Travailler plus, mais pour produire quoi ?

L’accroissement du P.I.B. sans discernement, prédateur en ressources, ne permet plus un accroissement du même ordre des emplois rémunérés. Travailler plus ou plus longtemps pour produire et consommer n’importe quoi n’est pas la réponse aux problèmes que pose cette “mauvaise croissance“. Il est temps de changer de paradigme.

Se désaliéner du travail rémunéré

L’article du philosophe Jean-Pierre Dupuy dans le monde du 06/05/2013 “L’enfer du travail” a inspiré ce qui suit. Il décrit pleinement dans quelle spirale infernale se trouve le “travailleur-consommateur” dans le monde global actuel. La référence à un dessin de Konk illustre bien le propos :

Dans une case un automobiliste se lamente “J’ai horreur de conduire, mais j’ai besoin d’une voiture pour me rendre à mon travail“. Dans une deuxième case, le même à l’usine : “J’ai horreur de mon boulot, mais il faut bien que je paie les traites de ma voiture“.

Cette situation, vécue par beaucoup, montre l’aliénation dans laquelle la société de consommation mondialisée, pilotée par des politiques économiques libérales, nous a enfermés. “L’enfer” du travailleur, aliéné à son poste, rejoint “l’enfer” du consommateur aliéné par les objets et les marques. Travailler plus pour consommer plus, faire des heures supplémentaires pour honorer ses dettes.

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Chine : L’inquiétude monte autour de l’endettement

La dette est supérieure à celle des autres pays émergents.

Attention au dérapage ! Les inquiétudes se font de plus en plus palpables au sujet de l’endettement de l’économie chinoise. En mars, la banque Nomura mettait en garde contre un risque de crise financière. En avril, l’agence de notation Fitch dégradait la note de la dette chinoise en monnaie locale en raison de l’explosion du crédit. Et hier [14 mai 2013], ce sont simultanément deux institutions, CLSA et Moody’s, qui ont tiré la sonnette d’alarme.

Le courtier CLSA, régulièrement optimiste au sujet de la Chine, a en effet présenté, à Pékin, une étude qui fait état d’un risque en nette hausse en matière d’endettement. Son auteur, Francis Cheung, qui dirige la stratégie de CLSA pour la Chine, a ainsi dressé le tableau d’une économie «droguée» à la dette, comme en témoigne la hausse du crédit de 58% constatée lors du premier trimestre de cette année.

Efficacité remise en cause
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La crise, ce prétexte pour baisser le coût du travail, mais pas celui du capital

Comment augmenter la productivité, la compétitivité de la France ? D’aucuns répondront qu’il faut “baisser les coûts du travail”. Pourtant, l’économiste Michel Santi note que si la réduction du coût du travail a permis à l’Allemagne de baisser ses prix à l’exportation, elle a créé une société de travailleurs précaires. Et observe qu’étonnamment, les revenus nets distribués aux propriétaires de capital, eux, continuent de grimper…

Une vieille histoire…

Une confiscation en bonne et due forme de l’appareil économique a été entreprise depuis la fin des années 70 par une infime minorité qui a redistribué le produit du travail des autres largement en sa faveur. Ce ne sont effectivement pas tant nos usines, nos industries et nos entreprises qui ne sont pas productives. Cette productivité a en fait été monopolisée au bénéfice d’une élite qui a assisté, totalement indifférente, au creusement d’un fossé entre les salaires réels et la productivité.

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Qu’est-ce que le taux de croissance ?

Le chômage qui augmente ? Les finances publiques qui dérapent ? C’est la faute au taux de croissance ! Trois minutes pour en comprendre les mécanismes dans ce film d’animation présenté à la Cité des sciences et de l’industrie dans l’exposition “L’économie, Krach, Boum, Mue ?

Qu’est-ce que l’agriculture quantique ?

Philippe Desbrosses, est agriculteur, Docteur en sciences de l’environnement. Président d’Intelligence verte pour la sauvegarde de la biodiversité. Expert consultant auprès de l’Union européenne. À l’origine de la création du label AB.

Auteur de plusieurs ouvrages dont “Le Krach alimentaire”, “Nous redeviendrons paysans”, “La Terre malade des hommes”, “L’Intelligence verte” et “Agriculture biologique : préservons notre futur et Guérir la terre”, avec Edgar Morin, Pierre Rabhi, etc. (2010, Albin Michel). Il nous parle “d’agriculture quantique”. Concept étrange à découvrir et discuter.

