Maurice Allais et le coût de l’immigration (Rediff.)

Peu de domaines ont fait l’objet d’autant de désinformation que l’immigration. Maurice Allais, seul prix Nobel d’économie français, a remis les pendules à l’heure dans un ouvrage paru en 2002, « Nouveaux Combats pour l’Europe, 1995-2002 : Un aveuglement suicidaire. Pour une autre Europe ».

Voici des extraits (pages 52 et 53) de cet ouvrage sans concession. Trois points méritent particulièrement de retenir l’attention :

- l’extension des allocations familiales aux étrangers est dénuée de sens commun ;

- il n’y a pas de travail que les Français ne veulent pas faire, il y a des travaux qu’ils ne veulent pas faire à un certain prix ;

- l’immigration a un coût élevé en termes d’infrastructures d’accueil.

« Il faut mettre fin à l’inconscience totale qui a caractérisé jusqu’ici la politique d’immigration de la France.

L’extension des allocations familiales aux étrangers est dénuée de sens commun

« Ainsi les allocations familiales ont été créées à l’origine avec un seul objectif : enrayer autant que possible l’insuffisance de la natalité française. Etendre dès lors ce droit aux travailleurs étrangers et à leurs familles, en général prolifiques, est dénué de tout sens commun. On ne saurait mieux faire pour attirer artificiellement les étrangers en France.

Dans un pays où la polygamie est illégale, le cas des familles d’immigrés ayant plusieurs femmes et dix à vingt enfants à charge bénéficiant de tous les avantages sociaux, en particulier des avantages de logement, est purement et simplement inadmissible, alors que l’équilibre financier de la Sécurité Sociale est dangereusement compromis. L’absurdité atteint ici un niveau insupportable. »

Il n’y a pas de travail que les Français ne veulent pas faire, il y a des travaux qu’ils ne veulent pas faire à un certain prix

« Il est faux de soutenir que les Français ne veulent plus exécuter de travaux pénibles. Ce qui est vrai, c’est qu’ils ne veulent plus les faire aux salaires réels qui sont pratiqués. L’immigration massive de main-d’œuvre étrangère n’a fait que déprimer les salaires français correspondant aux travaux les plus pénibles et qu’elle n’a fait que rendre plus difficile la solution des problèmes sociaux.

Les raisonnements économiques sur l’immigration sont ici généralement tout à fait superficiels. C’est un fait que dans les différents pays, le capital national reproductible est de l’ordre de quatre fois le revenu national. Il en résulte que lorsqu’un travailleur immigré supplémentaire arrive, il faudra finalement pour réaliser les infrastructures nécessaires (logements, hôpitaux, écoles, universités, infrastructures de toutes sortes, installations industrielles, etc.…) une épargne supplémentaire égale à quatre fois le salaire annuel de ce travailleur. Si ce travailleur arrive avec une femme et trois enfants, l’épargne supplémentaire nécessaire représentera suivant les cas, dix à vingt fois le salaire annuel de ce travailleur, ce qui manifestement représente pour l’économie une charge très difficile à supporter. »

L’immigration a un coût élevé en termes d’infrastructures d’accueil

« C’est là une circonstance tout à fait négligée et qui explique les difficultés rencontrées par un pays comme la France dont les infrastructures sont tout à fait insuffisantes au regard de l’immigration massive et tout à fait déraisonnable qu’elle a admise et même favorisée depuis les années soixante, et qu’elle continue à admettre aujourd’hui. En fait ce sont les Français qui supportent presque totalement la charge directe et indirecte de cette insuffisance des infrastructures.

Autant une immigration modérée peut être considérée comme avantageuse et souhaitable, autant l’immigration démesurée et déraisonnable qui s’est constatée en France constitue par ses conséquences de toutes sortes un insupportable fardeau.

Une immigration excessive sape les fondements mêmes de la cohésion du corps social, condition majeure d’un fonctionnement efficace et équitable des l’économie de marchés. »

Maurice Allais

Extraits de : « Nouveaux Combats pour l’Europe, 1995-2002 : Un aveuglement suicidaire. Pour une autre Europe » (pages 52 et 53), éditions Clément Juglar, septembre 2002.

Polémia

Commentaires (38)

  1. Le cout de l’immigration rapporte plus au capitalisme qu’il ne lui coute, sinon le problème n’apparaitrait même pas.
    Quand on n’a que l’argent comme unique credo..

  2. zefi -> Je me tue à dire que le problème de l’Occident n’est pas du au « capitalisme », mais au contraire au socialisme et à l’étatisme, eux-mêmes permis grâce au système monétaire.

  3. D’accord Alex.
    Et le capitalisme a besoin de soutiens, seul c’est impossible, et rien n’est exclus, ni les allégeances socialistes ou autres ni la complaisance étatique pour compenser ceci ou cela. C’est le pré-requis qui manque; la valeur est-elle la monnaie ou morale ? De toute façon je pense qu’on va tourner en rond encore longtemps..pendant que pour beaucoup c’est clair et qu’il ne faut pas feindre d’ignorer.

  4. Alex et Zefi !
    Essayez quand même d’écrire des commentaires en rapport direct avec les extraits cités !
    Sinon allez sur un autre post !

  5. L’immigration profite au capitalisme incontestablement pendant qu’il favorise la libéralisation des échanges commerciaux avec des pays économiquement, socialement et fiscalement très différents et sans mesures compensatoires, constitue pour les pays d’émigration une source significative de leurs revenus, permet aux dites « bonnes âmes » occidentales de se payer le paradis sur le dos des populations d’accueil, aux politiques d’entretenir leurs fonds de commerce électoraux, bref un grand cirque qui nous coûte extrêmement cher et au détriment bien sûr de nos compatriotes

  6. Alex–> »Je me tue à dire que le problème de l’Occident n’est pas du au « capitalisme » »
    Ah bon? Et depuis la révolution qui c’est qui tient les rênes? Des ouvriers?
    Nationalisme=Socialisme.

  7. Curieux ces commentaires.

    finalement le socialisme qui a été mis en pratique sous différentes formes :marxisme,social-démocratie,national-socialisme et qui a échoué partout avec des dizaines voire des centaines de millions de victimes ,est plutot bien considéré.
    l’immigration est rejeté parce qu’elle profite au capitalisme….

    Non je suis pas d’accord.

    L’immigration globalement ne profite à personne,elle ne fait que des victimes,elle est un frein au progrès et martyrise les populations aussi bien immigrées qu’autochtones.

  8. Je crois que l’immigration est souhaitée et orchestrée par une frange très étroite du haut capitalisme. Elle vise à épuiser les États occidentaux et leurs systèmes démocratiques pour faire des citoyens des consommateurs employés indifférenciés et passifs. Elle a deux alliés objectifs dans sa volonté d’épuiser et abaisser les nations; l’international socialisme et l’islam.

  9. Oui l’immigration profite au capitalisme, mais à court terme seulement.

    A long terme c’est une folie. Que ne voient pas les capitalistes à courte vue…

  10. Si l’immigration ne profitait à personne, elle ne se produirait pas.

    Elle profite aux immigrés et aux capitalistes, au détriment des salariés français.

  11. pour rappel, la France compte désormais 65 millions d’habitants, contre 50 millions en 1970.
    en 40 ans, la population de la France a donc cru de 32 % alors que les femmes ont en moyenne 2 enfants – soit un nombre permettant tout juste le renouvellement des générations.
    l’immigration a donc vraiment été très massive ces derniers temps, n’en déplaise aux menteurs du système.

