États-Unis : « Hackers en guerre »

Présenté à New York au « Village East Cinema » dans le quartier de Manhattan le 17 octobre 2014, le film de Vivien Lesnik Weisman est un documentaire qui met en lumière les mauvais traitements, la persécution et l’intimidation que subissent les Hackers et les Activistes par le gouvernement des États-Unis.

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Avec les analyses de deux journalistes lauréats du prix Pulitzer, Glenn Greenwald et Chris Hedges, du lanceur d’alerte Thomas Drake (NSA), « The Hacker Wars » retrace les étapes qui nous mène des coins les plus troubles de l’Internet à l’ombre pesante de la censure jusqu’au spectre d’une condamnation à plus d’un siècle de prison.

Partez à la rencontre d’Andrew Auernheimer alias « weev », troll invétéré et détesté, membre du groupe d’experts en sécurité informatique « Goatse Security. » Il est responsable de la publication d’une faille de sécurité dans le système d’information d’AT&T. « Goatse Security » avait révélé la faille à « Gawker Media » après en avoir informé AT&T et publié les données de 114.000 utilisateurs d’iPad, parmi lesquels des célébrités, le gouvernement américain et les forces armées des États-Unis. « weev » a été condamné à 41 mois de prison.

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Les pionniers de l’urgence

La médecine d’urgence est née sur les champs de bataille. Michel Cymes a choisi de partager le quotidien de médecins militaires des Forces armées en Guyane, héritiers de cette pratique.

Au cœur de la forêt amazonienne, dans des lieux accessibles seulement en pirogue ou en hélicoptère, il apprend le sauvetage au combat. Il se rend également au service des urgences de l’hôpital de Saint-Laurent du Maroni.

Aventures de médecine» évoque par ailleurs les pionniers de la médecine d’urgence. Pour développer les ambulances, la transfusion sanguine ou la réanimation, il a fallu des praticiens audacieux. Dominique Larrey fut le premier médecin militaire à s’émouvoir du sort des soldats laissés sur le champ de bataille. C’est ainsi qu’il inventa les premières ambulances.

Mon docteur casse les prix : Santé discount ou santé au rabais ?

Selon une étude récente, un Français sur quatre ne se soignerait plus, faute de moyens. Pourtant, de nouveaux dentistes low cost proposent des tarifs moins élevés. Idem pour l’ostéopathie, qui n’est pas prise en charge par la Sécurité sociale mais qui voit apparaître une nouvelle génération de spécialistes pratiquant des prix bas.

Comment ces médecins parviennent à baisser leurs tarifs? La qualité des soins est-elle la même? Par ailleurs, certains personnes souhaitent quitter la Sécurité sociale et s’assurer ailleurs.

Haut-Jura : Être sans avoir

Comment peut-on vivre heureux aujourd’hui? Comment peut-on vivre pauvre et heureux aujourd’hui? A 57 ans, Jean-Paul Grospélier n’a qu’un seul regret, c’est d’avoir travaillé 2 ans dans sa vie, « 2 ans de trop, depuis je n’y suis jamais retourné ! »

Ce qui sonne comme une provocation n’est pas une ode à la paresse mais plutôt la profession de foi d’un homme qui pratique « sa décroissance » depuis 35 ans.

Le mode de vie autarcique choisi par Jean-Paul a néanmoins un coût que la plupart d’entre nous ne pourrait supporter: celui de cultiver 600 mètres carrés de potager, celui d’être un cueilleur, un glaneur, un menuisier, un boulanger, un mécanicien, un maçon, quand six mois d’hiver vous déposent parfois deux mètres de neige devant la porte.

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Cargill : La faim justifie les moyens

Nourrir la planète: c’est l’ambition affichée du numéro un du négoce en matières premières alimentaires, l’Américain Cargill. Cette multinationale inconnue du grand public achemine tous les ingrédients de base de notre assiette (viandes, céréales, huiles, etc.) d’un continent à l’autre.

Partie 1:

Son chiffre d’affaires: 121 milliards d’euros, deux fois celui de McDo et de Coca réunis, davantage que le PIB de la Hongrie.

Mais aujourd’hui, le géant Cargill est au centre de nombreuses polémiques: destruction des productions vivrières (et des emplois paysans), pollution, déforestation, réorganisation de la planète en zones de production ultraspécialisées.

En France, aux États-unienne et en Amérique latine, des agriculteurs et des riverains tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences négatives de cet agro-business mondialisé.

Enquête sur la multinationale, également soupçonnée de s’être enrichie lors des émeutes de la faim de 2008, en spéculant sur les matières premières qu’elle contrôlait.

Partie 2:
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Chine : Shanghai fait place nette pour accueillir Disneyland

Un parc d’attraction doit ouvrir en 2016 à Shangai, le premier en Chine. Les travaux ont pris du retard mais les autorités ont déjà commencé à faire place nette. Et pour cause : Shanghai est l’une des villes les plus polluées au monde.

Les usines de chimie, de plastique ou de verre sont donc priées d’aller polluer plus loin. La ville veut développer plus d’activités de services, au détriment des cols bleus contraints de partir toujours plus loin en banlieue pour trouver du travail.

Fortune entre en sommeil

Mis en avant

Chers lecteurs et compagnons de Fortune,

Nous vous informons que le blog se met en pause à compter d’aujourd’hui. Après 6 ans de travail régulier (près de 13.000 textes et vidéos diffusés), notre équipe éprouve le besoin de souffler un peu et de se ressourcer.

Adolphe Williams Bouguereau (30/11/1825 – 19/08/1905) – “Repos à la moisson”

Nous comptons également mettre à profit cette parenthèse afin de réfléchir aux diverses améliorations que nous pourrions apporter au site. A ce propos, toutes vos suggestions seront les bienvenues, merci de nous en faire part dans les commentaires de cet article.

