Exclusivité Fortune – États-Unis : La pauvreté montre majoritairement un visage blanc

Traduction exclusive d’un article du Daily Mail publié le 28 juillet. L’intégralité de cette traduction a été réalisée par nos lecteurs: France Forever, Petokask, wisewhite et Yarr. Tous nos remerciements pour leur excellent et très rapide travail.

Certaines zones rurales ont des taux de pauvreté avoisinant les 99% La pauvreté chez les Blancs est en augmentation. 63% des Blancs pensent que le niveau économique dans lequel ils vivent est “faible”. Aux alentours de 2030, près de 85% de toute la population en âge de travailler aux États-Unis vivra l’insécurité économique sous un aspect ou un autre.

Quatre adultes américains sur cinq font face au chômage, à la précarité ou comptent sur les aides sociales pour les dernières parties de leurs vies, c’est le signe de la détérioration de la sécurité économique et de l’érosion du “Rêve Américain”.

Les difficultés de vie augmentent particulièrement chez les Blancs, c’est ce qu’établissent plusieurs indicateurs. Le pessimisme au sein de ce groupe racial à propos de l’avenir économique de leurs familles a grimpé à son plus haut depuis 1987.

Ce sondage exclusif de The Associated Press pointe une économie américaine en état de mondialisation permanente, un fossé qui se creuse entre les riches et les pauvres, et la disparition des emplois manufacturiers bien rémunérés comme causes à cette tendance générale.

Ces nouvelles surviennent alors que le Président Barack Obama œuvre à raviver l’enthousiasme de son administration sur l’économie, affirmant dans de récents discours que sa plus haute priorité est de “rebâtir les cordées de l’emploi”, et de réduire les inégalités de revenus.

Déchéance : Le magasin de Mme Salyers à Council, Virginie, ne génère plus assez de revenus pour faire vivre ses propriétaires

Au moment où les non-Blancs approchent de la majorité numérique aux États-Unis, une des questions est de savoir comment faire pour que les programmes publics d’aides aux plus désavantagés soient mieux ciblés sur la discrimination positive, qui a depuis ses débuts visé à éliminer les barrières raciales, considérées comme le principal obstacle à l’égalité économique, ou simplement sur l’amélioration du statut socio-économique pour tous, sans tenir compte de la race.

Je pense que cela ne va faire qu’empirer” affirme Irene Salyers, 52 ans, du Comté de Buchanan, en Virginie, une région productrice de charbon dans les Appalaches qui est en plein déclin. Mariée et divorcée trois fois, Salyers s’emploie maintenant à faire tourner un commerce de fruits et légumes avec son compagnon, mais cette activité ne génère guère de revenus.

Ils vivent principalement de l’aide gouvernementale aux défavorisés. “Si vous vous mettez à la recherche d’un emploi, il n’y a plus de recruteurs, et ils ne payent même pas assez pour pouvoir se rendre au travail. Dans un contexte pareil les enfants, précise-t-elle, n’ont rien d’autre à faire que de tomber dans la drogue.

Alors que les minorités ethno-raciales sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté, des données de recensement montrent que les disparités raciales dans le taux de pauvreté se sont substantiellement réduites depuis les années 1970.

L’insécurité économique chez les Blancs est également plus répandue que ce qu’en montrent les chiffres de la pauvreté du gouvernement, touchant plus de 76% des adultes blancs arrivant vers 60 ans, à en croire une à nouvelle étude qui sera publiée l’année prochaine par l’Oxford University Press.

Selon cet indicateur, la définition de l’”insécurité économique” correspond à : un an ou plus de chômage périodique, le recours aux aides gouvernementales telles que les ticket de rationnement (ou nourriture), un revenu au-dessous de 150% du seuil de pauvreté. Mesuré sur toutes les races, le risque d’insécurité économique atteint 79%.

S’en sortir : Renee Adams, à gauche, pose avec sa mère Irene Salyers et son fils Joseph, 4 ans, à leur magasin à Council, Virginie.

Les mariages sont en baisse dans tous les groupes raciaux, et chez les Blancs, le nombre de familles monoparentales gérées par la mère est désormais au même niveau que celui des Noirs.

Il est temps pour l’Amérique de comprendre que beaucoup des plus grandes disparités de la nation, de l’éducation et l’espérance de vie à la pauvreté, sont de plus en plus dues au niveau de classe économique” indique William Julius Wilson, professeur à Harvard, spécialisé dans les races et la pauvreté.

Il note que malgré des difficultés économiques soutenues, les minorités sont plus optimistes sur leur avenir après l’élection d’Obama, alors que les Blancs vivant dans la précarité n’en font rien.

Il y a un vrai risque que l’aliénation des Blancs augmente si des mesures ne sont pas prises pour mener la lutte contre les inégalités sur un front commun“, affirme Wilson.

À l’échelle nationale, le nombre des Américains pauvres atteint un record : 46.2 millions de personnes, soit 15% de la population, chiffre en partie dû à un chômage élevé persistant qui suit la récession. Bien que les taux de pauvreté chez les Noirs et les Hispaniques soient près de trois fois plus hauts, en chiffres absolus la pauvreté aux États-Unis montre majoritairement un visage blanc.