  12. En gros, j’en conclue que : l’immigration, financièrement supportée par l’état croupion du capital ne rapporte qu’à ce dernier.

  13. Il faut bien comprendre que l’immigration ne répond pas à un objectif économique, mais politique : il s’agit de dissoudre les nations européennes pour mieux faire avancer les projets d’un monde fusionné et globalisé, et cela passe entre autres, par l’homogénéisation ethnique.

  14. Et allez ! x commentaires et déjà x reblabla sur les vertus et vices comparés du capital et du .. etc etc etc.

    Mais quand allez-vous ar-rê-ter de réinventer l’eau tiède tous les matins !!?

    Ce que Maurice Allais a dit a été dit suffisamment bien, par lui, donc il n’y a pas BESOIN de le redire comme des perroquets. Même de 100 façons différentes, sous toutes les coutures, pour chaque chapelle.

    D’ailleurs, ce que dit M.Allais ici (sur les coûts invraisemblables de l’immigration supportés par la collectivité) est tellement ÉVIDENT qu’on pense tous .. que ça devrait l’être pour tout le monde dans ce pays, n’est-ce pas ?

    Or ça ne l’est pas, évident pour tous (si ça l’était, on ne serait pas là ;) ).

    Et c’est CELA qui est perturbant : « Comment une telle évidence peut-elle être ainsi ignorée ?! »

    COMMENT expliquer ce paradoxe ? C’est cela la vraie question intéressante à 100 million qui revient tous les matins !

    -> C’est parce que même « la Vérité », « le Droit », « la Raison », « la Justice », « la Légitimité », etc, tous ces principes irréfutables, ont une LIMITE.

    -> Et cette limite est simple, qui se résume en ces 3 lignes :

    - «même quand vous avez raison
    - «dès lors qu’on ne vous écoute pas
    - «on ne sait pas que vous avez raison.

    -Et donc, ça ne sert à RIEN d’avoir raison ! A ce stade, vous pourriez dès lors aussi bien avoir tort, ça ne changerait rien en mieux ou en pire à l’état des choses.

    -Donc faire l’effort d’avoir raison, même en permanence, ne sert à rien de plus dès lors qu’on n’embraye pas systématiquement (par absence de volonté ou par impuissance) sur l’Action. Ça ne sert à rien d’avoir Raison si on a SEULEMENT raison. Avoir raison, ça sert à être appliqué. Ou disons que « avoir raison » est au service non pas de l’action mais des conséquences de cette action. « Avoir raison », ce n’est pas casser une porte, c’est casser la bonne porte ; mais il s’agit donc toujours implicitement d’action (ici, casser une porte), sans quoi « avoir raison » reste du blabla stérile.

    C’est le syndrome de Cassandre. Il tourne autour de la difficulté de passer du stade du Savoir au stade de l’Agir ; il traite de l’articulation entre les deux.

    C’est un syndrome de faiblesse, qui frappe d’abord les sociétés trop hiérarchisées (où la fonction Savoir et la fonction Agir sont séparées en 2 corps spécialisés ; et où chacun est habitué à ce que ce soit l’Autre qui pense, ou qui fasse).

    LA SEULE ET UNIQUE FAÇON DE PASSER CETTE DIFFICULTÉ est de briser volontairement ce cloisonnement entre Savoir et Agir, de s’efforcer de jeter à bas toute retenue, ou de jeter des passerelles, et donc d’abord que ceux qui blablatent sans fin se sortent les doigts et se mettent dans la tête qu’ils n’ont pas d’autres ressources que d’ AGIR, eux, en personne, de se mettre en ‘danger’, eux, en personne (et la « terreur » qui naît de cette responsabilité nouvelle EST une des données de l’équation).

    - »en personne« , à la place d’ attendre qu’un autre fasse obligatoirement le boulot à leur place ;
    -et « AGIR » pour de vrai (sans jouer sur les mots) car même si on peut agir à travers le blabla (comme font les sophistes), dans « agir » il n’y a pas nécessairement « blablater ». Donc « blablater », ce n’est assurément pas Agir. La victoire ne peut PAS passer par les voies de la sagesse, qui est une ultra-spécialisation au contraire.

    Bref ! Perso, je ne suis pas très patient envers autrui quand il s’agit d’adultes ; j’atteins mes « limites » et j’en ai marre de « blablater » dans les coms de FDS, avec des gens qui semblent ne pas faire l’effort de chercher la VRAIE réponse au problème. Et qui, s’ils faisaient l’effort de la chercher, la trouveraient quand elle existe !

    Ce ne sont pas des Réponses mais des Questions qu’il faut chercher. Pourquoi ? Parce que c’est ainsi qu’on se remet en cause.

    Quelle Question ? La suivante, par exemple : «Quel ingrédient fait qu’on n’écoute pas Cassandre quand elle prédit un désastre ?»

    Mieux! «Était-ce vraiment d’être entendue et écoutée que Cassandre avait besoin ?» Dans l’idéal, oui. Mais l’idéalisme, c’est justement le fléau qui conduit notre France à sombrer peu à peu. Car c’est le fléau « social » par excellence, celui qui dit que se débrouiller après équivaut à préparer avant, donc que l’idée précède la matière. Donc, en réalité, NON. Cassandre n’avait pas besoin d’être écoutée, mais d’avoir assez foi en elle pour AGIR ; et dépasser l’incurie de tous, foutre le feu au cheval de bois (par exemple), échapper à la colère momentanée des crétins locaux et attendre qu’il ait brûlé (étape suivante) pour montrer à tous le danger qu’il recelait en ses flancs et qu’elle leur avait évité.

    L’autre option était aussi de sauver les siens mais sans qu’ils n’en sachent rien, faute de preuves à présenter pour sa défense. Donc elle les aurait sauvés tout en se condamnant à leurs yeux.

    Tout cela reste hypothétique. Car il fallait d’abord qu’elle eut foi en ses visions (données par Apollon).

    La question induite est : «N’est-ce pas parce qu’elle-même DOUTAIT de ses visions (c’est pourquoi elle attendait que tous les valident et partagent le risque avec elle) qu’elle a échoué à se sauver (et à sauver les autres, par la même occasion, de la chute de Troie) ?»

    Car , en effet, si elle-même (!) doutait de ses propres visions, comment l’histoire aurait-elle pu exiger qu’un autre y croit plus qu’elle et brave l’interdiction ? C’était à ELLE de prendre ses responsabilités ! De même que c’était à Charles VII d’aller se faire couronner à Reims. De même que c’est aux Français de « penser l’Action ».

    Et quand « on prend ses responsabilités », on doit s’attendre par défaut à le faire SEUL, donc sans garantie de revenir à la fin (le seul moyen de garantir ce retour étant qu’un autre s’en charge, ce qui éteindrait donc toute prise de responsabilité).

    -> Si vous tuez Hitler ou Staline, vous sauvez bien des gens ; mais personne ne le sait .. puisque vous avez justement évité que se produisent les évènements qui auraient justifié votre acte. Donc pas de gratitude, pas de lauriers pour vous. Au contraire, ils vous condamneront! Et d’un petit crime, ils feront un grand crime, car ils refuseront d’examiner la vérité, la raison, la justice, la légitimité, le droit.

    -> Si Cassandre décide de mettre le feu au cheval (et si, pour mener son œuvre, elle doit neutraliser les gardes auparavant), son sort dépendra de deux éléments :

    1- que le cheval de bois contienne en effet les guerriers grecs dans ses flancs ;
    2- que la vérité soit ensuite révélée à la foule, c’est-à-dire que la foule (ou le juge souverain) puisse VOIR soit sortir les guerriers grecs des flancs du cheval en feu, soit voient leurs restes carbonisés, la trace, les indices qui autoriseront Cassandre à sortir de sa cachette et dire ce qui se tramait et ce qu’elle a fait. La frontière est toujours mince entre haro! et héros.

