Transcription de la « Chronique de l’artisanat », par Benjamin Guillemaind dans le « Libre-Journal des Artisans » du 7 Octobre 2011, sur Radio Courtoisie.
Bonsoir aux auditeurs.
J’ai accepté de vous traiter cette chronique, car l’évolution de la situation suscite bien des observations, auxquelles le « Libre-Journal des Artisans » apporte des solutions, qui rompent avec le discours très universitaire des grosses têtes qui s’expriment sur Radio Courtoisie.
En effet, je suis souvent consterné par certaines analyses formulées ici et de solutions proposées à la crise actuelle. Crise qui est plus qu’une crise. C’est la fin d’un cycle. C’est un effondrement : l’effondrement d’un « système », installé il y a plus de deux siècles, dont les artisans ont été les premières victimes, et qui produit aujourd’hui tous ses effets. Un « système » qui est vicié en lui-même dans sa conception même de l’organisation sociale et auquel on se contente de n’apporter que des correctifs partiels pour en limiter les méfaits, sans réformer, ni changer le « système » lui-même.
Même des personnalités, qui sont d’excellents amis à Radio Courtoisie, qui ont compris la dérive culturelle, éducative, familiale, artistique, médicale, éthique… (Bravo ! à chacun), en même temps se tirent une balle dans le pied en se laissant gagner au libéralisme économique, qui est la cause première, la cause fondamentale de tous les autres désordres, qui s’enchaînent les uns aux autres. Très peu apportent de solutions d’ensemble pour changer le système.
Tout le discours libéral focalise le public sur l’emprise croissante de l’État, pendant que des pans entiers de l’économie se libéralisent. En tirant à boulets rouges sur l’État, on se trompe d’adversaire. Le problème n’est pas là : plus d’État… moins d’État… l’excroissance de l’État n’est qu’une conséquence du système libéral : dès lors qu’il n’y a plus face à face que l’individu et l’État, celui-ci se substitue aux corps intermédiaires où devraient normalement être prises les décisions être organisées les solidarités et les « économies » de chaque secteur professionnel. Tant que l’on n’a pas compris cela, on n’a rien compris à la situation. C’est un premier point.
Je voudrais maintenant attirer votre attention sur d’autres points, pour que les auditeurs de Radio Courtoisie ne se laissent pas entraîner et égarer vers des voies de garage.
L’ultra-libéralisme
Récemment j’entendais des intervenants traiter de la crise du livre : l’un en attribuait la cause à « l’ultra-libéralisme », qui ne met aucun frein à des ventes concurrentielles parallèles. Cette formule de « l’ultra-libéralisme » est souvent utilisée par d’autres invités, pour limiter leur hostilité aux méfaits évidents du libéralisme, comme s’il y avait un bon et un mauvais libéralisme. C’est exaspérant. L’autre intervenant, bien qu’il déplorât cette injustice commerciale, offre les colonnes de sa publication à un auteur qui termine toujours ses articles en vantant les vertus du marché : le marché ! le marché ! le marché !…, c’est-à-dire la concurrence sans limite doit tout résoudre. Ils n’ont pas compris que c’est la doctrine même du libéralisme qui est en cause. J’y reviendrai tout à l’heure. Ce n’est pas une question de degré, c’est une question de nature et de valeurs.
Corporatisme et populisme
D’autres emploient à tort et à travers les termes de corporatisme et de populisme. Ils qualifient de corporatisme des structures mafieuses, comme les syndicats du livre ou des dockers, ou encore des lobbies qui défendent des intérêts financiers très sectoriels. J’ai même entendu un jour quelqu’un assimiler le corporatisme au fascisme, au prétexte que les régimes nationaux-socialistes allemands et fascistes italiens avaient intégré les communautés naturelles corporatives à l’État. En sorte qu’avec de tels commentaires et une telle désinformation – même sur Radio Courtoisie – personne ne s’y retrouve plus.