L’ensemble du contenu restera accessible et nous continuerons également à publier des informations, directement sur Fdesouche, en fonction des actualités économiques et écologiques du moment.

Dans l’attente de  vous retrouver prochainement, veuillez accepter notre meilleur salut et nos remerciements pour votre fidélité.

Contributeur FDS, Georges, Janu$, Mathurin, Monsieur X, Perceval, Quentin, Sybille, €ric

Les grandes vacances – 1967

“Les routes du miel” : Un livre pour redécouvrir l’abeille

Photographe indépendant depuis 1989, Éric Tourneret est aujourd’hui internationalement reconnu comme le « photographe des abeilles ». Cela fait 10 ans qu’il travaille uniquement sur les abeilles. Depuis qu’en 2004, il a appris que l’espèce était en train de mourir à cause des pesticides. Le photographe a grandi dans la campagne. “Pour moi, un monde sans abeilles, c’était un monde sans vie“, il vit actuellement en Ardèche.

Son enfance près d’Annecy, entre lac et montagne, le sensibilise à la beauté des milieux naturels. À 17 ans, il découvre l’Afrique, le voyage, le désert, et rencontre d’autres cultures. Il est initié à la photographie dans l’univers des studios, où il côtoie des photographes de mode et de publicité, spécialistes de la lumière et de la création visuelle.

En 2004, sensibilisé à la disparition des abeilles par la lutte des apiculteurs français pour l’interdiction des insecticides systémiques, Éric commence un travail de fond sur l’apiculture en s’immergeant dans la vie de la ruche. Exposées à l’Orangerie du Sénat en 2006, ses photographies novatrices sont rassemblées dans un premier ouvrage, Le Peuple des abeilles et font l’objet de nombreuses publications dans la presse internationale.

En 2007, il élargit ses investigations à l’international en une série de reportages sur la relation des hommes aux abeilles, de la cueillette la plus archaïque à l’apiculture industrielle et commerciale, au Népal, au Cameroun, en Russie, en Argentine, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, aux USA, en Roumanie… Son travail est édité en 2009 sous le titre Cueilleurs de miel.
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L’Écologisme des pauvres : Étude des conflits environnementaux dans le monde

L’écologie, une préoccupation réservée aux nantis? Bien au contraire, nous explique Joan Martínez Alier, dans son ouvrage L’écologisme des pauvres, un classique de l’écologie politique. Paru en 2002, réédité en 2008 au moment de la crise financière, il est désormais traduit en français. L’auteur bâtit sa démonstration à partir de l’idée d’une écologie populaire, prenant sa source dans les conflits relatifs à la répartition des « biens » (comme le pétrole) et des « maux » environnementaux (comme la pollution).

Davantage issue des pays du Sud, elle est présentée comme le troisième courant de l’écologie, avec ses caractéristiques propres, distinctes du courant du « culte de la nature sauvage » et de « l’éco-efficacité », prévalant en Amérique du Nord et en Europe.

Des plantations d’hévéas du Brésil aux plateformes pétrolières du Nigeria, l’auteur observe les luttes liées à l’extraction des ressources du sous-sol, au stockage de déchets dangereux, à la destruction de mangroves, à la gestion de l’eau, à la pollution, à l’aménagement urbain, etc., des phénomènes contre lesquels se soulèvent ceux qui en souffrent le plus : des populations défavorisées.

Ce « cœur empirique » de l’ouvrage, dense et bien documenté, révèle des mouvements qui, certes hétérogènes, revendiquent cependant une cause commune : celle de la justice environnementale, soit davantage de justice sociale entre hommes, y compris par rapport à l’environnement.
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Portugal : Lisbonne transforme ses parcs en potagers urbains

A Lisbonne, la municipalité a réagi à la crise en faisant le pari que l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social. Des hectares d’espaces verts sont devenus des potagers urbains, et les parcelles attribuées sur critères sociaux à 500 familles. Une façon d’augmenter leurs revenus, tout en améliorant la résilience de la ville et en répondant au changement climatique.

Et si l’agriculture urbaine pouvait avoir un rôle social? C’est le pari qu’a fait la mairie de Lisbonne. Car avec la crise, « les gens quittaient la ville et la qualité de vie baissait », observe Duarte Mata, architecte et conseiller auprès du maire en espaces verts et développement durable.

Depuis 2008, la municipalité a décidé de revoir son approche. Au programme : jardins, vergers et potagers urbains, parcs, corridors verts et pistes cyclables pour relier tous ces espaces de respiration.

Sur 32 hectares d’espaces verts, 7 sont devenus des potagers ou des jardins urbains. Des parcelles de 50 mètres carrés pour les plus petites, 1.500 mètres carrés pour les plus grandes, ont été attribuées à 500 familles. Le but est de doubler ce chiffre d’ici 2017.
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L’économie française : Éternelle convalescente

Ceux qui attendaient un verdict tranché, à même, soit de valider la politique économique du gouvernement, soit d’en souligner les limites, en seront pour leurs frais. Au lendemain de la présentation en conseil des ministres du projet de loi de finances 2016, les prévisions de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dressent un tableau en demi-teinte de l’économie hexagonale pour la fin de l’année.

« Le produit intérieur brut (PIB) français a déçu au deuxième trimestre [avec une croissance nulle, après + 0,7 % au premier trimestre], après un début d’année dynamique. Mais les vents favorables qui existaient il y a trois mois [recul du pétrole, de l’euro et mesures de soutien du gouvernement] sont encore bien présents », a résumé, jeudi 1er octobre, Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture à l’Insee.

Parmi les bonnes nouvelles, la demande des ménages reste bien orientée, souligne l’Institut. Ces derniers « bénéficient de salaires qui augmentent encore, alors que l’inflation reste basse » en raison du repli des cours du pétrole, détaille M. Passeron. Le pouvoir d’achat devrait ainsi augmenter de 1,7 % en 2015. Un record depuis 2007.

