L’artisanat monastique a le vent en poupe

Six heures par jour, les 23 religieuses de l’abbaye de Rosans (Hautes-Alpes), travaillent au champ. Cet après-midi, sœur Véronique-Marie sème de l’épeautre, sous le regard bienveillant de la communauté. Sept hectares de terres cultivables et partout des sœurs qui débroussaillent ou s’activent autour des ruches. Ces nones vendent le produit de leur récolte pour entretenir leur bâtiment et vivre au quotidien.

Plus au sud, au monastère de Ganagobie, en dehors de leurs heures de prières, les moines élaborent des produits de soin pour le corps comme l’eau de toilette à la verveine ou à la lavande.

Aucune des deux communautés ne veut communiquer sur les sommes gagnées avec leurs productions. Seul un moine a accepté de donner quelques indices. “Faut pouvoir faire face à l’entretien de la communauté, des bâtiments et puis on donne en moyenne à peu près 10% de nos revenus“, explique le frère Robert. Une chaine de magasins spécialisée en artisanat monastique est implantée à Paris. Elle réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires d’1,5 million d’euros avec les produits d’une centaine de monastères en France.

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