“Nous sommes réellement faits de ce que nous mangeons. Il suffit d’ailleurs d’observer que les mots « humain et humus » ont la même origine pour se persuader que cette coïncidence n’est pas due au hasard. Nous sommes pétris de la terre qui nous porte et nous nourrit.”

L’homme fou brûle la terre qui le nourrit ! La faim dans le monde est un sujet d’actualité depuis l’aube des temps. Toute l’histoire de l’humanité retentit de ces tragédies qui accompagnent nos mythologies et nos légendes depuis la préhistoire. La faim, ou son expression sociale ultime la famine, fait partie des grands fléaux à répétition cités dans la Genèse. Les dix plaies d’Égypte rappellent qu’avec la guerre, les épidémies, les inondations, les insectes ravageurs, l’insécurité alimentaire constitue l’une des plus grandes menaces pour l’humanité.

Il est bien normal que ce fléau soit redouté puisqu’il touche à l’un de nos besoins essentiels. Nous sommes réellement faits de ce que nous mangeons. En 450 av. J.-C., Héraclite disait déjà que « la santé de l’homme est le reflet de la santé de la terre ». Cette notion de terre nourricière est très présente dans toutes les mythologies.

Aujourd’hui, nous ne sommes plus assez conscients du lien étroit qui nous unit au sol comme un cordon ombilical car notre nourriture, notre santé, notre bien-être en dépendent.

Quand Amazon transforme ses recrues en “robots”

Embauché comme intérimaire de nuit par le centre logistique de Montélimar, un journaliste raconte son quotidien dans “En Amazonie” (Fayard). Édifiant !
C’est parce qu’il voyait ses librairies préférées fermer, à Toulon, que Jean-Baptiste Malet, 26 ans, s’est intéressé au libraire en ligne américain Amazon. “Je voulais voir ce qui remplaçait ces lieux de convivialité qui me tenaient à cœur.

Journaliste à “Golias”, l’amoureux des livres a voulu interviewer les travailleurs de l’entrepôt Amazon de Montélimar. En vain. Les employés de la multinationale de l’e-commerce sont contractuellement tenus au secret le plus strict. “L’idée que des employés drômois ne puissent s’exprimer alors que le Code du Travail le leur permet m’a choqué“, raconte Jean-Baptiste.

Du coup, il se fait embaucher pour la saison de Noël 2012, quand l’entrepôt de Montélimar recrute 1.200 intérimaires en plus de ses 350 CDI. Commence alors l’incroyable découverte, “de l’autre côté de l’écran”, des rouages du champion mondial de la logistique pour commerce électronique. L’enquête fourmille de détails inédits sur la condition de ces nouveaux prolétaires, dont nous créons tous les jours les jobs, à coups de clics.
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L’extermination de l’industrie française par l’image

L’évolution de l’industrie française est radicale et plutôt conforme aux projets auto-réalisateurs des économistes libéraux qui voient la France comme un pays de cuisiniers et de touristes. L’industrie s’éloigne des villes grandes et moyennes (et complètement des régions parisienne et marseillaise).

Paradoxalement, la désindustrialisation n’aura suivi que de quelques décennies seulement l’achèvement de l’exode rural. L’industrie est devenue plus que jamais un phénomène frontalier, davantage lié à l’espace économique de l’Allemagne qu’à un espace économique national.

La désindustrialisation s’est accélérée depuis 2008 et la crise de l’Euro. Dans le cadre économique actuel, compte tenu des divergences de compétitivité avec l’Allemagne au sein de la zone euro, l’industrie française qui subsiste ne devrait survivre que quelques années.

Carte de l’industrie en France, comparaison 1968 et 2008 : H. Le Bras, E. Todd, in Le Mystère français, 2013

Mediapart

Va-t-on bientôt utiliser du sucre pour extraire l’or ?

Une équipe de chercheurs a découvert qu’un dérivé de l’amidon permettait d’extraire l’or du minerai brut. Une méthode bien moins coûteuse et bien plus écologique que celles utilisées actuellement avec un poison violent, le cyanure.