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Énergies marines : La vague de fond

Les énergies marines ambitionnent d’apporter bientôt une contribution significative au mix énergétique français. Avec les deux appels d’offres importants lancés par le gouvernement en 2011 et en 2013 pour l’installation de 5 champs d’éoliennes en mer sur la façade maritime nord-ouest du pays, la France espère combler le retard enregistré dans l’exploitation des énergies marines traditionnelles par rapport à la Grande-Bretagne et au Danemark.

La France compte surtout sur son immense domaine maritime pour jouer un rôle de premier plan dans le développement d’un certain nombre d’énergies marines encore embryonnaires, celles qui se proposent d’utiliser la force des vagues et des courants marins pour produire de l’électricité.

Adoptée le 22 juillet dernier par l’Assemblée nationale après un long débat parlementaire et validée trois semaines plus tard par le Conseil constitutionnel, la loi relative à la transition énergétique pour une croissance verte finalement a été publiée au Journal officiel le 18 août 2015.

En fixant notamment comme objectif à notre économie de porter progressivement à 40 % au cours des 15 prochaines années la part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité, elle devrait favoriser l’émergence d’une véritable filière industrielle nouvelle, celle des énergies marines, pour laquelle la France est particulièrement bien placée.
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Chine : Le piége dette-déflation

Les secousses qui ont affecté l’économie chinoise ont été suivies par des ventes boursières massives. Aussi la Réserve fédérale américaine vient-elle de reporter la hausse de ses taux d’intérêt. La Chine est confrontée maintenant à l’énorme défi que représente le piège dette-déflation un peu partout dans le monde.

En 1933, Irving Fisher a été le premier à pointer les dangers liés au surendettement et à la déflation en montrant que ces deux facteurs ont contribué à la Grande dépression aux USA.

Quarante ans plus tard, Charles Kindleberger a donné un caractère général à la théorie de Fisher en soulignant les problèmes qui se posent en l’absence de politiques monétaires, budgétaires et régulatrices coordonnées au niveau international, ainsi qu’en l’absence d’un prêteur de dernier recours à ce même niveau.

En 2011, s’appuyant sur le cas du Japon, Richard Koo a analysé les risques d’une “récession prolongée du bilan” quand un pays surendetté tente de redresser son bilan.
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La France sera une victime lors de la prochaine crise

Loin de se résorber, le déficit de notre balance commerciale stagne, preuve que nos entreprises n’ont pas renoué avec la compétitivité. Or, malgré le bouclier de la zone euro, c’est un facteur de fragilité majeur.

Dans son projet de budget pour 2016, le gouvernement prévoit que la balance commerciale de la France sera déficitaire de 40,3 milliards d’euros contre 40,5 milliards cette année. Le déficit français (1,8 % du PIB), qui se range parmi les plus importants de la zone euro, ne se résorbe pas. Il a reculé en 2014 et 2015, mais uniquement à cause de la chute des prix du pétrole ; hors effet baril, il a tendance à se creuser.

Tous les « efforts » que le gouvernement fait en faveur de l’économie de l’offre, le Cice, le pacte de responsabilité, les aides aux PME, etc., devraient un jour se traduire par des embauches. Telle est l’ambition affichée, celle de la lutte contre le chômage. Mais, en attendant que cette courbe s’inverse, la politique de l’offre devrait conduire plus certainement à un regain de compétitivité des produits français, à une reconquête des parts de marché et à une réduction du déficit de la balance commerciale. Ce n’est pas le cas.

La balance courante de la France (qui, outre le commerce des biens, comprend celui des services et des capitaux) s’est dégradée en 2014. Le déficit a été de 19,7 milliards d’euros, soit 0,9 % du PIB, contre 17,1 milliards en 2013. La France a besoin des apports de capitaux étrangers. Cette fragilité est fondamentale.
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Une étude détruit le mythe de la fourmi travailleuse

Par ses fables, Jean de La Fontaine avait pour ambition de se servir “d’animaux pour instruire les hommes”. La fable qui ouvre son premier recueil est la célébrissime historiette de La cigale et la fourmi, inspirée d’Ésope. Si l’écrivain grec montre, dans son texte, les fourmis en train de s’activer – elles font sécher du grain –, son lointain successeur français ne se donne même pas cette peine et tient pour acquise, tout en la renforçant, l’image de la fourmi travailleuse.

Cette image a pris une telle force que, dans les définitions du dictionnaire une fourmi peut désigner une personne laborieuse et une fourmilière un lieu où s’affairent un grand nombre d’humains. On a d’ailleurs attribué le succès écologique des insectes sociaux (abeilles, fourmis, termites…) à la division du travail et à la spécialisation des individus qu’ils mettent en place, un mode d’organisation dont Homo sapiens s’est inspiré dans bien des domaines, que ce soit l’industrie, l’informatique, la robotique ou la logistique.

Pourtant, tout cela pourrait bien être bâti sur un mythe car fourmis et travail ne seraient pas autant synonymes que cela, si l’on en croit plusieurs études dont la dernière en date vient de paraître dans le numéro de septembre de la revue Behavioral Ecology and Sociobiology.

Biologistes à l’université d’Arizona, les auteurs de cet article sont partis du constat, posé par plusieurs travaux antérieurs, disant que, dans des fourmilières étudiées, environ la moitié des individus semblaient inactifs. Ils ont donc voulu vérifier si c’était bien le cas et tester plusieurs hypothèses pouvant expliquer cette “oisiveté” comme par exemple un besoin de repos imposé par l’horloge interne ou un excès de travail.
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Fraude à la pollution : Quelles conséquences pour Volkswagen ? (Màj)

02/10/2015

Un peu moins d’un million de véhicules circulent en France avec un logiciel truqué, masquant les produits toxiques lors des contrôles antipollution. Il s’agit de Skoda, d’Audi et de Volkswagen. Le groupe allemand commence à organiser le rappel de ces voitures. Les Français vont prochainement recevoir un courrier leur demandant de ramener leur véhicule au garage.