    MAIS.

    Mais, dès lors qu’elle SAIT avoir raison, l’écueil qui demeure est d’ordre politique : s’il se trouvait que ses crétins rivaux locaux troyens, à l’origine de l’idée d’introduire le cheval dans les murs de la ville (et qui la calomniaient pour qu’on n’entende pas ses craintes à ce sujet), attachent plus de prix à leur statut, leur « face », leur autorité, leur place, leur non-remise en cause, qu’au salut de Troie, alors ils interdiraient à la foule d’approcher des débris calcinés du cheval de Troie. Et, avant tout examen, ils feraient disparaître les restes carbonisés compromettants, preuves de leur irresponsabilité! Alors, certes, Cassandre aurait eu raison et aurait sauvé Troie ; mais incapable de le prouver, faute de preuves, ils auraient trouvé là l’occasion de se débarrasser définitivement d’elle, et donc de transformer leur incurie en triomphe !! Ce qui est inacceptable si l’on souhaite une victoire non pas seulement tactique mais stratégique, plus profonde.

    C’est pourquoi, que Cassandre se décide à Agir ne suffit pas. Elle doit aussi garder le silence sur ses raisons, afin de ne pas compromettre les chances et du succès de l’opération et de la purge que promet son geste (et qui est de débarrasser la société de Troie de la toute puissance des incompétents).

    C’est pourquoi l’action envisagée doit prendre le Peuple tout entier à témoin.

    Donc, paradoxalement, pour sauver Troie ET se sauver elle-même, Cassandre devait non pas avertir ses concitoyens et les prendre à témoin, mais se taire au contraire !

    Tenir sa langue mais agir. Autrement dit, elle devait devenir son exact contraire (!) et convertir sa pratique « religieuse » d’alors (cad liée aux fondamentaux de l’âme) en une autre, plus nouvelle et adaptée aux circonstances.

    Donc, pour conclure, le vrai échec de Cassandre fut sa capacité à préférer ne pas se taire (au lieu de parler) et à préférer ne pas agir (au lieu de parler) ; bref, à ne pas remplacer, même temporairement, « Parler par « Tenir-sa-langue+Agir » (ce qui est une autre application de « « Tendre l’Autre Joue »). Pour remettre en cause ceux qui causaient leur perte, il fallait d’abord qu’elle-même accepta de se remettre en cause, et change de cap ! Ce qu’elle ne fit pas. D’où son échec.

    Comprenne qui pourra.

  15. @YannC :

    C’est une analogie très interessante, quasi psychanalytique.

    « Comment une telle évidence peut-elle être ainsi ignorée ? »

    Oui. Une vraie question.

    Il me semble que la France ne vit pas uniquement un phénonème psychanalytique.
    Elle vit une très haute trahison. Mais cela ne suffit pas à expliquer le phénomène. Ce qui signifie que poser des questions n’amène pas certaines réponses.

    Vous avez simplement oublié de dire qui était Cassandre, ce que je trouve déplorable, ayant toujours eu un faible pour elle.
    :-)

    Vous avez aussi oublié de dire à ces gens comment agir.
    Il se trouve que si vous tombez sur des gens qui blablattent sans fin, et qui n’agissent pas, c’est souvent qu’ils manquent aussi de volonté ou de certitude, sur le comment agir.

    Sinon, j’ai trouvé cette analogie remarquable, et je vais la conserver, et m’en servirai, comme outil pour convaincre nos semblables, si vous le permettez.
    J’ai moi même une théorie sur le déclenchement de la volonté d’Agir. Et crois qu’il lui faut une préparation sans quoi, la poudre qui est naturellement prête, ne fonctionnera pas.

    Je crois qu’il faut des objectifs définis pour l’action.
    Le vote évidemment, c’est la base.
    Mais … il faut convaincre l’autre aussi de voter et d’agir.
    Pour convaincre l’autre, il faut d’abord lui demander d’écouter, ou que lui même soit demandeur donc réceptif.
    Il faut ensuite disposer d’arguments sérieux : des chiffres.
    Si vous présentez la situation sur le plan économique (avec le sérieux du poids d’un Allais, c’est bien, mais insuffisant, il faut aussi toucher au coeur).
    Les projections démographiques, et la France telle qu’elel sera dans 50 ou 75 ans.
    Bref il faut des approches cumulatives synthétiques (brèves) pour atteindre la sensibilité de gens variés qui peuvent ne rien vouloir entendre à l’économie, et vouloir entendre ce à quoi ressemblera leur pays dans 50 ans, s’ils n’agissent pas.
    Chacun pouvant apporter son ingrédient, sa sensibilité pour constituer une somme d’arguments, une liste articulée, qui se veut imparable, pour atteindre les diverses couches et sensibilités des gens, le plus grand nombre.
    J’avais appporté l’article à FDS l’article de polémia sur les projections démographiques.
    Je connaissais Allais mais vous apportez Cassandre.
    Cela constitue 3 éléments d’une liste, qui pourrait constituer un document synthétique, à créer et à diffuser massivement.
    Si chacun de nous, ensuite, envoie un tel document à 10 personnes inconnues ou pas, avec divers supports (imprimés, e-mails, blogs etc…), en demandant à ceux qui seraient convaincus d’agir de même manière, à leur tour, nous verrions vite la portée d’une telle action et ses limites. Ce qui demanderait l’ajustement de ce document. Une sorte d’étude marketing, à approfondir.

    Ceci serait la première phase de « l’action ».
    Pour la suite, je vous l’ai dit, un travail préparatoire semble nécessaire, pour raccrocher des cou*lles à la virilité perdue de la France.

    Merci YannC

  16. Une précision : vous pourriez voir en ceci, quelqu’un qui n’a pas compris ce qu’est agir.
    C’est là qu’intervient notamment ma petite interprétation de la catatonie Française .. et une des manières de la traiter.
    Je crois que chaque opinion sur ce sujet doit être écoutée. Il faut poser la question aux gens : pourquoi pensez vous que ce qui vous n’agissez pas …
    Regrouper et travailler les réponses dans un but de « débloquage ».
    Il ne suffit parfois pas de dire à des gens « Agissez » pour que cela se produise, et il y a parfois des explications (à défaut de raisons) pour que « l’Action » ne se déclenche pas.

  17. « pourquoi pensez vous que ce qui vous n’agissez pas … »
    errare :
    « pourquoi pensez vous que vous n’agissez pas … »

    Cette question peut d’ailleurs être variée, orientée différemment :

    Pensez vous « voir » correctement (votre présent, votre avenir)?
    Pensez vous « agir » correctement dès lors?
    Etc …

    On pourrait même imaginer un scénario, question réponse qui amènerait l’autre à comprendre qu’il a tort autour de « voir » et d’ »agir », s’il ne voit pas et n’agit pas dans le sens que nous entendons être le bon, sur ce plan, en tout cas.

  18. Il y a tant de choses ici que je voudrai ajouter un point pour justifier mon approche (un de mes crédos) :

    Je suis convaincu qu’un peuple sain n’en serait pas arrivé là, quoi qu’on en pense, et quel que soit le degré de manipulation de l’opinion.

    L’instinct Français (sinon Européen) est très gravement malade ou mort. D’ou mon approche.

