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	<title>Commentaires sur : La débâcle des assignats</title>
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		<title>Par : LM</title>
		<link>http://fortune.fdesouche.com/3451-la-debacle-des-assignats/comment-page-1#comment-1314</link>
		<dc:creator>LM</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 19:20:58 +0000</pubDate>
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		<description>Ca c&#039;est pas tout à fait passé comme décrit.

Les ministres des finances de la fin de l&#039;Ancien Régime avaient effectivement bouclé leur budget en faisant des emprunts, jusqu&#039;à ce que que les recettes de l&#039;État n&#039;arrivaient plus à payer les intérêts de la dette.

Ces titres d&#039;emprunt étaient souscrits par une bourgeoisie de finance et de négoce, dont étaint issus les ministres comme Necker, qui par le moyen des intérêts qu&#039;ils touchaient, se partageaient ainsi les recettes de l&#039;État.

Les États généraux, qui était l&#039;assemblée élue chargée de voter de nouvelles contribution ainsi que leur assiette et leur répartition, ont été réunis pour cela. 

Il y avait deux possibilités: soit de créer un impôt qui aurait nécessairement porté sur la classe possédant des revenus financiers, c&#039;est-à-dire essentiellement la bourgeoisie d&#039;affaire, du négoce et de la finance, ceux justement qui possédaient les emprunts d&#039;État et qui lui soustrayaient par ce moyen toutes toutes les recettes des impôts, alors qu&#039;ils n&#039;assuraient aucune mission de service public, mais uniquement des professions lucratives. Contrairement au Clergé et à la Noblesse, qui étaient les deux branches du service public, et qui étaient plus riches par l&#039;apparat de leurs anciens bâtiments, que par leurs revenus qui étaient fondés sur une rente foncière qui n&#039;avait jamais été réévaluée depuis le XIIIe siècle.

Soit de mettre l&#039;Éat en banqueroute, et de déclarer que tous les titres ne valaient plus rien.

Aucune de ces deux solutions ne convenaient au Tiers États, dont les députés étaient tous issus de la bourgeoisie de robe et d&#039;affaire, et du le principal créancier de l&#039;État.

Ils prirent donc trois mesures: 1°) doubler le Tiers-État pour avoir autant de voix que le Clergé et la Noblesse, 2°) Décider solennellement que la Dette de l&#039;État était la chose la plus sacrée, et que l&#039;honorer était le premier devoir de la Nation, 3°) Puisqu&#039;il y avait risque de banqueroute, tous les titres de cette dette furent échangés contre des titres uniformes, assignée sur l&#039;ensemble des biens-fonds de l&#039;Église, qui furent déclarés biens nationaux et garantie des nouveaux assignats. 4°) Tous les biens nationaux furent mis en liquidation pour payer les arriérés d&#039;intérêts, ou rembourser les nouveaux titres.

