«Des pillages de Brétigny à la faillite de la France !»

par Charles Sannat

Avertissement politiquement incorrect et contrarien : je me fiche de savoir quelle est la composition socio-ethnico-culturelo-CSP-religieuso-originelle de ce que l’on nomme pudiquement dans notre pays en novlangue « les bandes de jeunes ». Je n’ai qu’un seul point de vue sur la question. Un voyou est un voyou. Un brigand est un brigand. Ils doivent être traités comme tels. Rien de plus et rien de moins.

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Étant tombé vendredi sur un excellent article consacré à la future crise de la dette de la France, notre pays ayant perdu son dernier triple A je voulais revenir sur ce sujet qui nous intéresse forcément et à plusieurs titres. Comme parents pour le futur de nos enfants ou petits-enfants, comme contribuables, comme retraités, ou encore comme épargnants.

Avant de revenir sur ce thème, et actualité oblige, je souhaitais faire un petit arrêt sur l’histoire de Brétigny et du déraillement du train Paris-Limoges. Quel est le rapport avec l’économie ? Vous allez très vite le voir et il est très important d’en parler, d’en être conscient, et de s’y préparer…

Scène de pillage à Brétigny

Je vais vous citer les passages les plus importants d’un article de dimanche 14 juillet 2013 dont vous trouverez le lien ci-joint.

« Le récit fait par Nathalie Michel, déléguée du syndicat de police Alliance, sur Europe 1, est particulièrement glaçant :

« A 17h30, alors que nos collègues interviennent, ils voient un groupe de jeunes qui approchent et qui semblent porter secours aux victimes. Très rapidement, ils se rendent compte que ces individus sont présents pour dépouiller les victimes et notamment les premiers cadavres. »

« Mais samedi matin, Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports, et plusieurs autre voix officielles réfutent une partie de ces informations. »

« Le ministre fait état d’ »actes isolés », d’ »une personne interpellée », et d’ »une tentative de vol de portable » au préjudice d’un secouriste. Mais des « véritables actes [de pillage] commis en bande, non », affirme Frédéric Cuvillier. Il explique n’avoir pas connaissance « de victimes dépouillées ». Il confirme cependant que des pompiers « par petits groupes, ont été accueillis de façon un peu rude. »

Le contrôle de l’information

Vous avez actuellement en cours dans notre pays un véritable scandale en train sous vos yeux d’être étouffé par les plus hautes instances gouvernementales.

C’est une opération de contrôle de l’information fort intéressante à suivre, soit dit en passant. Comment faire pour que quelque chose qui a eu lieu… n’ait jamais existé ?

Lorsque vous avez à faire face à des scènes de pillages sur des cadavres, ce qui a de quoi choquer l’ensemble de notre pays et de nos concitoyens, cela se transforme en novlangue « Hollandaise » en « les pompiers ont été accueillis de façon un peu rude »…

Il est très important de bien réaliser la portée de cette manipulation politique, sociale et linguistique car cela montre parfaitement les limites de l’exercice démocratique dans notre pays et notre unique défaut, la cause de tous les maux qui touchent notre pays.

Elle est pétrie de bonnes intentions du genre, « il ne faut pas mettre le feu aux poudres », il ne faut pas « donner de mauvaises idées aux autres », « quelque chose dont on ne parle pas n’a jamais existé », etc.

Hélas, l’enfer est souvent pavé de bonnes intentions, et cet autisme qui nous empêche de voir les réalités économiques et sociales que sont les nôtres nous mènera directement à l’enfer. Et nous nous en approchons de plus en plus vite.

Notre incapacité à poser les problèmes et faire les constats

C’était exactement ce que j’expliquais dans mon édito du 11 juillet. Nous nous refusons à poser les vrais constats. Or, lorsque l’on s’interdit de penser, de réfléchir, et de constater, on s’interdit de facto de trouver et mettre en place les solutions appropriées. Nous nous condamnons à une décadence plus ou moins rapide et à une chienlit de plus en plus prononcée.

Or la chienlit est économique et sociale, ce sont deux aspects intimement liés.

Nous ne pouvons que contempler la violence la plus extrême, l’absence totale de morale ou de valeur de la part de ce que l’on appelle pudiquement des groupes de jeunes, et qui ne sont en réalité que des bandes de brigands modernes. Des brigands, des voyous psychologiquement totalement déstructurés ayant l’impression de l’impunité permanente ou presque. Or ils viennent de nous démontrer que dans la chienlit, ils ont dépassé un nouveau stade. Ils pillent les morts et les blessés. N’oubliez pas cela pour le reste des événements.