Plus de 19 millions de Blancs sont en-dessous du seuil de pauvreté de 23,021$ (17.367€) pour une famille de quatre, ce qui fait plus de 41% des déshérités de la nation, près du double du nombre que l’on obtient chez les Noirs.

Parfois appelés ‘les pauvres invisibles’ par les démographes, les Blancs disposant de faibles revenus sont dans l’ensemble dispersés aussi bien dans les banlieues [note du traducteur : aux États-Unis, la banlieue est l’inverse de chez nous, en matière d’attractivité et de dotations] que dans les petites villes rurales, où plus de 60% des pauvres sont blancs.

Concentrés dans les Appalaches à l’Est, ils sont nombreux dans le Mid-Ouest industriel et s’étendent à travers tout le cœur de l’Amérique, du Missouri, de l’Arkansas et de l’Oklahoma jusqu’aux Grandes Plaines.

Désespérés : Les sans-abris se font de plus en plus nombreux dans les rues de New York.

Le Comté de Buchanan, dans le Sud-Ouest de la Virginie, compte parmi les Comtés les plus déshérités du pays d’après le revenu moyen, avec une pauvreté culminant à 24%. Le Comté est majoritairement blanc, tout comme le sont 99% de ses pauvres.

Plus de 90% des habitants du Comté de Buchanan sont des travailleurs blancs non-titulaires d’une Licence (College Degree). L’enseignement supérieur n’a pendant longtemps pas été considéré comme essentiel à l’obtention d’un emploi, car les emplois miniers, bien payés, et ceux entourant ce domaine d’activité étaient autrefois abondants. Aujourd’hui, nombre des résidents du Comté vivent de petits boulots et d’aides gouvernementales.

La fille de Salyers, Renee Adams, 28 ans, qui a grandi dans cette région, a deux enfants. Mère célibataire sans emploi, elle s’appuie pour vivre sur les pensions d’invalidité de son compagnon, avec lequel elle vit. Salyers raconte qu’il lui a été ardu d’élever ses enfants, tout comme ça l’est pour sa fille actuellement, et ne veut même pas imaginer ce qu’il en sera pour ses petits-enfants, âgés de 4 et 5 ans.

Fumant une cigarette devant son magasin, Renee Adams finit par exprimer son souhait de voir les employeurs regarder au-delà de sa condamnation, il y a quelques années, pour avoir vendu des anesthésiants prescrits, afin qu’elle puisse obtenir un emploi et gagner de l’argent pour pouvoir ‘acheter aux enfants tout ce dont ils ont besoin.’

C’est dur de vivre“, dit-elle. ‘Une fois qu’on a payé les factures, il doit nous rester 10$ en tout.’

Les chiffres du recensement fournissent une mesure officielle de la pauvreté, mais ils ne sont qu’un cliché (au sens photographique du terme, qui me semble le mieux refléter le terme “snapshot”) temporaire, qui ne prend pas en compte ceux qui se débattent avec la pauvreté et y entrent ou en sortent à différents moments de leurs vies. Comme les banlieusards, par exemple, ou ceux qui ont un travail, mais sont pauvres, ou les licenciés.

Tentative d’aide : Trevor, avocat sans-abri, joue avec Eli. — Pendant sept mois, un vigile sans-abri est resté planté devant l’Hôtel de Ville, du fait de son affiliation avec le mouvement Occupy Portland.

En 2011, cet instantané montrait que 12,6% des adultes en âge de travailler, entre 25 et 60 ans, vivaient dans la pauvreté. Mais, mesuré à l’échelle de la prise de risque d’une vie humaine, c’est un nombre beaucoup plus grand – 4 adultes sur 10 – qui bascule dans la pauvreté pendant au moins un an de sa vie.

Les risques de pauvreté ont également augmenté au cours des dernières décennies, particulièrement pour les personnes âgées entre 35 et 55 ans, statistique coïncidant avec un élargissement des inégalités de revenus. En illustration, dans la période 1969-1989, les personnes âgées entre 35 et 45 ans avaient un risque de tomber dans la pauvreté de 17% ; ce risque s’est élevé jusqu’à 23% dans la période 1989-2009. Pour les personnes âgées entre 45 et 55, le risque de pauvreté a bondi de 11.8% à 17.7%.

Et les nouveaux chiffres du chômage, toujours en augmentation, signifient que le risque de vivre dans l’insécurité économique au cours de sa vie est à présent encore plus grand : 79%, soit 4 adultes sur 5, jusqu’à 60 ans.

Si l’on examine les chiffres en fonction de la race, les non-Blancs ont toujours un risque plus haut de vivre dans l’insécurité économique, 90%. Mais comparés avec le taux officiel de pauvreté, les plus grandes chutes sous la nouvelle mesure [du seuil de pauvreté] se font parmi les Blancs, avec plus de 76% d’entre eux endurant des périodes de chômage, de dépendance aux aides sociales ou de précarité.

Aux alentours de 2030, si l’on se base sur la tendance actuelle de creusement des inégalités de revenu, près de 85% des adultes de tous âges aux États-Unis vivront une insécurité économique sous l’un de ses aspects à un moment ou à un autre.

