Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP) du 15 octobre 2011

Comme anticipé par le LEAP, le second semestre 2011 voit le monde continuer sa descente infernale dans la dislocation géopolitique globale caractérisée par la convergence des crises monétaire, financière, économique, sociale, politique et stratégique. Après une année 2010 et un début 2011 qui aura vu le mythe d’une reprise et d’une sortie de crise voler en éclats, c’est désormais l’incertitude qui domine les processus de décision des Etats comme des entreprises et des individus, générant inévitablement une inquiétude croissante pour les années à venir.
Le contexte s’y prête particulièrement : explosions sociales, paralysie et/ou instabilité politique, retour de la récession mondiale, peur sur les banques, guerre monétaire, disparition de plus d’une dizaine de milliers de milliards de dollars d’actifs-fantômes en trois mois, chômage durable et en hausse généralisée…
C’est d’ailleurs cet environnement financièrement très insalubre qui va générer la « décimation (1) des banques occidentales » au cours du premier semestre 2012 : avec leur rentabilité en chute libre, leurs bilans en pleine déconfiture, avec la disparition de milliers de milliards de dollars d’actifs, avec des Etats poussant de manière croissante à la réglementation stricte de leurs activités (2), voire à leur mise sous tutelle publique et avec des opinions publiques de plus en plus hostiles, l’échafaud est désormais dressé et au moins 10% des banques occidentales (3) vont devoir y passer dans les prochains trimestres.
Pourtant, dans cet environnement de plus en plus chaotique en apparence, des tendances se dégagent, des perspectives parfois positives apparaissent… et surtout, l’incertitude est beaucoup moins forte qu’on ne pourrait le croire, pour peu qu’on analyse l’évolution du monde avec une grille de lecture du monde-d’après-la-crise plutôt qu’avec les critères du monde-d’avant-la-crise.
Dans ce numéro, notre équipe présente également ses anticipations 2012-2016 des « risques-pays » pour 40 Etats, démontrant qu’on peut décrire les situations et identifier les tendances lourdes à travers le « brouillard de guerre » actuel (4). Dans un tel contexte, cet outil d’aide à la décision s’avère très utile pour l’investisseur individuel comme pour le décideur économique ou politique. Notre équipe présente également l’évolution du GEAB $ Index et ses recommandations (or-devises-immobilier), y compris bien entendu les moyens pour se protéger des conséquences de la prochaine « décimation des banques occidentales ».
Pour ce communiqué public, notre équipe a choisi de présenter un extrait du chapitre sur la décimation des banques occidentales au premier semestre 2012.
Premier semestre 2012 : décimation des banques occidentales
En fait, il va s’agir d’une triple décimation (5) qui culminera avec la disparition de 10% à 20% des banques occidentales au cours de l’année à venir :
- une décimation de leurs effectifs
- une décimation de leurs profits
- et enfin, une décimation du nombre des banques. Elle s’accompagnera bien entendu d’une réduction drastique de leur rôle et de leur importance dans l’économie mondiale et affectera directement les établissements bancaires des autres régions du monde ainsi que les autres opérateurs financiers (assurances, fonds de pension…).
Un exemple de communication bancaire en temps de crise systémique globale : Intesa SanPaolo se place par rapport à ses concurrents européens en matière de stress tests (et par rapport à la première victime : Dexia) (6)
Notre équipe pourrait aborder ce sujet comme les médias anglo-saxons, le président des Etats-Unis et ses ministres (7), les experts de Washington et de Wall Street, et plus généralement les grands médias (8) le font ces derniers temps à propos de tous les aspects de la crise systémique globale, c’est-à-dire en disant : « C’est la faute de la Grèce et de l’Euro ! ». Cela aurait évidemment comme vertu de réduire à quelques lignes cette partie [de notre publication] et de supprimer toute velléité d’analyse d’éventuelles causes aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou au Japon.
Mais, sans surprise pour nos lecteurs, ce ne sera pas le choix retenu par le LEAP (9). Etant le seul think-tank à avoir anticipé la crise et prévu plutôt fidèlement ses différentes phases, nous n’allons pas en effet abandonner aujourd’hui un modèle d’anticipation qui fonctionne bien au profit de préjugés dépourvus de toute capacité prédictive (n’oublions pas que l’Euro se porte toujours bien (10) et que l’Euroland vient de réaliser son petit exploit d’enchaîner en six semaines les 17 votes parlementaires nécessaires pour renforcer son fonds de stabilisation financière (11)).
Alors, plutôt que de répercuter de la propagande ou du « prêt-à-penser », restons fidèle à la méthode d’anticipation et collons à une réalité qu’il nous faut dévoiler pour pouvoir la comprendre (12).
En l’occurrence, depuis des lustres, quand on pense « banques », on pense avant tout à la City de Londres et à Wall Street (13). Et pour cause, depuis plus de deux siècles pour Londres, et près d’un siècle pour New York, ces deux villes sont les deux cœurs du système financier international et les tanières par excellence des grands banquiers de la planète. Toute crise bancaire mondiale (comme tout phénomène bancaire d’envergure) prend donc sa source dans ces deux villes et y termine sa course aussi, puisque le système financier mondial moderne est un vaste processus d’incessants recyclages de la richesse (virtuelle ou réelle) développée par et pour ces deux villes (14).