23/09/2015

Comme British Petroleum en 2010 et sa marée, le constructeur automobile allemand risque de payer une facture très salée pour avoir violé les lois antipollution américaines.

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Paris : Le krach immobilier est pour demain !

Hausse des taux de crédit, baisse des prix, multiplication excessives des constructions de bureaux, aujourd’hui plus que jamais le krach menace l’immobilier parisien.

Faire de la capitale et sa région une immense métropole à l’échelle mondiale, voilà en quelques mots l’objectif affiché du « Grand Paris ». Si le projet se veut ambitieux, en ce qui concerne l’immobilier le revers de la médaille sera sans doute d’une ampleur toute aussi significative.

En effet, face à la perspective d’un rattachement à la capitale, bon nombre de communes franciliennes mettent en branle d’importants chantiers de construction afin de développer leur offre de bureaux et d’attirer de nouvelles entreprises dans leur giron. Or, en matière d’immobilier tertiaire, l’offre est déjà plus que conséquente en Ile-de-France.

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Chine : Le pays libéré du tabagisme

Dans quelques semaines, Beijing appliquera une nouvelle loi anti-tabac interdisant de fumer dans les espaces publics fermés, notamment dans les restaurants et les bureaux. Les publicités pour le tabac seront également prohibées dans les espaces en plein air et les transports publics, ainsi que dans la plupart des médias.

Si cette réglementation, approuvée l’an dernier par le Comité permanent de l’Assemblée populaire municipale de Beijing, parvient à s’imposer, les autorités chinoises pourraient décréter une interdiction similaire dans l’ensemble du pays.

Une baisse sensible du tabagisme se traduirait sans aucun doute par de nets avantages en matière de santé publique. Mais est-elle envisageable ?

Avec plus de 300 millions de fumeurs, la Chine représente un tiers de tous les consommateurs dans le monde, et accuse près de 2700 décès dus au tabagisme par jour. Les coûts induits par le traitement des maladies liées au tabagisme, sans parler des pertes de productivité, sont considérables.
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L’or vient de l’espace

Les astrophysiciens pensent désormais connaître l’origine de l’or : le métal précieux serait le fruit de la collision ultra-violente entre deux étoiles à neutrons il y plusieurs milliards d’années. Un choc si fantastique, qu’il aurait propulsé l’équivalent de dix Lune d’or massif dans l’Univers, dont les pépites terrestres. Explications.

Selon Edo Berger, de l’université d’Harvard, l’or, comme tous les éléments lourds, proviendrait d’un cataclysme cosmique, particulièrement rare et puissante : la fusion de deux “étoiles à neutrons“. Particularité de ces petits astres d’une dizaine de kilomètres de diamètre : une masse supérieure à celle du soleil, soit un milliard de tonnes pour un centimètre cube. Composées de neutrons  - d’où leur nom – elles sont en réalité le cœur d’astres morts, les “restes” d’étoiles ayant préalablement explosé en supernovas.

En cas de collision entre deux étoiles à neutrons, le choc forme un nuage de neutrons hautement concentré à l’intérieur duquel des réactions nucléaires permettent la formation, entre autres, de l’or. 

Nous estimons la quantité d’or produite lors d’un tel événement à 10 fois la masse de la Lune“, explique Edo Berger, dans sa théorie émise en 2013.
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Intelligence artificielle : Danger réel ?

Les armes autonomes existent déjà et leur évolution n’est pas près de s’arrêter. Ces machines, désormais capables de reconnaître les visages, posent des questions juridiques. Leurs opposants les appellent des «robots tueurs», les hommes de l’art des «systèmes d’armes létaux autonomes». Anatomie de ces machines au pouvoir de vie et de mort.

Au sud de la frontière entre les deux Corée, des gardes étranges surveillent la zone démilitarisée. Ils ont été fabriqués par l’industriel Samsung, qui les a baptisés d’un acronyme: SGR-A1. Des robots, bardés de capteurs et de caméras, mais aussi de mitrailleuses et de lance-grenades. A ce jour, c’est l’exemple le plus poussé de «système d’armes létales autonomes» (Sala), même si un opérateur valide toujours le tir.

«La machine peut parfois être plus précise et plus efficace qu’un être humain, surtout dans des situations de grande tension et d’urgence. Elle a des temps de réactivité supérieurs à ceux de l’être humain», commente Gérard de Boisboissel, ingénieur de recherche à Saint-Cyr Coëtquidan (Morbihan) et codirecteur de l’ouvrage Drones et Killer Robots, faut-il les interdire ? (1)

La Navy américaine dispose depuis 1980 de dispositifs cousins des robots tueurs, les «C-RAM» pour «Counter Rocket, Artillery and Mortar». Ils sont «capables de façon autonome d’effectuer leurs propres évaluations pour chercher, détecter, suivre, combattre et tuer», décrit la Marine.
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Chine : Ruée sur l’innovation

Les entreprises privées chinoises adoptent l’innovation au détriment du transfert de technologies. C’est le deuxième grand bond en avant technologique voulu par l’État. “La Chine doit s’appuyer sur l’innovation pour assurer un développement économique sain et continu.” Pour qui vit loin de la Chine, cette sentence prononcée par le président Xi Jinping lui-même en décembre 2014 semble une évidence.

La Chine pratique depuis longtemps une politique industrielle d’“innovation autochtone”, qui oblige les multinationales étrangères à transférer leurs technologies et à soutenir les entreprises d’État chinoises dans des secteurs stratégiques.

