C’est l’une des plus grandes catastrophes écologiques au monde. Depuis plus d’un demi-siècle, une marée noire perpétuelle souille le delta du Niger. Une histoire qui a commencé en 1956 quand Shell, la compagnie historique, ouvrait son premier puits à Oloibiri.
Grands pouvoirs donnés à des gouvernements, sans contre-pouvoirs donnés aux peuples (afin de garder le contact avec ce gouvernement).
Eloignement.
Quand Louis XIV a fait aménager le Château de Versailles, il n’a pas fait autre chose : il s’est éloigné de Paris et de ses foules manipulables, créant un glacis de sécurité qui lui donnait les coudées franches pour mener ses politiques ; en contrepartie, il s’est coupé de son peuple, et cela s’est terminé par un coup d’état administratif [l'administration servant d'intermédiaire entre ses successeurs et le peuple] : 1789-1793.
Il faut toujours rester au contact même si c’est moins confortable que de s’isoler dans un Xanadu.
Dans le cas du Nigeria, il n’y a jamais eu de « contact ». Les dirigeants y ont grandi trop vite et ont bénéficié de l’appui de technologies étrangères [mercenariat] pour assoir leur pouvoir.
Dès lors, on ne peut ni empêcher une catastrophe de se produire, ni la faire cesser, ni la réparer.
(En France, aujourd’hui, je place l’installation massive de caméras de surveillance et le vote de la création d’une carte d’identité électronique sur la même pente « éloignement peuple/dirigeants »).
@ YannC
Vous avez tout à fait raison. Quand on a l’argent, le pouvoir, la préoccupation devient de vivre le plus vieux possible en conservant puis en transmettant.
La stratégie d’évitement ça nous ramène au néandertalien.
+1. Et rester au contact, le contraire d’une stratégie d’évitement, permet de garder le contrôle et d’éviter les malentendus et, ainsi, entretient la paix. «Si Vis Pacem Para Bellum.»
La marée noire au Nigéria, c’est surtout le fait que le pays va compter un demi milliard d’habitants d’ici 2100.