Serait-ce la catastrophe annoncée si la France sortait de la Zone Euro ?

Par Philippe Murer, professeur vacataire de Finance à la Sorbonne, président de l’association Manifeste pour un débat sur le libre-échange

Imaginons que la France souhaite sortir de la Zone Euro et décide d’en sortir unilatéralement. Elle recrée donc des Francs. Pour la simplicité, la France retient la règle suivante : 1 nouveau Franc vaut 1 Euro. Examinons s’il y aura une catastrophe ou si le scénario est maîtrisable ?

Les décisions

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Les conséquences

Monnaie

L’Allemagne est le seul grand pays AAA à pouvoir soutenir la Zone Euro. Le risque d’éclatement de l’Euro est immense puisque l’Allemagne ne peut continuer à soutenir seule les pays en difficultés. D’autre part, la sortie de la France donne des idées à d’autres pays de la Zone Euro, notamment les pays du Sud de l’Europe. Aussi, l’Euro ne s’apprécie pas contre le Franc. Nous examinerons tout de même tous les cas.

Financement de l’État

Le Financement de l’État français se faisant maintenant à 0,25% auprès de la Banque de France, il n’y a plus de problèmes d’émission de dettes pour le Trésor Français. La règle d’or sur le déficit budgétaire permet aussi de rassurer les citoyens français et les investisseurs étrangers sur la volonté de la France de ne pas s’engager dans un cycle sans fin de « planche à billet ».

Banques

Pendant les vacances bancaires, on teste les banques. A cause notamment de ce changement de Monnaie, des banques sont en faillite virtuelle car elles ont perdu tous leurs fonds propres. L’État les nationalise à 0 Euros et les renfloue, prenant le contrôle d’une partie du système bancaire du pays. Comme l’État peut se financer à 0.25% auprès de la Banque de France, ceci est très facile. En échange de ce renflouement, l’État est riche de la valeur future de ces établissements bancaires repris pour presque rien.

Cas 1 : La Zone Euro éclate

L’Euro éclate car de nombreux pays du Sud imitent la France plutôt que de continuer dans le cercle dépressif d’austérité budgétaire…

  • Le Deutsche Mark, la Lire, la Peseta, etc. sont réintroduites.
  • Le Deutsche Mark se réévalue de 25% par rapport au Franc à priori.
  • La Lire et la Peseta se dévaluent de 25% par rapport au Franc à priori.

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Cas 2 : La Zone Euro n’éclate pas

Cela paraît très improbable car l’Allemagne ne peut soutenir à elle seule les pays du Sud. Examinons quand même ce cas.

L’Italie, l’Espagne continuent dans leurs très durs plans d’austérité budgétaires et les récessions s’installent dans ces pays. La Zone Euro rentre en récession profonde.

Il est probable que le Franc reste stable par rapport à un Euro alors très fragile mais examinons deux possibilités réalistes.

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Conclusion

De nombreuses personnes considèrent que la sortie d’un pays de la Zone Euro est impossible car :

  • il faudrait négocier la sortie de l’euro avec tous les autres États.
  • ce serait un désastre pour les banques puis cela entraînerait des restrictions de crédits.
  • il y aurait beaucoup d’inflation.
  • les monnaies faibles entraîneraient une désagrégation du tissu social.

—> «  il faudrait négocier la sortie de l’euro » ? Il est toujours possible de rompre un traité international de manière unilatérale. Pour ne pas se mettre en porte-à-faux vis-à-vis de l’ensemble de la Zone Euro, le gouvernement français peut proposer à d’autres pays de la Zone Euro de sortir de l’Euro avec la France et surtout, expliquer sa sortie par le refus de faire payer aux populations des plans d’austérités budgétaires qui étouffent les plus faibles.