  19. Quelle clairevoyance! M. Allais me fait penser à A. Sauvy.

    @bac40
    « L’immigration globalement ne profite à personne,elle ne fait que des victimes,elle est un frein au progrès et martyrise les populations aussi bien immigrées qu’autochtones. »

    Mis à part le profit, je suis d’accord.

    @anti-tane #15
    Vous devriez publiez ce post sur fdesouche.com (sauf si c’est déjà fait).

  20. @anti_tane. je viens de réécrire ma réponse et l’effacer une seconde fois. je réessayerai demain ;)

    [Autocensure ? :) - €ric]

  21. @François De Souche :

    Je découvre ces commentaires et me permet de reprendre ma parole uniquement pour répondre à ces gens.

    En vous remerciant.

  22. @Imperator :

    http://www.fdesouche.com/articles/91267#comments

    Je doute qu’en étant radié (3 ième fois en peu de temps) pour insultes à personnes, FDS souhaite entendre parler de moi. Certes poster n’est pas commenter et cela pourrait constituer une alternative à ma conduite.

    Mais je vous remercie de votre appréciation, ici.
    Elle me réconforte quelque peu dans l’idée que je n’ai peut être pas seulement fait perdre du temps à FDS et que je n’en ai pas perdu, moi même, ce dont j’ai fortement douté hier soir.

    Peut être que vous ou YannC, pourriez proposer cela, dès lors, au site.

    Bien à vous

  23. @YannC :

    … j’ai été radié comme indiqué ci dessus.

    Je devrais parfois savoir ré-écrire les choses, moi même, mais au fond, je ne regrette aucunement ce que je fais, face à certaines personnes.
    Je lirai votre réponse avec plaisir.
    Si vous avez un site, je vous y lirai aussi.

    Bien à vous

  24. YannC
    #20 – 4 janvier 2010 à 01:47

    @anti_tane. je viens de réécrire ma réponse et l’effacer une seconde fois. je réessayerai demain ;)

    [Autocensure ? :) - €ric]

    Non. Complexité du propos + Maladresse technique.

  25. Bon. c’est la cata, je viens de fermer par accident l’onglet où j’avais répondu. Je ne me sens pas de recommencer. Je suis dé-goû-té. Vraiment. Vraiment, vraiment, vraiment dégouté. Votre post avait fait naitre une bonne réponse.

    Alléluïa ! Merci Firefox, je viens de la ressusciter !!! Put.ain, je suis content de chez content, c’est peu de le dire !

    (la dernière version de ce com est sur mon site ; elle est BEAUCOUP plus lisible) ;)

    ________

    @anti_tane : Permettez-moi de répondre dans le désordre, ce qui hélas altèrera la hiérarchie des réponses, mais tant pis. Sachez néanmoins que ma méthode a du mal à répondre sur commande, elle a besoin d’un léger temps de maturation. Mais comme je sais qu’un article chasse le précédent, cela me force à répondre plus vite, donc à répondre tout court. Et c’est tant mieux :)

    I – «L’instinct français (sinon européen) est très gravement malade ou mort. D’où mon approche.»

    Je comprends que votre approche est celle d’un médecin auprès d’un patient fragile.

    Et là, je suis face à un dilemne : soit je vous dis « je ne suis pas d’accord », soit je vous dis pourquoi je ne suis pas d’accord (ce qui est autrement plus long).

    Or quel sens vous dire que je ne suis pas d’accord peut-il avoir, dès lors que je ne vous convaincs pas ? Au mieux, ce ne serait qu’une opinion de ma part. Donc une perte de temps, une opinion parmi des millions d’autres.

    Or donc, pour vous convaincre, il faudrait alors que je commence un post, avec mes arguments etc (ce que j’ai commencé à faire, mais j’ai tout effacé), post qui serait long à lire et post que je ne serais pas assuré que vous lisiez (malgré votre bienveillance), ni même que vous compreniez si vous le lisiez (soit que ça puisse arriver de ne pas comprendre, soit que j’aurais échoué à m’exprimer, soit une autre raison).

    Autrement dit : je crois que je me retrouverais, envers vous, dans la même situation que vous, essayant de convaincre celui que vous appelez « l’autre » (dans votre post n°15 : «il faut convaincre l’autre aussi de voter et d’agir»), c’est-à-dire « le Français » ou supposé tel.

    Donc voilà que mon post rejoint le vôtre ! Et voici ma prédiction sur son évolution :
    «1-pour que vous acceptiez mon opinion
    «2-sans que je sois obligé de vous l’expliquer pour vous convaincre (une méthode lente et peu fiable),
    «3-il faudrait que j’incarne .. l’autorité.

    Dit autrement : «pour que les Français vous écoutent, il faudrait d’abord que vous incarniez l’autorité».

    Incarner l’autorité fait gagner du temps. Il n’y a RIEN de plus efficace.

    Or l’autorité, ça devrait se gagner (plutôt que se transmettre héréditairement, par uniforme ou diplôme interposé). Comment ? Par le service ! En l’occurrence, par l’explication de texte

    -> Pour « convaincre » un interlocuteur, il y a donc 2 méthodes : soit on explique, ce qui constitue un substitut à l’autorité, soit on a d’emblée de l’autorité et peut se passer d’expliquer.

    Donc : un process qui fonctionne a comme pour effet de mobiliser de l’autorité en votre faveur, sur votre personne ; et cette autorité emmagasinée a alors pour effet de vous éviter de passer .. par un process : une aubaine qui ne sert à rien puisque l’objectif était d’ « éviter de passer par le process » ok mais, justement, SANS passer par le process du début ! Cette autorité arrive trop tard. C’est paradoxal et ressemble beaucoup à un amalgame entre « Si jeunesse savait ; si vieillesse pouvait » et « On ne met pas la charrue avant les bœufs« .

    (Remarquez au passage que le process lui-même constitue une forme d’autorité en plein travail, « d’énergie en mouvement », en action, une forme d’autorité en cours de gestation voire presque en cours d’accouchement ; tandis que l’autorité déjà établie se rapporte plus à une forme d’autorité « de capital », qui existe déjà, donc plutôt à gérer et répartir).

    Bref, c’est en étant écouté qu’on fait la preuve de l’autorité (d’où : la popularité engendre mécaniquement l’ Autorité).

    Or, justement, «la France» vit une crise de l’autorité. Qui implique : soit que tout doit être expliqué, soit que l’on se défie de ce qui n’est pas expliqué. Une crise que même l’adoubement par le vote démocratique ne sait plus dépasser.

    Une crise fondée sur la méfiance, elle-même née de plusieurs facteurs, dont le moindre n’est pas l’abus de l’autorité et la trahison des « élites », des « clercs », des « electus » (la trahison ou, plutôt, la démission).

    Crise de confiance que vous pointez, d’ailleurs, anti_tane.

    Mais aussi une crise plus générale basée sur la trahison des sens (qui explique que tant de sophistes aient pu mettre un pied dans la porte). « Trahison des sens » née de l’abus, par notre civilisation, d’un de ses points forts, la méthode scientifique : en abusant jusqu’à l’ivresse de cette méthode scientifique (réclamant des données et des preuves), nous avons chassé, voire renié, une des formes de ténèbres qui constituent le monde, celle de la Superstition. Ce qui était le but, d’ailleurs !