La décimation des banques occidentales qui débute et va se poursuivre dans les prochains trimestres, phénomène d’ampleur historique, ne peut donc se comprendre et se mesurer sans analyser avant tout le rôle de Wall Street et Londres dans cette débâcle financière. La Grèce et l’Euro y jouent indéniablement un rôle comme nous l’avons analysé dans des GEAB précédents, mais ce sont ceux de facteurs déclencheurs : la dette de la Grèce, ce sont les turpitudes bancaires d’hier qui explosent sur la place publique aujourd’hui ; l’Euro, c’est l’aiguillon de l’avenir qui perce la baudruche financière actuelle. Ce sont les deux doigts qui pointent le problème ; mais ils ne sont pas le problème. C’est ce que sait le sage et ce qu’ignore l’idiot d’après le proverbe chinois (15).
Pour anticiper l’avenir des banques occidentales, c’est en effet à Londres et Wall Street qu’il faut regarder, car c’est tout simplement là que le troupeau bancaire se rassemble et vient boire sa dose de dollars chaque soir. Et l’état du système bancaire occidental peut se mesurer à travers l’évolution des effectifs des banques, de leur profitabilité et de leurs actionnaires. De ces trois facteurs on peut déduire assez directement leur aptitude à survivre ou disparaître.
La décimation des effectifs des banques
Commençons donc par les effectifs ! En la matière le tableau est bien sombre pour les employés du secteur bancaire (et même désormais pour les « stars du système bancaire ») : Wall Street et Londres annoncent sans interruption depuis la mi-2011 des licenciements massifs, relayés par les centres financiers secondaires comme la Suisse et les banques eurolandaises ou japonaises. Ce sont au total plusieurs centaines de milliers d’emplois bancaires qui ont disparu en deux vagues : 2008-2009 d’abord, puis depuis la fin du printemps de cette année. Et cette seconde vague monte en puissance au fur et à mesure des mois qui passent.
Avec la récession globale désormais en cours, l’assèchement des flux de capitaux vers les USA et le Royaume-Uni consécutifs aux changements géopolitiques et économiques en cours (16), les immenses pertes financières de ces derniers mois, et les réglementations en tout genre qui progressivement « cassent » le modèle banco-financier ultra-profitable des années 2000, les dirigeants des grandes banques occidentales n’ont plus le choix : il leur faut à tout prix limiter leurs coûts au plus vite et dans des proportions importantes.
La solution la plus simple (après celle consistant à surfacturer les clients) est donc de licencier des dizaines de milliers d’employés. Et c’est ce qui se passe. Mais loin d’être un processus maîtrisé, on constate que tous les six mois ou presque, les dirigeants des banques occidentales découvrent qu’ils avaient sous-estimé l’ampleur des problèmes et qu’ils sont donc obligés d’annoncer de nouveaux licenciements massifs. Avec le perfect storm politico-financier qui s’annonce aux Etats-Unis pour novembre et décembre prochains (17), le LEAP anticipe ainsi une nouvelle série d’annonces de ce type dès le début 2012.
Les cost-killers du secteur bancaire ont de beaux trimestres devant eux quand on voit que Goldman Sachs, qui est également directement concerné par cette situation, en est réduit à limiter le nombre de plantes vertes dans ses bureaux par souci d’économies (18). Or, après les plantes vertes qu’on éradique, ce sont généralement les pink slips (19) qui fleurissent.
La décimation du nombre des banques
D’une certaine manière, le système bancaire occidental ressemble de plus en plus à la sidérurgie occidentale des années 1970. Ainsi les « maîtres des forges » s’étaient crus les maîtres du monde (contribuant d’ailleurs activement au déclenchement des guerres mondiales), tout comme nos « grands banquiers d’affaires » se sont pris pour Dieu (à l’instar du PDG de Goldman Sachs) ou au moins pour les maîtres de la planète. Et l’industrie sidérurgique fut le « fer de lance», la « référence économique absolue », de la puissance pendant plusieurs décennies. On comptait la puissance en dizaines de millions de tonnes d’acier comme on a compté ces dernières décennies la puissance en milliards de dollars de bonus pour dirigeants et traders des banques d’affaires.
Et puis, en deux décennies pour la sidérurgie, en deux/trois ans pour la banque (20), l’environnement a changé : concurrence accrue, profits qui s’effondrent, licenciements massifs, perte d’influence politique, fin des subventions massives et in fine nationalisations et/ou restructurations accouchant d’un secteur minuscule par rapport à ce qu’il était à son heure de gloire (21). D’une certaine manière donc, l’analogie vaut pour ce qui attend en 2012/2013 le secteur bancaire occidental.
Evolution des cours (et donc des pertes du contribuable britannique) de RBS et Lloyds, suite aux rachats partiels par l’Etat – Source : Guardian, octobre 2011
A Wall Street, déjà Goldman Sachs, Morgan Stanley, JPMorgan avaient dû se transformer soudainement en « banques normales » pour être sauvées en 2008. A la City, l’état britannique a dû nationaliser toute une partie du système bancaire du pays et à ce jour le contribuable britannique continue à en supporter le coût puisque les cours des actions des banques se sont effondrés à nouveau en 2011 (22). C’est d’ailleurs l’une des caractéristiques du système bancaire occidental dans son ensemble : ces opérateurs financiers privés (ou cotés sur les marchés) ne valent pratiquement plus rien. Leur capitalisation boursière s’est envolée en fumée.