Tragique : Annie, 91 ans, est reconnue comme aveugle et malgré tout doit vivre par ses propres moyens dans une copropriété (housing project?) de l’Alabama

La pauvreté n’est plus uniquement un problème qui `les’ concerne, mais un problème qui `nous’,” déclare Mark Rank, professeur à la Washington University de St. Louis, qui a calculé ces chiffres. “Ce n’est que lorsque la pauvreté est pensée comme un phénomène public, plutôt que comme un phénomène marginal qui n’affecte que les Noirs et les Hispaniques, que l’on peut véritablement commencer à construire un vaste mouvement en faveur des programmes qui soutiennent les gens qui sont dans le besoin.

Les chiffres découlant de l’analyse Rank sont ceux qui seront publiés par l’Oxford University Press. Ils seront complétés par des interviews et des statistiques fournies à l’AP par Tom Hirschl, professeur à l’Université de Cornell ; John Iceland, professeur de sociologie à l’Institut Carsey de l’Université du New Hampshire ; le Bureau du Recensement des États-Unis ; et le Bureau de Référence de la Population.

Parmi les découvertes :

-Pour a première fois depuis 1975, le nombre des foyers blancs gérés par des mères seules vivant dans la pauvreté et avec des enfants a surpassé ou égalé celui des foyers noirs durant la dernière décennie, aiguillonné par les pertes d’emploi et les taux en augmentation de naissances hors-mariage chez les Blancs. Les familles blanches gérées par la mère seule dans un état de pauvreté se sont hissées à presque 1.5 millions en 2011, un chiffre comparable à celui des Noirs. Les familles pauvres hispaniques gérées par la mère seule viennent derrière à 1.2 millions.

-Depuis 2000, le taux de pauvreté dans les classes actives blanches a augmenté plus vite que dans les classes actives non-blanches, montant de 3 points pour atteindre 11% en même temps que la récession présentait un bilan plus lourd parmi les travailleurs à bas salaire. Malgré cela, la pauvreté chez les travailleurs non-blancs reste la plus haute, à 23%.

-La part des enfants vivant dans les quartiers très pauvres – ceux où la pauvreté atteint 30% ou plus – a augmenté de 1 à 10, les mettant face à un risque plus grand de grossesse juvénile ou d’expulsion de leur école. Les Blancs non-hispaniques comptent pour 17% de la population infantile (ou enfantine, je ne suis pas sûr du terme exact) dans de tels quartiers, elle était de 13% en 2000, même si la proportion globale d’enfants blancs dans les États-Unis a baissé.

La part des enfants noirs dans les quartiers très pauvres a baissé de 43% à 37%, pendant que la part d’enfants latinos passait de 38% à 39%.

L’espoir s’amenuise : Karen, une habitante de Los Angeles explique que bien que sans-abri, elle fait un effort pour paraître jolie avant de sortir pour la journée afin de gagner un peu d’argent.

-Les disparités raciales dans la santé et l’éducation se sont réduites depuis les années 1960. Bien que la ségrégation résidentielle demeure élevée, une personne noire typique habite aujourd’hui dans un quartier dont la population n’est pas à majorité noire.

De précédentes études avaient montré que la richesse est un indicateur à la réussite aux tests standardisés plus important que la race ; le fossé des résultats audit test entre les étudiants riches et ceux à faible revenus est à présent presque le double de celui entre les Blancs et les Noirs.

Depuis années 1980, les Blancs n’ont jamais été aussi pessimistes quant à leur avenir, à en croire General Social Survey (Sondage Général Social, en français), un sondage biannuel mené par le NORC (National Opinion Research Center) à l’Université de Chicago. Seuls 45% pensent que leur famille a de bonnes chances d’améliorer sa situation économique au train où vont les choses aux États-Unis.

Cette division est particulièrement évidente parmi ceux des Blancs qui s’identifient comme des travailleurs. 49% disent qu’ils pensent que leurs enfants feront mieux qu’eux dans la vie, à comparer aux 67% de non-Blancs qui se considèrent comme étant des travailleurs, même si la situation des minorités empire.

Bien qu’ils soient un groupe numériquement en diminution, les travailleurs blancs – définis comme ceux ne possédant pas de Licence – demeurent le plus gros bloc démographique de la population active. En 2012, des sondages organisés à la sortie de l’Election Day (jour dévolu aux élections à toutes les charges publiques, du shériff au Président en passant par le Maire et les Représentants) ont montré que les travailleurs blancs constituaient 36% de l’électorat, même avec une baisse notable de la mobilisation électorale chez les Blancs.

En novembre dernier, Obama n’a gagné les votes que de 36% de ces Blancs non-diplômés, le pire résultat enregistré dans ce groupe par un candidat démocrate depuis la victoire en raz-de-marée électoral du républicain Ronald Reagan sur Walter Mondale en 1984.

Certains analystes démocrates ont exhorté à faire des efforts en faveur de ces travailleurs blancs afin de les ramener dans leur giron électoral, les appelant un “pivot électoral de votants” potentiel, si la participation des minorités et des jeunes devait baisser aux prochaines élections.

En 2016 la communication du GOP (Grand Old Party, le Parti Républicain) sera bien davantage axée sur les préoccupations concernant la `classe moyenne’ et les `Américains moyens,’” écrivaient récemment Andrew Levison et Ruy Teixeira dans The New Republic.

