La “révolution” capitaliste chinoise : un “grand bluff”, selon Thierry Wolton

L’URSS était ce colosse aux pieds d’argile, dont les prétendues réussites édifiaient ceux qui, très nombreux, voulaient y croire.

Il se pourrait bien que la Chine soit, elle aussi, un dragon de papier.

Bien que cette assertion soit fortement dissonante avec le discours ambiant sur la montée en puissance de la Chine, il est difficile de penser autrement après avoir lu l’ouvrage de Thierry Wolton, “Le Grand bluff chinois. Comment Pékin nous vend sa « révolution » capitaliste”, Ed. Robert Laffont, 2007.

Compte-rendu de lecture.
S’inscrivant dans le sillage de Simon Leys, grand démystificateur du mirage chinois au temps du Grand Timonier, Thierry Wolton livre un grand nombre d’informations. Considérant la matière de première importance, compte-tenu des fantasmes entretenus autour du péril chinois, je crois utile de détailler un peu l’argumentaire de l’auteur.

I – La Chine, ce nain économique

La Chine, c’est le gigantisme. Et ce gigantisme, c’est la déraison.

Le pays le plus peuplé au monde (1,3 milliard de Chinois, et moi et moi et moi…), de la taille d’un continent (plus de 9 millions de km²) et riche en ressources naturelles. Une histoire cinq fois millénaire ayant donné naissance à une civilisation aussi admirable qu’ancestrale, et d’ailleurs terreau d’un fort sentiment de supériorité. La Chine est le pays de tous les records.

Longtemps principale puissance économique du globe, il semble naturel qu’elle doive recouvrer demain la place éminente qui est la sienne et qui n’a jamais cessé de lui revenir de droit.

Pour l’heure, tout semble concorder avec cette idée.

La Chine fait miroiter un marché intérieur potentiellement mirobolant. Les scores de la croissance économique font pâlir d’envie les puissances occidentales.

Figurez-vous que la Chine, c’est 500 millions de mètres carrés d’immeubles bâtis chaque année, une production multipliée par 10 en trente ans et des exportations par 45 dans le même temps ; c’est le pays qui compte le plus de lignes téléphoniques et de téléphones portables au monde ; il se hisse au premier rang planétaire pour la production agricole et sidérurgique, pour la consommation d’électricité, de ciment, de charbon…

Le made in China envahit la planète, comme jadis le made in England puis le made in Germany. Atelier du monde, la Chine paraît l’être indubitablement : par exemple, elle fabrique 30% des climatiseurs, 50% de la vitamine C, 70% des jouets et 85% des tracteurs dans le monde. Elle est le premier exportateur mondial de technologies de l’information et de la communication (téléphones mobiles, ordinateurs, appareils photo numériques).

Encore dois-je abréger une liste bien plus longue. Armée de telle manière, la Chine devrait dévorer ses concurrents occidentaux. D’ici 2050 au plus tard, prévoit-on, son PIB aura rattrapé celui des Etats-Unis…

Comment ne pas s’ébahir ? Comment ne pas frémir, d’enthousiasme et d’effroi ? Et pourtant…

L’auteur est direct : « Actuellement, la République populaire ne dispose d’aucun des atouts nécessaires pour devenir la première puissance du monde. » Et pour cause.

A y regarder de plus près, la Chine demeure un pays du tiers-monde. En réalité, seuls 150 millions de Chinois profitent de la croissance économique, une goutte d’eau dans cette masse humaine. D’ailleurs, si le pays exporte autant, c’est que son marché intérieur est trop faible pour absorber la production, ce qui l’économie fortement dépendante de la conjoncture internationale et des investissements étrangers. La croissance chinoise, d’ailleurs, n’est pas si extraordinaire que cela. D’une part, les statistiques sont allègrement truquées par le gouvernement.

D’autre part, la croissance moyenne de l’économie chinoise, entre 1978 et 2004, n’est que de 6,4% par an. Pâle résultat comparé aux performances du Japon (8,2%) et de la Corée du Sud (7,6%) sur la même période…

Une analyse plus poussée du taux de croissance chinois n’est pas sans intérêt. Avec une croissance de 7,8% en 2003, le PIB chinois n’a augmenté que de 96 milliards de dollars, dans le même temps, avec une croissance de seulement 3,1%, le PIB états-unien grimpait de 323 milliards de dollars…

De plus, le niveau de la croissance chinoise est un minimum vital. En effet, pour absorber l’augmentation de la population active (plus 10 millions de travailleurs par an !), pour compenser la dramatique obsolescence des industries et la production d’une grande quantité de bien invendables et entassés en pure perte dans des entrepôts, il faut bien un taux de croissance minimal de 7%…

L’économie chinoise est donc très inefficace, comme le prouve une faible productivité. En outre, rares sont les entreprises étrangères qui font des réelles affaires dans ce pays (sans parler du pillage industriel dont elles sont souvent victimes) : en 2004, seules 26% d’entre elles ont été bénéficiaires. D’autres ont connu des échecs retentissants, comme les brasseurs de bière états-uniens, qui ont préféré jeter l’éponge, ou encore rencontrent de sérieuses difficultés, comme Peugeot. La Chine n’est pas cet eldorado facile que ses dirigeants ont habilement su vendre aux entreprises occidentales.