Du sucre suffirait-il à extraire l’or du minerai brut? Le tout pour une bouchée de pain et sans risque de polluer l’environnement ? C’est en tout cas ce que pensent des chercheurs qui rapportent avoir découvert par hasard ces propriétés inattendues d’un dérivé de l’amidon. Alors qu’actuellement, les procédés les plus couramment utilisés par l’industrie minière pour extraire l’or impliquent du cyanure, un poison violent.

Ce poison rend soluble le métal précieux et le liquide obtenu est alors filtré pour récupérer l’or. Ce processus est à l’origine de plus de 80% de l’or produit dans le monde. Mais l’usage du cyanure est particulièrement dangereux, avec d’importants risques en cas de fuite, tant pour l’environnement que pour les ouvriers travaillant dans les mines. Dans le nord du Japon en février dernier, une usine métallurgique avait ainsi laissé s’échapper cinq tonnes de déchets contenant du cyanure de sodium, de quoi tuer 125.000 personnes.

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Argentine : Les apiculteurs fuient l’avancée du soja OGM

Plusieurs familles de petits producteurs de miel ont dû se déplacer vers le centre de l’Argentine face à la “marée verte” du soja transgénique qui détruit les fleurs, les arbres et les plantes privant les abeilles de toute alimentation.

Dans l’estuaire de 
La Plata, la transhumance des abeilles est assurée par une barge qui 
va déposer 160 ruches d’île en île.

J’ai dû suivre la musique“, plaisante Angel Dovico, apiculteur passionné et robuste quinquagénaire d’origine italienne, qui a trouvé refuge dans le cadre bucolique d’une île isolée, près du village d’Ubicuy, à 140 km de Buenos Aires, avec sa femme est ses deux enfants.

La transhumance (des ruches, ndlr) a toujours existé. Mais aujourd’hui, elle est exacerbée par le soja. La fumigation des champs est si toxique que la flore ne pousse plus, ni le long des clôtures, ni sur les bas-côtés des routes“, alerte la biologiste argentine Laura Gurini.

Dans les Iles Lechiguanas, une zone protégée rappelant des paysages du delta du Mississippi, le silence n’est brisé que par le cri des oiseaux et le moteur des embarcations. La multiplication des cultures de soja “a dispersé les apiculteurs vers les côtes et les montagnes“, souffle Angel Dovico, en sortant les ruches de sa barque, pour les installer dans une clairière au milieu d’un sous-bois.
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René Passet : « Il faut prendre du recul pour voir qu’un autre monde est en train de naître »

Par Agnès Rousseaux

Vivons-nous une simple crise passagère ou une profonde mutation du système ? Pour l’économiste René Passet, face à un pouvoir financier qui impose son tempo, les gouvernements font fausse route en raisonnant à court terme. Il n’est pas plus tendre avec les économistes, incapables d’analyser le monde autrement que par le prisme des marchés, un peu comme l’homme des cavernes ne concevait l’univers autrement que magique. Sa solution : une « bioéconomie », seul remède à la crise de civilisation. Entretien.

Basta !  : Notre manière de penser l’économie dépend de notre perception du monde. Et varie totalement en fonction des époques et du progrès technique. Dans votre dernier ouvrage, vous proposez de relire l’histoire économique à la lumière de ces mutations. Quelles sont les grandes étapes de cette longue histoire ?

René Passet [1] : Ceux qui voient le monde comme une mécanique, une horloge, ne considèrent pas l’économie de la même façon que ceux qui le voient comme un système énergétique qui se dégrade. Les mêmes astronomes, armés des mêmes instruments, ne perçoivent pas les mêmes choses dans le ciel, avant et après Copernic. Quand l’homme n’a que ses sens pour comprendre le monde, l’univers lui apparaît mystérieux.
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Amérique centrale : Une pyramide Maya détruite par une compagnie de construction

Une compagnie de construction a détruit l’une des plus grandes pyramides du Belize (Amérique centrale) pour en extraire de la roche pour un projet routier. Situées dans le nord du Belize, la mise à sac des ruines de Nohmul aurait commencé au début du mois de mai, selon le directeur de l’Institut d’archéologie du Belize, James Awe cité par AP. Le salle de cérémonie situé dans la pyramide date d’il y a au moins 2300 ans. Les ruines de Nohmul se trouvent dans le nord du Belize.

