Leçons de la crise islandaise : Laisser les banques faire faillite

Le spectaculaire rétablissement économique de l’Islande, au bord de la banqueroute il y a trois ans, enseigne qu’un gouvernement doit laisser les banques faire faillite plutôt que de s’attaquer au contribuable, relèvent des analystes.

L’île de l’Atlantique nord a vu ses trois plus grandes banques s’effondrer à l’automne 2008 dans le sillage de la crise mondiale et de la faillite du géant financier américain Lehman Brothers.

Les banques sont devenues insolvables en quelques semaines et Reykjavik n’a pas eu d’autre choix que de les laisser faire faillite et de demander une aide de 2,25 milliards de dollars au Fonds monétaire international (FMI).

Les actifs du secteur bancaire islandais étaient onze fois plus élevés que le produit intérieur brut (PIB) du pays.

Laisser couler

Après trois années de sévères mesures d’austérité, l’économie du pays montre aujourd’hui des signes de bonne santé.

L’enseignement qui peut être tiré de la sortie de crise par l’Islande est qu’il est important de faire supporter le moins possible le coût de la crise financière par le contribuable et par les finances du gouvernement,” explique l’analyste Jon Bjarki Bentsson, de la banque Islandsbanki.

Le prix Nobel d’économie américain Paul Krugman partage son avis. “Là où tous les autres ont renfloué les banques et laissé les citoyens en payer le prix, l’Islande a laissé les banques aller à la faillite et a, en fait, augmenté son filet de protection social,” a-t-il récemment écrit dans le “New York Times”.

Signes de bonne santé

L’ancien Premier ministre islandais Geir Haarde, au pouvoir en 2008, poursuivi actuellement par une Cour spéciale pour sa gestion de la crise, est convaincu que son gouvernement a bien réagi en laissant les banques aller à la faillite. “Nous avons sauvé le pays de la banqueroute,” avait-il affirmé en juillet à l’AFP.

Trois ans après la crise, l’Islande se porte plutôt bien. Pour la première moitié de 2011, elle a enregistré une croissance de 2,5% et table sur 3% pour l’ensemble de l’année.

Romandie

(Merci à aquitania)

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Commentaires (41)

  1. il faut punir les banquiers fautifs, cela implique de leur confisquer leurs jouets (nationaliser à tour de bras, comme le conseil delamarche) et de confisquer leurs biens personnels pour garantir les dépôts de la population !

    et pourquoi pas finir par une petite séance d’exécution publique … on ne plonge pas tout un ensemble de peuple dans la misère sans en payer le prix fort !

  2. L’article ne dit pas que l’Islande a également vendu une partie de son patrimoine aux Chinois.

    J’aimerais enfin connaître à quoi correspondent les 2.5% de croissance. À suivre, donc, mais il me semble clair que les problèmes de l’Islande ne sont pas ceux de la France.

  3. “l’Islande se porte plutôt bien. Pour la première moitié de 2011, elle a enregistré une croissance de 2,5% et table sur 3% pour l’ensemble de l’année.”

    hahahhahahahahaha, Nous même quand nous ne sommes pas en crise nous n’avons pas ce taux de croissance.

  4. L’Islande est un pays qui a connu la pauvreté la plus extrême jusqu’au début du 20 éme siècle, qui, pour se développer à saccagé ses gisements de poisson, mais qui, grâce à Dieu, possède une énergie géothermique inépuisable au regard de ses besoins, actuels. Je leur souhaite que ça dure, et qu’ils ne subissent pas trop les désagréments de leur richesse naturelle, néanmoins je ne vois pas ce qui pourrait faire que nous, Français, puissions comparer leur rétablissement à ce que nous espérons pour notre pays.

  5. “hahahhahahahahaha, Nous même quand nous ne sommes pas en crise nous n’avons pas ce taux de croissance.”

    Nous le sommes depuis les années 70.
    Phase B de K.

  6. Encore un couplet de plus qui rejoint l’hystérie anti banque.

    La croissance de l’islande me fait penser à la “remontée” de sarko dans les sondages : quand on tombe profond, on ne peut que remonter, pas de quoi s’ebahir…

    On pourra aussi préciser que les banques ont été nationalisées et que le FMI a versé une aide importante. Donc pas de quoi s’extasier. L’islande est un petit pays .

    voila un bon article honnete résumant la crise islandaise :
    http://www.toutelislande.fr/ChronologieCriseIslandaise.html

    On notera l’excellente fâcherie avec les Anglais..