Quant aux entreprises chinoises, elles ne représentent pas de sérieux concurrents pour les groupes occidentaux. En effet, rares sont celles qui gagnent réellement des parts de marché à l’international. L’exemple de Lenovo est éloquent. Le premier fabricant d’ordinateurs en Chine n’a pu assurer sa croissance internationale que par l’achat, en 2004, de la branche PC d’IBM. Devenu troisième constructeur mondial, Lenovo a cependant permis à IBM de réduire ses dettes et de prendre en partie le contrôle de Lenovo par la possession de 19% des actions…

Si la Chine est une grande puissance commerciale, la réalité est moins reluisante. L’immense majorité des produits exportés par le Chine sont soit bas de gamme et de faible valeur ajouté, soit fabriqués par des entreprises étrangères. Made in China, comme dit l’auteur, ne veut pas dire made by China. Près de 60% des exportations du pays sont réalisés par des entreprises à capitaux étrangers. Et ce n’est pas près de changer, compte-tenu de la faiblesse des fonds alloués à la recherche-développement, tant par les entreprises que par le gouvernement. Ainsi, la Chine ne détient que 0,3% du stock mondial des brevets et les deux-tiers des brevets déposés dans le pays appartiennent à des étrangers…

L’innovation technique est donc chétive. En optique, en photographie et dans le stockage d’information, respectivement 75%, 81% et 90% des demandes de brevets sont d’origine étrangère. Et ce ne sont que des exemples.

C’est que, de façon générale, le pays n’investit pas dans la matière grise. Outre l’étique financement de la recherche, l’éducation est le parent pauvre. L’Etat n’y consacre que 3% de son budget, là où la moyenne mondiale s’établit à 5%. Le système éducatif ne vise pas à développer l’esprit critique et la prise d’initiative, si bien que selon une étude de la société états-unienne McKinsey, sur le grand nombre de nouveaux diplômés chinois, seuls 10% sont aptes à travailler efficacement dans les grands groupes occidentaux.

Cette situation est précaire car le pays s’en trouve réduit à ne miser que sur les faibles coûts de sa main d’œuvre. Or, la Chine est de plus en plus concurrencée dans ce domaine par d’autres pays. D’autant plus que les salaires augmentent de plus en plus vite. Le coût du travail a ainsi grimpé de 72% depuis 2001. Il devrait doubler d’ici 2010, avec des hausses salariales comprises entre 14 et 20% par an selon les secteurs…

En conclusion, si la Chine connaît bien un réel dynamisme économique, il ne faut pas perdre de vue les immenses faiblesses et les immenses lacunes d’un pays ravagé par des décennies de socialisme. Comme le rappelle l’auteur, le communisme a été un désastre en URSS et dans tous les pays qui l’ont connu, alors pourquoi pas en Chine… Plus de mesure dans la manière d’aborder le développement de ce pays est donc nécessaire.

II – Capitaliste, la Chine ?

Nous nous souvenons tous du slogan lancé par Deng Xiaoping lors du rattachement de Hong Kong à la République populaire : « Un pays, deux systèmes ». La Chine communiste pourrait donc s’accommoder du capitalisme… Ce serait, d’ailleurs, la particularité du modèle de développement chinois depuis 1978.

Selon Wolton, la réalité est bien plus complexe que cela. L’ouverture du pays aux capitaux étrangers ne signifie pas que le pays se soit réellement converti au capitalisme. Ce qui explique grandement les faiblesses de l’économie chinoise.

C’est ainsi que la propriété privée n’est toujours pas reconnue. Dans les campagnes, seul l’usufruit de la terre est garanti par la loi. Dans les villes, ce sont des baux de location qui sont concédés aux « propriétaires » d’appartements. L’Etat reste le seul propriétaire du sol et du sous-sol.

Les choses sont plus complexes pour ce qui concerne les entreprises. S’il existe encore un puissant secteur public, de nombreuses sociétés ont été privatisées. Mais ces privatisations sont illusoires. Ainsi, c’est lui, ou les autorités locales lorsque la taille de l’entreprise est plus modeste, qui désigne les dirigeants.

Le gouvernement joue aussi sur les mots. Il use souvent du terme « entreprises privées » pour désigner des entreprises gérées comme des entreprises privées mais toujours, d’une manière ou d’une autre, possession de l’Etat… C’est le cas de toutes les plus puissantes sociétés chinoises, comme Lenovo (détenue à 65% par l’Etat via l’Académie des Sciences), SAIC (automobile, dont le principal actionnaire est la ville de Shanghaï), Huawei (télécommunications), TCL (électronique), etc.

C’est que l’Etat garde souvent le contrôle des entreprises qu’il « privatise » en conservant une part importante de leur capital. A cette fin a été créée la SASAC. Cette Commission d’administration et de supervision des actifs d’Etat est chargée des vendre les entreprises publiques tout en en gardant le contrôle. Elle gère 185 entreprises d’Etat parmi les plus importantes. Son portefeuille d’actions s’élève à la bagatelle de 1 000 milliards de dollars. C’est la plus grosse holding du monde… !

Le Parti veille donc jalousement sur ses intérêts. Les privatisations ne sont autorisées que si elles renforcent son pouvoir et enrichissent ses membres. Le Parti empêche consciencieusement l’apparition d’une classe d’entrepreneurs indépendants qui pourrait lui faire de l’ombre. C’est ce que Wolton appelle l’enveloppement social, d’après une expression reprise à Jean-Luc Domenach : le Parti a absorbé la nouvelle classe d’entrepreneurs apparue suite à l’ouverture économique, tout en engageant une mutation professionnelle de ses cadres. Ainsi est née une symbiose apparente entre élites bureaucratiques et économiques, dans laquelle toutefois les secondes sont subordonnées aux premières.