Ces ruines mayas se trouvaient au milieu d’un champ de canne à sucre privatisé. Même s’il ne s’agissait pas de la pyramide la mieux conservée, James Awe doute fort que les constructeurs aient pu ne pas voir le sommet de la pyramide, qui culmine à près de 30 mètres de haut. L’emplacement des ruines était connu et le paysage de la région est naturellement plat.

Ils savaient qu’il s’agissait d’une structure ancienne. Ce n’est que de la paresse“, a déclaré Awe. Le directeur déplore aussi qu’avec des outils modernes, il aurait été possible d’aller chercher ces pierres dans n’importe quelle carrière.

La police du Belize dit enquêter sur l’affaire, la compagnie risque des poursuites. Selon la loi, toute ruine pré-hispanique est sous protection gouvernementale, qu’elle se trouve ou non sur un terrain privé. Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident de ce genre survient au Belize, un petit État parcellé de ruines mayas.

Huffington Post

Espagne : L’impossible flânerie dans une ville fantôme

Elles forment les cicatrices de la crise marquant le sol de l’Europe: des rangées de logements vides, construits à toute vitesse à l’époque où les banques prêtaient les yeux fermés, et qui, une fois la bulle éclatée, n’ont jamais trouvé preneur. En Irlande, la presse les appelle des « ghost estates », ces lotissements fantômes en banlieue de Dublin, à peine érigés, déjà bons à la casse.

Dans la ville nouvelle de Seseña

L’Espagne est sans doute le pays le plus touché par le phénomène. Environ 15 % de son parc immobilier est aujourd’hui inhabité – de quoi loger 3,5 millions de personnes. L’énormité de la bulle immobilière s’étant conjuguée, dans les années 2000, avec des pratiques de corruption entre promoteurs immobiliers et élus locaux, ce sont carrément des pans de ville entiers qui ont été construits en dépit de toute logique – sinon celle d’offrir toujours plus de chantiers aux fleurons nationaux du BTP.

Dans Projet El Pocero, Anthony Poiraudeau déambule dans la ville fantôme la plus connue d’Espagne, à une quarantaine de kilomètres au sud de Madrid, dans la province de Tolède. À partir de 2003, la commune de Seseña a vu se construire, sur ses terrains les plus arides, un parc résidentiel gigantesque, censé accueillir 40 000 nouveaux habitants.

Mais le chantier s’est arrêté net cinq ans plus tard, crise oblige. Quelque 5 500 logements ont finalement été terminés. À peine 3.000 personnes y habitent aujourd’hui – environ 20 % des capacités.
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Société Générale : Caisse de résonnance d’un secteur en crise (Màj)

Addendum du 14/05/2013 : Le bonus du PDG de Société Générale augmente de 75% au titre de 2012

Le montant de la rémunération variable accordée au PDG de Société Générale, Frédéric Oudéa, a augmenté de 75% en 2012 par rapport à 2011, à 1,19 million d’euros. Sa rémunération fixe est restée inchangée à 1 million d’euros.

Boursorama

Frédéric Oudéa, le PDG de Société générale, a sorti mardi les investisseurs du flou dans lequel il les avaient laissés en février. Lors de la présentation des résultats trimestriels du groupe bancaire, il a en effet chiffré à 900 millions d’euros les économies qu’il attend d’ici 2015 de sa réorganisation, annoncée il y a déjà trois mois. « Ce plan s’ajoute aux 550 millions d’euros de réduction de coûts réalisés en 2012. Au total nous atteindrons 1,450 milliard d’euros d’économies sur la période 2012-2013 », a conclu Frédéric Oudéa.

Cette cure d’austérité s’accompagnera de coûts de restructuration et d’investissement de 600 millions d’euros. Philippe Heim, directeur financier de l’établissement a tenu à précisé que « ces projets d’économies ne pénaliseront pas l’activité commerciale du groupe ». Ils devront en revanche permettre au groupe bancaire de La Défense de retrouver une rentabilité de 10% dans trois ans, contre 7,4% hors éléments exceptionnels ou 2,7% en données brutes aujourd’hui. Ces précisions ont été saluées par les marchés, le titre de la banque s’envolant de plus de 5% dans la matinée de mardi.

Les conséquences sur l’emploi seront lourdes. Déjà évoquée avec les organisations syndicales depuis plusieurs semaines, la réduction des fonctions supports entraînera la suppression de 550 postes au siège de la banque sans départs contraints. Les organisations syndicales, en tête desquelles la CGT, espèrent obtenir une baisse de chiffre, autour de 450, lors du prochain comité central d’entreprise qui doit se réunir le 14 mai.