  7. Siðferði, Íslands ríkisstjórn er betri greindur en Evrópusambandiðs ríkisstjórn.

  8. Les petits pays peu peuplés, avec peu d’immigrés et avec une nature généreuse comme l’Islande ou encore la Nouvelle Zélande s’en sortiront toujours.

    C’est inutile de comparer sa situation avec un pays comme le notre… L’Islande est riche de sa pêche, de son agriculture et de ses énergies renouvelables bon marché qui sont les principaux moteurs économiques du pays.

  9. @SPOILER
    7 novembre 2011 à 22:29

    La BCE, Barroso, la Commission, le Parlement… La présidence de ce vaste bazar est tournante, le Président de l’Union (appelée “Conseil de l’Europe”) s’appelle en ce moment Herman Van Rompuy (prononcer Rompeuille).

    Vous parlez Islandais ou vous avez traduit?

  10. @ France Forever
    7 novembre 2011 à 22:39

    Oui il s’agit bien d’une “tournante” :) .

    Non malheureusement j’ai simplement traduit. Comment est la situation sur place actuellement (prix de l’immo, type de boulots qui marchent…) ?

  11. J’admets avoir employé le terme “gouvernement” mal à propos, mon Islandais n’est pas assez pointu pour affiner à ce point. Google me dit “Evrópuráðið”, mais ça serait plutôt des conseils données par l’Europe et pas une assemblée. Je ne sais pas comment dire ça, alors j’ai mis “gouvernement”.

  12. @ allgemein 7 novembre 2011 à 21:58

    Si les banques font faillites, alors les particuliers perdent leur argent non ?


    Quand une banque fait faillite, c’est que tout l’argent a déjà disparu depuis un certain temps, et souvent bien au-delà.

    On ne fait que s’apercevoir de cette disparition.

  13. @ allgemein 7 novembre 2011 à 21:58

    Si les banques font faillites, alors les particuliers perdent leur argent non ?


    Les dépôts en espèces des particuliers, à vue ou à terme, ainsi que les fonds de roulement des entreprises, ne sont pas grand chose dans les actifs des banques.

    Il serait très facile à l’État de les garantir.

    Ce serait même indispensable pour qu’il reste de l’argent dans l’économie.

  14. @ France Forever
    7 novembre 2011 à 22:43

    Il n’y a pas de mal, tant qu’on ne confond pas avec “Þing”.

  15. @ allgemein 7 novembre 2011 à 21:58

    Si les banques font faillites, alors les particuliers perdent leur argent non ?

    Y’a des chances ! par contre si vous avez un crédit chez eux, immo par exemple et que vous êtes considéré comme bon payeur (risque limité) votre prêt et ceux des gens comme vous sera racheté par une autre banque qui s’empressera de vous demander les mensualités de retard dut au blocage de la faillite….elle est pas belle la vie. Le tout se fera sans vaseline et avec obligation de sourire.
    Quand aux prêts “plus risqués” et bien le liquidateur demandera le remboursement intégral, si c’est pas possible, saisie du bien et rebelote avec un comeback en 2008 et chute de l’immobilier.

  16. Il n’y a de richesses que d’hommes. Tant que les gens font leur boulot, et se conforment aux règles de la vie en société, un pays tourne. L’argent n’est qu’un outils destiné à faciliter les échanges.

    La situation actuelle qui voit la réalité tangible être sacrifiée pour sauver l’outils dont des imbéciles ont abusé virtuellement, est tout sauf rationnelle et cohérente. Tout dans la nature et en économie libérale appelle à la mort des idiots qui prennent des risques inconsidérés et qui perdent. Personne n’a à se sacrifier pour les banquiers.

  17. “Si les banques font faillites, alors les particuliers perdent leur argent non ?”