Dès lors, les dirigeants communistes et leurs proches n’hésitent pas à truster la direction des plus grandes entreprises locales. Par exemple, le fils de l’ancien vice-président, Wang Juan, a dirigé la Citic jusqu’à sa retraite en 2006. La Citic est le plus grand conglomérat du pays. Les deux plus grandes entreprises d’électricité sont respectivement dirigées par le fils et la fille de l’ancien Premier ministre Li Peng…

Cette monopolisation des postes de direction économique par le Parti participe pleinement, c’est en parti son objectif, en prévenir la montée en puissance d’un entrepreneuriat autonome. Aussi, depuis les années 1980, toute une génération de chefs d’entreprise n’a pas réussi à faire prospérer ses affaires, ne pouvant accéder aux ressources accaparées par le Parti.

« En somme », conclut Thierry Wolton, « l’entreprise privée stricto sensu, telle qu’on la conçoit dans les économies libérales, n’existe pas en Chine ». Ca a le goût du capitalisme, la couleur du capitalisme, mais ce n’est pas du capitalisme. La prétendue ouverture capitaliste de l’économie masque mal qu’il s’agit en fait de mettre le système sous perfusion pour le pérenniser. Les membres du Parti en profitent pour s’enrichir sur le dos de la population.

« Le parti communiste a commencé son règne en confisquant la propriété privée pour éradiquer le capitalisme et la bourgeoisie dans la violence », poursuit Thierry Wolton. « Aujourd’hui, il s’approprie les biens collectifs avec la même brutalité quand la seule “privatisation” permise est celle qui enrichit la nomenklatura. En un demi-siècle, ce même parti a donc réussi à se livrer à un pillage massif à deux reprises, mais en appliquant deux politiques différentes. »

La Chine demeure donc un pays communiste, avec toutes les néfastes conséquences que cette caractéristique peut avoir…

III – Sous les atours séduisants, une dure dictature

Mais si la Chine n’est pas capitaliste, et encore moins libérale, comme nous l’avons vu dans la partie précédente, qu’est-elle alors ? Eh bien, elle est ce qu’elle est depuis la victoire de Mao Zedong en 1949 : une affreuse dictature communiste et totalitaire.

Le respect des droits de l’homme est aussi illusoire qu’il l’était dans la constitution soviétique de 1936. Comme l’URSS d’alors, la République populaire a inscrit une foule de droits dans sa constitution en 2004. Pure propagande à l’attention des gogos occidentaux qui tombent dans le panneau.

Qu’on se figure, par exemple, l’existence d’un trafic d’organes humains couvert par le pouvoir. Les organes sont prélevés sur le corps des condamnés à mort, sans que leur avis soit demandé. Leur famille n’est même pas avertie de l’exécution. Elle ne le sait que lorsque lui est livrée l’urne contenant les cendres du condamné, ce qui permet d’effacer toute trace de l’odieux trafic. Les exécutions sont même ordonnées en fonction du nombre de demandes d’organes…

L’oppression totalitaire se mesure à la persécution des Tibétains, des opposants politiques, à la toute puissance des potentats locaux du parti communiste chinois, qui n’hésitent pas à abuser de leur pouvoir.

Le gouvernement montre une indifférence glaciale aux souffrances de la population, frappée par la pollution engendrée par la prédilection toute communiste pour le développement des forces de production, dans une acception prométhéenne et peu soucieuse d’humanité. Et il faut voir les conditions de travail… Les patrons chinois ne versent pas toujours les salaires.

Il y a, en Chine, 10 fois plus de décès de mineurs qu’en Inde, 30 fois plus qu’en Afrique du Sud et 100 fois plus qu’aux Etats-Unis par million de tonnes de charbon extraite du sol. Les autorités délaissent la santé, comme le montrent les affaires de sang contaminé par le virus du SIDA, ou l’affaire du SRAS (les autorité tardèrent à avertir la population, tandis qu’une noria d’avions faisait la navette pour mettre les dignitaires du régime à l’abris des zones infectées…).

La main d’œuvre est exploitée comme jamais dans aucun pays capitaliste. Les Chinois ne peuvent se déplacer librement dans leur pays, ils doivent obtenir un passeport intérieur, créé par Mao, le hukou qui est fonction du lieu d’origine (ville ou campagne). Ce passeport détermine les droits et le statut de celui qui le possède.

Ainsi, un paysan venu chercher du travail en ville y devient un citoyen de seconde zone, faute de posseder un hukou urbain. Il ne peut accéder ni aux soins, ni à l’édcation. Ses employeurs peuvent lui imposer n’importe quel salaire et n’importe quelles conditions de travail. Les Chinois appellent mingong ces malheureux, une contraction des mots paysan (nongmin) et ouvrier (gongren), qui seraient entre 100 et 150 millions, principalement des femmes et des enfants de moins de 16 ans.

Cette exploitation humaine, comme on pouvait s’y attendre, se fait avec le soutien des entreprises étrangères, trop contentes de trouver une main-d’œuvre servile et bon marché. Elle résume à elle seule la politique de développement choisie par la Chine…

Le marché du travail renforce cette exploitation. Ce qu’en dit Wolton n’est pas s’en rappeler les thèses de Soto : la pauvreté s’explique en grande partie par les entraves administratives infligées par les autorités à la population.

Ainsi, le paysan qui veut travailler dans l’une des zones économiques spéciales créées par le gouvernement, doit obtenir un certificat prouvant qu’il est né dans des conditions respectant la politique de l’enfant unique, un certificat de célibat, un permis de quitter sa région, une carte d’identité… démarches lui coûtant 305 yuans.

Une fois arrivé en ville, il doit verser 640 yuans pour avoir un permis de travail et un permis de résidence temporaire. Et ce n’est pas tout, il doit laisser un dépôt de 300 yuans en échange d’un emploi…! Enfin, chaque année, il devra dépenser 600 yuans en certificats divers pour pouvoir rester sur place.

