Périco Légasse : « Notre indépendance alimentaire est menacée »

La crise du porc se poursuit. La cotation est suspendue après le refus de deux des principaux acheteurs, Cooperl et Bigard/Socopa de payer le prix demandé par le gouvernement. Qui sont les principaux responsables de cette crise: les éleveurs, les industriels, la grande distribution, le gouvernement?

Périco Légasse: Il faut remonter assez loin pour trouver les responsables de cette ubuesque gabegie. En tout premier lieu ceux qui ont expliqué, du principal syndicat agricole jusqu’aux pouvoirs publics, et ils furent nombreux, que surproduire dans l’intensif au détriment de la qualité, pour rester le plus compétitif, serait toujours payant. Le mensonge, en ce sens que tout le monde savait qu’il conduisait droit dans le mur, a entrainé l’agriculture française vers l’impasse.

S’il est un coupable à désigner en premier, c’est bien la Fnsea, surtout celle dirigée par Luc Guyau, un monsieur qui a fait beaucoup de mal à la France, je dis bien à la France, avec la complicité active de Jacques Chirac, à tous les échelons de ses mandats politiques, en expliquant aux éleveurs que plus ils entreraient dans une logique de production industrielle, plus ils s’enrichiraient.

S’il est un deuxième coupable, c’est la grande distribution, qui s’est évertuée à expliquer à ses fournisseurs que, s’ils souhaitaient conserver le référencement de leur marque, il fallait du bas de gamme pour proposer le prix le plus bas à la clientèle. On a fait passer à l’époque ces deux entités qui se tapaient sur l’épaule pour de grands stratèges et l’agriculture française a cru à ce mensonge.
Bien entendu je ne dédouane pas François Guillaume, ancien président de la Fnsea devenu ministre de l’Agriculture (un pléonasme puisque ce syndicat cogère ce ministère depuis 1964), ni ses successeurs, tous partis confondus, Pierre Méhaignerie, Édith Cresson, Henri Nallet, Jean-Pierre Soisson, Jean Puech, Dominique Bussereau ou Bruno Lemaire, fossoyeurs irresponsables et inconscients, parmi d’autres gouvernants, de notre patrimoine agricole.

Et pour bien montrer que je ne jette pas l’anathème sur la classe politique dans son ensemble, je rends hommages, même s’ils ont aussi une part de responsabilité, à Michel Rocard, à Philippe Vasseur, à Jean Glavany, à Hervé Gaymard et à Michel Barnier pour certaines dispositions qu’ils ont eu la clairvoyance et le courage de prendre. Je pense qu’il serait légitime aujourd’hui que ces messieurs rendent des comptes sur leur action publique pour savoir qui a fait quoi et en tirer les conséquences.

Le grand serpent distributeur est obligé de se mordre la queue. S’ils ne font pas au moins l’effort de maintenir le cours à 1,40€ et que la tragédie vire au drame, c’est eux qui porteront le chapeau car ils ont tellement tiré la ficelle ailleurs qu’elle leur pétera au nez.

Les groupes de grande distribution se disent déterminés à maintenir le cours du porc autour de 1,40 euro. Peut-on parler d’hypocrisie de leur part?

Peut être, mais pas forcément. Ils n’ont en réalité pas le choix car, même si ce ne sont pas eux qui ont fixé ce tarif, ce sont eux qui ont institutionnalisé la philosophie du prix le plus bas au détriment de la qualité. Le grand serpent distributeur est obligé de se mordre la queue.

S’ils ne font pas au moins l’effort de maintenir le cours à 1,40€ et que la tragédie vire au drame, c’est eux qui porteront le chapeau car ils ont tellement tiré la ficelle ailleurs qu’elle leur pétera au nez. En tout cas il faut les soutenir dans cet engagement, ainsi que les industriels qui s’imposent pour l’heure cette stratégie patriotique. Mais combien de temps tiendront ils?