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Israël : Manifestations contre les mesures d’austérité

Plusieurs milliers d’Israéliens ont défilé, samedi 12 mai au soir à Tel-Aviv et dans d’autres villes, pour protester contre le budget d’austérité qui va être présenté lundi par le ministre des finances au gouvernement libéral-conservateur de Benjamin Netanyahu. Ces défilés, dans un climat d’inquiétude socio-économique, faisaient écho à la vague de contestation sociale sans précédent qui avait secoué Israël pendant l’été 2011.

Les manifestants avaient, comme tête de turc, le nouveau ministre des finances, Yaïr Lapid, populiste sorti grand vainqueur des récentes élections législatives en se présentant comme le champion des classes moyennes et de l’égalité sociale.

Pour limiter le déficit budgétaire à 4,65 % du PIB cette année et à 3 % pour 2014, M. Lapid a proposé une hausse de 1,5 % des impôts directs pour les particuliers – limitée à 1 % pour les entreprises –, ainsi qu’une augmentation de la TVA (+ 1 %) et une réduction des allocations familiales.

Les médias israéliens ont fait état de 10.000 manifestants à Tel-Aviv, haut lieu de la contestation en 2011, et de plusieurs centaines à Jérusalem, Haïfa, Modiin, Rishon LetZion et Ashdod. “Il faut prendre aux magnats, pas à nous“, pouvait-on lire sur les pancartes. Sur la sellette, Yaïr Lapid a mis en garde les manifestants contre le risque d’un effondrement de l’économie israélienne, jusque là relativement épargnée par la crise internationale.
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Le monde en 2030… selon la CIA (Màj)

Tous les quatre ans, au début de chaque nouveau mandat présidentiel aux États-Unis, le National Intelligence Council (NIC), bureau d’analyse et d’anticipation géopolitique et économique de la Central Intelligence Agency (CIA), publie un rapport qui devient automatiquement une référence majeure pour toutes les chancelleries du monde.

Bien qu’il s’agisse, évidemment, d’une vision très partielle (celle de Washington), élaborée par une agence (la CIA) dont la mission principale est de défendre les intérêts des États-Unis, le rapport stratégique du NIC présente un intérêt indiscutable : il résulte d’une mise en commun – révisée par toutes les agences d’intelligence américaines – d’études élaborées par des experts indépendants de plusieurs universités et de nombreux pays (Europe, Chine, Inde, Afrique, Amérique Latine, monde arabo-musulman, etc.).
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Europe : Le Vieux continent se porte bien, merci

Les déclinistes du monde entier répètent à qui veut l’entendre que l’Union européenne est condamnée à cause de sa faiblesse structurelle et de la crise économique. Mais dans bien des domaines, l’UE tient son rang face à des puissances mondiales comme la Chine ou les États-Unis, selon Mark Leonard et Hans Kundnani.

Non. Ces temps-ci, certains parlent de l’Europe comme si peu à peu, elle avait perdu sa raison d’être. Étant donné sa croissance anémique, une crise de l’euro qui s’éternise et la complexité de la prise de décision, il ne fait aucun doute que l’Europe est actuellement une cible facile.

Par ailleurs, face à l’ascension stupéfiante de pays comme le Brésil et la Chine ces dernières années, nombreux sont ceux qui pensent que le Vieux Continent va finir dans les poubelles de l’histoire. Pourtant, les théoriciens du déclin feraient bien de se rappeler quelques données irréductibles.

Non seulement l’Union européenne reste la plus grande économie mondiale, mais elle dispose aussi du second budget de défense mondial derrière les États-Unis, avec plus de 66.000 militaires déployés dans le monde ainsi qu’environ 57.000 diplomates (l’Inde en a plus ou moins 600). Le PIB de l’UE par habitant en termes de pouvoir d’achat demeure presque quatre fois celui de la Chine, trois fois celui du Brésil et presque neuf fois celui de l’Inde. Si c’est ce qu’ils appellent déclin, cela vaut toujours mieux que de vivre dans une puissance montante.
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Déchets : Comment nous en débarrasser?

Zoom sur un secteur économique méconnu mais qui possède un réel avenir: celui du recyclage. Comment favoriser son développement à l’heure où nous croulons sous les déchets?