Il a même fallu que le Pr. François-Georges Dreyfus, lors d’une émission d’août 2011 sur le Maréchal Pétain rectifie l’assertion en ce sens d’un intervenant de la première partie et rétablisse la vérité pour rappeler que sous Pétain le « corporatisme à la française » qui fut mis en œuvre (je précise bien : « à la française ») était dans la droite ligne de l’application de la Doctrine sociale de l’Église.
Soyons clairs : le corporatisme, c’est l’auto-organisation professionnelle, indépendante de l’État, pour assurer le BIEN COMMUN d’un métier, c’est-à-dire le bien vivre de ses membres, selon le principe de subsidiarité, et assurer des salaires décents.
Quant au populisme, c’est un courant d’origine centre-gauche, qui met en cause, à juste titre, les oligarchies, qui se sont installées dans le système de démocratie représentative et dirigent le pays par-dessus le peuple organisé. Mais avec le populisme, « le peuple » est considéré globalement dans son expression électorale et représente toujours les partis, composés d’individus et de classes en fonction de leur idéologie et du nombre de votants. On reste dans la démocratie du nombre. Les libéraux qui aujourd’hui dénoncent ces oligarchies, sont les premiers à en avoir créé les conditions, en considérant « le peuple » globalement hors de ses communautés naturelles.
De plus le populisme se réduit souvent au référendum d’initiative populaire. On est très loin de la démocratie directe où les communautés gèrent leurs propres affaires. Tant qu’on n’a pas compris ces mécanismes du libéralisme, qui a fondé nos institutions sur les individus regroupés en partis, on n’a rien compris au système, installé à la Révolution, avec la loi Le Chapelier, qui a aboli les communautés professionnelles avec leurs libertés pour édicter leurs propres lois privées.
Ce caractère individualiste du libéralisme a entraîné son expression dans la représentation parlementaire. C’est là aussi un aspect mal perçu de nos concitoyens. À la Révolution, on est passé d’une démocratie organique à une démocratie « représentative », où le député que vous élisez n’est plus votre avocat, mais devient « député de la Nation ». Il y a un député de la droite républicaine qui à chaque fois qu’il vient à Radio Courtoisie ne manque pas une occasion de rappeler ce caractère. Grâce à Radio Courtoisie, il ne cache pas sa couleur : il n’est pas là pour émettre vos souhaits ou doléances. Il est là pour représenter « la nation », l’intérêt de la nation, il « sublime la nation ». Au moins c’est clair.
Primauté du Bien Commun
Ainsi s’affirme nettement ce caractère individualiste qui s’est substitué à la notion de BIEN COMMUN. Toute la vie sociale, économique, politique s’organise autour de l’individu. En politique, on compte des individus-électeurs, regroupés en partis, qui définissent, la loi générale, l’intérêt général en fonction du nombre. En économie, c’est pareil. L’individu est libre de créer son entreprise, en fonction de son intérêt individuel, indépendamment du « bien commun » de ses collègues de même métier, qu’il peut concurrencer sans règles.
Il faut le redire inlassablement, la toute première cause du désastre actuel, le péché originel en quelque sorte, c’est la promotion de l’individu, l’individualisme libéral, qui considère l’individu hors de toute communauté.
Le Bien Commun a complètement disparu. Les libéraux ne parlent jamais de bien commun, mais d’intérêt général. Alors que dans la société traditionnelle, le bien commun est la fonction primordiale en fonction de laquelle on se détermine pour apprécier une situation. C’est d’ailleurs un point essentiel de la Doctrine sociale de l’Église. Tous les papes insistent beaucoup pour réhabiliter la notion de Bien Commun. Car elle prend en compte, non seulement les avantages matériels, les intérêts financiers, mais les valeurs éthiques, morales, culturelles, spirituelles : l’octroi par exemple d’un salaire décent, des conditions de travail décentes, en fonction des besoins familiaux, valeurs qui priment sur les avantages matériels.
Les quatre critères du libéralisme
Enfin dernier point pour comprendre le système et proposer des solutions cohérentes.
Quand on met en cause le libéralisme, certains objectent : seriez-vous contre la liberté d’entreprendre ? Comme si cette liberté était la seule en cause ?