Reste le bras de fer avec Cooperl et Bigard-Socopa, confrontés à une situation qu’ils n’ont pas voulue. Je ne doute pas qu’ils préféreraient acheter français à 1,25€ mais ce n’est pas le cas. Dans ce cas précis, même s’il y a des solutions française autres que la mise sous perfusion d’une filière ravagée, le problème est bien européen. Et il l’est de façon calamiteuse car c’est notre principale partenaire qui nous attaque sur un terrain dont elle n’a pas besoin pour consolider son commerce extérieur mais qui est vital pour nous.

À 1,40 euro, il est supérieur de 28 centimes au cours du porc allemand, et de 38 centimes à celui du porc néerlandais. Comment expliquez un te décalage dans les prix?

A ce rythme là le « porc Bolkestein » n’est qu’un début. Toutes les filières de l’agriculture industrialisables y passeront et la France verra son patrimoine agricole se désagréger sous ses yeux si elle ne sort pas de la logique instaurée par la Fnsea.

En terme de vision globale du projet européen, c’est un véritable coup de poignard dans les valeurs et l’esprit du Traité de Rome. Sans doute, en profondeur et sur les fondements, la première manifestation par l’absurde, de la perversité d’un système dont on s’obstine à nous certifier depuis 2005 qu’il est sain, tout juste un peu déréglé, mais sain.

L’explication est dans la méthode. L’Allemagne et les Pays-Bas, mais aussi le Danemark, où l’on produit du porc à 1,23€ du kilo, ne sont pas dans une logique agricole. C’est essentiel pour comprendre les enjeux de cette crise, mais dans une logique industrielle au sens le plus stricte du terme.

Ils ne font pas de l’élevage de porc mais des usines à porc, avec toutes les technologies et logistiques disponibles dans une procédure économique et sociale sans scrupule. A leur échelle, Pays-Bas et Danemark sont un peu à part, mais l’Allemagne est dans une logique de productivisme où la concentration animale peut atteindre 60.000 animaux par unité de production.

Notre ferme des 1000 vaches, pour effrayante qu’elle soit, joue dans la cour des amateurs en comparaison. Ajouter à cela le demi esclavage salarial issu de l’élargissement de l’Union à 28 pour motif idéologique, sans aucune étude réelle de marché (sauf pour les Allemands qui savaient ce qu’ils faisaient), et la boucle est bouclée. A ce rythme là le «porc Bolkestein» n’est qu’un début.

Toutes les filières de l’agriculture industrialisables y passeront et la France verra son patrimoine agricole se désagréger sous ses yeux si elle ne sort pas de la logique instaurée par la Fnsea.

Parlons clair, l’Allemagne savait qu’en développant cette forme de production, sur un terrain dont elle n’ignore pas qu’il est vital pour tout un pan de l’agriculture et de l’agro industrie françaises, elle allait provoquer un déséquilibre commercial calamiteux au sein d’un système qui, en principe, est là pour réguler les disparités nocives et favoriser les équilibres profitables.

Liberté des marchés et des échanges, bien sûr, mais au prix de la ruine du partenaire? Au prix d’une écologie foulée aux pieds? De tragédies sociales annoncées et d’un emploi bradé? D’une éthique alimentaire galvaudée? C’est ça «L’Union européenne»? On dirait vraiment une offensive extérieure à l’Union, mais pas du tout, c’est l’Allemagne! Les pays balkaniques se respectent mieux les uns les autres.

S’agit-il d’un problème de prix ou de surproduction européenne?

C’est un problème de déloyauté communautaire et de mode de consommation à la fois. Mais c’est surtout un problème de stratégie agricole et de vision politique pour l’alimentation de demain.

Reprenons le problème à sa genèse. Cela fait quarante ans que l’on explique aux éleveurs de porc (et de poulet) Bretons que, sur ce terrain là (celui du bas de gamme intensif polluant), ils resteront imbattables, que personne ne pourra faire mieux, et que si ça devait être le cas, cela proviendrait de si loin que des mesures protectrices seraient prises aussitôt au niveau communautaire pour protéger le marché.

Ces grands stratèges n’avaient évidemment pas prévu que le problème viendrait du voisin de palier. Que doit faire le boulanger quand son cousin germain installe un stand devant sa boutique en vendant la baguette de pain 20 centimes moins cher que lui avec le même papier d’emballage?