Cela crée bien entendu une opportunité de nationalisation à faible coût pour le contribuable dès 2012, car c’est le choix qui va s’imposer aux Etats, aux Etats-Unis comme en Europe ou au Japon. Que ce soit par exemple Bank of America (23), CitiGroup ou Morgan Stanley (24) aux Etats-Unis, RBS (25) ou Lloyds au Royaume-Uni (26), la Société Générale en France, Deutsche Bank (27) en Allemagne ou UBS (28) en Suisse (29), certains très grands établissements, « too big to fail » (trop gros pour tomber) vont tomber. Ils seront accompagnés par toute une série de banques moyennes ou petites comme par exemple Max Bank qui vient de faire faillite au Danemark (30).
Face à cette « décimation », les moyens des Etats seront rapidement dépassés, surtout en cette période d’austérité, de faible rentrée fiscale et d’impopularité politique du sauvetage bancaire (31). Les dirigeants politiques vont donc devoir se concentrer sur la préservation des intérêts des épargnants (32) et des employés (deux aspects à fort potentiel électoral positif) au lieu de sauvegarder l’intérêt des dirigeants et des actionnaires des banques (deux aspects à fort potentiel électoral négatif et dont le précédent de 2008 a démontré l’inutilité économique (33)).
Cette situation entraînera un nouvel effondrement des cours des valeurs financières (y compris les assurances jugées très « proches » du contexte bancaire) et accroîtra le désarroi des hedge funds, fonds de pension (34) et autres opérateurs traditionnellement très imbriqués avec le secteur bancaire occidental. Nul doute que cela ne fera que renforcer le contexte récessionniste général en limitant d’autant les prêts à l’économie (35).
Evolution de la dette publique globale (1990-2010) en % du PNB (à taux de change constant 2010) – Sources : BRI / McKinsey, août 2011
Pour simplifier la vision de cette évolution, on peut dire que le marché bancaire occidental réduisant considérablement son périmètre, le nombre d’acteurs sur ce marché est obligé de diminuer en proportion. Dans certains pays, en particulier ceux où les très grandes banques accaparent 70% ou plus du marché bancaire, cela va se traduire inévitablement par la disparition de l’un ou l’autre de ces très gros acteurs … quoiqu’en disent leurs dirigeants, les stress tests ou les agences de notation (36).
Si l’on est actionnaire (37) ou client des banques qui risquent de s’effondrer au premier semestre 2012, il y a bien entendu des précautions à prendre. Nous en présentons plusieurs au sein des recommandations de ce numéro.
Si l’on est dirigeant ou employé de ces établissements, les choses sont plus compliquées car il est désormais trop tard, selon le LEAP, pour éviter ces banqueroutes en série ; et le marché de l’emploi bancaire est saturé du fait des licenciements massifs. Cependant, voici un conseil de notre équipe si vous êtes employé de ces établissements : si on vous fait une offre de départ volontaire intéressante, saisissez-la car d’ici quelques mois, les départs ne seront plus volontaires et se feront dans des conditions peu favorables.
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Notes :
(1) La décimation était un châtiment militaire romain consistant à punir de mort un légionnaire sur dix quand l’armée avait fait preuve de lâcheté au combat, de désobéissance ou de comportement inacceptable. Le système romain de décimation fonctionnait par tirage au sort.
(2) Des réglementations qui amputent fortement les activités les plus lucratives des banques. Source : The Independent, 12 octobre 2011
(3) Notre équipe estime la proportion plutôt entre 10% et 20%.
(4) Brouillard de guerre auquel les médias dominants contribuent d’ailleurs fortement au lieu d’essayer de clarifier la situation.
(5) En prenant le sens de décimation au sens large, c’est-à-dire, une diminution brutale pouvant être largement supérieure aux 10% de l’époque romaine.
(6) Pour le LEAP, ce type de classement ne présage en rien des événements puisque le choc en cours est très largement supérieur en intensité et en durée aux hypothèses des stress tests. Et cela vaut également pour les banques américaines bien entendu.