En Chine, il faut payer pour avoir un emploi… Et toutes ces dépenses conduisent le travailleur à rester sur place, en se soumettant à son employeur, sans quoi elles auront été vaines.

Finalement, le régime politique de la Chine est le principal obstacle au développement du pays. Ainsi, les écarts de richesse se sont considérablement accrus : ils ont presque triplé en 12 ans. Les 20% les plus miséreux se partagent 4,7% des biens financiers, contre 55% pour les 20% les plus riches. En 1990, un sociologue chinois avait provoqué la colère du gouvernement pour avoir publié que 1% de la population active (9 millions de personnes) détenait 60% des richesses du pays…

Mais le pire, c’est que les pauvres s’appauvrissent au fur et à mesure que les autres s’enrichissent. Cela se constate lorsque l’on compare les villes et les campagnes. En 1978, le ratio des revenus était de 2,57 en faveur des villes, il est aujourd’hui de 3,30. En 2005, la Banque mondiale précisait que, depuis l’entrée du pays dans l’OMC en 2001, 90% des citadins avait vu leur revenu augmenter, tandis que le revenu des ruraux baissait de 0,7%. Les plus pauvres ont même perdu 6% de leur pouvoir d’achat !

Comme le pouvoir se montre indifférent au sort de sa population, celle-ci ne peut que se révolter. Chaque année, il y a des centaines de soulèvements, principalement dans les campagnes, soigneusement occultés par le pouvoir. Le gouvernement est alors tenté d’utiliser la fibre nationaliste comme dérivatif, avec tous les risques que cela peut comporter.

« Dans l’esprit des dirigeants », conclut Thierry Wolton, « il n’a jamais été question d’améliorer l’ordinaire du reste de la population. » Le pire, c’est qu’aujourd’hui, nombreux sont ceux qui mettent les malheurs chinois sur le dos du libéralisme. Ruse bien courante, surtout lorsqu’elle permet de dédouaner le socialisme de ses responsabilités.

Ce sont pourtant bien des communistes qui ont créé un enfer d’exploitation économique. C’est là le propre des systèmes socialistes et la chose n’était pas différente en URSS. La seule différence, et elle est de taille, c’est que cet enfer s’est ouvert aux étrangers. Dieu sait combien de temps il perdurera grâce à cela.

N’en demeure pas moins que jamais aucun pays capitaliste et libéral n’avait livré les travailleurs à l’appétit des puissants avec autant de cynisme et d’inhumanité. Qu’on le veuille ou non, la Chine reste un pays communiste et, donc, totalitaire.

Source : Les carnets 1 , 2 et 3

Commentaires (70)

  1. Bien sur, hétérogêne, la Chine.
    Les hans eux-mêmes ne sont pas l’ethnie qui peuple TOUTE la Chine, mais seulement une petite ethnie qui a pris l’ascendant sur les autres, qui ont adopté son identité ensuite.

  2. “Bien sur, hétérogêne, la Chine.
    Les hans eux-mêmes ne sont pas l’ethnie qui peuple TOUTE la Chine, mais seulement une petite ethnie qui a pris l’ascendant sur les autres, qui ont adopté son identité ensuite.”

    Les Hans représentent 90% de la Chine. Point barre.

  3. Ambact : “« Centriste », oui, ok, c’est bien de faire de la pub pour son business.”
    “mais bon, je n’y ait aucun intéret financier ou personnel, donc, ceci explique sans doute cela.”
    “Vivre avec un bon job ou vusiness dans un pays pauvre nous le rend extrèmement sympathique et on a tendance à oublier notre chance d’être français.
    Mais dés que la vie nous rattrappe, on se rend bien copte de notre bonheur.”

    Je n’ai aucun business ou interet a defendre en Chine. Je ne suis actuellement qu’un simple etudiant,bien que j’aspire effectivement a y travailler plus tard.

    “Le problème c’est que moi aussi je passe pas mal de temps en Asie et confirme par contre ce que dit Wolton.”

    J’attends vos arguments pour appuyer vos affirmations.

    “La vie des gens se serait donc améliorée ? ben j’espère bien, la bonne affaire !
    Mais ce n’est pas le cas uniquement en Chine, c’est un phénomène mondial et naturel.”

    La Chine comptait 400 000 000 de personnes qui ne mangeaient pas a leur faim il y a 30 ans. Aujourd’hui, c’est quasiment introuvable. Quel pays en developpement a realise de tels progres recemment ?

    “par contre l’écrasabte majorité des chinois demeurent très pauvres”

    J’attends vos chiffres. Pour connaitre la Chine urbaine et rurale, je suis toujours supris par ces affirmations non etayees. De mon experience de terrain, je n’ai par exemple jamais vu de paysans sans acces a l’electricite, meme dans des coins recules. Ca doit certainement exister, mais ca tend a disparaitre.

    ” et les drames sociaux sont leur quotidien. ”
    Ah ben tiens alors. Ce pays etait l’un des plus pauvres de la planete il y a 30 ans, et toute forme de misere devrait disparaitre comme par magie. Comment les chinois pourraient-ils realiser en 30 ans ce que nous avons fait en 2 siecles ??? Ouvrez vos bouquins d’histoire,la revolution industrielle, ca vous dit quelque chose ? Dickens? Zola ?
    Quant a la misere sociale, elle subsiste en Occident. Allez vous promener dans certaines regions ravagees par le chomage de masse et le desindustrialisation. La misere rurale dans nos campagne n’a rien a envier a celle des banlieues dont nous parlent systematiquement les merdias.

