale, capitaliste, oligarchique et ploutocratique, à la destruction du sens collectif au profit de sa privatisation, à cette démophobie qui a remplacé dans le cœur d’une certaine gauche la haine des puissants et des possédants. Cet « art » dit « dérangeant » est en parfaite harmonie avec ces derniers.

Épargnons-nous un discours qui, trop abstrait, serait rejeté par les concernés, les défenseurs de cette pitrerie libérale-libertaire nommée « art contemporain ». Prenons donc quelques exemples, quelques « scandales » ou actions représentatives de ces dix dernières années.

En 2002, l’Espagnol Santiago Sierra fait creuser 3000 trous (3000 huecos, en castillan) à des ouvriers africains pour un salaire dérisoire afin de, nous apprend-on, dénoncer l’exploitation capitaliste, revendiquant une « inspiration contestataire axée sur la critique de la mondialisation, de l’exploitation de l’homme par l’homme, de l’inégalité des rapports Nord-Sud et de la corruption capitaliste.

Il n’hésite pas à faire intervenir dans ses performances des sans-papiers, des prostituées, des drogués et à les rémunérer pour leur présence », apprend-on en effet, par exemple sur le site d’Arte TV [1]. Exploiter pour dénoncer l’exploitation : à ce titre, on pourrait bien aller jusqu’à voir un artiste supérieur en Lakshmi Mittal, par exemple.

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Musique (contemporaine) : “L’atonalisme. Et après ?” (Rediff)

Le 20 décembre 2012, invité par le compositeur pianiste pédagogue Karol Beffa, titulaire pour l’année 2012-2013 de la Chaire de Création artistique du Collège de France, le pianiste Jérôme Ducros prononçait une conférence qui déclencha une vive polémique.

Vidéo trouvée sur Vers la Révolution le blog animé par notre lecteur Boreas. Merci à lui.

Belgique : “Le Valeureux”, une nouvelle monnaie locale utilisée par les Liégeois

Les déboires des banques ont inspiré une réaction aux Liégeois. Désormais, dans une vingtaine de commerces on accepte les « Valeureux », monnaie d’échange pour remplacer l’Euro.

Les coupures vont de 0,5 à 10. Elles s’appellent les « Valeureux », comme « Valeureux Liégeois ». Elles sont à l’effigie de Tchantchès, du Toré et des autres personnages du folklore local.

Le but : promouvoir l’économie locale dans le respect des gens, de l’environnement, etc.

Il ne s’agit pas véritablement d’une monnaie, mais de bons d’échange acceptés dans une vingtaine de commerces.

“Le secret des 7 soeurs” : Une autre histoire du pétrole (Rediff)

Addendum du 04/11/2011: Mise en ligne de la quatrième partie.

Les Sept Sœurs, ce sont les sept compagnies pétrolières dont les dirigeants se sont partagés le monde, au cours d’une chasse au coq de bruyère, en 1928 pour s’emparer du pétrole mondial. Une partie de chasse dont les conséquences secouent encore la planète…

C’est cette “véritable et inavouable histoire du pétrole” que raconte le réalisateur Frédéric Tonolli. Un projet très ambitieux, mêlant archives, reconstitutions, entretiens chocs et “road movie pétrolier dans un monde de brut.” Une plongée dans les arcanes de l’univers pétrolier retraçant la véritable et impitoyable histoire de l’or noir. Le documentaire de 210 minutes est découpé en quatre parties de 52 minutes de manière à ce que chaque film puisse être vu indépendamment des autres.

«Raconter à chaque fois le début de l’histoire, c’est-à-dire le fameux rendez-vous à Achnacarry, permet d’avoir des unitaires qui font partie d’un ensemble et d’entrer tout de suite dans le vif du sujet. L’idée était de retracer l’histoire du pétrole sur un siècle avec ses innombrables dérapages, ce qui, convenons-en, n’a rien de simple. Pour rendre le sujet plus compréhensible, nous avons choisi de le faire de manière chronologique, mais en nous intéressant à chaque fois à une partie différente du globe.»

Partie 1: Tempêtes et fortunes du désert, nous emmène au Moyen-Orient (Iran, Irak, Arabie saoudite…), où tout a commencé.