(7) Tout est bon désormais pour Barack Obama, en difficile position pour la future élection présidentielle du fait de son bilan économique catastrophique et de la déception profonde d’une grande partie de son électorat de 2007 du fait de ses multiples promesses non tenues. Il doit à tout prix essayer de rejeter sur n’importe qui ou n’importe quoi l’état désastreux de l’économie et de la société américaine. Alors pourquoi pas la Grèce et l’Euro ? Quand cela ne marchera plus (d’ici un ou deux mois), il faudra trouver autre chose mais la gestion à courte vue étant une spécialité de l’administration Obama, nul doute que le fidèle relais de Wall Street qu’est Timothy Geithner, son ministre des finances, trouvera une autre explication. En tout cas, cela ne sera pas la faute de Wall Street, avec lui on peut au moins être certain de cela. Sinon, l’administration Obama pourra toujours ressortir le « spectre iranien » pour tenter de détourner l’attention des problèmes internes aux Etats-Unis. C’est d’ailleurs ce qui semble être d’actualité avec l’histoire abracadabrante de la tentative d’assassinat de l’ambassadeur saoudien à Washington par les narcotrafiquants mexicains payés par des services iraniens. Même Hollywood hésiterait devant l’improbabilité d’un tel scénario ; mais pour sauver le soldat « Wall Street » et tenter une réélection, que ne ferait-on pas ? Sources : Huffington Post, 26 juillet 2011 ; NBC, 13 octobre 2011
(8) Ces grands médias (financiers ou généralistes) ont en effet un passé brillant en matière d’anticipation de la crise. Vous vous souvenez sûrement de leurs titres en 2006 vous mettant en garde contre la crise des subprimes, en 2007 vous annonçant l’ « implosion » de Wall Street pour 2008, et bien entendu, début 2011, vous prévenant d’un grand retour de la crise dès l’été 2011 ! Non, vous ne vous en souvenez pas ? Pas de panique, votre mémoire est bonne… car jamais ils n’ont fait ces titres, jamais ils ne vous ont prévenu de ces événements majeurs et de leurs causes. Alors, si vous persistez à considérer que comme ils le répètent tous les jours, les problèmes actuels ont pour cause « la Grèce et l’Euro », c’est que vous croyez qu’ils sont subitement tous devenus honnêtes, intelligents et perspicaces… et vous devez donc aussi croire au Père Noël dans la même logique. C’est charmant, mais pas très efficace pour affronter le monde réel.
(9) Notre équipe a depuis longtemps souligné les problèmes européens et a anticipé plutôt correctement l’évolution de la crise sur le « Vieux continent ». En revanche, nous essayons d’éviter d’être victime du syndrome de l’arbre européen cachant la forêt de problèmes majeurs américains et britanniques.
(10) Petit rappel pédagogique : ceux qui ont parié pour un effondrement de l’Euro il y a un mois ont à nouveau perdu de l’argent. Au rythme de « crise de fin de l’euro » tous les 4 mois environ, il ne va pas leur en rester beaucoup d’ici 2012.
(11) Alors que les Etats-Unis par exemple n’ont toujours pas été capables de démontrer leur capacité à surmonter les oppositions entre Républicains et Démocrates concernant la maîtrise de leurs déficits.
(12) A ce sujet, il est consternant de voir le G20 se préoccuper de l’Euro alors que la question centrale de l’avenir reste le dollar. Visiblement, l’immense opération de manipulation médiatique lancée par Washington et Londres aura réussi à repousser pour un temps encore l’inévitable remise en cause du statut central de la devise US. Comme anticipé par notre équipe, il n’y a donc rien à attendre du G20 jusqu’à la fin 2012. Il va continuer à discourir, à prétendre agir et en fait à ignorer les questions clés, celles qui sont les plus difficiles à mettre sur la table. Les récentes annonces d’un accroissement des moyens du FMI font partie de ces discours vides qui ne seront pas suivi d’effets car les BRICS (les seuls à pouvoir accroître les fonds du FMI) ne mettront pas leurs moyens financiers dans une institution où ils continuent à être marginaux en termes d’influence. En attendant, ces annonces font croire qu’il existe toujours une volonté commune d’action au niveau international. Le réveil en sera d’autant plus douloureux dans les mois à venir.
(13) Si vous pensez à la Grèce, c’est que vous êtes Grec ou bien que vous êtes dirigeant ou actionnaire d’une banque ayant trop prêté à ce pays au cours des dix dernières années.
(14) Et d’une certaine manière aussi pour les deux Etats concernés. Mais c’est un aspect déjà plus discutable, et d’ailleurs largement discuté, de savoir si de telles places financières sont une bénédiction ou une malédiction pour les Etats et les peuples qui les accueillent.
(15) Source : L’Internaute
(16) Entre l’intégration accrue de l’Euroland qui prive la City de juteux marchés et le rapprochement économique, financier et monétaire des BRICS, court-circuitant Wall Street et la City, ce sont des parts croissantes du marché financier global qui échappent aux banques de Londres et New York.
(17) Voir [notre numéro de septembre 2011]
(18) Source : Telegraph, 19 août 2011
(19) Aux Etats-Unis, le « pink slip » est le formulaire de couleur rose qui signifie un licenciement. Source : Wikipedia
(20) Il faut plus de temps pour délocaliser de l’industrie lourde que pour déplacer un bureau de trader.
(21) C’est à peu près le processus suivi aux Etats-Unis et en Europe.
(22) Voir graphique ci-dessus.