Mais cette stratégie n’a pas fonctionné. Alors, le pays déverse maintenant de l’argent dans un nouvel assaut “top down”, du haut vers le bas, pour l’innovation. Il dépense plus de 200 milliards de dollars par an en R&D, une somme qui a quadruplé en une décennie. Elle représente maintenant 2 % du PIB, légèrement plus que l’Union européenne.

Le cabinet d’études de Thomson Reuters assure que la Chine est “sans conteste le leader en matière de brevets”. Les planificateurs centraux souhaitent maintenant tripler le nombre de brevets d’ici à 2020, à 14 pour 10.000 personnes. Ils veulent augmenter encore les budgets R&D pour à terme atteindre le niveau américain de 2,8 % du PIB, avec l’espoir que toutes ces mesures feront de la Chine une superpuissance de l’innovation. Déjà, un cinquième des diplômés des filières scientifiques dans le monde sont chinois.
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Côte d’Ivoire : La France octroie 26 millions d’euros pour le développement agricole

La France vient d’apporter son soutien au développement agricole en Côte d’Ivoire par l’octroi d’un financement de 17 milliards de francs Cfa (26 millions d’euros) qui permettra la relance des filières agricoles. L’investissement, qui s’inscrit dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2d) permettra à la nation éburnéenne d’engager des réformes dans les domaines du foncier et des filières vivrières.

Ainsi, grâce à un budget de 7,5 milliards de francs Cfa, la Côte d’Ivoire pourra mettre en œuvre sa loi sur le foncier rural et délimiter 1210 territoires de village. Le pays pourra en outre délivrer des certificats fonciers pour des terres dont la superficie rurale est évaluée à 70 000 hectares. Il pourra également enregistrer des baux agricoles dans 15 départements, indique le quotidien ivoirien Le Sursaut.

Les filières vivrières, elles, bénéficieront de 6,8 milliards francs Cfa. Cette somme profitera à la culture des légumes, du maïs et du soja ainsi qu’à la pisciculture et l’élevage porcin. Le reste du financement ira à l’appui institutionnel et à la coordination du projet. S’exprimant sur le projet, le ministre ivoirien de l’agriculture, Mamadou Coulibaly Sangafowa a exprimé sa satisfaction quant à l’apport de la France, qui, dit-il, aidera à combattre la cherté de la vie dans le pays.

Agence Ecofin

(Merci à Erwinn)

Comment les changements démographiques affectent-ils l’activité économique et l’inflation ?

Le changement démographique est l’un des plus importants déterminants du paysage économique et social futur. Plusieurs chercheurs ont observé comment les changements dans la taille et la composition de la population influencent les dynamiques macroéconomiques.

Les canaux à travers lesquels les changements démographiques affectent une économie incluent notamment les comportements d’épargne et d’investissement, les décisions relatives au travail et les réactions de l’offre et de la demande globales.

Dans les moyen et long termes, les changements dans l’offre de travail et dans la productivité (qu’ils soient considérés comme exogènes ou bien perçus comme provoqués par les changements démographiques) peuvent significativement altérer l’offre agrégée d’une économie et par conséquent la croissance économique, dans la mesure où les changements démographiques affectent le montant des intrants disponibles et la manière par laquelle ils sont combinés. A court terme, les transitions démographiques sont susceptibles d’affecter la demande agrégée, puisque le montant de consommation et d’investissement va fondamentalement déprendre des changements structurels des profils âge-gains de la population. (…)

Il est crucial d’analyser proprement les répercussions macroéconomiques des changements démographiques pour déterminer quelles sont les réponses politiques appropriées pour minimiser les effets adverses ou les distorsions indésirables. (…)
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Croissance mondiale : Le diagnostic pas très folichon de l’OCDE

Une croissance moins soutenue qu’on aurait pu l’espérer dans les économies avancées et un ralentissement plus fort dans les émergents : c’est ce que prévoit pour 2015 l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’année 2016 serait meilleure, même si l’organisation s’inquiète, pour le moyen terme, du ralentissement de la croissance potentielle dans le monde.

D’après les Perspectives économiques intermédiaires, présentées mercredi 16 septembre, la croissance mondiale serait ramenée de 3,3 % en 2014 à 3 % en 2015 (soit – 0,1 point par rapport aux prévisions de juin 2015).

Elle accélérerait ensuite à 3,6 % en 2016 au lieu des 3,8 prévus avant l’été, sur fond de stagnation du commerce mondial et de détérioration des conditions financières. Comme souvent, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

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Corse : L’Île de Beauté croule sous les déchets (Màj vidéo)

25/09/2015

En Corse, les centres d’enfouissement des déchets ont été bloqués un à un ces dernières semaines, pour protester contre l’absence de solution dans la gestion des déchets depuis la fermeture d’un des plus gros sites de l’île. À Ajaccio, les habitants et commerçants sont appelés à conserver leurs ordures ménagères. Les collectes sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.


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14/09/2015

Décharges saturées, poubelles pleines à craquer, détritus sur les plages, au bord des routes et en pleine nature: la Corse ne parvient plus à éliminer ses ordures.

La crise est provoquée par un essor démographique non maîtrisé avec l’installation d’environ 4.000 nouveaux venus par an dans cette île française qui compte 310.000 habitants… pour plus de 300.000 tonnes de déchets à traiter chaque année.

A cet essor démographique s’ajoutent un manque d’infrastructures, la multiplication des constructions et des déchets accompagnant les chantiers, ainsi qu’une consommation à outrance encouragée par la présence dans l’île du plus grand nombre de supermarchés de France par tête d’habitant.
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Pollution atmosphérique : 3 millions de morts/an (Màj vidéo)

Les plus défavorisés davantage impactés par la pollution

La pollution atmosphérique serait à l’origine de plus de 3 millions de morts prématurées. C’est une étude publiée par la revue scientifique britannique Nature qui le démontre. Les scientifiques estiment que si rien ne change dans la qualité de l’air, ce seront 6,6 millions de décès qui seront à déplorer en 2050.

