Les dépenses sociales explosent en Europe

Les dépenses sociales ont augmenté en moyenne de 22% depuis 2007 pour les pays de l’OCDE. Une hausse due à la crise économique ainsi qu’au vieillissement de la population en Europe. Mais certains pays touchés de plein fouet par la rigueur, comme la Grèce ou le Portugal ont réduit ces dépenses, amplifiant ainsi la récession.

Les aides sociales, derniers remparts face à la crise. D’après un rapport de l’OCDE, les dépenses des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques dans ce domaine ont augmenté de 22% depuis 2007-2008.


Les premières années de la crise ont vu les prestations sociales rehaussées. L’allocation chômage est revalorisée dans certains pays. Cette aide croît respectivement de 2,6% et 3,5% en 2009 pour l’Islande et l’Espagne.

Même évolution pour les allocations familiales. Entre 2007 et 2009, elles augmentent d’1,2% en Irlande. Tandis que des pays comme le Royaume-Uni encouragent l’instauration de mesures, comme le crédit à l’impôt pour les frais de scolarité, afin d’aider la population.

Merci la crise. Selon l’OCDE, elle aurait engendré ces réformes permettant d’atténuer les conséquences de la dégradation de la situation économique.

Les seniors coûtent de plus en plus cher

L’accroissement des prestations sociales s’explique également, pour l’Europe, par le vieillissement de la population. Selon les prévisions de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), plus de 10% de la population européenne aura plus de 80 ans en 2045. Le taux de dépendance des personnes âgées atteindrait les 50%.

D’où la nécessité pour les États d’investir massivement dans le domaine de la santé. Un secteur clé pour les années à venir selon l’OCDE. Les dépenses publiques dans ce domaine devraient passer de 7 à 13% en 2050 pour les pays de l’organisme.

Les nations où la population est encore jeune sont moins susceptibles de voir les dépenses en faveur des seniors augmenter. La part consacrée à l’Éducation y est plus élevée. Tandis qu’en Allemagne, pays vieillissant, on préfère investir dans l’amélioration des conditions de vies pour les personnes âgées.

Deux poids, deux mesures

D’après l’organisme, les pays où l’État providence culmine sont : en tête, la France, avec près de 33% de son PIB dédié aux pensions et autres prestations sociales, puis le Danemark (30,8%) suivi de près par la Belgique (30,7%).

Mais tous les pays d’Europe ne sont pas logés à la même enseigne. La Grèce et l’Irlande ont vu le niveau de leurs prestations sociales chuter de 13 à 14% depuis 2007. L’extrême rigueur budgétaire imposée par la Troïka (FMI, BCE, Commission européenne) a laminé la protection sociale.

L’OCDE prévoit toutefois une augmentation générale des dépenses dans les prestations sociales pour tous les pays de l’organisme.

Myeurop

Commentaires (3)

  1. J’ai comme un doute que ce soit les “séniors” qui grévent les ressources sociales,mon regard se tourne plus vers une tranche de la population assez bigarrée et crépu.

    “Les aides sociales, derniers remparts face à la crise.”

    C’est une blague,qui alimente le stock de fric à distribuer ?Les travailleurs,moins de travailleurs moins de fric à distribuer,alors on ponctionne encore plus ceux qui ont la chance de bosser jusqu’à les faire crever pour maintenir le niveau du social à flot,ce cercle vicieux nous mène directement au gouffre.
    Après on commencera à compter les points………

  2. Comme Marine Le Pen l’a bien expliqué, le problème des retraites est d’abord celui du chômage. S’il y a plus de chômeurs, il y a moins de cotisants, or s’il y a du chômage c’est bien à cause de l’absence de frontières douanières et de l’immigration de peuplement.
    Avec l’augmentation de la productivité, il y a moins besoins de cotisants qu’autrefois, mais il en faut quand même un minimum.

    Rétablissons les frontières douanières, ce qui alimentera l’État en taxes, et protégera l’emploi, donc augmentera le nombre de cotisants.
    Cessons d’attribuer des droits sociaux aux étrangers, d’abord à ceux qui persisteraient à rentrer en France, puis progressivement à ceux qui y séjournent, cela diminuera les cotisations sociales et donc le coût du travail en France, ce qui aidera aussi à l’emploi.

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