(23) Bank of America est décidément à la confluence de problèmes majeurs et croissants : un procès lui réclamant 50 milliards de dollars pour dissimulation de pertes lors de l’acquisition de Merrill Lynch fin 2008 ; un rejet populaire massif de la part de ses clients suite à sa décision d’imposer un coût de 5 dollars par mois pour les cartes de retrait ; [une panne] durable et inexpliquée de son site web ; des procès en série concernant les subprimes impliquant propriétaires individuels et collectivités locales ; et une menace de mettre en faillite Countrywide, un autre de ses rachats de 2008, pour limiter ses pertes. Selon le LEAP, elle incarne la banque US idéale pour un scénario de krach entre novembre 2011 et juin 2012. Sources : New York Times, 27 septembre 2011 ; ABC, 30 septembre 2011 ; Figaro, 29 juin 2011 ; CNBC, 30 septembre 2011 ; Bloomberg, 16 septembre 2011
(24) La banque US qui en 2008 avait déjà reçu le plus gros soutien financier public et qui affole à nouveau les marchés. Sources : Bloomberg, 30 septembre 2011 ; Zerohedge, 04 octobre 2011
(25) Une des banques les plus vulnérables en Europe. Source : Telegraph, 14 octobre 2011
(26) Qui voit approcher lui aussi l’heure de la dégradation de sa notation de crédit. Source : Telegraph, 12 octobre 2011
(27) La première banque allemande est déjà exposée à un abaissement de sa notation de crédit. Source : Spiegel, 14 octobre 2011
(28) UBS est aussi sur le chemin d’une baisse de sa notation de crédit. Source : Tribune de Genève, 15 octobre 2011
(29) Société Générale, Deutsche Bank et UBS ont un point commun particulièrement inquiétant: toutes les trois se sont ruées sur l’ « Eldorado » US au cours de la dernière décennie, investissant sans compter dans la bulle financière US (subprimes comme Deutsche Bank, CDS comme société Générale et évasion fiscale comme UBS). Aujourd’hui, elles ne savent pas comment se sortir de ce maelström qui les entraîne chaque jour un peu plus vers le fond. Au passage, nous rappelons, que dès 2006, nous recommandions aux établissements financiers européens de se dégager au plus vite des marchés américains qui nous apparaissaient comme très dangereux.
(30) Source : Copenhagen Post, 10 octobre 2011
(31) Même la BBC, certainement marquée par les émeutes britanniques de l’été 2011, se pose une question « impensable » il y a seulement un an pour ce type de médias : les Etats-Unis peuvent-ils connaître des troubles sociaux ? Se poser la question, c’est déjà y répondre. Et en Europe, un pays comme la Hongrie, au gouvernement social-nationaliste, accuse directement les banques, notamment étrangères, d’être responsables de la crise que connaît le pays. Sources : BBC, 20 septembre 2011 ; New York Times, 29 octobre 2011
(32) Dont un nombre croissant commence à se rebeller contre les pratiques du système bancaire, notamment aux Etats-Unis où le rejet de Wall Street est en croissance exponentielle, fragilisant chaque jour un peu plus les grandes banques US. Sources : CNNMoney, 11 octobre 2011 ; MSNBC, 10 octobre 2011
(33) Et c’est même pire que de l’inutilité économique puisqu’une étude récente montre que les banques qui ont bénéficié des soutiens publics se sont ensuite montrées les plus sujettes à réaliser des investissements risqués. Source : Huffington Post, 16 septembre 2011
(34) Les fonds de pension publique aux Etats-Unis sont désormais face à un gouffre financier évalué entre 1.000 et 3.000 milliards USD. Les autorités publiques US préfèreront-elles sauver les banques ou les retraites des fonctionnaires ? Car il va falloir choisir bientôt. Source : MSNBC, 23 septembre 2011
(35) Source : Telegraph, 02 octobre 2011
(36) Aucune de ces grandes banques n’est en mesure de résister aux conditions de récession mondiale et de fusion implosive des actifs financiers qui vont prévaloir dans les mois à venir.
(37) Nous aurions aussi pu développer le fait qu’on assiste à un processus de « décimation des actionnaires des banques ».



finalement c’est plus fin octobre la crise systémique ?
mwai
Ping : LEAP – Crise systémique globale, 1er semestre 2012 : décimation des banques occidentales | Les moutons enragés
@ skynet si je ne me trompe il n’a jamais été dit ici que la crise systémique était prévu pour la fin octobre mais que c’était les prémisses de cette crise qui se manifesterait en octobre et je pense que les prémisses on les à vu… Dexia faillite et nationalisé, fermeture du four à chaud de Arcelor Mittal Liege en Belgique et ce n’est que le début !
Sinon pensez vous qu’avec la crise qui se présente à nous, le marché immobilier risque d’éclater ou de se dégonfler tout doucement ?
Est il préférable dans l’immédiat d’investir dans l’or ou l’immobilier selon vous ?
N’hésitez pas à argumentez vos réponses
Samedi 27 août 2011, à Jackson Hole, Christine Lagarde a parlé de la situation économique et financière. Surtout, elle a prononcé une phrase très importante en ce qui concerne l’Europe.
Elle a dit ce qu’elle pensait de la situation financière en Europe : « banks need urgent recapitalization. »
« En Europe, les banques ont besoin d’une recapitalisation urgente. »
http://www.imf.org/external/np/speeches/2011/082711.htm
En clair : les banques européennes sont sous-capitalisées. Le ralentissement de la croissance dans tous les pays d’Europe va avoir des conséquences dévastatrices sur les banques. Si par malheur il n’y avait pas de recapitalisation, les banques européennes feraient faillite.
Le 27 août, Christine Lagarde s’est fait attaquer par tous les bisounours européens.
Le 27 août, tous les bisounours européens ont affirmé que les banques européennes étaient solides, que les banques européennes n’avaient pas besoin d’être recapitalisées, et patati, et patata.