Ces trois millions de décès qui surviennent prématurément sont essentiellement la conséquence de la pollution à l’ozone et aux particules fines. Les chercheurs de l’Institut allemand Max Planck ont obtenu ces résultats inquiétants après avoir combiné un modèle atmosphérique avec des données démographiques et sanitaires.

Ainsi, ils ont pu évaluer à 5 personnes sur 10.000 qui chaque année dans le monde succombaient précocement à la pollution de l’air.

Intérieur, extérieur, l’air pollué est partout
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Pourquoi la baisse du pétrole fait pschitt pour la croissance

Cela fait maintenant près de 18 mois que les cours du pétrole ont commencé à dégringoler et dans leur sillage celui des principales matières premières, et rien absolument rien ne se passe au niveau de la croissance mondiale: le compteur reste bloqué autour de 2%, et aucun signe d’accélération n’est perceptible.

Pourtant, un contre-choc sur les matières premières notamment un contre-choc pétrolier correspond à une réduction de la rente des pays exportateurs dont on sait qu’elle est mal recyclée.

Pour faire simple il s’agit d’une redistribution des revenus pétroliers, détenus par un petit nombre de personnes ayant un fort taux d’épargne, aux consommateurs des classes moyennes du monde entier, qui ont une forte propension à dépenser.

C’est donc un stimulant de la croissance mondiale. Alors pourquoi fait-il pschitt cette fois-ci ?
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Israël : L’État hébreu va embaucher 20.000 travailleurs chinois

Le gouvernement israélien a donné son feu vert dimanche à la venue et au recrutement de 20.000 ouvriers chinois spécialisés dans le secteur du bâtiment afin de doper la construction de logements neufs dans le pays. «Il s’agit à mes yeux d’une mesure nécessaire et importante pour faire baisser les prix du logement», a justifié Benyamin Nétanyahou.

Le conseiller juridique du gouvernement, Yehuda Weinstein, a pour part exprimé ses réserves en l’absence d’un accord bilatéral encadrant cette immigration et garantissant les droits des nouveaux arrivants.

L’embauche d’ouvriers chinois par des entreprises israéliennes était devenue presque impossible depuis que l’État hébreu avait décidé, en 2011, de réglementer l’immigration de travailleurs étrangers. Son objectif principal était alors de lutter contre les pratiques illégales de certains intermédiaires, qui imposaient aux migrants de leur verser jusqu’à 30.000 dollars en échange d’un permis de travail.

La situation était devenue si problématique que les États-Unis menacèrent d’inscrire Israël sur la liste des États qui pratiquent la traite des êtres humains. La relance de cette immigration économique fut dès lors suspendue à la signature d’un accord bilatéral entre Israël et la Chine. Mais les deux pays n’ont jusqu’à présent pas réussi à se mettre d’accord sur son contenu.
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Qui sont les employés plus touchés par les baisses de salaire ?

Ça ne va pas fort dans le secteur privé comme dans les entreprises publiques. Selon une étude de l’Insee publiée mercredi 16 septembre, le salaire net moyen a baissé de 0,3% entre 2012 et 2013 si l’on tient compte de l’inflation. 

En 2013, en France, les salariés ont perçu en moyenne, pour un temps plein, 2.912 euros bruts par mois et 2.202 euros nets. Soit une hausse du salaire brut moyen de 1,3 % par rapport à 2012 (contre +0,7% en 2012) et de 0,6% du salaire net (contre + 1,6 % entre 2011 et 2012), “dans un contexte de dégradation du marché du travail qui se poursuit“, souligne l’Insee. Compte tenu de l’inflation, cela correspond à une baisse du salaire net moyen en euros constants.

Le salaire moyen est stable pour les femmes tandis qu’il diminue chez les hommes (-0,4%). “A tous les niveaux de l’échelle salariale, les évolutions de salaire sont plus favorables aux femmes qu’aux hommes“, écrit l’Insee. Le salaire moyen des femmes employées a ainsi augmenté entre 2012 et 2013 de +0,2%.

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Quand la France voulait exporter le Minitel dans les rave parties californiennes

L’incroyable équipée du Minitel dans la Baie de San Francisco. Une rave à Oakland, dans la baie de San Francisco, en 1992. 48h de fête, 3 grands entrepôts, quelques-uns des meilleurs DJ du moment, des Cheerios pour tous au petit matin et… des Minitels.

Installés dans plusieurs salles, les Minitels permettent aux fêtards de communiquer à distance grâce un outil révolutionnaire pour l’époque, une invention française : le chat.

La scène est à peine croyable : alors que quelques années plus tard, les rave parties deviendront la cible des forces de l’ordre françaises, 101 Online, une émanation de l’entreprise publique France Télécom, vient tranquillement faire sa publicité dans une «psychoparty».

101 Online, c’est l’épopée du Minitel français à San Francisco, dans le berceau de la tech et du mouvement hippie, au début des années 90. C’est aussi la chronique d’un échec annoncé, qui en annonce bien d’autres pour la télématique française. Julien Mailland, chercheur français en télécommunications à l’Université d’Indiana, vient de publier un article passionnant qui déterre cette histoire oubliée.
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La croissance asiatique à l’épreuve de la « trappe malthusienne »

Lors d’une récente conférence tenue à Bangkok, Haruhiko Kuroda (2015) a recensé trois faits stylisés à propos de la croissance asiatique. Premièrement, elle s’est poursuivie à un rythme régulier et très rapide au cours des dernières décennies. Alors qu’elle disposait du PIB par tête le plus faible à travers le monde en 1950, l’Asie a réalisé depuis les meilleures performances de croissance.