    “La vie des chinois est incroyablement dure et difficile. Aucun de nous ne supporterait une pareille précarité et incertitude sur son lendemain. Le moindre « accident de la vie » devient là-bas, une vrai catastrophe. Tomer simplement malade équivaut à une petite mort, si ce n’est la mort tout court.”

    Ce que vous dites est vrai pour une partie des chinois, et cette partie tend a se reduire avec le temps,c’est le principe du developpement.
    Cessez de regarder les chiffres dans l’absolu. La Chine n’est pas aujourd’hui au niveau de l’Occident, c’est une evidence. Ce qu’il faut regarder, c’est l’evolution. Rien n’est parfait (la question ecologique me semble le probleme majeur de la Chine), mais ma modeste experience de terrain (discussion en chinois avec des personnes d’origines sociales tres diverses) me rend plutot optimiste pour l’avenir de ce pays.

  4. Qu’est-ce qu’elle est sympa, la Chine !

    Je vais aller m’installer dans un petit camp de vacances chinois, moi, tiens…

    “Le système du laogai est estimé à plus de 1000 camps à travers les différentes régions de la République populaire de Chine. D’après le gouvernement chinois, il concerne actuellement plus de 2 millions d’individus, mais entre 4 et 6 millions de prisonniers selon la Laogai Research Foundation.”

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Laogai

    http://www.laogai.org/

  5. Alex
    #54 – 4 décembre 2009 à 23:24

    « Bien sur, hétérogêne, la Chine.
    Les hans eux-mêmes ne sont pas l’ethnie qui peuple TOUTE la Chine, mais seulement une petite ethnie qui a pris l’ascendant sur les autres, qui ont adopté son identité ensuite. »

    Les Hans représentent 90% de la Chine. Point barre.
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    Alex, tu ne sais pas ce que tu racontes. Un peu long de te faire un cours d’ethnologie chinoise, mais je peux si, par hasard, le sujet t’intéresse au dela de tes affirmations aussi fausses que prétentieuses.
    Les hans ne sont au dépar que l’ethnie du premier empereur Ch’in !
    Le “point barre” pour ton ,ous,ours, ok ?

  6. Centriste
    #55 – 6 décembre 2009 à 10:02

    “Je n’ai aucun business ou interet a defendre en Chine. Je ne suis actuellement qu’un simple etudiant,bien que j’aspire effectivement a y travailler plus tard.”
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    Le fait de voir son avenir professionel dans un pays EST un “intéret à défendre” ledit pays. Non ?
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    “J’attends vos arguments pour appuyer vos affirmations.”
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    Arguments ? mes yeus et vingt ans de pérégrination en Asie, c’est boen ?
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    La Chine comptait 400 000 000 de personnes qui ne mangeaient pas a leur faim il y a 30 ans. Aujourd’hui, c’est quasiment introuvable. Quel pays en developpement a realise de tels progres recemment ?
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    Au risque de me répéter : « La vie des gens se serait donc améliorée ? ben j’espère bien, la bonne affaire !
    Mais ce n’est pas le cas uniquement en Chine, c’est un phénomène mondial et naturel. »
    Sinon, beaucoup d’autres pays de la région qui sont partis sensiblement du même point et où les gens ne crèvent pas non plus de faim et vivent globalement beaucoup mieux. Thailande, Corée du sud, Taiwan…..
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    J’attends vos chiffres. Pour connaitre la Chine urbaine et rurale, je suis toujours supris par ces affirmations non etayees. De mon experience de terrain……
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    Mais qui te fais croire que mes “affirmations” ne sont pas étayées ? si tu n’as jamais constaté la grande pauvreté du chinois “de base” c’est qu’on peut douter de ton “expèrience du terrain”, navré?.
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    Ah ben tiens alors. Ce pays etait l’un des plus pauvres de la planete il y a 30 ans, et toute forme de misere devrait disparaitre comme par magie. Comment les chinois pourraient-ils realiser en 30 ans ce que nous avons fait en 2 siecles ??? Ouvrez vos bouquins d’histoire,la revolution industrielle, ca vous dit quelque chose ? Dickens? Zola ?
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    Moins de condescendance, mon grand.
    Nous ne sommes justement plus au temps de Zola. Et si l’huùanité a effectivement mise des milliards d’années pour voler sur des longs courriers, aujourd’hui n’importe quel pays de trisos sous-développé peut posséder des aéroports ! Les trading center de Shagai ce n’est pas la Chine, vois-tu ?
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    Quant a la misere sociale, elle subsiste en Occident. Allez vous promener dans certaines regions ravagees par le chomage de masse et le desindustrialisation. La misere rurale dans nos campagne n’a rien a envier a celle des banlieues dont nous parlent systematiquement les merdias.
    ————————————
    Ben voyons. Tu compares le sort d’un chomeur chinois et celui d’un chomeur français ? mdr. Ou comment parler pour ne rien dire.
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    “ma modeste experience de terrain (discussion en chinois avec des personnes d’origines sociales tres diverses) me rend plutot optimiste pour l’avenir de ce pays.”
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    Ah bon ? un pays dans lequel 800 millions de personnes ne sont pas concernées par la réussite du pays et qui dépend essentiellement de ses exportations de produits finis sur les pays riches quand on sait que ceux-ci tirent la langue à cause de la crise ?
    Oui si tu veux.

  7. Visiblement,vous ne connaissez pas grand chose a la Chine, ce qui me fait fortement douter de la veracite de vos propos. Autant arreter ici ce dialogue de sourds.