Aujourd’hui, le 17 octobre 2011, la réalité a explosé tous les beaux discours des bisounours européens.
Aujourd’hui, tout le monde sait que les banques européennes doivent être recapitalisées de 298 milliards d’euros selon Goldman Sachs, de 221 milliards d’euros selon Credit Suisse.
Il est certain que 2012 sera l’année de tout les dangers. Alors profitez bien du prochain Noel, en famille avec les gosses, entre amis, car ce sera sans doute le dernier (en dehors de la prière pour célébrer la naissance du Christ).
Faites vos provisions pour un minimum de 3 ans (conserves, matières premières agricoles etc), achetez pièces d’or et d’argent.
Accrochez vos ceintures, nous entrons dans une nouvelle ère!
Pourquoi un système irrationnel depuis 30 ans obéirait-il maintenant à des règles rationnelles ?
L’immobilier :
- c’est l’offre et la demande qui fixent les prix,
- L’immigration massive rend les logements libres rares,
- L’hyper violence urbaines pousse la classe moyenne en dehors des centres villes et des zones péri-urbaines africanisées,
- il existe une stagnation des ventes de l’immobilier résidentiel des biens en milieu rural avec un prix supérieur à 200 000 €
- les biens immobiliers en milieu rural de plus de
300 000 € destinés à la classe moyenne sont actuellement invendables.
Le choix du mot décimation est ici débile puisqu’il signifie que 9 sur 10 des banques occidentales resteront debout.
La chute du dollar
~
Sauf erreur, les Etats-Unis sont le seul pays au monde qui, depui s des décennies, peut payer toutes ses importations avec sa propre monnaie, en l’occurrence avec du papier. Le touriste américain pouvait négliger de changer ses dollars dans une quelconque monnaie locale, sachant qu’ils seraient acceptés partout. C’est en train de changer, le dollar est de plus en plus souvent refusé dans les pays visités. Une réunion sans aucun Américain vient de se réunir au sommet entre plusieurs pays dont la France, le Japon, la Russie, des pays exportateurs de pétrole, pour envisager la création d’une monnaie alternative de réserve internationale qui serait une synthèse de monnaies fortes dont l’euro. Les Etats-Unis pourraient cesser prochainement de pouvoir payer leurs importations en dollars ce qui serait une catastrophe historique pour ce pays et un déclassement difficilement imaginable, clôturant un siècle d’hégémonie mondiale.
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Pas de prosélytisme religieux sur le blog, SVP. Merci. – Janu$
@Longin
Certes l’immobilier, c’est l’offre et la demande.
Mais l’envolée des prix vient du fait que les banques prêtent à taux très très bas (perso taux à 4% fixe sur 20 ans assurance comprise). Et cela grâce à une inflation faible (décrétée par la BCE).
Au début des années 80 on était à 10-12%
En 1995 à 7%.
Si les banques ne prêtaient pas à taux si faible, l’immobilier n’atteindrait pas des prix records.
@ Heliogabale
En effet, on a le sentiment que ça va être la fin du monde et finalement ça ne concerne que 10% des banques. Mais bon, le titre sensationnel, ça marche toujours
@ Heliogabale
10 % c’est juste le seuil entre disette et famine…
@ tom :
Je vous mets un lien sur un site intéressant sur la question de l’immobilier (ils auraient pu trouver un autre nom ça ne veut rien dire) avec des analyses globales et des analyses de la courbe de Friggit.
Faites-vous votre opinion.
http://www.immobilier-danger.com/
Ce n’est que le début :
http://www.wikistrike.com/article-la-russie-et-la-chine-se-preparent-a-une-troisieme-guerre-mondiale-contre-les-etats-unis-d-amerique-86216176.html
C’est le sens premier du mot :
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cimation_%28Rome_antique%29
Et en plus, le LEAP précise sa pensée dans les notes :
« (5) En prenant le sens de décimation au sens large, c’est-à-dire, une diminution brutale pouvant être largement supérieure aux 10% de l’époque romaine.
(3) Notre équipe estime la proportion plutôt entre 10% et 20%. »
Bref, « débile », c’est peut-être un tantinet exagéré.
Cela, par contre, c’est probablement débilo-complotiste :
« (…) Cette troisième guerre mondiale n’est que la nouvelle étape planifiée, encore une fois, pour permettre la création d’un gouvernement mondial que tous les citoyens du monde accepteront sans contrepartie, aveuglément, tant ils seront atrophiés psychologiquement et émotionnellement par les atrocités de cette nouvelle boucherie. L’implosion délibérée et voulue par la FED du système économique global actuel, à commencer par la contexture financière et économique de l’Amérique du nord et de l’Union Européenne, n’a pour but que la destruction et la refonte total du système financier mondial qui a été mis en place depuis la fin de la seconde guerre mondiale. (…) »
Et en tout cas, hautement improbable :
http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2011/09/26/sortir-de-la-crise-par-la-guerre-mondiale.html
http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2011/08/05/humain-trop-humain-ou-la-designation-de-l-ennemi.html
Quel charabia… Pour 200 euros/an, ils pourraient traduire en français !
Plus sérieusement, j’ai découvert le LEAP2020 début 2006. Et depuis cette date, ils annoncent tous les mois une « crise systémique majeure », belle expression qui sent le doctorat de science éco, mais ne veut rien dire. D’autant que ça fait 5 ans 9 mois que l’effondrement imminent se fait attendre.