    Très bien. Mais en chassant les « ténèbres de la superstition » (cette formule n’est pas la meilleure), nous n’avons PAS tué la superstition, nous l’avons seulement éloignée, exilée, enchaînée quelque part. Et désormais que la superstition revient au galop (comme cela se doit, de la même manière que la Nuit succède au Jour ou que le fleuve retrouve son lit naturel)(astrologie, sectes, idées niaises, dégoût ou manipulation de la preuve, etc..sont des indices de ce retour, un retour qui provoque l’état fébrile dans lequel se trouve « l’Occident »), et dont les cultures et l’ « absence de culture » des immigrés ne sont pas le moindre des facteurs- nous nous retrouvons totalement démunis face à elle. Sans savoir-faire, sans données précises. Comme des nouveaux-nés. Comme des romains face aux barbares ? Il nous faut tout redécouvrir d’elle. Et surtout, il nous faut tout redécouvrir à vitesse accélérée et sans droit de se tromper ! (car il y a urgence et danger de mort).

    Or la seule époque où nous pourrions vite puiser des enseignements pour gérer la superstition serait le Moyen-Age (ainsi que la pente ascendante de la Renaissance). Mais cela est justement, pour le M-A, difficile à faire de façon massive car
    1- le M-A est le royaume de l’anonymat des sources et
    2- par son caractère chrétien (donc « non-laïque » et prétendument rebutant, blablabla).

    Et cela est impossible aussi pour la Renaissance, car c’est justement la tâche qu’il nous reste à accomplir : redescendre l’autre versant. « Ce qui n’est pas encore fait reste à faire« .

    (vu l’usage que j’en fais, je suppose que nous pouvons aussi invoquer la mythologie grecque :)

    Conséquence directe : seul un corps de combat composé d’un effectif réduit de citoyens français n’ayant aucun problème avec le Moyen-Age (par exemple), est d’emblée immunisé contre ce retour de la superstition, et est donc le plus en état de combattre, de « tenir la mer » ou les remparts.

    (cette immunité se traduit par le fait que « Nous savons, et pas eux » ← cette idée est difficile à traduire et je n’ ai pas encore élaboré d’ image pour elle ; pour mémoire, disons que c’ est comme le jeu « 1-2-3- Soleil! » : les autres français, qui avaient tourné le dos, regardent à nouveau ; mais entretemps d’ autres « offres » -quasi commerciales!- pour la définition de la nation et de ses frontières ont pris place à nos côtés, nous ressemblant comme des clones ; et les autres français ne savent pas d’ emblée qui est le vrai et qui est le factice … même si NOUS nous le savons, telle une évidence, ce qui nous ramène aux évidences de M.Allais].

    « Les Français » ne sont pas malades, anti_tane, c’est vous qui êtes en bonne santé ; mais au sens où : du point de vue d’un homme grand, un homme petit n’est pas « malade » ou déficient, c’est lui qui êtes grand (ou le contraire) (et croire autre chose serait de la superstition). On parle de caractères. C’est-à-dire simplement que vous êtes au « bon » endroit … et pas eux. Vous êtes sur le front de l’Est quand l’attaque vient de l’Est, ou sur le front atlantique si l’attaque vient de là, etc etc : on ne peut pas reprocher à un Corse de privilégier la protection des côtes Sud, ou à un Savoyard d’être meilleur qu’un Breton en alpinisme et protéger le front montagneux, ou à un Breton de s’occuper du combat sur mer, etc.. A chacun selon sa spécialité et sa culture. A chacun de subir son fardeau.

    Nous, notre front, notre culture, notre qualité à nous, “patriotes” actuels, ce qui fait qu’ on est en avance, qu’ on précède la vague, c’ est de pouvoir facilement puiser et nager dans le corpus anti-superstition, et donc d’y voir plus vite plus clair que les autres et de pouvoir mobiliser notre intuition (« autres » dont la vue est probablement meilleure pour autre chose, ou pas encore accommodée au nouvel éclairage). Or un Breton doit-il attendre que tous les Corses, Alsaciens et Savoyards soient arrivés pour commencer le combat sur ses côtes ?? Est-il fondé à se plaindre de se battre seul ? Si le danger menace sur toutes les frontières du pays, est-il anormal que chacun organise la défense d’abord chez lui avant de songer à épauler ses lointains voisins ?

    J’essaye ici de souligner les causes qui font qu’on se trompe à croire que « les Français » sont hostiles ou pas intéressés. Il n’y a pas de différends essentiels, mais une autre grille de lecture, avec d’autres priorités, mais pas incompatible. Et NOUS n’avons pas (ni personne, depuis la mort du dernier roi, puis le naufrage de l’idéal républicain en 1914-18) l’ autorité suffisante pour les forcer à se mobiliser sans les convaincre d’ABORD que c’est « notre vision » qui est la bonne (sous-entendu: « et pas une autre » parmi toutes celles proposées à leur arbitrage).

    En fait, c’est comme si on se retrouvait à l’époque de Charles VII et de Jeanne d’Arc, sauf qu’il n’y aurait pas DEUX prétendants à la couronne de France (le dauphin Charles et le roi d’Angleterre) .. mais des centaines (des clones) ! Comment, alors, même une mère y retrouverait-elle ses petits ???

    – Bon. Donc maintenant que ceci est dit, je reviens à votre phrase «L’instinct français (sinon européen) est très gravement malade ou mort. D’où mon approche».

    Et je prédis que cette mort de ce que vous appelez «l’instinct» n’est que le prémisse du verre à moitié plein ou à moitié vide.

    (et c’est là que je réalise à quel point les Évidences de toute nature, dont celle de M.Allais dont nous nous étonnions du peu d’impact, peuvent être des cochonneries. Car rappeler une évidence enfantine à un adulte, c’est toujours risquer de l’offenser. Or, néanmoins, même pour écrire une symphonie, il faut utiliser un vulgaire do ré ou mi fa sol. Comment résoudre ce paradoxe ? En n’en tenant pas trop compte et en jetant les dés : c’est le Alea Jacta Est.)

    –> Cet instinct dont vous parlez n’est PAS mort, même s’il en a les symptômes. C’est l’opinion que vous en avez, l’interprétation que vous tirez de l’observation, qui, seules, suffisent à le déclarer comme tel. C’est comme porter sur l’instinct le regard que porte un observateur qui découvre une forme humaine immobile, dans un coin sombre, et sent une forte odeur de chair en putréfaction. Qui reconstitue une histoire et, donc, le croit mort, cet homme. Alors que ce n’est pas un homme, mais une forme. Et que l’odeur d’un vieux fromage oublié là s’est conjugué à la forme pour tromper ses sens (je tire cet exemple d’un fait réel, cité dans un ouvrage sur la tromperie des sens due à l’interprétation des odeurs).

    De surcroît, songez que l’ art qui permettrait le mieux de distinguer une situation vraie d’une situation fausse .. se trouve être l’ instinct lui-même! Vous voyez le paradoxe, lorsque cet art devrait s’exercer sur «l’ instinct» (c’ est-à-dire sur lui-même) ?

    –> Selon moi, «l’ instinct», lui, est seulement en sommeil. L’ instinct, l’ intuition, ces caractères sacrés de la survie, ont seulement été mis en hibernation, vieilles carnes dévaluées par les habitudes de vie et de pensée imposées à 10 générations par l’histoire et la civilisation scientifique.

    Et c’ est uniquement le fait d’ en prendre conscience, de le redécouvrir, qui cause ces électrochocs. Le fait de réaliser, en même temps,
    1-et que l’instinct existe (le VRAI instinct, pas « l’instinct » des romans de pacotille),
    2-et qu’ il est appelé à se réveiller et à recouvrir certains territoires de l’esprit gouvernés jusque-là par la science.
    Ce « trauma » est l’ idée elle-même née de l’ observateur, et ne vient pas seulement de «l’instinct» (qui est désactivé, qui n’est qu’une forme molle, immobile, une créature, un tableau blanc qui attend qu’on écrive une formule sur lui). De la même manière que parfois la couleur n’est pas dans le mur blanc (l’écran) que regarde l’observateur mais dans la paire de verres colorés qu’il porte. Ou de la même manière que la mort n’ est pas en la Belle au Bois Dormant mais dans l’ esprit du Prince qui l’ aperçoit la première fois.