—> « Ce serait un désastre pour certaines banques » ? Le choix de les fermer une semaine permettra à l’État de recapitaliser le système bancaire à un niveau normal. Il n’y aura pas de restrictions de crédits. L’État devenant propriétaire de certaines banques aura une certaine influence sur le système du crédit.

—> « Il y aurait beaucoup d’inflation ». Il y aura de l’inflation pour des pays comme l’Espagne et l’Italie du fait de la forte dévaluation de leurs monnaies s’ils sortaient de l’euro. Cependant, l’Italie avait vu sa monnaie dévaluée de 30% en 1992 par rapport au Deutsche Mark sans qu’un pic d’inflation important ne se déclenche. Pour la France, cette dévaluation serait certainement très raisonnable comme nous l’avons montré plus haut. L’inflation serait donc elle aussi raisonnable et l’adoption d’une règle d’or sur le budget ancrerait les anticipations d’inflations et de dévaluations sur des niveaux assez faibles.

—> « La désagrégation du tissu social qu’entraînerait des monnaies faibles » ? On est dans le pur fantasme. La Grèce voit son tissu social se désagréger avec les plans d’austérité adoptés, dans le but de tenir sa dette et de rester dans l’Euro. Dans une moindre mesure, il y a aussi une grande souffrance sociale au Portugal, en Irlande, en Espagne et en Italie. La désagrégation du tissu social que l’on voit actuellement vient de la nécessité de plans d’austérité pour rester dans l’euro, pas d’une sortie de l’Euro telle qu’on l’a envisagée.

Nous l’avons montré dans ce document, la France si elle le souhaite pourrait techniquement, assez facilement réussir à revenir au Franc. Est-ce la solution que le pays souhaite prendre, nous ne nous permettons pas de juger de la pertinence politique de cette décision.

Mais il n’y aurait pas de catastrophe et l’Europe pourrait continuer d’exister. L’expérience de l’Euro aurait été un échec mais cela ne condamnerait pas l’Europe. En revanche, si « l’Europe » continuait pour sauver l’Euro à demander pendant une longue période de temps des plans d’austérité très dures aux populations, le risque de rejet de l’Europe par les citoyens est sans conteste un danger majeur pour sa survie à terme.

Marianne

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Commentaires (11)

  1. La dette libéllée en Euro,en 2012, serait convertie ipso facto
    en dette en FF,
    de la meme maniere que,le 31 decembre 2001 au soir la dette en FF
    avait ete convertie ipso facto en dette en Euros.

    Ce qui etait valable et legal dans un sens
    l’est necessairement dans l’autre sens.

    Un autre point que les zournalistes du zyzteme ne comprennent pas
    et que le Monde n’a pas encore su expliquer aux bien pensants,
    c’est le concept de mixite monetaire entre la fonction interne d’une monnaie et sa fonction externe.

    On peut egalement utiliser le terme de « DUALITE MONETAIRE ».

    Le $ est a la fois une monnaie interne et une monnaie de reserve.

    Le Yuan Chinois est controlé pour sa fonction interne et sa valeur externe est sous haute surveillance avec convertibilité limitée.

    Le FF retabli etant relié a l’Euro redefini en monnaie commune
    et partagée entre les 17 banques centrales.

    La BCE etant au milieu et les 17 banques centrales nationales
    (BCN) etant autour comme 17 satellites autour du soleil BCE.

    Chaque satellite BCN restant souverain et ayant lui meme
    en satellites les banques de depots de sa propre zone dont les actifs
    et les depots sont libéllés dans la monnaie nationale de sa BCN d’attachement pour les operations du pays concerné.
    Ou est le PB?

  2. C’est tellement simple que la bourde de 2001 des zelus est enorme.

    Ils ne peuvent admettre s’etre trompé de cette maniere
    en ayant choisi et imposé la monnaie unique en 2001/2002.

    Imaginez un garagiste de luxe ayant confondu l’essence et le diesel
    pour faire le plein d’une Ferrari.