Pour être franc, j’hésite entre la blague de potache d’une école de commerce renouvellée par les bizuts de chaque promo et une secte qui cherche à séduire (un peu comme la scientologie).
Pour 0 euros et en trois lignes, tonton Paulot vous annonce 2012 comme 2011 : les banques s’épuisent, le peuple râle, le pouvoir pompe l’argent nécessaire dans votre poche et Hollande bât MLP avec 65% des voix.
Ne dramatisons pas outre-mesure non plus. Les prophêtes de l’apocalypse ont toujours pullulé et pourtant le monde est encore là.
L’avantage des systêmes capitalistes est qu’ils retrouvent toujours un point d’équilibre après un changement structurel. (Innovations, Ressources, Taxes, etc…).
Est-ce que le nouveau point d’équilibre du monde occidental fera plaisir à tout le monde? Probablement pas.
Est-ce que les descentes sont plus douloureuses que les montées? A voir les suicides, les meurtres de fous, les prises d’otages du moment, on comprend sans difficultés que la France souffre psychiquement de ces ajustements qu’on lui impose.
Cette crise est comme une marée montante. Ca monte lentement, mais surement.
tom
17 octobre 2011 à 08:42
« Est il préférable dans l’immédiat d’investir dans l’or ou l’immobilier selon vous ? »
Dans l’absolu, je vous dirai les deux. Mais je ne connais pas votre situation, alors difficile de répondre…
L’achat de métaux précieux permet de sauvegarder votre patrimoine financier; l’immobilier…bah il faut bien avoir un toit au-dessus de la tête! Après pour investir, je ne saurai vous dire, mais sachez que le marché de l’immo est comme les autres: il marche sur la tête!
Lundi 17 octobre 2011 :
Wall Street ouvre en baisse après l’avertissement de l’Allemagne.
Wall Street a ouvert en repli lundi après deux semaines de hausse, plombée par une déclaration du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble selon laquelle le prochain sommet européen ne produira pas de solution définitive à la crise de la dette.
Dans les premiers échanges, le Dow Jones cédait 0,59% (56 points) à 11.575 points. Le Standard & Poor’s, plus large, reculait de 0,62% (7,5 points) à 1.217 points tandis que le composite du Nasdaq perdait 0,64% (17 points) à 2.650.
L’Allemagne a mis en garde lundi contre le rêve « irréaliste » de voir le sommet européen du 23 octobre régler définitivement la crise de la dette dans la zone euro, en maintenant la pression sur les banques pour qu’elles concèdent une décote plus importante sur la dette grecque.
http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE79G0JS20111017
Article de « Die Welt » :
- « Euro-Zone könnte an Frankreich zerbrechen »
( La Zone Euro pourrait se briser sur la France )
http://www.welt.de/wirtschaft/article13665097/Euro-Zone-koennte-an-Frankreich-zerbrechen.html
@ Longin
C’est beaucoup plus complexe.
Vous avez une maison en ville dans une rue qui mène à la cité… ça devient presque invendable car la voyoucratie va s’installer dans des maisons de cette rue faisant chuter les prix, le lycée de secteur deviendra médiocre.
Sur le long terme, 10/15 ans, bcp de CSP+ ont investie en Paca sur des maisons de villes ou de campagnes entre 250 et 500 000 €. Que vaudront elles ?
Ce que j’observe c’est un phénomène d’évitement, la classe moyenne dés qu’elle peut, fuis l’immigration.
Admettons que pour cause de hausse du px du pétrole, les blancs appelons un chat un chat, décide de revenir aux centres des villes.
1- nos centres villes sont petits et non-extensibles
2- la ceinture des villes est immigrée à au moins 50%, combien dans 10/15 ans ?
Même si parfois j’ai une piètre idée de mes frères fds, je crois que l’on est vraiment dans un problème vraiment grave et que les familles vont être coincés !
Les jeunes de provinces depuis 30 ans se frottent à l’immigration puis dépités foutent le camp. Ceux là pourtant devront ils faire le chemin inverse ?
Vous voyez chaque paramètre à une influence sur le prix d’un logement. Sans compter le code du travail, le code de l’urbanisme, la fiscalité…
« @leperigourdin
Admettons que pour cause de hausse du px du pétrole, les blancs appelons un chat un chat, décide de revenir aux centres des villes. »
Ce qui est admis c’est qu’on va assister à un exode rural massif dans les années qui viennent pour la ville. Pourquoi va t-on assister à tel exode ? la pyramide des ages tout simplement ! Les plus vieux vont vouloir vendre leur maison devenue trop grande pour eux et santé oblige ils vont vouloir habiter la ville pour se rapprocher des différents services (commerces, pharmacie, médecins, poste, aide à la personne, etc) Donc je pense qu’on va avoir une baisse des prix pour les biens immobiliers en campagne et une demande poussant à la hausse certains types de biens immobiliers en ville.
« @Skytnet
finalement c’est plus fin octobre la crise systémique ? »
L’effondrement c’est normalement prévu pour le 28 octobre de cette année !
http://bit.ly/rmBAO4
Cependant, voici un conseil de notre équipe si vous êtes employé de ces établissements : si on vous fait une offre de départ volontaire intéressante, saisissez-la car d’ici quelques mois, les départs ne seront plus volontaires et se feront dans des conditions peu favorables.