Ils ne font pas confiance au gouvernement, mais cela ne veut pas dire qu’ils ne veulent pas de gouvernement“, affirme le sondeur électoral républicain Ed Goeas, qui pense lui aussi que les travailleurs blancs demeureront un groupe électoral important.

*Son étude a montré que nombre d’entre eux soutiendraient des programmes anti-pauvreté à condition qu’on les dirige sur l’apprentissage et les investissements dans les infrastructures. La semaine dernière, Obama a renouvelé son engagement à aider les manufactures à ramener les emplois aux États-Unis et à créer des emplois dans les secteurs énergétiques du solaire, de l’éolien et du gaz naturel.

Ils ont l’impression que les politiciens prennent soin des autres et pas d’eux“, ajoute Goeas.

Daily Mail

Commentaires (29)

  1. Je vous fais ça.

    [Veuillez indiquer le passage que vous traduisez afin que d'autres lecteurs ne se lancent pas dans le même travail. L'article sera mis à jour avec les différentes contributions. Merci par avance, L'équipe]

  2. Je fais tout d’un trait, sauf à ce que ce soit trop long, auquel cas je sectionnerai. J’en suis actuellement à “Struggling: Renee Adams, left, posing with her mother Irene Salyers and son Joseph, 4, at their produce stand in Council, Va.”

  3. Tout ce qui est entre parenthèses est de moi. Je suis interprète et pas économiste, une relecture sera nécessaire de la part de quelquu’un d’autre, notamment pour le jargon employé et pour la cohérence des mécanismes économiques décrits.

    Là, je vais traduire de Renee Adams à Trevor. Puis, de Trevor à Hope is fading, puis toute la dernière partie.

    [Traduction intégrée. Grand merci à vous pour votre aide. - L'équipe]

  4. Se débattre : Renee Adams, à gauche (il devait y avoir une image), pose avec sa mère Irene Salyers et son fils Joseph, 4 ans, à leur magasin (j’avais écrit “usine” pour “produce stand” dans les paragraphes précédents, je me suis trompé, modifiez ça) à Council, Virginie.

    Les mariages sont en baisse dans tous les groupes raciaux, et le nombre des foyers blancs gérés par la mère a augmenté au niveau des Noirs.

    ‘Il est temps pour l’Amérique de comprendre que beaucoup des plus grandes disparités de la nation, de l’éducation et l’espérance de vie à la pauvreté, sont de plus en plus dues au niveau de classe économique,’ dit William Julius Wilson, professeur à Harvard, spécialisé dans les races et la pauvreté. Il note que malgré des difficultés économiques soutenues, les minorités sont plus optimistes sur leur avenir après l’élection d’Obama, alors que les Blancs vivant dans la précarité n’en font rien.

    ‘Il y a une réelle possibilité que l’aliénation des Blancs (qu’est-ce que c’est que ça?) augmente si des mesures ne sont pas prises pour mener la lutte contre les inégalités sur un front commun,’ affirme Wilson.

    À l’échelle nationale, le nombre des Américains pauvres atteint un record : 46.2 millions de personnes, soit 15% de la population, chiffre en partie dû à un chômage élevé persistant qui suit la récession. Bien que les taux de pauvreté chez les Noirs et les Hispaniques soient près de trois fois plus hauts, en chiffres absolus la pauvreté aux États-Unis montre majoritairement un visage blanc.

    Plus de 19 millions de Blancs sont en-dessous du seuil de pauvreté de 23,021$ (17.367€) pour une famille de quatre, ce qui fait plus de 41% des déshérités de la nation, près du double du nombre que l’on obtient chez les Noirs.

    Parfois appelés ‘les pauvres invisibles’ par les démographes, les Blancs disposant de faibles revenus sont dans l’ensemble dispersés aussi bien dans les banlieues (notes : aux États-Unis, la banlieue est l’inverse de chez nous, en matière d’attractivité et de dotations) que dans les petites villes rurales, où plus de 60% des pauvres sont blancs. Concentrés dans les Appalaches à l’Est, ils sont nombreux dans le Mid-Ouest industriel et s’étendent à travers tout le cœur de l’Amérique, du Missouri, de l’Arkansas et de l’Oklahoma jusqu’aux Grandes Plaines.

    Désespérés : Les gens apparaissant comme sans-abris se font de plus en plus nombreux dans les rues de New York City

    Le Comté de Buchanan, dans le Sud-Ouest de la Virginie, compte parmi les [Comtés] les plus déshérités du pays d’après le revenu moyen, avec une pauvreté culminant à 24%. Le Comté est majoritairement blanc, tout comme le sont 99% de ses pauvres.

    Plus de 90% des habitants du Comté de Buchanan sont des travailleurs blancs non-titulaires d’une Licence (College Degree). L’enseignement supérieur n’a pendant longtemps pas été considéré comme essentiel à l’obtention d’un emploi, car les emplois miniers, bien payés, et ceux entourant ce domaine d’activité étaient autrefois abondants. Aujourd’hui, nombre des résidents du Comté vivent de petits boulots et d’aides gouvernmentales.