    Personnellement, je n’ai pas de doute sur le génie français (au sens classique du terme). Il n’est qu’ une question de point de vue : modifiez l’axe d’un cube et vous verrez un hexagone, mais il restera un cube cependant, même si vos yeux vous diront que non (une image vaut 1000 mots). Ce génie ne dépend pas seulement des gens et des époques (de leurs yeux), mais d’ un caractère éternel de la France, lié au pays lui-même et au lien qu’il tisse avec ses vrais habitants. Le pays et sa nature forment le tronc, le principe ; et «l’instinct» y est un des ‘fruits’. (je suis en train de déployer une théorie sur ce point donc excusez mes répétitions et approximations. Je tâtonne encore.)

    –> Donc, pour la question du « Comment agir?« , du « Quoi faire concrètement? » : savoir QUOI faire n’implique pas savoir COMMENT le faire.

    On en revient à l’argument d’autorité : si vous avez beaucoup d’autorité, ou d’argent, de ressources, d’influence, vous n’avez PAS besoin de savoir « comment faire« , car c’est autrui qui s’en chargera pour vous. Il vous suffit juste de donner un ordre pour qu’on trouve la bonne personne qui l’exécute (mais un tel paradis ne tombe pas du ciel ; il a bien fallu qu’un jour, le fondateur soit lui-même placé dans la situation d’un débutant).

    Par contre, si vous débutez, si vous manquez d’autorité, si vous comptez vos ressources, si vous êtes jeune et donc -prétendument- ignorant, si votre camp est constitué d’un ralliement de bric et de broc, incertain, alors vous devez manier les deux concepts en même temps et faire vous-même le menu, les courses, la cuisine et la vaisselle, c’est-à-dire vous préoccuper du « Comment » autant que du « Quoi ». Et pour se fourvoyer le moins possible, c’est bien de le savoir ; voilà une première ébauche de réponse.

    Annexes :

    -«Superstition» (qui n’est plus un terme péjoratif, pour moi) : « Se dit de ce qui est pétri de la coexistence de fragments familiers et de coulisses mystérieuses » ou « .. de ce qui résulte d’un amalgame de fragments familiers et de coulisses mystérieuses ».

    -Sinon, pour Cassandre, je supposais que les gens savaient ce qu’elle était :D

    -Désolé de ce qui vous est arrivé. Vous avez été radié ? Bah, ce n’est pas très important (et ceci souligne l’intérêt de développer son propre blog en parallèle, afin de ne pas travailler que pour Autrui, cet ingrat!).

    D’ailleurs, j’y pense : puisque qu’on est sur internet, on ne dit pas radié mais e-radié, non ?! ;)

    Pour le fait que vous ne sachiez pas vous détacher ou vous relire, c’est une question de respiration. Tant que vous n’y perdez pas un bras ou une jambe, votre intégrité, ce n’est pas grave.

  26. YannC (25)

    Vous exprimez en beaucoup de mots (très intéressants, ce n’est pas une critique) ce que la poésie appelle « le génie du sang ».

    Et cela me rappelle ces mots du Journal de Witold Gombrowicz, retrouvés grâce à la magie d’Internet :

    « Le génie véritable ne commence-t-il pas presque toujours par une imitation du génie ? Et il arrive que ce génie imité vous pénètre dans le sang, s’intègre à votre chair. »

    http://www.gombrowicz.net/spip.php?article799

    Le génie n’est jamais incarné que par quelques-uns qui, s’ils sont à leur place, seront plus ou moins imités par d’autres plus nombreux, voire par un peuple tout entier.

    En ce qui concerne votre post 14, juste une remarque.

    J’ai bien perçu l’angle stratégique de votre analyse du comportement de Cassandre, mais ne perdons pas de vue qu’il s’agit de la « naissance de la tragédie » grecque et que la notion de libre-arbitre, comme l’imaginent les modernes, aurait grandement étonné les Hellènes de l’époque.

    Aussi, il y a une autre dimension à l’action de Cassandre : elle ne pouvait, tout simplement, faire autrement (d’ailleurs, faire, dans aucune société traditionnelle, n’est reconnu comme une expression d’un quelconque libre-arbitre).

    Par conséquent, il me semble que notre volontarisme commun devrait conserver toute l’humilité due aux archétypes que les Anciens appelaient les Dieux et dont il est, plus que jamais, facile de démontrer qu’ils nous dominent.

    Ce pourquoi notre prétendu libre-arbitre peut être en réalité, au maximum, entendu comme un sous-ensemble, relativement restreint, du déterminisme.

    Et, de fait, il ne nous arrive que ce qui nous ressemble (et non pas, contrairement aux prétentions de notre vanité, ce que, selon nous, nous méritons).

    Donc, à mon avis, inutile de demander « d’agir » à ceux auxquels l’action ne ressemble pas, ni de s’élever contre leur nature.

    A chacun selon ses moyens et sa nature.

    Cordialement.

  27. @YannC :

    Je vous ai lu avec grand intérêt. Cette approche semble Nietzschéenne et relativiste, mais je la relirai encore à tête reposé (car elle ne l’est pas reposée :-) ).

    Oui je suis assez i-rradié. :-)

    « Bah, ce n’est pas très important (et ceci souligne l’intérêt de développer son propre blog en parallèle, afin de ne pas travailler que pour Autrui, cet ingrat!) »

    Il se trouve que quand Autrui travaille pour la « cause », il ne peut être spécialement un ingrat ce qui justement me travaille dès lors .. moi.
    Entre compromission et tentative de conciliation avec diverses approches, j’ai aussi placé « l’autorité » à un niveau qui devenait difficilement tolérable d’un côté, et me suis quelque peu « cloné » et eu quelques circonspections hétéroclites, ce qui me rendait mal à l’aise, et parfois assez « faux ». J’ai renoncé.
    Je procède souvent ainsi et c’est un tort. On en apprend à tous les âges.

    Merci YannC

    Je ne commenterai plus.

    Bien à vous tous.

  28. Qui encourage l’immigration massive? Les multinationales et les imbéciles utiles de l’extreme gauche.En Grande Bretagne un ouvrage est paru qui met à jour le cout de l’immigration pour nos sociétés, le bilan est catastrophique. L’immigration rapporte au secteur privé, mais coule litteralement le secteur publique.

  29. @anti_tane : je ne suis pas « nietzschéen ou relativiste » (ou, si je le suis c’est malgré moi ou selon les circonstances ; à ma grande honte, je ne connais pas nietzsche).

    Vous dites, je cite : «Il se trouve que quand Autrui travaille pour la « cause », il ne peut être spécialement un ingrat, ce qui justement me travaille dès lors .. moi.»

    - Dites-vous « il ne peut pas » ou « il ne doit pas » ?

    - Si les gens étaient aussi formidables que cela, on ne serait pas dans la mer.de dans laquelle on se trouve.

    @Boreas :Vous exprimez en beaucoup de mots (très intéressants, ce n’est pas une critique) ce que la poésie appelle « le génie du sang ».

    C’est, je crois, ce qui faisait dire à un général d’Empire que « les hommes se battent mieux quand ils sont commandés par un noble nom« . Ou c’est ce qui fait qu’on rechigne ou qu’on accepte mieux l’autorité d’une personne, car on préjuge des qualités de celle-ci.