    Deux precisions tout de meme :

    Je ne vis pas a Shanghai, mais dans l’une des provinces les moins developpees de la Chine. Je ne citerai pas la ville par souci de confidentialite (la communaute francaise y etant assez limitee), mais les responsables de fdesouche pourront aisement confirmer mes dires a partir de mon ip.

    Quant a la condescendance, vous pourriez commencer par eviter de me tutoyer.

    Une derniere question : parlez-vous chinois ?

    [L'IP de Centriste correspond en effet à une localisation chinoise - €ric]

  8. Boreas, avez-vous des informations sur les dirigeants de cette fondation ?
    Le laogai est une realite que je ne nie absolument pas,mais les chiffres me semblent gonfles. Mefiez-vous de ces fondations “independantes” qui pullulent. Leur position politique est souvent alignee sur l’axe Washington-Tel-Aviv. Interessez-vous au financement ? Et demandez-vous a qui cela profite.

    Le laogai est certes choquant, mais c’est le garant de la paix sociale. On envoyait les gens a Cayenne pour des broutilles il n’y a pas si longtemps.
    L’une des consequences du laogai, c’est que la Chine est aujourd’hui infiniment plus sure que la France. Tres peu d’agressions, un sentiment d’insecurite extremement faible. Les chinois pretendent que l’insecurite existe, mais ils ont tendance a relativiser lorsqu’ils debarquent a Paris et qu’ils contemplent les joies du multiculturalisme.
    A titre d’exemple, un bon tiers des filles que je croise se promene en jupe. Je n’ai jamais eu vent de la moindre agression. Sondez les parisiennes, et vous verrez la difference.

  9. Centriste

    Comment, vous ne pouvez pas trouver tout seul des infos sur le laogai en cherchant sur Google ? Vous ne pouvez même pas utiliser les liens que je vous ai communiqués, je parie.

    Bah non, c’est vrai, internet est ultra-filtré en Chine…

    Pourquoi donc ?

    Qu’ont-ils à cacher ?

    Les dizaines de millions de morts de leur régime concentrationnaire et, entre autres, de la Révolution Culturelle, où l’on pouvait être tué uniquement parce qu’on avait vu un vélo ?

    Les monstrueuses famines de 1959 à 1961 (trente millions de morts) ?

    Les expérimentations sadiques, comme de faire ingérer aux prisonniers de la résine d’arbre, ce qui leur bloquait les intestins et les faisait crever dans d’atroces souffrances ?

    Le trafic d’organes prélevés, contre leur volonté, sur des prisonniers vivants (essentiellement, ces dernières années, sur les membres du Falun Gong : http://www.david-kilgour.com/2009/Dec_03_2009_03.php ) ?

    Comparer le laogai avec le bagne de Cayenne, vous ne manquez pas de souffle… Mais bon, si la Chine est “sure”, hein… Mieux vaut un bon goulag, pour que les filles puissent se promener en jupe !

    Le fait que toute forme de rébellion, soutenue ou non par des Occidentaux, contre le régime du PCC et sa corruption, son injustice, soient férocement réprimée, ça, vous n’en parlez pas.

    Cherchez vos infos vous-même, si un jour vous retournez dans un pays au totalitarisme plus “soft”. Vous en apprendrez davantage, à mon avis, qu’en restant sur place, où l’on ne vous montre et ne vous dit que ce que l’on veut bien vous montrer et vous dire.

    De toute façon, je me demande si, à vos yeux, quel que soit ce que je vous dirai, vos merveilleux Chinois n’auront pas toujours raison.

  10. @ Ambact #53
    Les hans eux-mêmes ne sont pas l’ethnie qui peuple TOUTE la Chine, mais seulement une petite ethnie qui a pris l’ascendant sur les autres, qui ont adopté son identité ensuite.
    #57 “Les hans ne sont au départ que l’ethnie du premier empereur Ch’in !”

    L’anthropologie et l’ethnologie chinoises m’intéressent. Auriez-vous de la doc, des liens (en français si possible) à ce sujet?

    @Centriste #
    “Quant a la misere sociale, elle subsiste en Occident. Allez vous promener dans certaines regions ravagees par le chomage de masse et le desindustrialisation. La misere rurale dans nos campagne n’a rien a envier a celle des banlieues dont nous parlent systematiquement les merdias.”

    “Le laogai est certes choquant, mais c’est le garant de la paix sociale. On envoyait les gens à Cayenne pour des broutilles il n’y a pas si longtemps.
    L’une des conséquences du laogai, c’est que la Chine est aujourd’hui infiniment plus sure que la France. Très peu d’agressions, un sentiment d’insécurité extrêmement faible.”

    Vos avis sont les bienvenus, je vous l’ai précisé plus haut. Mais là je trouve que vous ne manquez pas d’air : en France, on a le RMI/RSA, des aides au logement, les ASSEDIC, etc. En Chine, le système d’aides sociales est embryonnaire (pour rester poli). Comparons ce qui est comparable.
    Quant à la comparaison avec Cayenne, c’est n’importe quoi! renseignez vous avant de dire des choses pareilles. La sécurité? Mouais… C’est surtout la peur de l’armée qui maintient la paix sociale, mais bon…

    Question : avez-vous lu le livre de Roger Faligot sur les services secrets chinois? Si oui, qu’en pensez-vous?

  11. “Les dizaines de millions de morts de leur régime concentrationnaire et, entre autres, de la Révolution Culturelle, où l’on pouvait être tué uniquement parce qu’on avait vu un vélo ?

    Les monstrueuses famines de 1959 à 1961 (trente millions de morts) ?

    Les expérimentations sadiques, comme de faire ingérer aux prisonniers de la résine d’arbre, ce qui leur bloquait les intestins et les faisait crever dans d’atroces souffrances ?”