    La fille de Salyers, Renee Adams, 28 ans, qui a grandi dans cette région, a deux enfants. Mère célibataire sans emploi, elle s’appuie pour vivre sur les pensions d’invalidité de son compagnon, avec lequel elle vit. Salyers raconte qu’il lui a été ardu d’élever ses enfants, tout comme ça l’est pour sa fille actuellement, et ne veut même pas imaginer ce qu’il en sera pour ses petits-enfants, âgés de 4 et 5 ans.

    Fumant une cigarette devant son magasin, [Renee] Adams finit par exprimer son souhait de voir les employeurs regarder au-delà de sa condamnation, il y a quelques années, pour avoir vendu des anesthésiants prescrits, afin qu’elle puisse obtenir un emploi et gagner de l’argent pour pouvoir ‘acheter aux enfants tout ce dont ils ont besoin.’

    ‘C’est dur de vivre,’ dit-elle. ‘Une fois qu’on a payé les factures, il doit nous rester 10$ en tout.’

    Les chiffres du recensement fournissent une mesure officielle de la pauvreté, mais ils ne sont qu’un cliché (au sens photographique du terme, qui me semble le mieux refléter le terme “snapshot”) temporaire, qui ne prend pas en compte ceux qui se débattent avec la pauvreté et y entrent ou en sortent à différents moments de leurs vies. Comme les banlieusards, par exemple, ou ceux qui ont un travail, mais sont pauvres, ou les licenciés.

    [Traduction intégrée. Merci à vous. - L'équipe]

  5. Tentative d’aider : Trevor, avocat sans-abri, joue avec Eli. — Pnedant spet mois, un vigile sans-abri a été retenu/s’est dressé devant l’Hôtel de Ville, du fait de son affiliation avec le mouvement Occupy Portland.

    En 2011, ce cliché montrait que 12,6% des adultes en âge de travailler, entre 25 et 60 ans, vivaient dans la pauvreté. Mais, mesuré à l’échelle de la prise de risque d’une vie humaine, c’est un nombre beaucoup plus grand – 4 adultes sur 10 – qui bascule dans la pauvreté pendant au moins un an de sa vie.

    Les risques de pauvreté ont également augmenté au cours des dernières décennies, particulièrement pour les personnes âgées entre 35 et 55 ans, statistique coïncidant avec un élargissement des inégalités de revenus. En illustration, dans la période 1969-1989, les personnes âgées entre 35 et 45 ans avaient un risque de tomber dans la pauvreté de 17% ; ce risque s’est élevé jusqu’à 23% dans la période 1989-2009. Pour les personnes âgées entre 45 et 55, le risque de pauvreté a bondi de 11.8% à 17.7%.

    Et les nouveaux chiffres du chômage, encore plus hauts, signifient que le risque de vivre dans l’insécurité économique au cours de sa vie est à présent encore plus grand : 79%, soit 4 adultes sur 5, jusqu’à 60 ans.

    Si l’on examine les chiffres en fonction de la race, les non-Blancs ont toujours un risque plus haut de vivre dans l’insécurité économique, 90%. Mais comparés avec le taux officiel de pauvreté, les plus grandes chutes sous la nouvelle mesure [du seuil de pauvreté] se font parmi les Blancs, avec plus de 76% d’entre eux endurant des périodes de chômage, de dépendance aux aides sociales ou de précarité.

    Aux alentours de 2030, si l’on se base sur la tendance actuelle de creusement des inégalités de revenu, près de 85% des adultes de tous âges aux États-Unis vivront une insécurité économique sous l’un de ses aspects à un moment ou à un autre.

    Tragique : Annie a 91 ans, est reconnue comme aveugle et malgré tout doit vivre par ses propres moyens dans une copropriété (housing project?) de l’Alabama

    ‘La pauvreté n’est plus uniquement un problème qui `les’ concerne, mais un problème qui `nous’,’ déclare Mark Rank, professeur à la Washington University de St. Louis, qui a calculé ces chiffres. ‘Ce n’est que quand la pauvreté est pensée comme un phénomène public, plutôt que comme un phénomène marginal qui n’affecte que les Noirs et les Hispaniques, que l’on peut véritablement commencer à construire un vaste mouvement en faveur des programmes qui soutiennent les gens qui sont dans le besoin.’

    Les chiffres découlant de l’analyse Rank sont ceux qui seront publiés par l’Oxford University Press. Ils seront complétés par des interviews et des statistiques fournies à l’AP par Tom Hirschl, professeur à l’Université de Cornell ; John Iceland, professeur de sociologie à l’Institut Carsey de l’Université du New Hampshire ; le Bureau du Recensement des États-Unis ; et le Population Reference Bureau (non-traduit en français, même sur le site officiel dudit PRB).

    Parmi les découvertes :

    -Pour a première fois depuis 1975, le nombre des foyers blancs gérés par des mères seules vivant dans la pauvreté et avec des enfants a surpassé ou égalé celui des foyers noirs durant la dernière décennie, aiguillonné par les pertes d’emploi et les taux en augmentation de naissances hors-mariage chez les Blancs. Les familles blanches gérées par la mère seule dans un état de pauvreté se sont hissées à presque 1.5 millions en 2011, un chiffre comparable à celui des Noirs. Les familles pauvres hispaniques gérées par la mère seule viennent derrière à 1.2 millions.