    Comment peut il donner une explication coherente a son client
    qui vient prendre livraison de sa voiture ?????

    L’UMPSM se retrouve dans la meme position que ce garagiste
    face a ses anciens electeurs pour la livraison d’Avril-Mai 2012.

    Donc,ils s’accrochent a l’Euro Rigide-Magique-Unique
    comme a une bouée de sauvetage.

  3. Oui, mais la conversion de la dette libellée en francs en euros a été effectuée quand le franc a disparu (nonobstant la période transitoire).

    Or l’euro ne disparaitra pas forcement à l’apparition du nouveau nouveau franc, l’euro devenant devise étrangère. C’est pareil pour la dette libellée à l’époque en dollars, elle est restée en dollars même à l’apparition de l’euro.

    Les conditions ne sont pas identiques.

  4. En decembre 2001,nous avions une dette globale
    en plusieurs monnaies ventilée comme suit.

    D1.L’essentiel de la dettet etait libéllée en FF.Cette dette fut convertie en Euro du jour au lendemain sans aucune consultation des creanciers.

    D2.Une autre partie de la dette etait libéllée en monnaies euro-isables (DM etc).Cette partie D2 a subit le meme sort que la Dette D1.

    D3.Une autre partie de la dette etait libéllée en monnaies non euro-isables,telles que le dollar et la livre sterling.Cette partie de dette est restée intacte.

    Donc en 2012,si nous restaurons le FF,la partie D1-2001 pour sa valeur residuelle (emise avant 2001 et pour la partie non encore remboursée a la date de conversion) doit donc etre convertie en retour en FF.Ex les obligations a plus de 10 ans emises avant le 31/12/01.

    Pour la partie D2-2001,soit elle est reconvertie en FF soit reconvertie en monnaie d’origine (ex;DM) a supposer que le DM est lui aussi retabli.
    Scenario le plus probable,soit elle reste en Euro (partie marginale dans la masse de la dette).

    Pour la partie D3-2001,rien ne bouge,la dette $ reste une dette$.

    De plus nous avons la nouvelle dette D4,a savoir les nouvelles dettes emises en Euro entre 2002 et 2012.celle ci est convertie en FF.

    Il y a bien 2 euros distincts.
    L’ancien Euro Monnaie Unique EMU
    et le nouveau Euro Monnaie Commune EMC.

    La parité du Nouveau FF contre le nouveau Euro EMC devra etre definie dans une cohabitation du systeme de Mixite Monetaire ,
    ou la BCE et la BDF veilleront a la parité cible du N-FF/N-EMC.

    Ceci avec l’assistance de la Bundesbank qui ne veut pas voir le N-FF s’effondrer contre le N-EMC ce qui entrainerait un mouvement equivalent dans la partité N-FF/N-DM.
    Donc tout le monde se tient par la barbichette,tout en restant chacun chez soi …

  5. Le Pb etant que les conseillers economiques (Les Sherpas) de Marine doivent se mettre au travail pour avancer dans les fiches de synthese destinées a Marine.

    Il faut donc lancer sur le tapis le concept de Mixite Monetaire
    et savoir l’expliquer.(fonction interne et fonction externe d’une monnaie)

    Dans notre cas (UE 17),la fonction interne est devolue aux 17 monnaies nationales,et la fonction externe est devolue a l’Euro EMC avec une BCE redefinie.

    Ceci implique de prendre position une bonne fois pour toute
    (oui ou non)sur un scenario de cohabitation entre la BCE redefinie
    et les BCN retablies dans leur prerogative d’emission monetaire.

    Sur ce point les sherpas sont assez flous et risquent de placer Marine en position difficile face a des zournalistes agressifs comme sophie Lapix.
    Louis Aliot a mentionné a plusieurs reprises le scenario monnaie commune qui reste en place mais il n’a pas explicité sa position.
    Celle ci implique de savoir expliquer le concept de mixite monetaire
    et le concept de politique monetaire de banque centrale.