Si rien ne se passe, c’est, à moyen terme, notre indépendance alimentaire qui est menacée. A moins que ce ne soit pas une menace et que l’on puisse un jour trouver normal que 75% du contenu de nos assiettes proviennent d’au delà de nos frontières. A vendre peu à peu le pays à la découpe, nos industries les plus florissantes, nos technologies les plus performantes, nos brevets, nos voitures, nos vins, pourquoi pas notre garde manger ?

Peut-il se régler à l’échelle nationale?

Unilatéralement, non, sauf à prendre des décisions politiques lourdes de conséquences. Je crois me souvenir que Messieurs Sarkozy et Hollande avaient fait comprendre qu’ils allaient expliquer son fait à Madame Merkel à propos du pacte de stabilité, qu’elle allait les entendre et voir «qui c’est Raoul». Passons.

Il peut en revanche y avoir une redéfinition nationale, dans le cadre d’États généraux de l’agriculture et de l’alimentation, du type de production et du type de marché, que l’on veut pour la France. C’est très grave. Si rien ne se passe, c’est, à moyen terme, notre indépendance alimentaire qui est menacée. A moins que ce ne soit pas une menace et que l’on puisse un jour trouver normal que 75% du contenu de nos assiettes proviennent d’au delà de nos frontières.

A vendre peu à peu le pays à la découpe, nos industries les plus florissantes, nos technologies les plus performantes, nos brevets, nos voitures, nos vins, pourquoi pas notre garde manger? Messieurs Minc, Attali et Macron nous expliquent que c’est le prix à payer pour une mondialisation heureuse, alors allons y gaiement.

La France paie-t-elle aujourd’hui le choix d’une agriculture productiviste totalement hors-sol?

Il est toujours difficile de répondre de façon tranchée à ce genre de question. Sur le principe, et avec du recul, oui, la France paie très cher, bien trop cher même, cette orientation politique. Mais comme je vous l’ai dit au début de cet entretien, les problèmes sont anciens, et les choix stratégiques décidés dans les années 1960 ont conditionné l’avenir de notre agriculture.

Il s’agissait à l’époque, sous l’égide d’Edgar Pisani, de transformer notre gigantesque potentiel agricole, qui se présentait comme un boulet, en atout de performance. C’est là que la Ve République a «merdé», passez moi l’expression, car ce calcul était faux.

Après consultation des experts de l’époque et des gourous de l’INRA, il fut décidé que si l’Allemagne «réarmait» ce qu’elle avait de plus probant, son industrie de pointe, et elle en avait les moyens puisque dispensée de budget militaire, la France devait métamorphoser son trésor agricole sur la même logique.

Lancé en 1963, le grand programme de modernisation de l’agriculture française consistait, à travers le remembrement territorial et le regroupement des activités, à «germaniser», c’est-à-dire, pour le concept de l’époque, à délivrer cette vieille nation paysanne de ses archaïsmes. Cela fut fait en toute bonne foi.

De Rome à Maastricht, les traités avaient promis l’opulence et pas un gouvernant français n’a ménagé ses engagements et ses promesses en expliquant que cette Europe là était la meilleure formule et la seule voie du salut. Résultat, Siemens et Miele sont ultra florissants alors que nos usines à poulets et à cochon déposent le bilan, que nos élevages sont lessivés, que nos filières sont en ruine et que nos paysans se suicident. On a beau le prendre dans tous les sens : quelqu’un a menti quelque part.

Le raisonnement était simple: transformer peu à peu les campagnes en usines afin d’entrer dans une logique de production industrielle avec le double calcul de l’enrichissement économique et de l’émancipation sociale. Si on se la jouait sur un discours actuel, nous dirions travailler moins, grâce à la chimie et à la technique, pour gagner plus, grâce à de meilleurs rendements.

Prenant modèle sur les États-Unis, là où l’on obtenait 5 tonnes avec 10 ha il fallait désormais obtenir 10 tonnes avec 5 ha, donc changer la terre en machine. En gros: les Allemands allaient cartonner avec des rivets? Eh bien nous allions cartonner avec du poulet. Les Allemands allaient booster avec du boulon? Nous allions booster avec du cochon. Ils avaient Siemens, nous avions Doux. Ils avaient Miele, nous avions Olida.