Revenons donc à la faillite de la France maintenant

C’est un article de Challenges intitulé « La France va connaître une crise de la dette » qui a interrogé Charles Wyplosz, professeur à l’Institut des Hautes Études Internationales de Genève.

Pour lui, les politiques d’austérité européennes vont entraîner une nouvelle crise financière.

Le risque majeur d’un krach obligataire dévastateur pour les banques européennes.

« La crise de la zone euro n’est pas terminée. Le plus grave n’a pas encore eu lieu. D’abord, les dettes publiques ne sont pas soutenables : celles de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne et sans doute de la France. Ensuite, les banques n’ont pas été nettoyées. Pire, depuis 2008, les dettes publiques ont migré dans les bilans des grandes banques européennes, qui ont signé un véritable pacte du diable avec les États. Ces derniers les ont incitées à acheter leurs dettes publiques en leur promettant de les sauver en cas de crise. Aujourd’hui, les établissements bancaires sont donc beaucoup plus sensibles à une remontée des taux d’intérêt, venue des États Unis, qui risque de provoquer de lourdes pertes en capital. »

C’est exactement ce que j’explique depuis plusieurs semaines, notamment dans mon article consacré à l’étude du bilan de BNP Paribas (qui était un exemple). Les banques sont pleines d’obligations. Elles y sont particulièrement exposées, tous leurs fonds propres sont investis exclusivement en obligations d’États plus ou moins pourries… On sait où tout cela va nous mener. On ne veut juste pas le voir.

Il exprime également très bien ce que l’on peut penser de la politique que la Commission européenne demande aux États de mener. Cette politique est désastreuse. Nous le savons.
Cette politique ne fonctionne pas. Nous le savons.
Cette politique nous mène à l’abîme. Nous le savons.
Cette politique nous mène à l’insolvabilité et à la faillite par la déflation et la récession. Nous le savons.
Nous le savons car nous avons le cas grec. Le cas portugais. Le cas espagnol. Le cas italien. Et désormais, en cours… le cas français.
Mais nous continuons quelque chose qui est condamné à échouer. Alors comme il le dit :

« Je suis en colère. La Commission européenne reconnaît son plantage, qui sera enseigné dans les livres d’histoire. Elle a imposé des coupes budgétaires au plus mauvais moment, alors que l’économie européenne n’était pas sortie de la récession. Le résultat, c’est plus de récession, plus de chômage et plus de dette. Mais la Commission persiste dans l’erreur : elle maintient des objectifs de réduction de déficit, alors que nous sommes en récession. »

 Il conclut son interview en expliquant que « le succès de François Hollande est d’avoir tenu un an sans que la France ne rejoigne l’Italie et l’Espagne dans la catégorie des pays officiellement en crise de la dette publique. Mais la dette de l’État continue de prospérer et ce n’est plus qu’une question de temps avant que la grande catastrophe arrive. Dans un proche avenir, l’Italie et l’Espagne vont plonger et l’attention se portera alors sur le domino suivant, la France. »

Il a parfaitement raison. Les jours de la France sont comptés financièrement parlant. Lorsqu’arrivera la grande catastrophe financière et que notre pays devra faire face à son insolvabilité, que croyez-vous que cela aura comme conséquences concrètes ?

Vous ne ferez pas face qu’à des difficultés pour trouver des produits de première nécessité, ou encore aux difficultés financières quotidiennes liées à la précarité généralisée occasionnée par le défaut de paiement de la France.

Vous ferez aussi face à des hordes de nouveaux barbares appelés « jeunes de banlieue » et qui rendront, dans la majorité de nos grandes villes, une vie déjà économiquement difficile tout simplement épouvantable.