    -Depuis 2000, le taux de pauvreté dans les classes actives blanches a augmenté plus vite que dans les classes actives non-blanches, montant de 3 points pour atteindre 11% en même temps que la récession présentait un bilan plus lourd parmi les travailleurs à bas salaire. Malgré cela, la pauvreté chez les travailleurs non-blancs reste la plus haute, à 23%.

    -La part des enfants vivant dans les quartiers très pauvres – ceux où la pauvreté atteint 30% ou plus – a augmenté de 1 à 10, les mettant face à un risque plus grand de grossesse juvénile ou d’expulsion de leur école. Les Blancs non-hispaniques comptent pour 17% de la population infantile (ou enfantine, je ne suis pas sûr du terme exact) dans de tels quartiers, elle était de 13% en 2000, même si la proportion globale d’enfants blancs dans les États-Unis a baissé.

    La part des enfants noirs dans les quartiers très pauvres a baissé de 43% à 37%, pendant que la part d’enfants latinos passait de 38% à 39%.

    [Traduction intégrée. Merci à vous. - L'équipe]

  6. Houla, c’est fait à l’arraché et du coup, on peine un peu à lire. Vous faites la mise à jour ou je reprends tout l’article ? Cela ne me dérange pas mais j’ai un rendez-vous ce soir, aussi pourrai-je m’en occuper cette nuit si vous voulez. En tout cas, un beau premier jet de ‘France Forever’, merci à toi.

    [Le texte a été remis en page. Votre aide est la bienvenue pour effectuer une relecture. L'Equipe]

  7. L’espoir s’amenuise : Une habitante de Los Angeles du nom de Karen explique que bien que sans-abri, elle fait un effort pour paraître jolie avant de sortir pour la journée afin de gagner un peu d’argent

    -Les disparités raciales dans la santé et l’éducation se sont réduites depuis les années 1960. Bien que la ségrégation résidentielle demeure élevée, une personne noire typique habite aujourd’hui dans un quartier dont la population n’est pas à majorité noire. De précédentes études avaient montré que la richesse est un indicateur à la réussite aux tests standardisés plus important que la race ; le fossé des résultats audit test entre les étudiants riches et ceux à faible revenus (terminologie novlanguesque d’origine) est à présent presque le double de celui entre les Blancs et les Noirs.

    Depuis années 1980, les Blancs n’ont jamais été aussi pessimistes quant à leur avenir, à en croire General Social Survey (Sondage Général Social, en français), un sondage biannuel mené par le NORC (National Opinion Research Center) à l’Université de Chicago. Seuls 45% pensent que leur famille a de bonnes chances d’améliorer sa situation économique au train où vont les choses aux États-Unis.

    Cette division est particulièrement évidente parmi ceux des Blancs qui s’identifient comme des travailleurs. 49% disent qu’ils pensent que leurs enfants feront mieux qu’eux dans la vie, à comparer aux 67% de non-Blancs qui se considèrent comme étant des travailleurs, même si la situation des minorités empire.

    Bien qu’ils soient un groupe en diminution numéraire, les travailleurs blancs – définis comme ceux ne possédant pas de Licence – demeurent le plus gros bloc démographique de la population active. En 2012, des sondages conduits à la sortie de l’Election Day (Jour des Élections, jour dévolu aux élections à toutes les charges publiques, du Shériff au Président en passant par le Maire et les Représentants) par l’AP et les chaînes de télévision ont montré que les travailleurs blancs constituaient 36% de l’électorat, même avec une baisse notable notable de la mobilisation électorale chez les Blancs.

    Novembre dernier, Obama n’a gagné les votes que de 36% de ces Blancs non-diplômés, le pire résultat enregistré dans ce groupe par un candidat démocrate depuis la victoire en raz-de-marée électoral du républicain Ronald Reagan sur Walter Mondale en 1984.

    Certains analystes démocrates ont exhorté à faire des efforts en faveur de ces travailleurs blancs afin de les ramener dans leur giron électoral, les appelant un “pivot électoral de votants” potentiel, si la participation des minorités et des jeunes devait baisser aux prochianes élections. “En 2016 la communication du GOP (Grand Old Party, le Parti Républicain) sera bien davantage axée sur les préoccupations concernant la `classe moyenne’ et les `Américains moyens,’” écrivaient récemment Andrew Levison et Ruy Teixeira dans The New Republic.

    ‘Ils ne font pas confiance au gouvernement, mais cela ne veut pas dire qu’ils ne veulent pas de gouvernement,’ affirme le sondeur électoral républicain Ed Goeas, qui pense lui aussi que les travailleurs blancs demeureront un groupe électoral important. Son étude a montré que nombre d’entre eux soutiendraient des programmes anti-pauvreté à condition qu’on les dirige sur l’apprentissage et les investissements dans les infrastructures. La semaine dernière, Obama a renouvelé son engagement à aider les manufactures à ramener les emplois aux États-Unis et à créer des emplois dans les secteurs énergétiques du solaire, de l’éolien et du gaz naturel.

    ‘Ils ont l’impression que les politiciens prennent soin des autres et pas d’eux,’ ajoute Goeas.

    Daily Mail

    [Traduction intégrée. Merci pour ce gros travail. - L'équipe]

  8. Je réitère une demande de révision de la traduction, notamment pour traduire l’expression “working-class whites”, que j’ai dû traduire par deux ou trois expressions différentes.