    A savoir en annuel « glissant » de 12 mois;

    1.L’objectif annuel de cours de change entre une monnaie
    et sa monnaie de reference -exemple le N-FF contre le N-EMC.

    2.L’objectif annuel de taux directeurs pour les banques de depots.

    3.L’objectif annuel de taux d’inflation interne en produits de consommation(produits Court-Moyen-Longs) et en produits de production.
    Si un pays membre de l’UE17 ne veut pas quitter l’euro EMU,
    il convertit en Euro EMC et reste donc en Euro.
    Cependant,il est fort probable que chaque pays voudra retablir sa monnaie,d’autant plus que cela lui permettre d’entrer au capital du nouveau FME,complement indispensable a la reforme de la zone.

  6. Une autre reflexion doit etre lancée plus avant sur le service de la dette
    des pays de la ZE17.(ou UE17).

    Pour « reellement » rembourser le principal d’ une dette publique,
    il est IMPERATIF de degager des excedents budgetaires.

    Il faut savoir que la France est en deficit budgetaire
    depuis pres de 40 ans (1974/2012).

    Il est donc illusoire de vouloir retablir une budget excedentaire
    dans les 5 ou 10 ans.

    De plus,il faut distinguer les grands pays avec zone de dependance/influence (ZDI) des petits pays sans zone ZDI.

    Un petit pays sans Zone ZDI peut plus facilement retablir son budget et donc revenir à un excedent budgetaire (ex Canada vers 1993/1995).

    Pour un pays avec ZDI,c’est autre chose.

    Exemple;l’Allemagne des 1990 a amorti le choc de la decommunisation des pays d’Europe de l’Est.

    En 1992,le DM Est a ete converti en DM Ouest
    sur une parité de 1 pour 1 .
    Ce type d’operation ne peut se faire sans dette publique ni deficit budgetaire.

    La France a un probleme de meme type,si on considere l’ensemble des pays francophones du sud qui restent attachés a elle comme des nains qui s’accrocheraient aux jupes de blanche neige.

    De plus,son systeme de defense a une double fonction defensive : Proteger la France et proteger les voisins de l’UE27 en partenariat avec un autre pays lui aussi avec zone ZDI, le Royaume Uni.

    Ceci est lié ,entre autres, a l’existence de sa zone maritime
    (11Million de KM2)la seconde au monde,plus 4 Millions de km2 sous son influence technique (specialistes francophones formés et equipés par elle).
    Il existe donc des series de missions régaliennes obligées qui incombent aux pays avec zone ZDI et qui representent un surcout
    qui lui meme declenche un deficit budgetaire.

  7. Pour conclure (apres j’arrete).

    L’important n’est pas reelement de rembourser le principal
    mais de toujours servir l’interet de la dette.

    Tant que l’interet de la dette est « servi » le probleme
    n’est pas un vrai probleme.
    Le tout etant de definir un taux supportable pour l’emprunteur
    et raisonnable pour le preteur.

    Dans la realité,le jeu des emissions continues d’obligations a long terme pour rembourser les emissions anterieures qui arrivent a echeance (echeances « in fine »),cela demontre que les emissions obligataires deguisées en emissions « REMBOURSABLES »
    sont en realité des emissions « PERPETUELLES ».

    Par voie de consequence le role des agences de notation est un role artificiel sur ce type de papier,puisque il serait plus logique d’appeller
    un chat ,un chat et une chevre une chevre.
    Donc les « remboursables » sont en realité des « perpetuelles ».

    La conversion devrait donc etre decidée d’un commun accord
    entre les parties.
    Ainsi les notations d’agence ne devraient plus porter que sur la capacité de servir l’interet qui est du pour les années a venir.
    Si un creancier veut desinvestir,il lui suffit de revendre son papier
    sur le marché secondaire comme si il revendait une action a un autre investisseur.
    Les actions emises ne sont jamais remboursées par les emetteurs.
    Elles sont assez proches des perpetuelles,sachant que les dividendes d’actions ne sont pas obligatoires alors que les interets d’obligation sont obligatoires puisque definis des l’emission des obligations.