1-Les poubelles au quotidien

Une rue étroite à sens unique, un lundi matin tôt, à Marseille, je roule derrière un camion d’éboueurs. Il s’arrête devant une résidence d’une cinquantaine de logements. Il va y rester une petite dizaine de minutes. Les trois gros conteneurs sont plein à craquer. Des sacs poubelles recouvrent le sol. Il faut vider les conteneurs puis les re-remplir. Au milieu des sacs, on trouve une glacière en bon état en apparence, des emballages cartons, des déchets verts, des pièces métalliques, … L’ensemble est impitoyablement broyé et mélangé dans le camion-benne. Un vrai gâchis !

Chaque Français produit plus de 500 kilogrammes de déchets par an. 30% sont recyclés, alors que les Allemands, les Néerlandais ou les Belges en recyclent plus de 60%!

Pour régler ce problème, le Grenelle de l’environnement a prévu une augmentation progressive de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), -une des plus faibles d’Europe-, et l’affectation de ces augmentations aux investissements nécessaires pour les filières de recyclage.
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Oise : Les Chinois à l’assaut des forêts

Dans un grand fracas, la grue balance un énorme tronc dans le conteneur. « Toutes ces grumes sont en partance pour la Chine », observe Alain Brivois, technicien en charge du contrôle des chargements de bois et de leurs traitements phytosanitaires dans toute la France. La semaine dernière, il était dans l’Oise, sur la route de Pierrefonds, afin de contrôler un chargement en direction de l’Asie.

Le département possède un domaine forestier vaste où, chaque année, près de 300.000 m3 de bois sont exploités. Le bois sur pied chargé ce jour-là partira le jour même en direction du Havre, avant d’être envoyé en Chine via les porte-conteneurs. « Des chargements comme celui-ci, il y en a de plus en plus. Ce pays est devenu un importateur incontournable ». Le hêtre et le chêne, qui composent la majorité des forêts du département, sont les deux essences les plus prisées par les Chinois.

« C’est possible parce que ce pays taxe peu l’importation de grumes, mais beaucoup les produits transformés. A contrario, en Europe, rien n’est protégé », regrette Laurent Denormandie président de la Fédération nationale de bois et fondateur de Sylvabois, exploitation forestière basée à Compiègne.

L’Oise vend ainsi aujourd’hui plus de bois brut que de parquets, menuiseries, meubles et autres. Entre 2009 et 2011, les exportations estimées de grumes de chêne et de hêtre, en partance pour la Chine, ont grimpé de 13 à 28% selon les chiffres du ministère de l’Agriculture.

La hausse des prix met à mal les scieries locales
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Attali : “Fukushima, sont-ils tous fous ?”

Depuis le terrible accident du 11 mars 2011, (un tremblement de terre de magnitude 9 et un tsunami d’une hauteur de 15 mètres), la centrale dévastée de Fukushima n’a, semble-t-il, causé aucun problème de santé hors du Japon. Et même au Japon, on n’a trouvé dans aucune boutique, dans aucune nourriture, des radiations au-dessus des niveaux autorisés.

Mais, à en croire certaines données japonaises, dont certaines ne sont pas encore traduites, la situation de Fukushima n’est plus sous contrôle.

D’abord, 400 tonnes d’eau y entrent chaque jour, venant de la mer, y sont contaminées, et viennent s’ajouter aux 280.000 tonnes d’eau contaminées qui s’y trouvent déjà. De plus, il y a dans la centrale des centaines de tonnes de matériaux très contaminés.

Selon certaines informations, (obtenues de travailleurs sur le site, qu’il convient de confirmer, ou, j’espère, d’infirmer), le niveau de radioactivité dans les trois premiers réacteurs (dont les cœurs sont entrés en fusion) serait de 800 millisieverts (unité d’évaluation de l’impact des rayonnements sur l’homme) dans le réacteur 1 ; de 880 millisieverts dans le réacteur 2; de 1510 millisieverts dans le réacteur 3.
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Italie : Pour Roberto Saviano, « L’argent de la drogue a sauvé les banques européennes » (Màj vidéo)

Addendum du 07/05/2013

Sept ans après le grand succès de “Gomorra”, le journaliste et écrivain Roberto Saviano raconte la naissance du narco-capitalisme dans son nouveau roman “Zéro zéro zéro”, qui sort dans les librairies italiennes vendredi.
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