C’est l’une des raisons essentielles pour laquelle je vous conseille à nouveau le tryptique suivant :

- Maison à la campagne loin des grands centres urbains à l’ambiance qui deviendra délétère et intenable (et qui vous permettra d’avoir un potager, un poulailler et d’améliorer le quotidien de vos gamelles).
- Pièces d’or et d’argent pour protéger votre épargne de la grande banqueroute à venir.
- Plan épargne personnel boîtes de conserve (le confit de canard ou le foie gras existent en boîte de conserve), ainsi qu’une bonne cave bien garnie dans la mesure où la misère est plus supportable avec du bon vin et que ce placement restera également toujours liquide…

Mais tout ce que je viens de vous dire n’existe pas en France

La France ne fera pas faillite puisque, comme vous l’a dit votre Président Hollandouille 1er, la crise est finie. Les pillards n’existent pas dans notre pays puisque, d’après le sinistre des Transports, il s’agit juste de pompiers accueillis un peu rudement. Tout va donc très bien, vous pouvez aller vous recoucher tranquillement, en attendant votre prochaine pension de retraite trimestrielle.

Sinon, vous pouvez aussi vous poser la question suivante : s’il se passe lorsque tout est à peu près normal ce qui s’est passé à Brétigny, alors imaginez ce qui se passera lorsque ces bandes de gentils jeunes auront un peu faim ?

Le gouvernement n’y résistera pas. La démocratie non plus.

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Notes :

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.

Le Contrarien Matin

Commentaires (17)

  1. Voilà qui résume ce que nous savons tous !
    Le problème avec l’effondrement économique c’est qu’on a trop crié au loup ! Et que finalement comme toujours les français sont dans le déni.

    Ils n’ont pas changé ces hordes qui étaient venus acclamés Dalladier lorsqu’il signa la paix de Munich. Ce sont les mêmes qui regardent tout les soir, la lobotomie national du journal télévisé qui leur répète en boucle, tout va bien, la crise est fini.
    Je ne connais presque personne qui fait des réservés de nourritures, qui sait armé, qui a commencé à avoir un potager, qui a retiré son argent des livret A, des assurances vies et autres placements bidons.
    Tout le monde se comporte comme si de rien n’était !

    La plus part des français tu leur parles de problème dans les banlieues et de l’immigration, ils te diront mais y a pas de problème.
    La génération des 30-40 ans préfèrent continuer à fumer des pètes plutôt que de regarder les dangers.
    Nous sommes de toute manière un peuple déclinant et décadent. Je ne suis pas sur que la petite minorité éveillé puisse inverser la tendance.

    Finalement cette crise n’est que la conclusion, d’un processus de déstructuration de 50 ans, qui finira comme tout processus de remplacement, dans le sang et dans les larmes de ceux qui sortent de l’histoire.

  2. C’est un peu tard tout cela…on récolte toujours ce qu’on a semé et qu’on a bien arrosé pendant des années.
    Le matérialisme finit inévitablement par mener au chaos, car la matière est finie et ce n’est sûrement pas avec des solutions encore matérialistes qu’on s’en sortira. Retrouver son âme avant même de retrouver ses poules sera une valeur plus sûre que toutes les babioles de survie.

  3. Avertissement politiquement incorrect et contrarien : je me fiche de savoir quelle est la composition socio-ethnico-culturelo-CSP-religieuso-originelle de ce que l’on nomme pudiquement dans notre pays en novlangue « les bandes de jeunes ».

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    Il s’en fiche ? Pas moi !!!

    Quelle autruche… Qu’il aille vendre ses pièces d’or…

  4. J’irai meme plus loin suite a l’article…pourquoi rester en france si l’on sait que ca risque de Peter? Autant partir dans des pays ou il n’y a pas ces hordes de sauvages…

  5. pourquoi ,quand on écoute les médias officiels tout va très bien juste quelques coups de feu , des pauvres petits jeunes s’ennuyant , des vacanciers plein les plages ,les centres de loisirs bondés
    alors tout va très bien madame la marquise juste quelques petits riens…….

  6. Je considère que c’est déjà foutu pour les grandes villes et c’est valable pour les pays riches et en voie de développement.

    d’un point de vue individuel : bouffe, or/argent, isolation maison, potager, permis de chasse (gros calibre type cochonnaille).

    d’un point de vue social : campagne/village (pas trop isolé non plus) amortir les coups avec des circuits commerciaux court type marché et commerce/industrie de proximité, si possible créer un circuit de placement pour capitaliser directement dans une entreprise locale.

  7. Merci pour cet article pittoresque avec un fond de vérité. Pas besoin d’être un grand scientifique pour deviner que lorsque les classes moyennes laborieuses n’auront rien à manger, la délinquance des immigrés afro-maghrébins (appelons un chat, un chat puisqu’on parle bien d’eux) – qui dans le cadre d’une politique raisonnable n’auraient jamais dû être accueillis par la France – va littéralement exploser, alors que nous sommes déjà des niveaux très élevés.