    De plus, les actions disposent d’un droit de vote
    alors que les perpetuelles ne disposent pas de droit de vote…

  8. Il faut mettre a plat les 5 sources de recettes pour un Etat:

    S1.Les recettes fiscales courantes.(TVA-IS-IRPP etc)
    S2.Les recettes fiscales non courantes.(cession de titres etc)
    S3.Les emissions obligataires remboursables.
    S4.Les emissions obligataires perpetuelles.
    S5.Les creations de monnaie par la banque centrale nationale.

    La 1ere source ne suffit pas pour combler le deficit et se trouve etre depensée avant meme d’etre encaissée.
    La 2eme source ne peut combler les deficits et peut avoir des effets pervers sur les recettes courantes.
    La 3eme source (les Remboursables) s’epuise et se trouve soumise aux notations negatives qui rend le cout inacceptable.

    Pour résoudre le problème de financement des déficits incompressibles
    a court & moyen terme il faut s’appuyer sur les 2 dernieres sources.

    Le recours a des nouvelles perpetuelles implique la conversion des remboursables anterieures en perpetuelles afin de REGULARISER la solvabilité de l’emetteur pressenti.

    Le recours a des emissions monetaires (Quantitative Easing) peut se justifier compte tenu de la nouvelle croissance « elastique »de la masse marchande (ie les marchandises et les services offerts a la vente a une date donnée sur une zone monetaire donnée).
    Cette croissance tenant du principe nouveau d’elasticité « numerique » liée a l’emergence continue de produits numeriques (Tablettes,IPhones etc) qui cannibalisent les autres produits et consomment une partie du budget des ménages (achats obligés).

    En revanche,la croissance des volumes d’engagements des banques de depots et d’affaires (non encore séparées) pose un vrai probleme.

    Les positions sur les produits derivés exotiques et toxiques doivent etre encadrées par des nouveaux ratios de capitalisations « continus » ou « semi continus » (au lieu de ratios annuels ou trimestriels).
    Les volumes bruts doivent etre « contingentés » en fonction des capitaux propres.

    Par volume Bruts on entend toutes les emissions et receptions d’engagements de toutes natures,y compris TOUS les engagements conditionnels et aleatoires (ex options et drivés d’options(Calls et-ou Puts).
    Ceci ,sans meme tenir compte du denouement des operations DENOUEES dans une journée (avant la cloture) ou dans une seule seconde (operations automatisées en micro secondes en versions A/R).

    Actuellement les operations denouées dans une meme journée ne sont pas comptabilisées dans les calculs des ratios d’engagements.

    Une telle reforme se devant d’etre realisée au niveau mondial,
    zone par zone.
    Le refus de reforme entrainant l’exclusion du systeme
    de transferts interbanques SWIFT.

  9. La Source, n’arrêtez pas de couler, c’est très bien expliqué et je vous remercie pour votre eau.

  10. @Zalmox
    Je vous remercie.
    cependant ce qui m’ inquiete c’est que les conseillers economiques
    de Marine ont lancé Marine sur une voie coherente mais s’arretent
    au milieu du gué.

    Donc elle se retrouve entre 2 rives sur la monnaie unique.

    Question;
    Quid de l’option monnaie commune en application
    du principe de Mixité monetaire ????
    Si leur reponse simpliste c’est;
    « L’Euro on s’en moque,il n’existera plus ni en format monnaie unique
    ni en format Monnaie commune.
    Donc ,il n’existera plus de coordination monetaire entre les pays de l’UE 17 ou 27″
    Alors là,je crie comme les cambistes,pourtant tres critiques sur l’euro unique, « aux fous »

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