1) Bien sûr que nous sommes – sur le principe – pour la liberté d’entreprendre. Mais pour les libéraux, adeptes de l’intérêt individuel, il ne doit y avoir aucune condition, aucune limite à son exercice. N’importe qui peut faire n’importe quoi, même sans compétence. L’entreprise, organe de combat et pilier de l’économie doit pouvoir prospérer, sans règle, grossir même au détriment des concurrents : toujours plus grand au nom de la liberté de concurrence et des lois du marché?
Alors que dans une économie de Bien Commun, une économie organique, c’est la profession (tous les membres de la profession associés, patrons et salariés) qui fixe les règles pour exercer un métier, garantir au consommateur une qualité de fabrication, et ne pas nuire à la liberté d’entreprendre des collègues.
2) La liberté d’entreprendre n’est pas le seul élément à mettre en cause dans le système libéral. Il y a la liberté des prix et des salaires. Les libéraux revendiquent la liberté totale en matière de prix. Dans un système fonctionnant en fonction du Bien Commun, il s’agit de fixer les règles de la concurrence pour que s’établisse un marché équitable, permettant un revenu décent et des conditions de travail conformes à la dignité des personnes.
Sans règle c’est la porte ouverte à la mondialisation, qui uniformise les économies de chaque pays; c’est la porte ouverte à la concurrence mondiale entre entreprises, qui tend à mettre sur un pied d’égalité le salarié chinois et français.
3) Le troisième aspect du libéralisme économique, c’est la liberté de circulation des hommes et des marchandises. Elle découle de la précédente liberté des salaires. C’est l’abolition des frontières, des douanes….
4) Quatrième aspect : c’est l’abolition des monnaies locales et nationales. Ce ne sont plus les États qui créent leur propre monnaie nationale. Ce sont les banques. Le système mondialisé est devenu incontrôlable.
On entend souvent sur Radio Courtoisie des émissions fort savantes sur l’endettement, d’économistes qui traitent de l’endettement : endettement de l’État, des collectivités locales des entreprises, des particuliers, comme le fléau majeur à combattre. Mais personne ne veut s’attaquer à la cause première de cette situation : le libéralisme économique et la création monétaire par les banques.
Pour conclure
La cause première de nos malheurs, c’est le libéralisme économique. Ce n’est pas le socialisme qui n’en est qu’une conséquence, dû au fait que le libéralisme, après avoir supprimé les corps intermédiaires naturels professionnels, composé de l’association patrons et salariés, a laissé face à face l’individu de l’État.
C’est à cette cause première qu’il faut s’attaquer en priorité, et non aux effets secondaires : l’endettement, la fiscalité, les taux de croissance, les taux d’intérêts, l’étatisation des charges sociales, le chômage, l’investissement… Il faut s’attaquer aux quatre critères rappelés tout à l’heure et remettre en cause le système globalement.
Et reconstituer la démocratie directe ou démocratie organique à partir des deux réformes fondamentales et de trois secondaires.
Deux réformes fondamentales :
1) Sortir du système des partis : en restaurant une représentation parlementaire, fondée sur les communautés naturelles : familles, professions, associations…
Sous l’Ancien Régime, cela s’appelait les États Généraux. En 1789, ils avaient doublé le nombre de députés du tiers état. Mais les révolutionnaires de la bourgeoisie s’empressèrent de supprimer l’institution, d’instituer le vote par tête, et non plus le vote par ordre, et de supprimer le « mandat impératif », fondement d’une démocratie organique….
2) Mutualiser l’économie, en rendant aux communautés de métier reconstituées (patrons et salariés associés), la maîtrise de leurs propres affaires. Cela implique une réforme des syndicats actuels de salariés, qui sont dans l’esprit du système libéral, des syndicats de classes. Il ne s’agit pas de les supprimer, mais de les remodeler leur donner davantage de pouvoir économique par profession, de façon à ce qu’elles soient de véritables corps intermédiaires entre l’État et les entreprises, capables de prendre des mesures économiques, par des accords et conventions négociées entre syndicats de patrons et de salariés. Cette mutualisation de l’économie tend à unir patrons et salariés d’une même profession pour assurer le Bien Commun de leurs membres.