    C’est le passe, en quoi le regime actuel en est-il responsable ? La Chine n’a plus grand chose de communiste aujourd’hui, si ce n’est l’absence de democratie. Interessez-vous a l’histoire recente de Taiwan, de Singapour, de la Coree du sud ou du Japon, et vous verrez que la democratie telle que nous la connaissons en Occident n’est pas universelle.
    Personnellement, je suis hostile a toute forme d’ingerence. L’histoire recente nous a montre qu’il ne faut jamais s’ingerer dans les affaires interieures d’un pays etranger, sous peine que cela nous retombe sur la gueule.
    Laissons les chinois diriger leur pays comme ils l’entendent. Nous n’avons pas de lecons a leur donner,et commencons d’abord par regler nos propres problemes.

    Mais peut-etre souhaitez-vous qu’une revolution coloree se produise en Chine, comme ce fut le cas dans plusieurs republiques d’ex-URSS ? On trouvera bien quelques chinois formes aux USA pour ceder face au fric de la bande a Soros. Et puis, pendant qu’on y est, deglinguons les russes, les iraniens, et le nouvel ordre mondial pourra librement s’imposer.

    “Comment, vous ne pouvez pas trouver tout seul des infos sur le laogai en cherchant sur Google ? ”

    Je ne vous parle pas du laogai,mais du financement de cette fondation.
    Internet n’est certes pas libre en Chine (ca sera bientot le cas en France, et fdesouche risque d’en faire les frais), en tous les cas, je peux librement vous lire.

    “Vous en apprendrez davantage, à mon avis, qu’en restant sur place, où l’on ne vous montre et ne vous dit que ce que l’on veut bien vous montrer et vous dire.”

    On peut aujourd’hui se promener et discuter librement dans l’ensemble de la Chine, a l’exception du Tibet ou il faut un permis special. Naturellement, on ne peut pas se rendre a proximite d’un laogai.

    Il m’arrive de rencontrer des chinois mecontents de certains aspects de la politique de leurs dirigeants, mais c’est loin d’etre la majorite. Ils ont conscience qu’on pourrait probablement faire mieux (comme partout), mais par pragmatisme, mieux vaut se contenter des progres actuels.

    Au niveau de la corruption, il faut preciser qu’elle est bien souvent le fait de dirigeants locaux. Et elle n’est pas specifique a la Chine, puisque Taiwan, le Japon ou la Coree, tous democratiques sont loin d’etre epargnes.

    “en France, on a le RMI/RSA, des aides au logement, les ASSEDIC, etc. En Chine, le système d’aides sociales est embryonnaire (pour rester poli). ”

    Certes, mais vous negligez une dimension fondametale de la culture chinoise : l’entraide familiale. La misere n’a pas disparu, mais elle est bien moindre que ce que l’on imagine souvent en Occident.

    “La sécurité? Mouais… C’est surtout la peur de l’armée qui maintient la paix sociale, mais bon…”

    Et cela vous semble une mauvaise chose ? La stabilite sociale est la condition sine qua non du developpement d’un pays. Pourquoi croyez-vous que les tribunaux etaient beaucoup plus severes autrefois en Occident ?

    “Question : avez-vous lu le livre de Roger Faligot sur les services secrets chinois?”

    Non.

    “De toute façon, je me demande si, à vos yeux, quel que soit ce que je vous dirai, vos merveilleux Chinois n’auront pas toujours raison.”

    Certainement pas. Si vos critiques sont justes et que vous evitez d’etre manicheen, nous trouverons probablement des points d’accord.

    A titre d’exemple, quelques critiques qui me semblent justifiees :

    - la question ecologique : c’est le plus grave probleme de la Chine aujourd’hui, et ce sera complique de dissuader les chinois de ceder aux sirenes de la societe de consommation ;
    - la redistribution : le systeme se developpe peu a peu, mais il est encore insuffisant pour comnpenser les inegalites ;
    - la situation dec retraites et des licencies du secteur public ;

    Si le gouvernement chinois parvient a resoudre ces 3 problemes,il y a de quoi etre extremement optimiste sur l’avenir de la Chine.

  12. “En réalité, seuls 150 millions de Chinois profitent de la croissance économique, une goutte d’eau dans cette masse humaine.”
    Une grosse goutte alors. 150 millions/1.300 millions, çà fait quand même un peu plus de 11% !

  13. « En réalité, seuls 150 millions de Chinois profitent de la croissance économique, une goutte d’eau dans cette masse humaine. »

    Ce chiffre doit se lire de la facon suivante : “150 millions de chinois ont un niveau de vie comparable aux habitants d’un pays developpe” (revenus rapportes au cout de la vie). Il est d’ailleurs quelque peu date puisque j’avais lu un chiffre du meme ordre il y a 5 ans (or 5 ans en Chine, c’est une augmentation de 50 pourcent du PIB).
    Mais cela ne signifie en aucun cas que le reste de la population vit dans la misere et ne profite pas de la croissance. Elle n’est simplement pas au niveau des pays developpes.
    A titre d’exemple, plus de la moitie des chinois dispose d’un portable. On compte quasiment 200 millions de vehicules a moteur.
    Apres ce ne sont que des chiffres, le mieux reste encore de parcourir le pays et de juger par vous meme.

  14. “C’est le passe, en quoi le regime actuel en est-il responsable ?”

    “Mais peut-etre souhaitez-vous qu’une revolution coloree se produise en Chine ?”

    Bah, voilà. Ce sont des phrases comme celle-là qui me conduisent à hausser les épaules en vous lisant.

