L’incroyable cabane du snowboarder Mike Basich

Nichée en haut d’une colline, au milieu des montagnes du comté de Nevada en Californie, une cabane d’exception domine les alentours. Modeste par son envergure – à peine 21 m² – celle qui a nécessité 5 années de dur labeur peut se targuer d’avoir une esthétique à couper le souffle autant que la vue qu’elle offre sur l’environnement.

Cette micro maison est l’œuvre du snowboarder Américain Mike Basich, l’un des tous premiers professionnels dans ce sport de haut niveau. Durant sa carrière, Mike a gagné nombres de compétitions à travers le monde et rencontré le succès. Comme beaucoup, il va vivre son « rêve Américain » insouciant jusqu’au jour où il va réaliser le « vide » qui entourait son mode de vie. Quelque-chose d’indéfinissable lui manquait.

C’est alors que Mike a revendu maison et voitures pour s’éloigner du chaos de la ville et vivre autrement son rêve, en construisant lui même, sur son terrain de 160m² à Truckee, un petit et chaleureux chalet. Totalement déconnecté du réseau, celui-ci ne possède pas d’électricité du réseau, pas de plomberie intérieure et pas d’Internet. Un isolement volontaire souhaité par Mike qui dit se sentir bien plus proche de la nature et de la vie de cette façon. Un simple panneau solaire suffit à lui fournir l’énergie dont il a besoin.

La cheminée qui abrite un feu de bois n’est pas qu’une plus-value esthétique, elle sert de four et de chauffe-eau notamment. L’une des façades de la maison est entièrement vitrée, ce qui lui permet d’avoir un magnifique panorama de la nature environnante, idéal pour laisser entrer un maximum de rayons du soleil.

Cerise sur un gâteau déjà bien garni, lui et quelques amis ont pris le temps de construire, en 8 mois, un télésiège faisant de sa propriété un véritable terrain de jeu pour y pratiquer son sport.

Un bain à remous élémentaire et des toilettes viennent compléter, à l’extérieur, un ensemble harmonieux et cohérent. « J’avais besoin de quelque chose de différent, j’ai juste mis du temps à le comprendre » dit-il. « J’aime penser ceci comme un retour aux principes de bases de l’humanité (…). J’aime me sentir connecté à la terre, bien plus que je ne le pouvais avec une maison de plus de 350m² ».

Une leçon inspirante où les désirs les plus superficiels n’ont plus voix au chapitre. Pour Mike, comme pour d’autres, seul compte l’appel de la nature et l’équilibre avec le monde sauvage qui a tant à nous apprendre, tant sur nous-même que sur la vacuité de l’accumulation matérielle.

Certaines mauvaises langues jugeront hâtivement qu’il est facile d’aller jouer les ermites engagés quand on a réussi professionnellement. Pas faux. Mais est-ce vraiment si simple de tout abandonner ? Qui peut se targuer de pouvoir vivre sans voiture, sans confort, sans Internet et sans richesse matérielle quand on a déjà gouté au luxe ?

Mike offre ici une belle leçon de tolérance. Changer est une opportunité offerte à tous. Comme nous l’avons observé précédemment avec le cas de Nick et Lilah, la simplicité volontaire n’est pas un choix lié aux revenus mais avant tout à la débrouillardise et au courage.

Mr Mondialisation

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