    De mon côté that’s all folks.

  9. Bonsoir,

    Texte tres bien traduit en general. J’ai quelques petits passages qui meriteraient une reformulation;

    @ France Forever {alienation} = {mise au banc de la societe.}
    En Americain, Alien = Etranger. C’est un terme officiel…

    Je traduirai:

    [...] and the loss of good-paying manufacturing jobs as reasons for the trend.

    par:
    [...] et par la perte des emplois manufacturiers bien rémunérés comme raisons de la tendance générale.
    ******

    Marriage rates are in decline across all races, and the number of white mother-headed households living in poverty has risen to the level of black ones.

    par
    Les mariages sont en baisse dans tous les groupes raciaux, et chez les Blancs, le nombre de familles monoparental gérés par la mère est désormais au même niveau que celui des Noirs.

    [Les corrections sont intégrées, merci pour votre aide. L'Equipe]

  10. Attention

    For at least part of their live
    Se traduit plutôt en
    Pour au moins une période de leur vie

  11. Et oui, car c’est une pauvreté moins visible, car plus “digne” et plus discrète que celle venant d’autres populations pleurnichardes.

    (un gros merci pour le travail de traduction)

  12. “Bien que les taux de pauvreté chez les Noirs et les Hispaniques soient près de trois fois plus hauts, en chiffres absolus la pauvreté aux États-Unis montre majoritairement un visage blanc.”

    Voilà ce qui est à ressortir de l’article. On l’oublie souvent mais en effet les pauvres sont d’abord… des Blancs. Ce qui n’est pas étonnant, quand on sait que la population EU est d’abord blanche. C’est évident, mais il faut le rappeler.

    Un grand merci pour les traducteurs!

  13. Bon, super, je n’ai plus qu’à lire tout ceci. Excellent travail collectif, cela fait plaisir. A charge de revanche donc !

  14. Avez vous vu une XXXX qui mendie à Paris ?
    Non ?
    Ils sont tous pétés de fric !
    Ce sont les électeurs de Tartuffe le salopard !
    Seuls les français crèvent !
    Les vrais votent mal, ils n’ont qu’à crever !
    On s’y emploie au PS !

    [Pas d'insulte (codée ou non) sur Fortune. - €ric]

  15. À l’échelle nationale, le nombre des Américains pauvres atteint un record : 46.2 millions de personnes

    Plus de 19 millions de Blancs sont en-dessous du seuil de pauvreté de 23,021$ (17.367€) pour une famille de quatre, ce qui fait plus de 41% des déshérités de la nation,

    41 % cela ne fait pas

    : La pauvreté montre majoritairement un visage blanc

  16. -Pour a première fois depuis 1975, le nombre des foyers blancs gérés par des mères seules vivant dans la pauvreté et avec des enfants a surpassé ou égalé celui des foyers noirs durant la dernière décennie, aiguillonné par les pertes d’emploi et les taux en augmentation de naissances hors-mariage chez les Blancs.

    C’est un vieux phénomène sans cesse croissant (ces derniers 30 à 40 ans) que la monoparentalité, toujours associé à un surcroît de pauvreté. Mais voilà alors qu’avant il était socialement inacceptable pour le père de ne pas se marier avec la mère de ses enfants, ce n’est plus le cas et l’État est là pour suppléer à son absence.

    Lire Charles Murray, la perte des valeurs conservatrices précèdent la crise économique mais, comme le souligne l’article, cette perte se fait plus sentir (aiguillonne) une fois la crise présente.

    On croit les pauvres plus conservateurs, plus travailleurs, plus religieux que les plus riches, c’était peut-être vrai il y a un siècle (et encore, le réveil religieux est venu de la classe supérieur ou moyenne supérieur), ce n’est plus du tout le cas et cela ne fait qu’exacerber leur pauvreté et leur naufrage familial, moral et social.

    http://www.xn--pourunecolelibre-hqb.com/2012/04/idees-recues-sur-les-blancs-americains.html

    Thomas Sowell dit depuis longtemps que l’État-providence est la cause principale de la monoparentalité chez les Noirs : « The black family, which had survived centuries of slavery and discrimination, began rapidly disintegrating in the liberal welfare state that subsidized unwed pregnancy and changed welfare from an emergency rescue to a way of life.”» et cela en pleine prospérité économique.

    http://www.discoverthenetworks.org/viewSubCategory.asp?id=1672

    Theodore Dalrymple trace un portrait similaire des petits blancs anglais : c’est l’État-providence, la ruine morale qui explique le mieux les problèmes sociaux de cette sous-classe (l’État dépense de plus en plus sur ces classes pauvres, il représente une partie de plus en plus importante de l’«économie» de régions entières, il a doublé les dépenses en éducation tout en supprimant des difficultés (plus besoin d’apprendre une langue étrangère), il intervient de plus en plus dans la vie des gens et «pourtant» les choses ne s’améliorent pas).