    Par contre je ne suis fondamentalement pas d’accord avec le point de vue suivant :

    « Je me fiche de savoir quelle est la composition socio-ethnico-culturelo-CSP-religieuso-originelle de ce que l’on nomme pudiquement dans notre pays en novlangue « les bandes de jeunes ». Je n’ai qu’un seul point de vue sur la question. Un voyou est un voyou. Un brigand est un brigand. Ils doivent être traités comme tels. Rien de plus et rien de moins. »

    C’est précisément le profil ethnoculturel de ces personnes qui doit conduire à un moratoire de m’immigration. Sans ce constat de base on va tourner en rond, l’argument économique est discutable et variable dans le temps. Par exemple si tout irait bien économiquement nous pourrions mener la même politique d’immigration massive que maintenant. Eh bien non, le comportement de ces « jeunes » à Brétigny dépasse ce que notre civilisation européenne puisse accepter. Il est stupide de croire que l’on peut traiter ce comportement par la justice, non un brigand n’équivaut pas à un autre lorsqu’il s’agit de cultures fondamentalement différentes. Nous sommes face au véritable problème de fond de cette immigration, la destruction de notre société.

  8. @ Geraldine & Bastion: Pour un peu connaitre CS, je peux vous assurer qu’il est on ne peut plus conscient de certaines réalités. Il n’ignore cependant pas non plus les réflexes pavloviens d’une part conséquente de la population et choisit de désamorcer d’entrée de jeu les padamalgam et fopastigmatisé qu’on lui opposerait s’il ne le faisait pas.

    @ Yarr: Je reviens de Roumanie, le pied absolu de ne pas avoir à se coltiner les vouzémoi. Quelques roms par ci par là mais d’après les roumains eux-memes c’est beaucoup plus calme “depuis qu’ils sont tous chez vous”. J’ai ri un peu jaune, sur le coup.

  9. Les socialistes et UMP sont liés à des groupes de lobbys du moyent orient
    Et américains
    Ils bradent la république ,le droit de vote,les valeurs familiales,l histoire de France,la laïcité au profit des intérêt qui financent leurs élections
    Ils ne représentent pas le peuple Français et mentent à travers les médias
    Travestissent la vérité ,emprisonnent ,mise en garde à vue ,etc…
    Cela ne suffira pas à cacher les pillages ,violences ,des racailles importes

  10. @ La Grande Evasion: Il ne s’agissait pas de moi ou alors vous avez l’ouie fine, je suis quasi-voisin avec Le Périgourdin. :)

    Je m’y rends régulièrement, chouette pays. Locaux parfois un peu bruts de décoffrage, nature magnifique (attention aux ours), monastères en pagaille dans lesquels on peut dormir, (bien) manger, se reposer pour un prix modique et surtout, on n’est que très rarement (voire jamais) emm…. par des hommes des cavernes en survet’ Adidas, contrairement à notre douce France.

    Il faut faire gaffe aux roms, c’est tout, mais ils se tiennent à carreau car la Police de là-bas n’est pas tellement portée sur l’humour.

  11. d’accord sur tout sauf que l’origine des racailles, moi, elle m’intéresse et se trouve un paramètre essentiel pour la compréhension du problème!

    HL

  12. Le pb c’est que dans les sociétés urbaines ont est tous dépendant des supermarchés pour s’alimenter ! Si une guerre éclate, on crève tous de faim au bout de 2 semaines !

    Seuls les paysans ont gardé le savoir faire agricole. Et puis faire des réserves avec des boites de conserves c’est bien, mais ça dure un temps limité. Et on peut se faire piller !

  13. Malheureusement les premiers à se sauver seront les ripoux qui se sont engraissés sur notre dos.

    On se consolera en disant qu’il n’y a pas d’autres issues pour convertir nos compatriotes et essayer de rebatir autre chose derrière.

    Sinon pour aller vite : je suis déjà au courant de tout ça, je l’ai lu dans “Le Camp des Saints” de Raspail.

  14. Une lecture édifiante dans le prolongement de ce message : “Vici-lisation La Chute” de Chris Antone, roman qui se déroule de nos jours et qui décrit l’effondrement de nos villes, le chaos et la survie de quelques personnes qui ont réussi à s’échapper. Aspects économiques, sociologiques et humains d’une cruelle actualité. Quand les villes vont crever, ça va faire très mal !!

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