Toutes les filières, du producteur au distributeur, en passant par l’abatteur, le transformateur et le transporteur, se mirent à fonctionner sur ce schéma théoriquement magnifique. Fini le paysan en culotte de velours avec son béret, vive l’ouvrier agricole en combinaison de combat avec sa casquette de base-ball.

Comble du paradoxe, c’est le contribuable allemand qui a payé l’essentiel de la PAC, cette politique agricole commune destinée à soutenir les exploitations privilégiant la modernité, l’efficacité et la rentabilité, dont le mode d’emploi a été fixé à Bonn puis à Berlin avant d’être dicté à Bruxelles.

De Rome à Maastricht, les traités avaient promis l’opulence et pas un gouvernant français n’a ménagé ses engagements et ses promesses en expliquant que cette Europe là était la meilleure formule et la seule voie du salut. Résultat, Siemens et Miele sont ultra florissants alors que nos usines à poulets et à cochon déposent le bilan, que nos élevages sont lessivés, que nos filières sont en ruine et que nos paysans se suicident. On a beau le prendre dans tous les sens: quelqu’un a menti quelque part.

Peut-on sortir de ce modèle? Comment?

Le petit salé lentille, la choucroute ou la potée avec l’estampille « porc français » ça marche.

Le problème n’est pas de savoir si l’on peut sortir de ce modèle, mais d’en sortir de toute urgence. Réponse par une phrase toute faite: en s’émancipant des systèmes qui nous trompent et nous étranglent. Réponse plus concrète: en retrouvant tout simplement un marché dont l’offre corresponde à une demande correspondant elle même à un besoin réel.

Surproduire pour surconsommer en faisant baisser les prix conduit, à tous les points de vue, économique, social, environnemental et sanitaire, à la catastrophe. Nous avons touché le fond du système. Puisque nos filières ne sont plus compétitives dans le bas de gamme sur le marché international, la priorité passe par le renforcement du marché intérieur en redéfinissant l’équation du rapport qualité prix.

Les producteurs de porc, comme ceux de viande bovine ou ceux de fruits et légumes, ne demandent rien d’autre que de vivre de leur travail. Il leur faut pour cela être rétribués au juste prix par le transformateur qui doit revendre au juste prix au distributeur qui doit revendre au juste prix au consommateur.

Ce en quoi Stéphane Le Foll a raison, la solution sera collective. Reste à savoir de quels moyens ont dispose pour envisager la chose. Cela passe, à un moment donné, par une rupture, ou tout du moins une césure, avec quelque chose.

1 – Cela a été dit cent fois: Obtenir de la Commission européenne que la traçabilité sur les viandes entrant dans la composition de produits transformés soit obligatoire. Aujourd’hui il n’existe que le label facultatif Viande de France, en l’occurrence «Porc français», à discrétion du fabricant.

Si le consommateur avait systématiquement l’information sur l’étiquette il pourrait privilégier les produits nationaux. Pour peu qu’une campagne publique stimule ce réflexe citoyen sur une population déjà très sensibilisée à cette problématique, ou déjà mobilisée, et que le marché français promeuve sa production, tant au niveau du commerce que de la restauration collective, la situation connaitrait une évolution certaine. Le petit salé lentille, la choucroute ou la potée avec l’estampille «porc français» ça marche.

2 – Stimuler chez le consommateur une nouvelle répartition de son budget alimentaire. Par ailleurs l’éleveur

Le modèle de l’horreur est venu de la Bretagne, eh bien le modèle du sursaut en viendra aussi.

de porc doit rendre son produit attrayant. L’équation de demain sera la même partout, produire un peu moins mais de meilleure qualité pour être mieux payé. A dépense régulière égale, d’un montant de 18€, mieux vaut acheter trois fois un bon morceau de porc à 6€ euro que six fois un mauvais morceau à 3€.