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Novlangue, LQR : La propagande du quotidien (Rediff)

De modernité à gouvernance en passant par transparence, réforme, crise, croissance ou diversité : la Lingua Quintae Respublicae (LQR) travaille chaque jour dans les journaux, les supermarchés, les transports en commun, les «20 heures» des grandes chaînes, à la domestication des esprits. Comme par imprégnation lente, la langue du néolibéralisme s’installe : plus elle est parlée, et plus ce qu’elle promeut se produit dans la réalité.

Créée et diffusée par les publicitaires et les économistes, reprise par les politiciens, la LQR est devenue l’une des armes les plus efficaces du maintien de l’ordre. Ce livre décode les tours et les détours de cette langue omniprésente, décrypte ses euphémismes, ses façons d’essorer les mots jusqu’à ce qu’ils en perdent leur sens, son exploitation des «valeurs universelles» et de la «lutte antiterroriste».

Désormais, il n’y a plus de pauvres mais des gens de condition modeste, plus d’exploités mais des exclus, plus de classes mais des couches sociales. C’est ainsi que la LQR substitue aux mots de l’émancipation et de la subversion ceux de la conformité et de la soumission.

Des métaux en voie de disparition (Rediff)

Alors qu’il y a 50 ans, l’industrie mondiale n’utilisait qu’une dizaine d’éléments différents, aujourd’hui, une puce informatique peut contenir à elle seule plus de 60 composants différents, tous non renouvelables. La complexification croissante des produits de consommation courante, qui comportent de plus en plus de matériaux différents mais dans des quantités de plus en plus infimes, a permis d’accroître leurs fonctionnalités. Mais elle se traduit aussi par une pression accrue sur les réserves de ressources non renouvelables, notamment de métaux, accentuée par l’explosion de la consommation mondiale.

Dès 2007, dans un rapport devenu célèbre, le NRC (National Research Council) américain identifiait une liste de métaux devenus stratégiques (critical) compte tenu du déséquilibre entre la demande mondiale et leur disponibilité [1]. Cependant, ce type d’exercice reste difficile, en raison des incertitudes qui entourent les réserves de métaux, les évolutions de la demande mondiale, etc.

Surtout, au-delà des tensions liées à ce déséquilibre, se pose la question du remplacement de ces métaux stratégiques lorsque le stock terrestre aura été épuisé. Historiquement, lorsqu’une ressource non renouvelable est devenue rare et / ou trop coûteuse, elle a presque toujours été remplacée par une autre ressource, remplissant les mêmes fonctions (voire d’autres), mais qui peut elle-même être un jour épuisée si elle n’est pas renouvelable.

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«La high-tech nous envoie dans le mur»

Entretien avec Philippe Bihouix, ingénieur, spécialiste de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique, coauteur de l’ouvrage Quel futur pour les métaux ?

Tableau de bod 2 chevaux

Face à la baisse des ressources, l’ingénieur Philippe Bihouix(*) estime que notre monde se perd en innovations énergivores et polluantes. Pour lui, une autre voix est possible : les basses technologies.

De tout temps, la technologie est venue à la rescousse des problèmes que l’humanité s’était elle-même créés. Face à la déplétion des ressources, aux changements climatiques, aux pollutions des sols, des nappes phréatiques et de l’air… seules l’innovation et les hautes technologiques apporteraient leur lot de réponses.

C’est faux, assure l’ingénieur Philippe Bihouix dans l’Age des low-tech (Seuil), un ouvrage célébrant les basses technologies. L’ère de l’ingénieur thaumaturge est révolue.

Libération : Vous prétendez que les technologies ne portent plus les solutions qu’elles promettent. Pourquoi ?

Philippe Bihouix : Il faut désormais admettre qu’on ne va pas s’en sortir avec des solutions technologiques, loin de là. Il ne s’agit pas de consommer comme on veut, de jeter la canette de soda dans la bonne poubelle et de laisser les ingénieurs se charger du reste. Ces technologies sont imparfaites. On dit qu’avec l’économie circulaire on va pouvoir tout recycler à l’infini. En réalité, c’est faux : on ne gratte pas la peinture au cuivre et à l’étain des carcasses de bateaux qui sont démantelés au Bangladesh ou en Inde.
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