Bretagne : Domespace, la maison « tournesol »

Tournez manège ! Imaginez pouvoir pivoter votre maison pour profiter sans arrêt du soleil ? Véritable nid douillet en bois, la maison-dôme de Patrick Marsilli peut tourner sur elle-même jusqu’à 330°. Le concept se veut une alternative « écologique, confortable, saine, protectrice, modulable et économique » à l’habitat traditionnel. Partons à la découverte d’un habitat alternatif hors norme.

La maison de Patrick Marsilli est le résultat d’une fascination pour la nature et ses formes courbes, desquelles les êtres vivants se sont de tous temps inspirés pour leurs logements. Nids, terriers, grottes ; yourtes, cases, kerterres… : tous ces habitats, naturels, basiques ou construits ont la particularité d’utiliser la forme sphérique, qui renvoie au ventre maternel et à diverses structures archétypales mises au jour par la science (comme la rotation des planètes par exemple).

Construite entièrement en bois non traité, certifié FSC, la maison-dôme correspond au concept « harmonique, bien plus qu’écologique ! » prôné par l’inventeur. Elle s’adapte aux idéaux et aux nécessités de chacun : la rotation peut être manuelle pour éviter d’utiliser de l’électricité mais il est aussi possible d’y ajouter des panneaux solaires…

De plus, le dôme géodésique est une architecture naturellement capable de résister à des tremblements de terre de forte magnitude et à de très fortes tempêtes.

Seul hic : le prix, pas à la portée de toutes les bourses. Un exemple : pour 198 m² de plancher (110 m² de surface habitable), idéal pour 4 habitants, le prix en auto-construction est de 201.500€ TTC (en construction achevée, 324.555€ TTC). On est loin des écodômes en sacs de terre dont on vous parlait ici.

La rotation de l’habitat répond à divers besoins : esthétiques (on peut changer de paysage et d’exposition à la lumière), écologiques (la production d’énergie, comme les moulins-chandeliers du 19e siècle), voire même thérapeutiques pour les plus sensibles à la lumière du jour.

Sur ce dernier point, un article de la revue La Nature de 1904 concernant la maison-tournesol de Pellegrin et Petit expliquait déjà : « On sait maintenant à n’en plus douter que le soleil est le grand assainissant par excellence ».

Si le dôme de Marsilli n’est pas la première maison rotative – son premier prototype date de 1987 –, l’idée d’allier dôme et rotation pour un confort, un esthétisme et rendement énergétique maximum reste originale.

Entre la maison tournante de Wavre (Belgique), construite en 1958 pour permettre à une femme malade d’être toujours exposée au soleil, et l’Héliotrope de Rolf Disch à Fribourg, construite en 1994 avec un système de rotation automatique grâce à des panneaux solaires, en passant par le brevet de Gérard Derbré pour sa maison « normale » mais tournante de 2002, les exemples sont peu nombreux mais démontrent d’une faisabilité.

Plus de photos sur le site de Mr Mondialisation

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