Olivier Delamarche : «Ça peut aller jusqu’à une guerre»

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 29 novembre 2011 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission « Intégrale Bourse. »

«Comment se finissent toutes ces crises ? Toujours mal – On espère régler un problème de dette avec de la dette – À un moment, il faut aller voir les créanciers et les regarder droit dans les yeux en leur disant : « Je ne vous rembourse pas » – Il n’y a plus de retour en arrière possible – Ça peut aller jusqu´à une guerre : en histoire, ça s’est toujours soldé comme ça.»

http://www.dailymotion.com/video/xmn5pk

(Merci à Petrus)

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Commentaires (64)

  1. L’évolution du discours de Delamarche est intéressante, certains s’en souviennent peut-être, il s’était jadis exprimé dans les commentaires de l’une de ses interventions, il ne pensait alors pas que le pessimisme dont certains d’entre-nous faisaient preuve quant à certaines situations à venir était justifié.

    Puis plus récemment sur BFM on a eu de mémoire « certains parlent même de guerre » (mais pas lui).

    Puis l’intervention d’aujourd’hui.

    Charles Sannat (qui n’est pas précisément un benêt non plus) est lui aussi terriblement pessimiste.

    Tant que ce sont des gens un peu hors schéma qui tirent la sonnette d’alarme (comme Jovanovic ou l’autre sexagénaire avec sa couette ridicule qui parle d’or, le sexagénaire, pas la couette), ça reste encore de la relative routine, mais les discours alarmistes émanent désormais de plus en plus de personnes intégrées au système et en tirant objectivement profit.

    Ça devient inquiétant.

  2. « ou l’autre sexagénaire avec sa couette ridicule qui parle d’or »
    Vous pensez à qui ? Je ne vois pas.

  3. Lorsqu’on endend ce petit journaleux de service, c’est a Olivier Delamarche d’assumer cette crise ? Tres fort!

  4. Voilà plus de 30 ans que j’annonce la guerre civile, que j’ai intuitivement-au début- compris qu’il y avait qq chose de profondément injuste, déséquilibré, malsain dans l’organisation de notre monde. Voilà 25 ans que je fais partie, du fait de mon métier, de ceux qui sont censés ne pas cracher dans la soupe et profiter de toute cette merde. Effectivement, l’écrasante majorité des gens de ce milieu sont de bons collabos, moutons de Panurge, ou pourritures cyniques selon le niveau dans la hiérarchie cannibale. Pendant 25 ans on m’a pris pour un fou, un marginal, un extrêmiste, un provocateur tant, à moi tout seul, je représentais une antithèse à moi tout seul, battant en brèche tous les schémas acquis, les normes reconnues, les poncifs rassurants. Depuis quelques années on me regarde bizarrement comme un phénomène de foire doué de pouvoirs paranormaux ou, bien plus souvent, on vient à Canossa en avouant humblement que « mais merde, t’avais raison! »et que ce à quoi ils assistent est pire encore que ce qu’ils imaginaient quand je leur faisais mes prédictions.
    Mais tout celà n’a rien à voir avec un quelconque pouvoir surnaturel! c’était visible, écrit en gros. La mécanique et l’enchaînement logique des faits et des comportements était tellement prévisible. Il suffisait juste d’un peu de bon sens, d’honnêteté intellectuelle, de courage moral pour dire ce que l’on voit quand on est amoureux de la vérité.
    Olivier Delamarche ne va pas jusqu’au bout du raisonnement et des solutions. Peut-être ne le veut-il pas de peur de fâcher des gens encore abrutis de propagande et d’être déclaré tricard pour flirt illégal avec la Bête Immonde. Car expliquer les raisons profondes de cette situation et comment en sortir, implique de toucher à bien d’autres sujets autrement plus connotés que le niveau de dette, l’adéquation d’une monnaie unique et la souveraineté monétaire. C’est s’attaquer à toutes les bases de cette société inhumaine qui a été échafaudée sous la bannière d’un certain humanisme humanitaire. Et là, on touche à une idéologie hyper-sensible!
    Delamarche semble nous faire tourner dans unlabyrinthe cauchemardesque, ce qui semble exaspèrer et désespèrer le petit journaleux bisounours mais c’est tout simplement parce qu’il ne peut ou ne veut dire que tant que ce système de société perdurera les mêmes causes entraîneront les mêmes effets. Il doit bien sentir que si il lâche ça, les 2 autres vont s’y accrocher pour l’obliger à aller plus loin…
    Moi, je ne me gêne pas pour le dire à mes clients et à tous les gens de ce milieu:-)
    Et vous seriez étonnés du résultat…

    HL

  5. Ben c’est très amusant. Selon le contexte et l’entourage, les gens n’ont pas les mêmes réactions. Toujours ce fameux manque de couilles et cet atavique tropisme campagnard et moyen-âgeux du « Qu’en dira-t-on? », que dis-je campagnard et moyen-âgeux? tribal oui! Ce vieux réflexe tribal, vestige d’une époque où l’on ne pouvait assurer sa survie et son salut que par l’appartenance au groupe. Quand le rejet de la tribu signifiait la mort à court terme. piquant de constater que dans une société se prétendant moderne, démocratique et évoluée, à fortiori dans la « Capitale » et dans des milieux plutôt aisés, instruits et cultivés on en soit encore là! J’aime bien mettre en exergue ce genre d’incohérences majeures, de bizzarreries et de contradictions révélatrices du vrai niveau d’évolution:-)
    Donc, concrètement, s’ils sont en face de vous en privé et plutôt clients qu’institutionnels (oui les seconds ont a priori quelque chose à vous vendre…), ils vont faire preuve d’une grande honnêteté et souvent d’une convergence de vues. Alors qu’en présence des autres, ce sont silences gênés, regards alentours, changements de sujet de conversation voire même un peu de propagande officielle auxquels on a droit.
    Tout celà est décidément très amusant et je ne me suis jamais lassé de ces provocations.

    HL

  6. @ Petrus: Après recherches, je parlais de Faber.

    J’ai réduit son discours, mais je maintiens que la couette est ridicule.

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