Trois réformes secondaires : elles permettront de replacer l’homme comme « sujet » de l’économie, moteur de l’économie.
1) Relocaliser les économies, à l’échelon des États et des régions, de façon que chaque État ait son autonomie alimentaire, son autonomie financière, son autonomie industrielle avec un réseau très diversifié de petites entreprises.
2) Retour à la création monétaire par les banques centrales des États. Création d’un réseau de banques professionnelles, gérées paritairement par tous les membres de la profession.
3) Calcul des charges sociales sur la valeur ajoutée des productions – et non plus sur les salaires.
Il faut regretter de ne pas retrouver ces orientations fondamentales dans les programmes électoraux, alors qu’elles furent dans leur esprit général soutenues et proposées aux Français dans des projets antérieurs et par des personnalités de premier plan. Simone Weil préconisa la suppression des partis politiques. Le Maréchal Pétain avait préparé, comme il en avait reçu mission par Albert Lebrun en 1940, un projet de constitution pour rétablir en 1944 une république, fondée sur un Sénat organique. Pierre Poujade fut le seul en 1955 – 1960 à proposer les États Généraux, qui était le cœur de son programme. Le général De Gaulle en reprit l’idée d’un Sénat organique au référendum de 1969, qui n’eut pas l’agrément des autres partis en place.
Il n’y a cependant pas d’autre issue pour redresser la situation catastrophique de la France.

Puisque l’on part des causes véritables de notre malheur,
En voilà une autre approche qui, sans contredire totalement celle de notre artisan, l’éclaire différemment :
Dans une société, l’Homme peut se définir de quatre manières et seulement de l’une de ces quatre manières :
- L’Homme est « objet de Dieu » (Pharaon, les mayas, le meilleur des Mondes » : il n’a pas le droit de parler seulement de mourir pour son Dieu.C’est une société et une religion du sarifice.
- l’Homme est « sujet de Dieu » ou esclave de Dieu » (l’islam): l’Homme peut parler mais seulement pour obéir.En dehors de l’obéissance, c’est la mort.C’est une religion une société de l’obéissance.
- L’Homme est « Fils de Dieu », « fait à son image » ( judaisme, christiansme): l’Homme parle avec son dieu qui est aussi son Père, son Frère, son Ami. C’est une religion une société du consentement.
- l’Homme est « dieu à la place de dieu » ( sociétés agnostiques modernes, neo libéralisme) : l’homme ne parle et ne reconnait que lui-même, même plus son prochain. (l’ennemi c’est l’autre disait Sartre) C’est une religion, société narcissique, hedoniste.Elle ne parle pas. Elle s’admire. Quand elle parle c’est pour s’insulter réciproquement : en effet, chacun étant un dieu dans cette société, chacun trouve, au regard de sa déité, ne pas assez recevoir et déjà trop donner.
Donc la première question n’est pas celle de l’artisan quoiqu’il ait posé de bonnes questions.
Mais plus tragiquement de svoir si « L’homme Dieu » correspond à notre véritable destinée ou plutôt celle de « L’Homme fils de Dieu » comme nous nous en étions persuadés depuis 2000 ans ?
Notre réponse date de 2000 ans mais la question elle, est vieille d’Adam et Eve, car, c’était pour devenir eux aussi des dieux, qu’ils ont mangé la pomme, …
…et nous ont ainsi foutu dans la merde
Comme nos neo libéraux, leurs dignes descendants !
Je trouve intéressantes ces évocations du corporatisme, mais je reste perplexe parce que la concurrence me semble une bonne chose, source d’innovation et d’efforts.
Quand une corporation ayant un monopole sur quelque chose s’organise de telle façon que ses membres ne fournissent pas un service satisfaisant, quel mécanisme résout ce problème ?
Par ailleurs, si la corporation en tant que garante d’un certain niveau de qualité apporte quelque chose, ce quelque chose ne peut-il pas être apporté par des labels, répondant à des chartes, etc. ?