La crise asiatique de 1997-1998 n’a été qu’une parenthèse, dans le sens où les pays asiatiques ont su recouvrir rapidement leurs pertes en termes de revenu et de production. Le taux de croissance annuel moyen a été de 4 % au cours des six dernières décennies. Par conséquent, le PIB par habitant asiatique a été multiplié par 12 depuis 1950. Deuxièmement, il y a toutefois une forte hétérogénéité en termes de PIB par habitant d’un pays asiatique à l’autre.

Si Hong Kong, Singapour, Taïwan et la Corée du Sud jouissent aujourd’hui de niveaux de vie particulièrement élevés, la majorité des pays asiatiques sont des pays à revenu intermédiaire. Même ces derniers présentent des PIB par habitant très différents les uns des autres.

Troisièmement, les taux de croissance eux-mêmes ont été très hétérogènes d’un pays asiatique à l’autre. Le Japon enregistrait des taux de croissance à deux chiffres dans les années soixante, mais semble acculé à la stagnation depuis les années quatre-vingt-dix.
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Statactivisme : Des chiffres en lutte

Deux ouvrages font ressortir l’importance de la quantification dans les technologies de pouvoir contemporaines et les formes de résistance à celle-ci. Pourtant, l’activisme en faveur d’un usage émancipateur et non asservissant des chiffres est-il une réalité ou un horizon souhaitable?

L’utilisation de nombres pour définir les contours de l’action publique n’est pas chose nouvelle: l’étymologie même du mot « statistique » en est une illustration notoire [1]. De même, leur invocation dans le cadre de débats publics n’est pas chose récente, Theodore M. Porter fait ainsi remonter aux années 1830 « la déferlante de chiffres qui a englouti tant d’aspects de la vie sociale, gouvernementale et scientifique » (S, p. 249).

Depuis maintenant plusieurs années, les travaux de sociologie de la quantification se sont multipliés pour étudier les principes et les effets de cette mise en nombres du monde social qui accompagne bien souvent sa mise en ordre.

Parus à une année d’intervalle dans la même collection et initiés par les deux mêmes auteurs (I. Bruno et E. Didier) qui cosignent le premier et codirigent (avec J. Prévieux) le second, Benchmarking. L’État sous pression statistique (B) et Statactivisme. Comment lutter avec des nombres forment un diptyque (S) qui entend à la fois présenter une série d’études empiriques et fournir des outils à des mouvements militants [2], en les familiarisant avec certaines démarches de sciences sociales, en particulier celles initiées par A. Desrosières et L. Boltanski [3], qui tous deux contribuent au second des deux ouvrages.
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Les leçons de Stanley Hoffmann pour la France d’aujourd’hui

Le célèbre historien Stanley Hoffmann avait étudié de fond en comble l’Hexagone, mais aussi les relations internationales. Quels enseignements pourrait-on tirer de ses ouvrages et réflexions pour l’avenir de notre pays et de notre continent?

Le professeur émérite de l’université de Harvard et grand intellectuel franco-américain, est mort dans la nuit du 12 au 13 septembre. Né en Autriche en 1928, il a immigré en France avec sa mère au milieu des années 1930 et y est resté pendant les années noires, qui auront profondément marqué sa pensée.

Au cours de sa vie, Stanley Hoffmann a publié une vingtaine de livres, dont certains concernaient la France, d’autres la construction européenne ou les relations internationales. Il semble donc pertinent, en ce moment de deuil et de célébration de sa vie, de se demander ce qu’il aurait pu penser de la situation de la France d’aujourd’hui.

L’un des plus célèbres concepts de Stanley Hoffmann fut celui de la stalemate society (la «société bloquée»)
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Europe/États-Unis : Adidas relocalise ses usines… mais elles seront toutes automatisées

Le “Made in China” (ou “Made in PRC“, c’est selon), est en train de passer de mode chez Adidas. L’équipementier sportif prépare le rapatriement d’une partie de ses unités de production en Europe et aux États-Unis. Il se pourrait même que, bientôt, votre adolescent porte des baskets “made in France“. Mais que cache cette nouvelle stratégie de la marque aux trois bandes?

Le problème avec la Chine, c’est que le coût de la main d’oeuvre n’est plus ce qu’il était. En mai 2014, les employés d’une usine fabricant des chaussures Nike et Adidas s’étaient mis en grève pour protester contre la faiblesse de leur salaire. Ils touchaient 1,67 dollar de l’heure (1,49 euro au cours actuel).

Chez les têtes pensantes d’Adidas (et de Reebok qui appartient au même groupe), on s’est alors posé la question suivante : doit-on se délocaliser ailleurs dans quelque pays du tiers-monde où le travail ne coûte quasi rien, ou bien inventer un nouveau modèle économique? C’est la deuxième option qui a été retenue. Ainsi, la marque aux trois bandes va délaisser une partie de ses usines chinoises pour mettre en place des usines entièrement automatisées en Europe et aux États-Unis

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Les économistes contre l’économie

Depuis la fin du XIXe siècle, où l’économie a adopté de façon de plus en plus systématique les mathématiques et les statistiques et a prétendu devenir une discipline scientifique, ses praticiens ont été accusés d’une multitude de péchés.

Les accusations d’orgueil, de négligence des objectifs sociaux au-delà des revenus, d’une attention excessive à des techniques formelles et d’une incapacité à prédire les grands développements économiques comme les crises financières venaient en général de l’extérieur, ou d’une frange hétérodoxe de la discipline. Mais dernièrement, les sommités de cette discipline semblent témoigner en personne de leur mécontentement.

Paul Krugman, prix Nobel d’économie, qui tient également une colonne dans un journal, a pris l’habitude de descendre en flammes la dernière génération de modèles macroéconomiques, au motif qu’ils négligent les vérités keynésiennes démodées. Paul Romer, l’un des initiateurs de la nouvelle théorie de la croissance, a accusé certains grands noms, dont le prix Nobel Robert Lucas, de ce qu’il désigne sous le terme de « mathiness », soit une utilisation des mathématiques pour obscurcir plutôt que pour clarifier.