    Les banques faisaient principalement leurs affaires à l’étranger. Les anglais l’ont eu bien profonde, mais pas les islandais.
    poeut être qu’au lieu de renflouer une banque qui valait des milliard d’euros en dette, ils ont préferé laisser couler et rembourser les quelques milliers d’islandais. N’oublions pas qu’ils n’atteignenet pas lme demi million d’habitant, leurs economies ne represente pas enormement.?

  18. NON
    IL ne faut surtout pas laisser les banques faire faillite car dans ce cas, on arrive à l’objectif ultime des pro europe et des pros banques privées.

    LA VENTE DU PATRIMOINE NATIONAL

    La bonne solution c’est celle que propose TIRELIRE en com1

  19. Laissons les banques faire faillite ….. les pas trop grosses (ce serait trop risqué). Et alors pour les grosses ? Une solution : attendre le prochain article qui sera peut être un peu plus fut fut que celui là ! ! !

  20. entendu plusieurs fois à propos des banques et des grandes entreprises qui se sont fait rachetées par l’étranger : elles étaient dirigées par des polytechniciens ou des énarques, pas par des économistes financiers.

    Encore pire du côté belge : chez dexia c’était des politiques au CA (dont l’ineffable JL Dehaan, ex-premier ministre (4 ou 5 fois) , et ça veut dire ‘le coq’ en flamand )

  21. luberlu 7 novembre 2011 à 23:33

    IL ne faut surtout pas laisser les banques faire faillite car dans ce cas, on arrive à l’objectif ultime des pro europe et des pros banques privées.

    LA VENTE DU PATRIMOINE NATIONAL.


    Mais non, une banque est une société anonyme, ses actionnaires sont responsables à concurrence de la perte de la valeur de leurs actions.

    L’État n’est jamais responsable des dettes d’une banque, sauf si il décide volontairement de payer son passif.

    En ce qui concerne les emprunts d’État, ils n’offrent absolument pas en garantie le patrimoine de l’État.

    Il n’y a que par des actes volontaires du gouvernement d’un pays, que son patrimpoine peut être privatisé ou vendu pour ensuite donner l’argent à des créanciers.

    mais rien n’y oblige jamais. Un État n’est pas une entreprise, il n’y a pas de procédure de liquidation, ni d’autorité pour en exécuter une.

  22. PL24
    8 novembre 2011 à 00:39

    Il n’y a que par des actes volontaires du gouvernement d’un pays, que son patrimpoine peut être privatisé ou vendu pour ensuite donner l’argent à des créanciers.

    heu … ba

  23. PL24
    8 novembre 2011 à 00:39

    Il n’y a que par des actes volontaires du gouvernement d’un pays, que son patrimpoine peut être privatisé ou vendu pour ensuite donner l’argent à des créanciers.

    heu … ba c’est pas déjà ce qu’il ce passe en grèce ?
    ils ne sont pas en train de tout vendre ?

    vous croyez qu’un flanby ou qu’un sarko pipot ne sont pas capable de prendre la décision de vendre du patrimoine nationale pour renflouer une banque ?

    des gens capablent de redécorer le château de Versailles comme ils l’ont fait ces dernières années sont capablent de tout selon moi …. et ils n’ont peur de rien tout en ayant aucune conscience ….

    désolé, pour le premier message, une peau de bannane traînait sur mon clavier, mes doigts ont glissés :lol:

  24. Laisser les banques faire faillite.

    C’est ce que les vrais libéraux (capitalistes) ont toujours, l’État a faussé le jeu en sauvant sans cesse les mauvaises banques et en leur offrant un monopole de fait (trop grosses pour faire faillite).

  25. Le libéralisme anglo-saxon prétend bien de toujours laisser le marché faire et surtout ne pas intervenir.
    Donc, quand les banques ont des problèmes, il faut les laisser faire faillite. Et pourtant Obama & Co sont intervenus. Tous ces politiciens magouilleux ne doivent pas refiler aux Peuples souverains les patates chaudes de la mafia de la finance. La banque centrale européenne ne doit pas être la fosse septique des produits toxiques de la finance car c’est encore le Peuple qui devra payer. Les profits sont toujours privés et les dettes socialisées.
    Ca ne peut continuer. Cela mérite de les accroches à des crocs de bouchers.