Coincoin
Où placez-vous dans votre schéma les sociétés européennes antiques, par exemple Athèes au 5e siècle avant JC ?
Le corporatisme est aussi la porte grande ouverte aux népotismes, aux cartels et foncièrement anti-démocratique.
Donc: Protéger et encourager les artisans et travailleurs indépendant Français, oui. Laisser cette catégorie décider seule de ce qui la regarde, pas top.
Oui, les corporations, cela parle à notre ame sa douce langue natale…
Mais l’intérêt commun est-il corporation-compatible? et à l’envers, le sens de l’interet commun est-il encore assez vigoureux pour abandonner à des corporations la liberté de réguler ses prix, ses libertés et contraintes?
Par exemple, prenons le cas de la corporation des tailleurs. Son siège serait dans le quartier du Sentier. Il fixerait librement et dans la concertation avec chacun de leurs membres les prix des articles produits. La concurrence entre compagnons serait contrôlée. Et la production des tailleurs non membres de la corporation serait bannie. Dans le cadre d’une parfaite démocratie interne, cette honorable corporation définirait le nombre des compagnons admis en son sein. Elle définirait les qualités qui permettraient ou non de se dire « de la confection »…
Aïe aïe aïe! la douce France que celle des corporations…
Bon texte, qui fait la part des choses. Je n’aurai pas la prétention d’y ajouter mon grain de sel. j e vais le relire tranquillement. Dommage que le podcast ne soit pas disponible.
Dommage, ça partait bien ce texte, puis vient « J’ai même entendu un jour quelqu’un assimiler le corporatisme au fascisme » et là on réalise que l’auteur n’exprime pas un avis lucide mais une opinion orientée.
C’est en effet Mussolini qui a dit « Le fascisme, c’est le corporatisme », c’est-à-dire « l’auto-organisation professionnelle de l’Etat pour assurer SON BIEN (L’Etat étant ainsi privatisé), c’est-à-dire le bien vivre de ses membres ».
Cette impression devient certitude quand l’auteur dit « Quant au populisme, c’est un courant d’origine centre-gauche » où c’est simplement n’importe quoi, du parti-pris comme celui de notre ami Coincoin qui passe sur le sang versé pour se débarrasser de l’emprise obscurantiste de l’Eglise pour nous convaincre de la supériorité de SON dogme.
Le Vatican, puissance occulte richissime à l’avant-garde de la mise en esclavage de l’humanité dans le mondialisme, appréciera à sa juste valeur cet homme qui, par refus de savoir en préférant croire (c’est plus confortable), le soutient ainsi dans son entreprise de destruction des nations et de leurs cultures originelles.
Ignorez-vous, Coincoin, que le christianisme a détruit toutes les cultures originelles européennes?
Qu’il est soutient absolu (évidemment, son pouvoir étant absolu puisqu’il se prétend, au nom du christ, propriétaire du monde) de l’immigration?
@coincoin et prairies
D’accord avec Prairies : que faites vous du modèle grec où les dieux n’étaient que des « supports » à la pensée et au fonctionnement des sociétés.
Je vois pas comment le corporatisme pourrait être appliqué à l’industrie lourde genre sidérurgie, tellement les préoccupations des patrons sont loin de celles des salariés.
Au niveau artisanal, c’est le retour en force des loges.
Avec leur rituel et leur sélections qui privilégie les relations aux compétences.
Merci pour ce beau texte; petit à petit, à reculons, pas à pas, contraint et forcé par la dictature de la réalité et des faits, la Vérité, on y vient ! Merci aussi à coin-coin pour son admirable commentaire !
« Un jour, le monde sera sauvé par l’artisanat »
@ LeSerged 27 octobre 2011 à 10:32
Ignorez-vous, Coincoin, que le christianisme a détruit toutes les cultures originelles européennes?
—-
Vous êtes sûr que ce n’est pas le contraire ?
Qui a recueilli tous les anciens textes celtes irlandais, leur droit, leurs légendes, leur langue, leur folklore ? Vous connaissez Saint Patrick ?
Qui a conservé tous les anciens lieux de culte et de pélérinage antique, les fana gaulois, le lieu des capitales des cités gauloises et leurs frontières pour en faire les diocèses?