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« Le problème des migrations est devant nous »

Par Eric Le Boucher

Pour que la pauvreté du Sud ne vienne pas submerger l’Europe, il n’y a qu’une solution: tout faire pour stabiliser et développer les pays-bombes démographiques. Le repli sur soi ne résoudra pas pas le problème.

Le Niger avait 3 millions d’habitants lors de son indépendance en 1960. Il en a 20 millions aujourd’hui. Le pays est classé parmi les moins développés au monde. Les femmes y ont en moyenne 7,6 enfants, un des taux de fécondité record.

Selon les projections de l’ONU, le Niger aura 36 millions d’habitants en 2030, 72 millions en 2050 et 209 millions en 2100. C’est impossible. Le Niger ne peut pas faire vivre sans doute plus de 50 millions de personnes. Des Nigériens, par dizaines de millions, émigreront.

L’Afrique verra doubler ses habitants d’ici à 2050, de 1,2 milliard d’habitants à 2,5 milliards, puis doubler encore d’ici à 2100. Pendant ce même temps, l’Europe (au sens large, géographique) passera de 738 millions aujourd’hui à 707 millions en 2050 et 646 millions en 2100.
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États-Unis : Militantisme et alimentation alternative

Les mouvements pour une alimentation alternative sont-ils une panacée contre l’obésité, les problèmes de santé d’origine alimentaire et la mauvaise alimentation ? Nul besoin d’être réactionnaire pour voir les limites de cette proposition ; difficile pourtant de renoncer à cette croyance. Julie Guthman, dont le travail a presque à lui seul inauguré la recherche scientifique sur ces questions, nous aide à comprendre pourquoi.

Vous êtes principalement connue comme spécialiste de l’obésité et des produits biologiques. Mais plus généralement, on pourrait vous décrire comme chercheuse en études sur l’alimentation, un domaine à la fois assez récent et spécifique au monde anglophone. De quoi s’agit-il et comment y êtes-vous venue ?

Julie Guthman : Un nombre important de travaux tombent sous la catégorie des études sur l’alimentation, y compris dans les sciences dures. Mais dans les sciences humaines et sociales, trois courants différents peuvent être observés. Premièrement, il y a des travaux assez descriptifs qui se rapprochent de la littérature populaire et qui décrivent, souvent en des termes admiratifs, une expérience alimentaire, un restaurant, ou des produits alimentaires.
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Les meilleurs moyens de combattre l’extrême pauvreté

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En 1950, le revenu annuel des citoyens de la Corée du Sud et du Pakistan était sensiblement le même. Aujourd’hui, il est difficile de comparer les deux pays. Le revenu par habitant des Sud-Coréens a été multiplié par 23 depuis cette date, et celui des Pakistanais par 3 seulement.

Comment aider les pays les plus pauvres à reproduire le succès sud-coréen est l’une des plus importantes questions posée à l’heure actuelle à la communauté internationale. Améliorer les perspectives économiques permettra à des pans entiers de la population mondiale de bénéficier d’une meilleure santé, d’une éducation plus poussée, d’une vie plus longue et d’une vulnérabilité moindre face à de nombreux défis, dont les catastrophes naturelles.

Une grande partie des 169 cibles de développement proposées par les Nations unies pour les 15 prochaines années ont fondamentalement trait à une réduction de la pauvreté. Mais ces cibles ne sont pas toutes de valeur égale. Le Centre du Consensus de Copenhague, dont je suis le directeur, a récemment demandé à 60 équipes d’économistes d’évaluer les coûts et bénéfices de chacun des objectifs proposés, qui remplaceront en septembre prochain les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

A première vue, l’un des objectifs qui semble le plus louable – le plein emploi pour tous – est en fait l’un des moins souhaitables. Malheureusement, ce n’est pas un objectif, mais un rêve. Les économies ont besoin d’un certain taux de chômage pour permettre aux salariés de changer d’emploi et la plupart des gouvernements mettent déjà l’accent sur la création d’emplois.

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États-Unis : L’art de rançonner les pauvres

Impossible, ou presque, de vivre aux États-Unis sans contracter un emprunt. Devant les difficultés de leurs clients à rembourser, les banques augmentent les pénalités et… leurs profits. En revanche, dans certains quartiers défavorisés, elles refusent d’ouvrir des agences. Les habitants doivent alors avoir recours aux échoppes de « prêteurs rapaces ».

Au comptoir d’un check casher, le long de Broadway, une artère de Central Brooklyn assombrie par le métro aérien de New York, M. Carlos Rivera demande un sursis. « No tengo los 10 pesos » (« Je n’ai pas les 10 dollars »), lance-t-il à l’employée derrière la vitre. A Brooklyn, ces boutiques sont omniprésentes: les Pages jaunes en recensent 268.

A l’échelle nationale, ces milliers d’échoppes forment une industrie financière puissante, multiforme, désignée par le terme générique de predatory lenders, ou « prêteurs rapaces ». Un surnom dû à un modèle commercial agressif: on ne lâche jamais un emprunteur, qui rembourse souvent une dette contractée lors d’un premier emprunt en en souscrivant un nouveau.

On les reconnaît à leurs façades colorées et décrépites, à leurs néons, au symbole du dollar et au mot « Cash » sur les vitrines. Outre les transferts d’argent liquide, elles assurent l’encaissement des chèques à l’ordre d’habitants qui n’ont pas de compte en banque: le montant est converti en espèces moyennant une commission (autour de 2 % pour 100 dollars, plus frais divers). Elles proposent aussi des prêts de très court terme à des taux d’intérêt très élevés.
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