Les biens nationaux qui furent liquidés furent non seulement les églises ou les monastères, mais tous les établissements d&#039;enseignements (écoles, collèges, universités), tous les établissements de soin ou d&#039;action sociale (hospices, hôpitaux, écoles de médecine, asiles), ainsi que les bien-fonds dont ils étaient dotés pour leur fonctionnement, c&#039;est-à-dire une valeur en capital représentant 650 fois la dette réelle de l&#039;État. Les acquéreurs furent essentiellement les membres de cette bourgeoisie d&#039;affaire, officiers de judicature, notaires, négociants, armateurs,.. qui bénéficièrent de cette gigantesque privatisation.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ca c&#8217;est pas tout à fait passé comme décrit.</p>
<p>Les ministres des finances de la fin de l&#8217;Ancien Régime avaient effectivement bouclé leur budget en faisant des emprunts, jusqu&#8217;à ce que que les recettes de l&#8217;État n&#8217;arrivaient plus à payer les intérêts de la dette.</p>
<p>Ces titres d&#8217;emprunt étaient souscrits par une bourgeoisie de finance et de négoce, dont étaint issus les ministres comme Necker, qui par le moyen des intérêts qu&#8217;ils touchaient, se partageaient ainsi les recettes de l&#8217;État.</p>
<p>Les États généraux, qui était l&#8217;assemblée élue chargée de voter de nouvelles contribution ainsi que leur assiette et leur répartition, ont été réunis pour cela. </p>
<p>Il y avait deux possibilités: soit de créer un impôt qui aurait nécessairement porté sur la classe possédant des revenus financiers, c&#8217;est-à-dire essentiellement la bourgeoisie d&#8217;affaire, du négoce et de la finance, ceux justement qui possédaient les emprunts d&#8217;État et qui lui soustrayaient par ce moyen toutes toutes les recettes des impôts, alors qu&#8217;ils n&#8217;assuraient aucune mission de service public, mais uniquement des professions lucratives. Contrairement au Clergé et à la Noblesse, qui étaient les deux branches du service public, et qui étaient plus riches par l&#8217;apparat de leurs anciens bâtiments, que par leurs revenus qui étaient fondés sur une rente foncière qui n&#8217;avait jamais été réévaluée depuis le XIIIe siècle.</p>
<p>Soit de mettre l&#8217;Éat en banqueroute, et de déclarer que tous les titres ne valaient plus rien.</p>
<p>Aucune de ces deux solutions ne convenaient au Tiers États, dont les députés étaient tous issus de la bourgeoisie de robe et d&#8217;affaire, et du le principal créancier de l&#8217;État.</p>
<p>Ils prirent donc trois mesures: 1°) doubler le Tiers-État pour avoir autant de voix que le Clergé et la Noblesse, 2°) Décider solennellement que la Dette de l&#8217;État était la chose la plus sacrée, et que l&#8217;honorer était le premier devoir de la Nation, 3°) Puisqu&#8217;il y avait risque de banqueroute, tous les titres de cette dette furent échangés contre des titres uniformes, assignée sur l&#8217;ensemble des biens-fonds de l&#8217;Église, qui furent déclarés biens nationaux et garantie des nouveaux assignats. 4°) Tous les biens nationaux furent mis en liquidation pour payer les arriérés d&#8217;intérêts, ou rembourser les nouveaux titres.</p>
<p>Les biens nationaux qui furent liquidés furent non seulement les églises ou les monastères, mais tous les établissements d&#8217;enseignements (écoles, collèges, universités), tous les établissements de soin ou d&#8217;action sociale (hospices, hôpitaux, écoles de médecine, asiles), ainsi que les bien-fonds dont ils étaient dotés pour leur fonctionnement, c&#8217;est-à-dire une valeur en capital représentant 650 fois la dette réelle de l&#8217;État. Les acquéreurs furent essentiellement les membres de cette bourgeoisie d&#8217;affaire, officiers de judicature, notaires, négociants, armateurs,.. qui bénéficièrent de cette gigantesque privatisation.</p>
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		<title>Par : Madnumforce</title>
		<link>http://fortune.fdesouche.com/3451-la-debacle-des-assignats/comment-page-1#comment-1188</link>
		<dc:creator>Madnumforce</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 23:23:06 +0000</pubDate>
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		<description>La Révolution est définitivement et indubitablement la période la plus sombre non seulement de l&#039;histoire de la France, mais s&#039;inscrit sans problème dans le TOP 5 mondial.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La Révolution est définitivement et indubitablement la période la plus sombre non seulement de l&#8217;histoire de la France, mais s&#8217;inscrit sans problème dans le TOP 5 mondial.</p>
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		<title>Par : JoeLeTaxi</title>
		<link>http://fortune.fdesouche.com/3451-la-debacle-des-assignats/comment-page-1#comment-1179</link>
		<dc:creator>JoeLeTaxi</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 18:47:46 +0000</pubDate>
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		<description>C&#039;est vrai que c&#039;est toujours un peu la même histoire qui se rejoue. Bon. Ou avions-nous rangé les guillotines ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est vrai que c&#8217;est toujours un peu la même histoire qui se rejoue. Bon. Ou avions-nous rangé les guillotines ?</p>
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		<title>Par : franckybbr</title>
		<link>http://fortune.fdesouche.com/3451-la-debacle-des-assignats/comment-page-1#comment-1177</link>
		<dc:creator>franckybbr</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 16:21:01 +0000</pubDate>
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		<description>Je ne connaissait pas cette histoire,intéressant et les parallèles avec la crise actuelle me semblent judicieux.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne connaissait pas cette histoire,intéressant et les parallèles avec la crise actuelle me semblent judicieux.</p>
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		<title>Par : Sorcière</title>
		<link>http://fortune.fdesouche.com/3451-la-debacle-des-assignats/comment-page-1#comment-1172</link>
		<dc:creator>Sorcière</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 15:04:55 +0000</pubDate>
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		<description>Excellent article</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Excellent article</p>
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		<title>Par : Huscarl</title>
		<link>http://fortune.fdesouche.com/3451-la-debacle-des-assignats/comment-page-1#comment-1165</link>
		<dc:creator>Huscarl</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 11:47:41 +0000</pubDate>
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		<description>Si le parallèle se poursuit, la Terreur n&#039;est pas très loin...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Si le parallèle se poursuit, la Terreur n&#8217;est pas très loin&#8230;</p>
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		<title>Par : Alex</title>
		<link>http://fortune.fdesouche.com/3451-la-debacle-des-assignats/comment-page-1#comment-1164</link>
		<dc:creator>Alex</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 10:56:14 +0000</pubDate>
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		<description>&quot;Sommes nous tellement si prêt de ce point de non retour ?&quot;

Pour moi il est déjà franchi depuis longtemps. Des millions de personnes vivent actuellement avec de l&#039;argent qui n&#039;existe pas. L&#039;ajustement sera douloureux et probablement meurtrier.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Sommes nous tellement si prêt de ce point de non retour ?&nbsp;&raquo;</p>
<p>Pour moi il est déjà franchi depuis longtemps. Des millions de personnes vivent actuellement avec de l&#8217;argent qui n&#8217;existe pas. L&#8217;ajustement sera douloureux et probablement meurtrier.</p>
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		<title>Par : Jean Bal</title>
		<link>http://fortune.fdesouche.com/3451-la-debacle-des-assignats/comment-page-1#comment-1156</link>
		<dc:creator>Jean Bal</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 07:46:50 +0000</pubDate>
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		<description>Oui, et l&#039;on nous promet de libérer l&#039;inflation pour réduire la part de la dette...

Je trouve que fdesouche a vraiment très très bien fait de créer cette rubrique excellentissime &quot;fortune&quot;

Sommes nous tellement si prêt de ce point de non retour ?

Grand merci</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, et l&#8217;on nous promet de libérer l&#8217;inflation pour réduire la part de la dette&#8230;</p>
<p>Je trouve que fdesouche a vraiment très très bien fait de créer cette rubrique excellentissime &laquo;&nbsp;fortune&nbsp;&raquo;</p>
<p>Sommes nous tellement si prêt de ce point de non retour ?</p>
<p>Grand merci</p>
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