Qui a recueilli et sauvé tous les textes de la littérature antique, sinon les moines ?
Qui a recueillis les langues, le droit, le folklore des peuples amérindiens, d’extrême-Orient, créé des grammaires et des alphabets. ce sont les jésuites qui ont inventé l’ethnographie, l’ethnologie, l’archéologie (par exemple les 13 articles sur l’art de la guerre de Sun Tsé ont été recueilli et traduits par un jésuite au XVIIe).
Qui a recueilli le livre perdu de la Torah, le Zend Avestia ?
Vous ne sauriez rien sur les cultures originales européennes que vous évoquez, sans l’église catholique et ses ordres religieux.
L’Église a toujours respecté les traditions, les langues, les folklores, elle a toujours défendu les nations.
France : la rechute implacable
« Faire maigrir l’Etat n’est pas la potion miracle pour retrouver la forme. Ceci est d’autant plus vrai que notre tissu productif va terriblement avoir besoin du soutien public pour se développer, innover et rebondir. »
http://www.xerfi.fr/etudes/Xerfi-Previsis-octobre-2011.pdf
Source ?
De toute façon, sous le fascisme, ce n’est pas le même corporatisme que sous l’Ancien Régime :
« Mussolini mène [...] une politique dirigiste : grands travaux, protectionnisme, stimulation de la consommation, constitution de monopoles, encadrement et restriction des droits des ouvriers, bataille du blé.
Le corporatisme est institué : un système de guildes qui encadre les relations patrons/ouvriers et salariés afin qu’ils planifient l’économie dans l’intérêt général : ministère des Corporations, Conseil national des Corporations, Chambre des Faisceaux et Corporations.
Au premier abord, ce corporatisme fait songer à la doctrine de l’Action française, à la théorie des corps intermédiaires ; aussi la doctrine de Mussolini était-elle mentionnée avec éloges par toute une fraction de la droite française qui ne dissimulait pas son hostilité à l’Allemagne hitlérienne. En fait le corporatisme fasciste ne ressemblait que superficiellement au corporatisme de l’Action française, qui était essentiellement un moyen de contrebalancer l’influence de l’État. Les corporations italiennes, au contraire, sont au service de l’État. Comme dit Gaëtan Pirou, « il s’agit beaucoup moins d’un système auto-organisateur des intérêts économiques que d’une ingénieuse présentation derrière laquelle s’aperçoit le pouvoir politique, qui exerce sa dictature sur l’économie comme sur la pensée ». Il s’agit moins d’un corporatisme analogue à celui de l’Ancien Régime que d’une théorie de l’État corporatif. Les institutions corporatives ne font qu’attester la domestication des intérêts économiques. Le mot de corporation, pour Mussolini, doit être pris dans son sens étymologique de « constitution en corps », cette constitution en corps qui est la fonction essentielle de l’État, celle qui assure son unité et sa vie. »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fascisme#Le_corporatisme_fasciste.2C_mis_en_place_.C3.A0_partir_de_1925
Je suis libéral, mais pas ultra-libéral (encore moins libertarien, bien que ça me rendrait service, pour le grand nettoyage).
Un marché est très rapidement biaisé, un marché n’est pas plus juste que les inégalités apparaissant du fait de notre naissance (comparée aux autres).
L’un de ces biais qui font du tort aux artisans et à leur savoir-faire est abordé par Ackerloff . En effet dans Market for Lemons (marché d’épaves), il explique comment notamment l’asymétrie d’information peut influencer la qualité de l’offre sur un marché. Il montre qu’en situation d’information imparfaite, le marché des voitures d’occasion va finir par ne proposer que des épaves. Tous les vendeurs de voitures d’occasion de qualité vont être « chassés » par les vendeurs de véhicules de piètre qualité, certes moins chers (sur le principe de la mauvaise monnaie chasse la bonne, loi de Gresham – 16ème siècle). Par des bas prix, le marché se voit composer d’offres de piètre qualité. Le corporatisme ne peut pas être condamné, ici, seule « la main invisible » trahit.