    Gardez votre propagande et vos benoîtes certitudes.

    Fin de la conversation.

  15. @Centriste
    “Certes, mais vous negligez une dimension fondametale de la culture chinoise : l’entraide familiale. La misere n’a pas disparu, mais elle est bien moindre que ce que l’on imagine souvent en Occident”

    Effectivement, j’y pensais quand j’ai écris ces lignes. L’image d’une Chine “pauvre” hante encore les esprit c’est vrai, comme d’ailleurs la plupart des clichés issus des années 70.

    “« La sécurité? Mouais… C’est surtout la peur de l’armée qui maintient la paix sociale, mais bon… »

    Et cela vous semble une mauvaise chose ? La stabilite sociale est la condition sine qua non du developpement d’un pays. Pourquoi croyez-vous que les tribunaux etaient beaucoup plus sévères autrefois en Occident ? ”

    Stabilité politique = développement, je suis d’accord. Pour le système judiciaire, encore une fois comparons ce qui est comparable. Si on saoule les Chinois avec les Droits de l’Homme, c’est pas seulement un prétexte pour les Anglo-Saxons de faire ch*** la Chine. La Chine a encore beaucoup à faire pour ce qui est d’un Etat de droits.

  16. Mais quel ramassi de conneries…Les Chinois ne sont pas pauvres, pour information les chinois sont 350 millions d’internautes soit 1/4 de la population qui ont de quoi se payer un PC et internet. et non tomber malade ne signifie pas la mort, ils ont quand mm un systeme de sécu dès lors qu’ils sont employés. Le pays se modernise à vitesse grand V et le niveau de vie s’améliore de jours en jours. Vous devriez aller vivre labas un peu et vous vous rendriez compte de tous vos aprioris.

  17. « C’est le passe, en quoi le regime actuel en est-il responsable ? »

    Boreas ” « Mais peut-etre souhaitez-vous qu’une revolution coloree se produise en Chine ? »

    Bah, voilà. Ce sont des phrases comme celle-là qui me conduisent à hausser les épaules en vous lisant.

    Gardez votre propagande et vos benoîtes certitudes.

    Fin de la conversation.”

    Un regime peut se reformer. C’est pour le coup tres francais de s’imaginer que la revolution est la seule alternative. Les dirigeants de la Chine actuelle n’ont rien de commun avec ceux d’il y a 30 ou 40 ans. Il s’agit en grande majorite d’ingenieurs formes dans l’universite pekinoise de Tsinghua. L’ideologie communiste, seules les personnes agees y croient encore. La transformation du pays est dure a digerer pour eux. Accepter le changement, c’est renier ce qu’on leur a enseigne durant 30 ans.
    Aujourd’hui, les mots d’ordre en Chine sont “harmonie”, “unite”, “pragmatisme”.

    “Gardez votre propagande et vos benoîtes certitudes.”

    Je vous renvoie le compliment.

    “L’image d’une Chine « pauvre » hante encore les esprit c’est vrai, comme d’ailleurs la plupart des clichés issus des années 70.”

    Faites un test: demandez au francais moyen quelle est la situation economique de Taiwan ? Puis consultez les chiffres du PIB/habitant. Quand on interroge les francais sur la Chine, ils s’imaginent 1 milliard ce “creve-la-dalle”. Et c’est toujours amusant d’observer le choc en arrivant en Chine.
    Une grande difference entre les chinois et les francais, c’est leur capacite a tirer un trait sur le passe, et se concentrer sur l’avenir. Alors qu’en France, on nous bassine toujours avec la Shoah, l’esclavage, la guerre d’Algerie, l’affaire Dreyfus,etc.

    Quant aux Droits de l’Homme, avec le developpement du pays, ils deviendront une revendication naturelle. De meme, a long terme, le regime evoluera progressivement vers la Democratie.

  18. @Centriste

    “Et c’est toujours amusant d’observer le choc en arrivant en Chine.”

    C’est évident. Il faut se méfier des clichés, et faire régulièrement des mises à jour.

    “Une grande difference entre les chinois et les francais, c’est leur capacite a tirer un trait sur le passe, et se concentrer sur l’avenir.”

    Euh… en faisant abstraction de la révolution culturelle de 1966, on va dire ça comme ça…

    “Quant aux Droits de l’Homme, avec le developpement du pays, ils deviendront une revendication naturelle. De meme, a long terme, le regime evoluera progressivement vers la Democratie.”

    En fait cette revendication (surnommée la “5e modernisation” en référence aux “4 modernisations” de Deng Xiaioping) existe depuis les années 80. Si la Chine arrive à mettre en place un Etat de droit (plus d’autres conditions nécessaires; il serait trop long de le détailler ici. Relire Tocqueville), alors oui la démocratie (la vraie) s’installera en Chine.

  19. Je suis arrivé en Chine en 1985 . J’y suis resté 3 ans , me dirigeant ensuite vers la Corée . En 1997 avant de regagner mon pays, j’ai revu les villes où j’avais vécu: Chongqing, Chengdu ,Shanghai et Pékin. Elles avaient été métamorphosées.Le développement du pays est extraordinaire ; jamais je n’aurais cru que les dirigeants éclairés de l’Empire du Milieu obtiendraient de tels résultats. La mauvaise foi , pour ne pas dire la malhonnêteté de Wolton est évidente.Dois-je ajouter que je ne suis pas payé par le PC chinois et que je n’éprouve aucune sympathie pour les idées de gauche? A bon entendeur,salut.

  20. putain les mecs relisez votre article il est plein de fautes d’orthographe et de grammaire
    vous devriez avoir honte
    moi j’ai honte pour vour

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