    Mais attention, c’est aussi le prémisse de « L’habit fait le moine » :) Qui augure d’un grand nombre de manipulations et de désastres.

    @Boreas :« Le génie véritable ne commence-t-il pas presque toujours par une imitation du génie ? Et il arrive que ce génie imité vous pénètre dans le sang, s’intègre à votre chair. »

    Je crois que W.Gombrowicz (que je ne connaissais pas; merci à vous) parle d’imprégnation, non ? « A force de s’imprégner d’eau comme une éponge, certaines éponges peuvent soit devenir de l’eau, soit découvrir qu’elles l’étaient déjà » ? A force de manger un fruit, on devient le principe de ce fruit, ou on découvre qu’on l’était déjà, partiellement du moins (notion de révélation : a-t-on muté ou étions-nous aveugle ? antagonisme de l’inné et de l’acquis). Le cannibalisme coutumier procédait du même principe : on mangeait pour s’approprier la force, ou l’âme, du malheureux. Idem de certaines superstitions pour s’approprier la force d’un animal (ce n’était pas faux d’ailleurs, on se l’appropriait, temporairement, le temps de digérer le steak). Cela me fait penser à l’idée d’ »intuition », dont on dit qu’elle naît surtout d’un amalgame qui lui préexiste (ou qui la précède) : 1-on accumule, sans dessein ni hiérarchie ; PUIS (un jour peut-être) 2- «Eurêka!!!!». Pythagore. (notion d’illumination). La légende de la ‘pomme de Newton’. Ou notion chimique de la « précipitation », aussi. Notions de symbolisme et d’incarnation : un personnage fait converger sur lui les valeurs d’une époque, comme vous écrivez.

    Mais, apparemment, Gombrowicz parle de génie personnel, pas de « génie d’une nation » (ou d’un peuple).

    @Boreas : Aussi, il y a une autre dimension à l’action de Cassandre : elle ne pouvait, tout simplement, faire autrement (d’ailleurs, faire, dans aucune société traditionnelle, n’est reconnu comme une expression d’un quelconque libre-arbitre).

    Par conséquent, il me semble que notre volontarisme commun devrait conserver toute l’humilité due aux archétypes que les Anciens appelaient les Dieux et dont il est, plus que jamais, facile de démontrer qu’ils nous dominent.

    Ce pourquoi notre prétendu libre-arbitre peut être en réalité, au maximum, entendu comme un sous-ensemble, relativement restreint, du déterminisme.

    Et, de fait, il ne nous arrive que ce qui nous ressemble (et non pas, contrairement aux prétentions de notre vanité, ce que, selon nous, nous méritons).

    Donc, à mon avis, inutile de demander « d’agir » à ceux auxquels l’action ne ressemble pas, ni de s’élever contre leur nature. A chacun selon ses moyens et sa nature.

    Tout à fait. Cela fonctionne aussi dans les autres directions –> Certains qui croient être des gens d’action devraient plutôt rester des gens de pensée ou de prière : les (« savants ») qui ont fait entrer le cheval de bois dans Troie en ont fait la démonstration. Il aurait mieux valu qu’ils soient impuissants à ce moment-là, qu’ils s’enrhument ou se cassent une jambe, ce qui ne leur aurait pas laissé le choix, et que la voix de Cassandre se substitue temporairement à la leur.

    Il ne s’agit donc pas tant de demander « d’agir » à ceux auxquels l’action ne ressemble pas, ni de s’élever contre leur nature,, je crois, mais de le « demander » temporairement.

    Ce que je veux dire, c’est que : peut-être que nous sommes nous-mêmes, aujourd’hui, comme ces « Anciens » : au carrefour d’une ligne de destin invisible, et sur le point de choisir en toute IN-CONSCIENCE entre rester anciens (s’abandonner et périr) ou devenir « modernes » (ne serait-ce que temporairement) et prolonger la vie ?

    Or justement, dans un tel cas de figure, COMMENT analyser la situation pour qu’il en aille autrement ? Sans succomber à la danse du voile du « On n’y peut rien! » (trop fataliste) ? Peut-être est-ce notre rôle non pas seulement de nous sauver, mais de finir enfin l’histoire de Cassandre, ou celle de Sisyphe, plutôt que la renouveler, et enfin de sauver Troie, et enfin d’atteindre ce sommet ? Bref, de tirer les leçons qui doivent être tirées, et de les mélanger au pétrin dans lequel nous sommes plongés ?

    Il ne s’agissait pas que Cassandre se « remette en cause » (sous-entendu ‘pour toujours’), ni ne remette les dieux en cause ; mais qu’elle le fasse juste cette fois-là, le temps de foutre le feu au cheval. Par maladresse, par accident, par folie, par ruse ? Qu’importe la nature de l’élan qui lui servirait alors de prétexte !

    Dans cet ordre d’idée, c’est comme un « homme petit » qui peut se faire aussi grand que l’homme grand, en élevant son bras, en sautant en l’air, ou en montant sur une chaise. Ou comme la tortue qui bat le lièvre -> L’irruption ET l’usage d’une « prothèse », d’un « recours », d’une faille, ne fait pas d’eux un ‘homme grand’ (ou un lièvre), ne les transforme pas en traîtres à leur nature, mais fait d’eux « Un-être-sortant-victorieux-d’une-situation-compromise ».

    «En modifiant la définition des choses, je vois autre chose». Ici je parle donc d’ ARTICULATIONS. Et du fait que ce qui rend les évidences actives pour certains et banales pour d’autres, c’est la nature des articulations qui les lient à eux. Et non pas la seule nature de évidences en question.

    Nous prenons pour acquises des choses qui ne le sont pas forcément pour quelqu’un d’autre. Aussi fait-on sans le savoir l’économie d’agir en mobilisant ces « banalités », mais qui sont des monstres de terreur en puissance aux yeux d’autrui. On y revient : ce n’est donc pas une question de pouvoir mais une question de savoir. De ressusciter un savoir-faire.

    L’homme qui monte sur un cheval ne devient pas un Centaure ; et pourtant c’est ce que les Incas ont cru, face aux premiers Conquistadors. Leur société ignorait autant la notion de Centaure que celle de domestication animale. Leurs « dieux » les ont abandonné non par faiblesse, à travers l’inexistence du recours à la notion de Centaure, mais par l’ABSENCE de toute « idée d’articulation entre 2 notions » (qui aurait permis de palier à cette inexistence). Par l’absence de tout vrai RECOURS.

    De ce fait, pour pouvoir franchir le « gap », le fossé, les Incas auraient eu comme DEUX chaises à empiler en une seule fois. La Cassandre que vous décrivez, soumise aux dieux, elle aussi, en aurait eu 2 à empiler.

    Mais la Cassandre que je décris moi, mais NOUS (tous ceux qui doivent agir), nous n’avons qu’une seule chaise à utiliser. Car l’une des 2 « chaises » que devaient faire surgir les Incas dans un même cas de figure (surtout, songez que j’utilise les chaises, mais que j’illustre un principe qui fonctionne avec n’importe quoi) n’est pas vraiment une chaise mais aussi l’articulation elle-même, la matrice de cette chaise, la mère, le ventre (disons que c’est comme un couteau pliable style Opinel : un manche et une lame -> LEQUEL des 2 est l’héritier de son aïeul le couteau en silex d’une seule pièce : le manche OU la lame ? Ou les deux ? –> C’est l’articulation qui constitua la nouveauté). Or nous disposons déjà de la notion d’ »articulation ». Notre culture, la culture de la France, est riche et variée. Autrement dit, nous sommes CAPABLES d’exécuter de tels sauts culturels, ou philosophiques, ou peu importe le terme. Cela est POSSIBLE en toute conscience (tandis que cela n’est possible que PAR HASARD chez ceux qui ne disposent pas de ce recours). La seule chose, c’est que nous n’avons pas exécuté ces sauts. Pas encore du moins.