Très drôle pour qui connait le secteur !
« finalement c’est plus fin octobre la crise systémique ? »
Les prévisionnistes sont trop alarmistes. Même si les signes d’essoufflement sont nombreux.
Lundi 17 octobre 2011 :
Moody’s va étudier s’il y a lieu de revoir la perspective de la note de la France.
L’agence d’évaluation financière Moody’s Investors Service a annoncé lundi qu’elle allait étudier au cours des trois prochains mois s’il y avait lieu de revoir la perspective de la note souveraine de la France, qu’elle juge toujours pour l’instant stable.
Au cours des trois prochains mois, Moody’s va surveiller et évaluer cette perspective stable, au regard des progrès effectués par le gouvernement pour mettre en oeuvre les mesures annoncées de réduction du déficit budgétaire, indique l’agence de notation dans un communiqué.
Ping : LEAP – Crise systémique globale, 1er semestre 2012 : décimation des banques occidentales | CentPapiers
@ Héraclès
Faut rester un peu modeste !
Vous n’en savez pas plus que moi de l’évolution, vous vous limitez à » ce qui est admis « …
Rappelez vous alors que » ce qui est admis » sur le futur est à chaque fois démenti dans les faits !
Que savez vous de l’évolution de la cohabitation FDS/africain dans les années à venir ?
Que savez vous de l’évolution des prix sur notre côte entre Perpignan et Nice ?
Je constate déjà que TOUT LE MONDE maintenant dénonce la présence trop nombreuse de maghrébins alors qu’avant jamais le sujet n’était évoqué.
Votre prévision gomme trop d’éléments pour être sérieuse, je vous ai fourni une liste de paramètres, lisez là.
D’ailleurs basiquement je pourrai me limiter à ecrire que la France c’est + 200 000 immigrés par an…Rien que cela c’est pas anodin…
Les vieux qui veulent vendre leur maison trop grande, ben NON : ça c’est les enfants ou ptits enfants qui y pensent ! les vieux ils veulent rester chez eux jusqu’à être grabataire.
Vous imaginez un exode rural. On peut imaginer un scénario inverse juste à cause de la hausse du coût du pétrole… ça pourrait revenir moins chère de labourer avec des boeufs qu’avec un tracteur… Là je plaisante mais dans 20 ans combien coutera 1 litre de fuel ?
Le savez vous ? moi pas.
Sur 20 questions que se posent un couple avant d’acheter sur 25 ans un bien; y’a 19 points d’interrogations.
Les banques vont souffrir au premier semestre.
Seront moribondes au second
Mais personne n’a soutenu que le soleil se lèverait en 2013.
Non, en 2013 , les choses iront en empirant à la manière d’une interminable crise de foie.
Le chômage de masse ; l’inflation ; les faillites en chaine (pas de banque, pas de crédit, pas d’oxygène pour les entreprises, en plus sur des marchés saturés, devenus insolvables)
C’est alors que 2014 pointera son nez.
Et alors, regardez bien :
1215
1314
1415
1515
1610
1715
1815
1914
2014
Donc il nous reste deux ans…
Coincoin
18 octobre 2011 à 10:12
Wait and see
Concernant l’évolution de spopulations et l’immobilier, il me souvient des cours d’il y a bien longtemps sur les USA:
A une certaine période, les centre-villes ont été laissés à l’abandon et sont devenus de véritables coupe-gorges pendant que les banlieues chics et ultra-surveillées se développaient.
Puis un mouvement inverse s’est amorcé sous, pour New-York, avec Rudolf Gulianni et sa politique de TOLERANCE ZERO qui a mené 2% de la population de l’Etat de NY derrière les barreaux pour une période assez longue (5 ans au deuxième délit et perpet’ au troisième).
Depuis l’éradication des voyous et des bandes du centre, New-York est à nouveau devenu une ville « immobilièrement » coûteuse avec reconquête du centre-ville par les blancs.
Toute ces incertitudes, ce n’est pas bon pour les marchés
Qui pense comme moi que le mélange permanent d’annonces de catastrophes imminentes entrecoupé de déclaration de pingouins béats proclamant que tout va s’arranger sert à manipuler les foules?
Parce que la crise, c’est du flan. Quelques mesures énergiques remettraient l’UE sur les rails rapidement.
Avez-vous vu les efforts gigantesques que déploient nos gouvernants pour nous maintenir la tête sous l’eau?
Coincoin
Vos dates correspondent-elles à des dates fatidiques (fate en GB)?
@ Abrutix.
Oui, rien n’est jamais reversible.
Mais au courant réactionnaire/sécuritaire qui a saisi l’Amérique à partir des années 80, il faut ajouter l’arrivée des classes d’ages « avortées » dans le petit monde de la délinquance. Beaucoup de délinquants ne sont tout simplement plus nés du tout. D’où la chute des taux de criminalité.
On aurait du d’ailleurs observer le même phénomêne en France, mais bon, on sait tous ici pourquoi il n’en fut rien.
Ping : The Euro zone has just struck a terrible blow to Wall street « In These New Times