  17. En France le constat est identique :
    http://www.atlantico.fr/decryptage/blancs-et-pauvres-etudes-qui-montrent-comment-cette-categorie-sociale-est-devenue-plus-defavorisees-et-moins-aidees-en-france-gu-766436.html
    L’oligarchie a organisé une préférence étrangère en arrosant les zones où se concentre l’immigration. La pauvreté des Blancs résulte donc d’un politique sciemment menée, le budget étant limité, on a fait un choix clair de donner aux uns et pas aux autres.
    Il y a un double objectif dans cette préférence étrangère, d’une part sauver le principe d’immigration et d’autre part acheter la paix sociale, c’est-à-dire éviter l’émeute. Vous pouvez faire le tour de la question d’immigration dans tous les sens, absolument tout est fait pour protéger et maintenir l’immigration.

  18. En novembre dernier, Obama n’a gagné les votes que de 36% de ces Blancs non-diplômés, le pire résultat enregistré dans ce groupe par un candidat démocrate depuis la victoire en raz-de-marée électoral du républicain Ronald Reagan sur Walter Mondale en 1984.

    Certains analystes démocrates ont exhorté à faire des efforts en faveur de ces travailleurs blancs afin de les ramener dans leur giron électoral, les appelant un “pivot électoral de votants” potentiel, si la participation des minorités et des jeunes devait baisser aux prochaines élections.

    Pas pire qu’en France, ces “petits blancs” délaissés au profit des minorités ethniques appelées à devenir majoritaires, selon les plans de l’oligarchie…

  19. Voila une raison ,suffisante pour trouver la chair à canon ,déjà en 2003 Jimmy Massey qui a écrit un livre KILL KILL KILL le génocide en Irak ,il a donné sa démission en décembre 2003 était remonté du Koweit jusqu’à Bagdad ,a vu tellement de massacres de la population.
    Il était recruteur avant 2003 ,ces recherches de jeunes était les enfants des mères célibataires ne pouvant les nourrir ,les drogués voila une partie des G I

  20. Mêmes ressorts qu’en France et en Europe, comme le dit Bastion, les dominants arrosent les Immigrés vivant autour d’eux dans les banlieues et abandonnent les Blancs pauvres qui vivent au loin, dans le “péri-urbain” comme on dit….
    Avec toutefois cette différence d’un système social plus généreux chez nous …. et en lus, pour les autochtones, une pauvreté moins obscène, des pauvres moins “gros”, vivant sur “leur” terre…. On a quand même l’impression que ces régions des Etats Unis où gagne la misère vont vite retourner à leur état initial d’il y a deux cents ans, avant l’arrivée des Blancs… Comme si tout cela – ce pays si riche, si prospère, si WASP- n’avait jamais existé. C’est assez saisissant….
    Et si les Américains blancs revenaient en Europe…. laissant leurs frères riches dans les villes parmi les divers qu’ils ont fait prospérer…
    Notre avenir en Europe sera peut-être surprenant et sur une longue échelle, l’Amérique dans l’histoire des Blancs ne sera peut-être qu’un intermède.

  21. Je vis tres pres de pauvres blancs dans l’Arizona. Je vois des gens en tres mauvaises sante, a cause de la malbouffe et des cochonneries qu’on sert dans les fast food. Ils n’ont pas le sou alors ils mangent dans ces restos infame de la viande qui est presque plus de la viande, du fromage qui n’est pas du fromage, du pain qui est a pain du pain, des frites infames que j’aurait honte de donner a mon chien et bien sur des boissons gazeuses edulcorees a la fructose de mais. Car c’est moins cher que la bonne bouffe.

    Je suis bien paye et je vis a leur cote car je n’ai pas peur d’eux et que je n’ai pas honte de mes semblables. Je vais meme faire du tir avec eux.

    L’amerique blanche traditionelle se meurt a cause du mondialiste et a present on leur jette l’affaire Zimmerman pour tenter de leur faire honte d’etre blancs et donc racistes.

    Les noirs evidemment se portent encore pire, alors que pourtant il y a un noir a la Maison Blanche, prisoniier ou complice d’un pouvoir de plus en plus sioniste.

    Bref, bonjour de l’Amerique qui ne va a peine mieux que la France. Je suis informaticien d’origine immigree, comme la plupart de mes collegues, car les blancs ici ont ete empoisonnes a tous les niveaux, y compris mentalement et intellectuellement (bouffe degueu, aspartame, fluor, TV debile -je crois que vous y avez droit en France, NFL, NASCAR, Fox News, MSNBC).

  22. @ SweetAZSummer

    Intéressant votre témoignage. Sympa de voir que Fdesouche est connu dans le monde entier…
    Si vous êtes d’origine immigrée, de quelle origine. Pas français je suppose. Comment de ce fait, vous êtes vous intéressé au site politique le plus fréquenté de France mais le plus occulté des médias ? C’est juste de la curiosité…..
    Comme je l’ai dit plus haut, en France, il y a de la misère dans les campagnes, mais les Français y sont chez eux ! Les maisons sont parfois délabrées ou tombent en ruine, mais elles ne disparaissent pas en se désagrégeant car elles sont en pierre ou parpaing, pas en bois.
    Quand on est pauvre à la campagne, on mange quand même des fruits et des légumes, parfois du jardin, car les femmes savent encore faire la cuisine… et accommoder très peu de chose pour faire un plat mangeable…
    Bref, autant de pauvreté, mais moins de pollution, plus de savoir traditionnel pour gérer la misère….. mais des dirigeants tout aussi pourris que les vôtres et une TV devenue aussi débile qu’aux USA.

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