  26. On a la mémoire courte : ce n’est pas la première fois qu’un Etat fait faillite : l’Espagne a fait faillite au XVI siècle ; la France en 1789 ;

    La solution a toujours été la même : lorsque, comme c’est la cas aujourd’hui en France et dans chacun des pays de l’union européenne, l’endettement par foyer est d’environ 100 000 euros ; que la dette souveraine devrait normalement être remboursée au plus sur dix ans ; soit 10 000 euros par an/foyer, environ 1000 euros par mois ; alors que chaque foyer cherhce chaque mois à peu près cette somme pour boucler son budget, que fait-on ?

    On spolie les créanciers. Mais pas en disant : vous n’aurez jamais rien ; non par étapes : la dette sera payée au tiers (révolution française) ou à 50% (crise grecque). mais en définitive , non la dette ne sera JAMAIS payée tout simplement parce que c’est insrmontable. On va juste gagner du temps pour permettre aux banques d’éponger leurs pertes, enfin les plus saines. Car les autres : tant mieux si elles font faillite, d’autres les remplaceront.

    la spoliation des créanciers a un cout : le pays est interdit de pret pendant au moins 20 ans et donc s’enfonce dans la stagnation et l’inflation. Ou la guerre.C’est ce qui s’est passé en 1793.

    Quand l’argent ne peut plus payer le prêt, le sang le fait à sa place.

    C’est cela “la dette souveraine”

  27. “en laissant les banques aller à la faillite. “Nous avons sauvé le pays de la banqueroute”
    CQFD …

  28. Les Islandais n’ont pas voulu payer les pots cassés des requins de la finance islandaise, et ont bien fait.
    Finalement, les contribuables anglois et néerlandais ont été remboursés, mais non pas par le peuple, qui a clairement dit non 2 fois de suite par référendum, mais par les banques eux même.
    Résultat : le pays se relève petit à petit, et ne commettra plus les mêmes erreurs. Un exemple à suivre !
    Ça me donne envie de chanter Lofsöngur tiens !

  29. @ Tirelire 8 novembre 2011 à 00:46

    heu … ba c’est pas déjà ce qu’il ce passe en Grèce ?
    ils ne sont pas en train de tout vendre ?

    vous croyez qu’un flanby ou qu’un sarko pipot ne sont pas capable de prendre la décision de vendre du patrimoine nationale pour renflouer une banque ?


    Bien sûr, le mouvement d’endettement artificiel des États s’est fait parallèlement au mouvement massif de privatisation.

    L’exemple typique en France est celui du ministre de l’Économie et des finances du gouvernement Balladur qui a lancé conjointement un grand emprunt d’État et une grande campagne de privatisation des banques, des entreprises publiques, des services publics.

    Ces cartels financiers sont les instigateurs des processus de fusions acquisition qui consistent à acheter une société ancienne et prospère qui possède des actifs très importants, une fois le contrôle pris, ils liquident tous les actifs (immeubles en centre ville, etc..), délocalisent la production dans un pays à bas coût, puis utilisent le gain de productivité acquis pour endetter au maximum l’entreprise pour se rembourser de l’argent avancé pour la prise de contrôle, et ensuite ils revendent la coquille vide endettée jusqu’au cou.

    Après avoir écumé les pays les plus développés et les plus anciennement industrialisés de l’Europe, en particulier la France, l’Angleterre et l’Italie, ces naufrageurs s’attaquent au secteur public, aux États qu’ils considèrent comme de grosses entreprises à attaquer et à passer à l’équarrissage.

    Donc ils ont placé à la tête des gouvernement et des ministères des agents à eux (en général des HEC qui ont fait une formation aux USA et l’ENA), ou des gens sans qualifications qui leur doivent tout et qui sont recrutés avec cette mission (comme Rachida Dati), dont la fonction est d’asphyxier les finances de l’État en mettant le budget en déséquilibre, et de privatiser et brader tout le patrimoine de l’État, puis de rapatrier l’argent en payant un tribut d’intérêt.

    Les gouvernements qui sont à la tête des nations européennes sont des pirates de la finance, chargés d’aborder les États, de les arraisonner, puis de les livrer à un pillage méthodique.

