Italie : La Péninsule devient numéro un du vin, devant la France (Màj vidéo)

La production française devrait reculer de 1 % cette année. Plusieurs vignobles ont souffert de la sécheresse et de températures trop élevées.

L’embellie aura été de courte durée. Après avoir retrouvé son rang de premier producteur de vin de la planète l’an dernier, la France va à nouveau devoir se contenter de la deuxième place derrière l’Italie à l’occasion de la campagne 2015-2016. L’Hexagone avait doublé l’Italie lors de la campagne précédente. Une première depuis quatre ans.

Selon les estimations présentées par la Commission européenne, la Péninsule devrait très sensiblement accroître sa production cette année, avec un bond de près de 13% à 50,4 millions d’hectolitres. En fait, c’est un retour à la normale. L’année 2014 avait été exécrable sur le plan météo en Italie. Cela n’a pas été le cas en 2015. La production française devrait en revanche être en retrait de 1%, à 46,4 millions, selon les premières prévisions.

Forte progression des pays de l’Est

Les vendanges de plusieurs régions de l’Hexagone laissent en effet augurer des volumes en fort recul. C’est notamment le cas du Beaujolais (–25 %) et de la Bourgogne (–11 %) pour cause de canicule. Une situation qui risque d’ajouter encore au problème de prix des bourguignons. L’Espagne occupera une fois encore le troisième rang, avec une production en recul de 2,3 %, à 42 millions d’hectolitres.

Cette année voit également des scores en très forte progression dans les pays de l’Est. Ce qui laisse à penser que l’Europe vinicole est en train de se recomposer au travers d’un rééquilibrage régional. C’est le cas notamment de la Slovénie (+36 %), de la Bulgarie (+25 %) et de la République tchèque (+42 %).

Même si les volumes restent encore modestes par rapport à ceux du trio de tête. La Roumanie, qui produit deux fois plus de vin que la Hongrie, annonce une chute de 23 % des volumes récoltés cette année.

Au total, la production de vin européen devrait assez fortement augmenter, à 170,8 millions d’hectolitres (+2,9 %). Mais elle est loin de regagner les niveaux atteints 2013, 2006 ou 2004. Il y a dix ans, la production européenne avait atteint un plus haut historique de 202 millions d’hectolitres.

Les vins pétillants, moteurs des exportations italiennes

Avec cette hausse de la production, l’Italie devrait retrouver des marges de manœuvre à l’exportation. Ses ventes avaient marqué le pas l’an dernier, au grand dam des producteurs, dans un pays où le vin est un pilier de l’économie agroalimentaire.

En 2014, les exportations italiennes avait dû se contenter d’une progression de 1,4% après un bond de 7% en 2013. L’Italie est numéro un mondial à l’exportation en volume mais deuxième en valeur derrière la France (7,7 milliards d’euros en 2014).

En 2014-15, l’Italie a souffert de l’excellente vendange espagnole de 2013, notamment en vins de table, sur lesquels les Espagnols ont bradé les prix. Les vins pétillants sont un des moteurs du commerce extérieur italien, qui prospère également grâce à une réelle agressivité commerciale et une gamme de rouges plus large que la France. Ses meilleurs clients sont les États-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

L’exportation de vins européens a retrouvé des couleurs par rapport au premier semestre 2014, à 9 milliards d’euros, mais cela vient essentiellement des ventes opérées en dehors de l’Union européenne. Le commerce intra-communautaire est en revanche stable.

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