Justement, en son temps, Saint Thomas d’Aquin a expliqué qu’il n’est pas condamnable de profiter d’une asymétrie d’information, cependant faut-il savoir à partir de quel moment il y a entente illicite, conspiration trompeuse.
L’importance du corporatisme auquel est strictement lié l’excellence dans ses activités artisanales ne peut pas être minimisée. Le corporatisme cité (dans ce bon article) a disparu au profit d’autres communautarismes, qui sont des entraves bien plus dangereuses que l’angle de protection du consommateur. Nous ne sommes pas que des êtres avides de consommation … imbécile, manipulés par des « marketers » (souvent marrants, mais, eux, réellement bas du front). L’angle de la protection du consommateur et de l’Etat nounou est bien ce qui nous amène à accepter des gentils zimmigrés (extra-européens de préférence) pour financer nos retraites, notre croissance (renouvellement des consommateurs), … les Japonais se distinguent de nous sur ce point, un matérialisme bien moins ras des pâquerettes et un artisanat privilégié et vénéré. Ce positionnement culturel est capital pour comprendre ce que n’ont pas saisi les institutions économiques internationales à propos du pays du Soleil Levant, c’est-à-dire une situation de déflation, de baisse de l’indice Nikkei sur plus d’une quinzaine d’années. Leur développement est ailleurs que dans l’inflation, …
@LeSerged
Quel mélimélo ! Condamner le Vatican (que je considère depuis belle lurette comme une mafia profitant de la naïveté de leurs ouailles : là, c’est mon avis), en arriver aux catholiques (qui ne sont pas tous romains) et finalement au christianisme. Très adroit en première lecture, mais totalement faux. Et là, ce n’est pas un point de vue, c’est un constat !
Eh ben, non seulement Fortune est considéré comme « anti libéral », mais également comme « réactionnaire »
Très bon texte. A sauvegardé!
Boreas
27 octobre 2011 à 12:39
+1
Attention, le sens du mot « corporation » a évolué au gré des époques.
@PL24
+1000
Marre des incultes qui se la ramènent!!!
PL24 impérator
non mais vous rigoler ?
l’église est la plus grande catastrophe pour le monde blanc !
et puis c’est quoi cette connerie : « Qui a recueilli le livre perdu de la Torah, le Zend Avestia ? »
le livre écrit par zoroastre, un initié perse, un Mage, c’est d’ailleurs de leur fonction que provient le mots Francais magie, science de la réalité complète, en gros depuis descarte nous sommes borgne du cerveau, on ne croit que se qu’on voit, bon cette philosophie a un bug : les odeurs , la musique ne se voient pas… la magie utilise des forces invisibles aux yeux du vulgaire mais elle existe et continuera d’exister.
« Qui a recueilli tous les anciens textes celtes irlandais, leur droit, leurs légendes, leur langue, leur folklore ? Vous connaissez Saint Patrick ? »
euh saint patrick a juste remplacé le Heimdall de la mythologie européene mais comme toute imitation …c’est de la merde .
Vous connaissez le dicton :l’habit ne fait pas le moine .
oui des « chrétiens » ont recueilli les mythes mais isl n’étaient pas forcément chrétien, c’était juste la seule façon de pouvoir le faire tranquillement, ils s’infiltrèrent, que fait le berger avec ses moutons ? dans la vraie vie.
« Qui a recueillis les langues, le droit, le folklore des peuples amérindiens, d’extrême-Orient, créé des grammaires et des alphabets. ce sont les jésuites qui ont inventé l’ethnographie, l’ethnologie, l’archéologie »
étudier le genre humain comme on étudie un insecte, c’est vraiment digne du message du christ, et puis les jésuites …avec leur sophisme et leur scolastique qui sent le renfermé intellectuel, c’est la scolastique qui a ruiné la pensée occidentale du moins ce fut une belle entrave, les gaulois avaient des piscine chauffées, des hamams, ils utilisaient des soins bio pour leur peaux et cheveux, les femmes étaient égales aux hommes, elles étaient les diplomates, se battaient, étaient pretresses bien loin du statue de la femme du moyen âge : un seul fait : elle n’avaient pas le droit de monter a califourchon sur un cheval, faite de la moto en amazone .