    Ce sont des stratégies parfaitement conscientes et volontaires qui ont été arrêtées dans des groupes de réflexion et prospectives comme le Bilderberg, la Trilatérale, et qui ont leurs relais institutionnels comme Le Siècle pour donner des feuilles de routes à leurs agents principaux (les inspecteurs généraux des finances et les ministres) et d’acheter les représentants qui risquent de se mettre en travers comme les syndicalistes ou certains députés.

    Absolument rien n’oblige les gouvernants à rester sous l’emprise du Front de la finance, ni à essayer de payer envers et contre tout, le tribut financier qu’ils imposent sous forme d’intérêt.

    Rien ne permet juridiquement aux créancier des États en cessation de paiement de les mettre en faillite et de se payer sur les actifs de son Domaine, car d’une part il n’existe aucun lien entre les dettes d’un État et ses actifs patrimoniaux comme c’est le cas dans le bilan d’une entreprise, d’autre part il n’existe aucune autorité semblable à un tribunal de commerce pour procéder à une liquidation.

    Toutefois, cette instance juridictionnelle est en cours de création sous une forme arbitrale, il s’agit du FSFE.

  30. Puisqu’on parle de l’Islande, je vais me faire plaisir:

    Ástandið var öðruvisi á landinu. Meirihlutinn af efasömu fjárfestingu kom frá erlendu aðilum. Þess vegna gátu Islendingar afneitað að tryggja lán á hendur erlenda aðila og láta fjárfestingabankanna fara á hausinn án alverlegu afleiðinga á sparifé islenskra rikisborgara.

    Traduction: La situation en Islande était différente. La majorité des créances douteuses était détenues par des entités étrangères. C’est pourquoi les islandais ont pu refuser d’assurer les prêts détenus par des entités étrangères et ont pu laisser les banques d’investissement faire faillite sans que cela ait des conséquences trop sérieuses sur les économies des épargnants islandais.

  31. Romandie a la mémoire courte et les lecteurs de Fortune, apparemment aussi.

    L’ancien premier ministre Geir Haarde ne manque pas d’air, en affirmant avoir “sauvé le pays de la banqueroute”, lui qui défendait la libéralisation cause de la bulle financière islandaise depuis les années 1990, avec toute la corruption révélée depuis lors :

    http://www.lefigaro.fr/international/2009/02/02/01003-20090202ARTFIG00040-l-islande-ebranlee-par-la-revolution-des-casseroles-.php

    La vérité, c’est que les trois banques concernées ont dû déposer le bilan parce que le gouvernement islandais (enfin, la banque centrale) n’avait pas les moyens de les renflouer, et qu’il les a d’ailleurs nationalisées (ce en quoi, en revanche, il a probablement eu raison, mais les Islandais ont-ils payé le juste prix ?) au lieu de les laisser disparaître :

    http://afp.google.com/article/ALeqM5gXBdli7RKI0J3TX-6g1_T3Sxk3Zg

    “les banques privées islandaises étant tellement plus importantes que l’économie domestique islandaise elle-même, et la Banque centrale d’Islande n’était pas en mesure de garantir le paiement des dettes contractées par les banques, le résultat en fut l’acculement des banques au dépôt de bilan, et finalement, à la nationalisation. Les réserves officielles de la Banque centrale à la fin septembre 2008 se montaient à 374,8 milliards de couronnes islandaises, à comparer avec les dettes cumulées des banques privées de 350,3 milliards de couronnes sur le marché des dettes à court terme.”

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_financi%C3%A8re_de_2008_en_Islande#D.C3.A9roulement

    S’il avait pu le faire, il les aurait renflouées, soyez-en sûrs.

    D’ailleurs, son successeur et le parlement ont ensuite voulu ensuite que les contribuables islandais remboursent les dettes d’Icesave, mais ont été contredits deux fois par référendum :

    http://fortune.fdesouche.com/10465-lislande-paiera-pour-ses-banques-quelle-le-veuille-ou-non

    http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9f%C3%A9rendum_islandais_sur_le_remboursement_de_la_dette_%282011%29

  32. “Trois ans après la crise, l’Islande se porte plutôt bien. Pour la première moitié de 2011, elle a enregistré une croissance de 2,5% et table sur 3% pour l’ensemble de l’année.”

    Après 3 ans de rigueur c’est le minimum ! Et quand on est à terre, on ne peut que se relever…

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