Si nous prenons la Bretagne en exemple, devenue bien malgré elle le symbole de la malbouffe ruinée, nous savons que ce pays de tradition porcine ancestrale a été condamné par la logique productiviste mise en place par la Fnsea et le marché, à se confiner au pire.

Que l’agriculture bretonne retrouve sa dignité en revenant à des élevages porcins moins intensifs et mieux rétribués par une demande motivée. L’amélioration constante de la qualité alimentaire sur la base de besoins adaptés et l’exigence croissante du consommateur en ce sens doivent rencontrer une offre en conséquence.

Si le ministère de l’Agriculture, l’INRA, le syndicalisme agricole (certains ont déjà fait du chemin), les transformateurs (Fleury-Michon l’a prouvé) et les distributeurs se concertent avec les producteurs pour établir une charte de valeurs économiques relayée par les médias, on doit y arriver. Le consommateur français n’est ni plus bête, ni plus mal embouché qu’un autre.

Que seulement ceux qui le peuvent et le comprennent s’y mettent, laissons les plus défavorisés y arriver à leur tour, par une prise de conscience accompagnée de pédagogie, notamment à l’école, et les lois du marché seront bouleversées. Le modèle de l’horreur est venu de la Bretagne, eh bien le modèle du sursaut en viendra aussi.

Jean-Marc Ayrault parle parfaitement l’allemand. Le président de la République devrait envoyer son ancien premier ministre en mission extraordinaire pour défendre le cochon tricolore et faire passer le message à la panzer chancelière : Angela arrête ton char ou je rue dans mon brancard. Il y gagnerait quelques points dans les sondages. Franchement, il n’est pas acceptable que le cochon français soit victime de la porcherie allemande.

3 – Il est doux de rêver mais l’Union Européenne, je dis bien UNION, ne va pas rester lettre morte, au risque de disparaître. Notre amie et voisine, notre partenaire et complice, notre alliée et associée la République Fédérale Allemande avec laquelle nous avons formulé puis accompagné le projet européen va t-elle indéfiniment nous marcher sur les pieds? Ne parlons que du porc.

Voici que la grande puissance industrielle est désormais devenue une grande puissance agricole. Madame Merkel peut-elle comprendre que si elle profite à outrance de son industrie agricole, à bas prix et de basse qualité, employant de la main d’œuvre roumaine ou bulgare, à bas prix et de basse qualité, pour rafler toutes les parts de marché du porc européen et mettre la filière française sur la paille, il arrivera un moment où son édifice s’écroulera, avec ses bénéfices asphyxiants pour les autres.

Il ne faut pas être bien devin pour l’envisager. Jean-Marc Ayrault parle parfaitement l’allemand. Le président de la République devrait envoyer son ancien premier ministre en mission extraordinaire pour défendre le cochon tricolore et faire passer le message à la panzer chancelière: Angela arrête ton char ou je rue dans mon brancard. Il y gagnerait quelques points dans les sondages. Franchement, il n’est pas acceptable que le cochon français soit victime de la porcherie allemande.

In fine, le consommateur n’est-il pas le principal responsable? Doit-on réapprendre à bien manger?

Tout consommateur d’un pays libre et bien informé a sa part de responsabilité. Voter c’est manger. Il va falloir repenser nos modes de consommation et instaurer une éthique alimentaire qui fasse du bien à la France, à l’Europe et au Monde. La crise porcine témoigne d’une système qui se meurt et je m’en réjouis.

Le Figaro

Commentaires (2)

  1. D’accord avec tout ce qui est écrit plus haut. Si on mangeait mieux, on serait moins malades et ce serait bénéfique pour nos concitoyens ainsi que la SS.
    Comment se fait-il que les éleveurs ne savaient pas que les populations énormes d’immigrés qui nous envahissent ne consomment pas de porc ? Etait-si difficile de s’en rendre compte ?

  2. L’histoire retiendra que notre époque fut caractérisé par une classe dirigeante devenu folle. Et demain, nombre d’homme et de femme risquent de mourir de faim dans se pays! Nous avons détruit les structures paysannes qui ont permis aux français de survivre depuis le néolithique.

    Pour moi, tout ceci a un nom: l’entropie.

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