« Qui a conservé tous les anciens lieux de culte et de pélérinage antique, les fana gaulois, le lieu des capitales des cités gauloises et leurs frontières pour en faire les diocèses? »
ah donc quand une église devient une mosquée c’est pour la conserver ? quand une armée enleve le drapeau adverse et y met le sien,c’est pour conserver l’endroit ?
il ny’ avait aucune volonté de conserver quoi que ce soit, c’etait de l’expropriation spirituel, nos temples étaient construient sur des lieux tellurique, leur architectures permettaient de capter les energies cosmique et de les restituer grace aux rituels, chose que l »église a copier dans la magie égyptienne, et oui leculte de jésus et de marie n’est qu’une parodie des mythes égyptiens, mais une parodie castrée …
« Vous ne sauriez rien sur les cultures originales européennes que vous évoquez, sans l’église catholique et ses ordres religieux. »
.
nON mais tu fumes quoi là ? c’est grave mec, va faire un tour dehors, ouvre la fenêtre, change de chaussettes, y’a quelque chose qui empeche ton cerveau d’être irrigué .
tu viens de le dire toi même , les cultures originales ! donc qu’est ce que le christianisme ? un implant ? donc qui est le chirurgien ? qui était saint paul aka saul de tarse le rabbin …
mais ne t’en fais pas,on s’est tout ce qu’il faut sur notre culture et la manière de la vivre, ne prend pas ton cas pour une généralité, peut être est tu chértien par défaut
« L’Église a toujours respecté les traditions, les langues, les folklores, elle a toujours défendu les nations. »
ahahhahahaha ! léglise a fonctionné comme la république l’a fait dans le dix neuvieme siecle, elle a détruit tout ce qui pouvait s’opposer a elle, elle tolère les nations qui sont sous son joug les autres peuvent allez en enfer, l’afrique est un bon exemple.
la société ou l’homme se divise en trois plans : spirituel, mentale et physique
l’église catholique(universelle en latin ou grec je sais plus) a tenté de détruire notre culture indigene pour nous empecher d’acceder au divin, elle a parasiter la relation de l’homme a dieu, elle a inventé un truc qui s’appelle le dogme , une histoire qui est en faite une allégorie mais dont il est interdit de nier la véracité !!! bref elle a remplacer le savoir par la croyance, croire au pere noel et savoir qu’il n’existe pas ..un gouffre.
ensuite marxisme : destruction de toute pensée intelligente —> antifascisme , interdiction de poser la question racial, inversion des valeurs, le criminel est la victime de la société , le fait que la moitié des noirs ont un Qi en dessous de la normal, bon heureusement ce seuil fut descendu a 70 au lieu de 85, ouf !
et physique : sionisme , promotion du métissage par tous les vecteurs culturels (médias, cinéma, musique, théatre, publicité, people etc )
donc la question est : qui veux nous détruire ? euh je la repose : qui nous détruit ?
nous sommes colonisé, ruiné, il ne reste que 2% de femmes blanches en âge d’enfanté, le taux de fécondité est de 1.2 soit une baisse de quarante pour cent par génération.
en 1900 : un terrien sur quatre était blanc , dans cent ans même pas 5% mais les noirs seront presque deux milliards … des zimbabué un peu partout ..financé par l’aide humanitaire et une immigration encore plus massive sachant que si nous fermions les frontiere aujourd’hui, rien qu’avec leur démographie ils nous mangent dans trente ans, c-a-d que nous sommes d’or et déja minoritaire virtuellement, c’est un fait mathématique et vous savez ce qui arrive au peuple indigène qui deviennent minoritaire … les lois de la nature sont incontournables .
en gros nous sommes selon les critères écolo une espèce en voie de disparition .
alors revenez dans la réalité et arrêter de dire autant d’âneries en un seul post, surtout que d’habitude j’éprouve de la satisfaction a lire votre prose c’est pourquoi je vous répond.