Allier (03) : Une éleveuse de bovins, inquiète pour l’avenir

48 heures dans le quotidien d’une éleveuse de bovins, très inquiète pour l’avenir. “Si l’Allier est une terre d’élevage, le monde agricole est en crise, les éleveurs sont en colère”. De son propre aveu, Viviane Alloin “ne voit pas du tout comment va se dessiner l’avenir”. Elle est à la tête d’un cheptel de 200 bovins de race charolaise.

L’an dernier, l’éleveuse n’a pu dégager que 540 euros de salaire mensuel. Heureusement pour elle, elle peut compter sur son père, toujours très actif malgré ses 78 ans. Elle lui a succédé en 2001 et la ferme est dans la famille depuis le début du 17e siècle et la crise actuelle est la pire de ces dernières décennies.

“C’est une profession qui va droit à sa disparition”, déplore l’agricultrice. La France compte aujourd’hui 515.000 exploitations. En 20 ans, leur nombre a été divisé par deux.

(Merci à Pierre)

Commentaires (3)

  1. La réalité est que la disparition de nos éleveurs, comme celle de notre industrie, est actée par nos dirigeants, mais ceux-ci refusent de dire la vérité aux agriculteurs. Les petites exploitations seront progressivement et inexorablement avalées par les plus grandes, superstructures qui produiront de la merde.

    L’économie française actuelle n’est pas compétitive dans la mondialisation, et elle n’est pas près de l’être. Les agriculteurs français travaillent sans compter pour moins que le Smic, et sont sans doute la classe sociale la plus défavorisée, mais il y aura toujours un esclave du bout du monde qui produira moins cher. Ce système ne fait que mettre en concurrence les êtres humains, et les chinois, qui ont longtemps cru en être les bénéficiaires commencent à le réaliser.

    Le problème pour la France, est que l’amortissement du choc se fait sur la dette, et qu’il arrivera un moment où il faudra payer. Le retour à la réalité va faire mal.

  2. Il reste que dans l’agriculture qui tourne en partie en vrille , alors que les éleveurs en bavent pour garder le tête hors d’eau , les céréaliers gagnent très bien leur vie .
    Ceci pour ce qui est de l’agriculture intensive.

    Il y a des créneaux originaux ,qui consistent à assurer toute la chaîne de production jusqu’aux consommateurs et bien que très hétéroclites , s’en sortent aussi souvent très bien.

    Mais aussi on se demande pourquoi la “PAC” , alors que se développe multitude de maladies et allergies alimentaires très certainement relatives aux produits issus de l’agriculture intensive, pousse et subventionne toujours les agriculteurs dans ces filières.
    Plutôt que de les reconvertir ailleurs.

    Etant donné les particularismes régionaux et nationaux des terroirs , on peut se demander s’il est encore opportun de confier les politiques agricoles Française et étrangères à la communauté européenne.

    Preuve en est de l’échec programmé de la PAC pour ce qui est des meilleurs terroirs européens de France.

  3. La disparition de notre agriculture, sous sa forme actuelle, est programmée. Comme dans bien d’autres domaines (juridique, médicale, etc) le Système capitaliste ne supporte aucun indépendant. Bref, demain c’est tous salariés, pour produire de la m*rde!

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