    L’histoire ne nous demande PAS de devenir des dauphins, mais de réaliser qu’on peut retenir sa respiration sous l’eau (et passer ainsi un obstacle jusque-là perçu « infranchissable », « peine perdu », « ça ne sert à RIEN! »).

    Car voyez vous, dans l’histoire des hommes, il a bien fallu qu’un jour un homme découvre une première fois qu’il pouvait retenir sa respiration. Et ensuite qu’il trouve une occasion saisissante pour l’appliquer. Puis qu’il transmette cette info. Puis que l’info corresponde à un vrai besoin et que d’autres alors s’en saisisse. Jusqu’à ce que le fait de retenir sa respiration redevienne une « évidence ».

    Et cela, Boreas, ne contredit en rien votre notion de «il ne nous arrive que ce qui nous ressemble». Car, d’une certaine façon, grâce à ce recours de retenir notre respiration, nous SOMMES devenus des dauphins. Par la grâce du « Temporairement« .

    Mais quel crétin je fais, le véritable enjeu de la GUERRE d’aujourd’hui n’est pas devenir un dauphin!

    Alors, n’est-ce pas plutôt de (re)devenir roi ?

    –> résultat de la prédiction pour la météo française : selon moi, il s’agit donc de compléter la déclaration D212 de 1789. Par l’action. Et de la lier aux ombres du règne de Louis14. Par l’esprit. Entre gens qui font la part des choses. Par la grâce. Il n’y a pas d’autre issue. Et cela doit être fait à travers deux évènements successifs qui n’en formeront qu’un seul. Gloups !

    :D

  30. @YannC :

    Suite à votre remarque :
    « Désolé de ce qui vous est arrivé. Vous avez été radié ? Bah, ce n’est pas très important (et ceci souligne l’intérêt de développer son propre blog en parallèle, afin de ne pas travailler que pour Autrui, cet ingrat!). »

    J’avais répondu :
    « Il se trouve que quand Autrui travaille pour la « cause », il ne peut être spécialement un ingrat ce qui justement me travaille dès lors .. moi. »

    Ce qui vous a amené à formuler :
    « - Dites-vous « il ne peut pas » ou « il ne doit pas » ? »

    Vous me posez une question, alors je vous réponds.
    (Je n’ai donc que plusieurs paroles, en promettant de ne plus commenter). Aussi, vous veillerez à me permettre de tenir ma parole au delà de ceci, en ne sollicitant pas de réponse de ma part, svp …
    Le site FDS m’a laissé revenir 2 fois, et je n’ai pas réussi me contrôler. Disons que la façon d’insulter et la manière de le percevoir varie selon les gens : je suis plutôt cru en la matière.
    Ces gens ne sont donc pas des ingrats. Et dès lors, l’ingratitude, est plutôt de mon côté, puisque non seulement, ils préviennent de ce qu’ils ne veulent pas voir en commentaires, mais c’est surtout leur travail, que le commentateur que je suis, vient quelque peu entâcher.

    Ma remarque à propos de l’instinct (étant radié, je ne voulais pas commenter votre long article) :
    « L’instinct » chez Nietzsche, c’est ce qui fait le « surhomme ». Les juifs ou les cultures musulmanes pour ce philosophe, sont des « surhommes ». L’humour Niezschéen ici désigne les hommes de culture occidentale, rabougris dans leurs « instincts ».
    N’étant que des hommes pliés en deux par la culpabilité, l’auto flagellation etc, nous avons perdu « l’instinct » d’hommes. Le surhomme Nietzschéen n’est en définitive, qu’un homme « entier », qui dit « oui » à la vie, par opposition à nous, les semi-hommes.

    NB 1 : je relis vos commentaires, pour la troisième fois…

    NB 2 : François de Souche, à utilisé récemment dans un article qu’il a posté en personne, une formule que vous YannC, avez aussi utilisée sur un autre article du site FDS (antérieur de quelques heures a son intervention) : à propos des 2 faces d’une même pièce.

    Bon, je ne commenterai plus, cette fois.

    Bien à vous

  31. @un_inconnu

    N’avez-vous pas songé que cet état de « radié ne se privant pas de commenter » se trouverait être l’état qui vous convient le mieux ?

    (Bon, un crash de Firefox vient d’effacer mon post, donc je ne le publierai pas, finalement) :)

    Ne répondez pas ! Ne lisez même pas !

  32. YannC (30)

    Je vous ai lu avec intérêt.

    Vous me semblez un peu plus matérialiste que moi (je vous cite : « certaines superstitions pour s’approprier la force d’un animal (ce n’était pas faux d’ailleurs, on se l’appropriait, temporairement, le temps de digérer le steak) » – certains chamans vous surprendraient…).

    Et le thème principal de l’oeuvre de Gombrowicz est que le faible saisit le fort, que l’enfant domine l’adulte, que tout pouvoir est l’inverse de son apparence.

    Nous sommes d’accord, je pense, sur l’essentiel. Il y a un saut qualitatif indispensable à faire, qui est celui de la pleine réalisation de soi (avec toutes les confusions modernes à éviter, du « développement personnel », etc.).

    Travail de toute une vie. Et peut-être, accomplissement en un instant.

    Et, pour certains, reflet de leur potentiel supérieur, destiné à incarner, sans orgueil déplacé (le don de la Grâce…), la reviviscence d’archétypes oubliés, remorquant l’Imitation par le plus grand nombre, en un voyage initiatique et rénovateur pour tous.

    Cela, ou la mort prématurée pour tous, et celle de leur lignée.

    En ce qui me concerne, j’ai confiance. Le nécessaire existe, le superflu sera donné par surcroît.

    De toute façon, y croire n’est pas l’essentiel, à moins d’avoir réellement la foi du charbonnier (les Anciens disaient : « si vous n’avez pas la Foi, ayez un feu »).

    L’essentiel, c’est d’aller toujours et en tout conformément à sa nature. Et d’autant plus, si celle-ci nous dicte d’aller contre notre nature. Vaincre la pesanteur, c’est souvent se retrouver plus solidement planté sur le sol.

    Le monde est parfait, tout en paraissant imparfait. Articulation ou empilage de chaises ? Allez comprendre… ;-)

  33. Vous me semblez un peu plus matérialiste que moi
    +
    Vaincre la pesanteur, c’est souvent se retrouver plus solidement planté sur le sol.
    =
    Effectivement : quand on saute (donc qu’on vainc -temporairement- la pesanteur) , on retombe et on s’enfonce dans le sol :D Ça me fait penser au système de la retenue dans les calculs mathématiques : on met de côté, on « suspend » une partie, tandis qu’on continue le calcul principal, puis on remet cette partie dans le jeu et on finit le calcul. On a fait un détour tout en continuant d’aller tout droit.

    Sans rire, je crois en effet que nous sommes d’accord sur l’essentiel. Malgré le fait que nous n’utilisions pas les mêmes chemins, l’intention est la même.

  34. Hier, j’ai entendu sur Radio-Courtoisie, le député Thierry Mariani dire: « 1974 a été la dernière année pour laquelle la France a présenté un budget en équilibre;1974 est l’année de la loi sur l’immigration et le regroupement familial, tous les budgets qui ont suivi ont été déficitaires. »

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