« Les États-Unis traversent une crise plus grave que l’Europe »

INTERVIEW – L’économiste américain Jeffrey Sachs soutient une réforme du système monétaire mondial avec un euro aussi important que le dollar.

William Smith Jewett (1812–1873), La terre promise - La famille Grayson

L’économiste américain Jeffrey Sachs, conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et professeur à l’université de Columbia, intervient aujourd’hui [jeudi 06 janvier 2011] au colloque « Nouveau monde, nouveau capitalisme », organisé à Paris par le ministre de l’Industrie Éric Besson, en présence de François Fillon et du premier ministre grec Georges Papandréou.

Père de la thérapie de choc libérale dans la Russie d’Eltsine, Sachs, qui a conseillé de nombreux gouvernements, s’est mué au fil des ans en croisé interventionniste de la lutte contre la pauvreté.

LE FIGARO. – L’Union européenne va-t-elle devoir sauver d’autres États membres cette année ?

Jeffrey SACHS. – Je suis plus optimiste que la plupart de mes collègues économistes au sujet de l’Europe. Je pense que l’euro va résister et que les pays qui ont choisi le chemin difficile de l’austérité tiendront bon. Le plan de sauvetage de la Grèce puis de l’Irlande a trop tardé et a été mis en place de mauvaise grâce, ce qui a coûté cher à l’Europe.

Je souscris à ces plans, à une réserve près : dans le cas de l’Irlande, où le poids de la dette privée est important, les garanties publiques accordées aux banques ont été trop généreuses à mes yeux.

Le modèle économique français a-t-il été protecteur contre la crise ?

En tant qu’Américain, je serais tenté de dire, en particulier à la droite française longtemps séduite par un libéralisme à l’américaine : n’allez pas vers le modèle américain ! Les États-Unis traversent une crise structurelle beaucoup plus profonde que l’Allemagne ou la France.

Aux États-Unis, le chômage atteint 10 %, les inégalités de revenus n’ont jamais été aussi criantes, et le déficit budgétaire pèse 10 % du PIB. Le système financier et le marché du travail dérégulés sont à l’origine de cette crise.

Le cœur de l’Europe – hormis l’Italie qui a ses propres problèmes politiques – la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Scandinavie sont beaucoup plus équilibrés, plus résistants aux chocs, plus compétitifs à long terme que les États-Unis.

Comment les pays occidentaux peuvent-ils rester compétitifs ?

La concurrence mondiale est intense. On peut augmenter la compétitivité en baissant les salaires des employés non qualifiés ou, au contraire, promouvoir l’éducation.

La crise a entraîné une baisse de la consommation. Les gouvernants avaient le choix entre stimuler la consommation ou stimuler l’investissement. La seconde option était la meilleure, ce n’est pas celle qu’ont choisie les États-Unis, qui ont préféré les politiques de court terme.

La reprise suppose des investissements dans les grandes infrastructures, l’économie verte et le capital humain. Relancer la consommation est une approche très naïve. La prime à la casse, par exemple, en vogue dans beaucoup de pays, est une solution facile, mais absurde.

Êtes-vous favorable à une réforme du système monétaire international ?

Le dollar a déjà bien entamé son déclin. Un système monétaire international fondé sur plusieurs devises est nécessaire. Il faut d’abord restaurer la crédibilité de l’euro.

Deuxième difficulté : l’Asie. Le yuan s’imposera-t-il comme la devise asiatique ou y aura-t-il une coopération monétaire avec le yen japonais et le won coréen ? Le yuan n’est même pas une vraie devise internationale, mais la Chine a sans doute un plan pour le transformer d’ici à dix ans, voire beaucoup plus vite.

Si l’Europe parle d’une seule voix (il y a eu des tergiversations en Allemagne), si l’Asie aussi s’accorde, alors le système monétaire pourra se fonder sur trois piliers, l’euro, une monnaie asiatique et le dollar.

Dans ce contexte de croissance faible et d’endettement en Occident, la Chine va-t-elle étendre son contrôle sur l’Europe ?

Pas besoin d’être grand clerc pour voir que la Chine est en train de refondre l’économie mondiale. Elle épargne la moitié de son PIB ! Cette accumulation de richesse est spectaculaire. Une partie alimente l’urbanisation la plus rapide de l’histoire, qui suppose la construction d’infrastructures, de routes, de centrales électriques à une échelle sans précédent. La Chine est devenue aussi le premier investisseur en Afrique.

Elle a par ailleurs joué un rôle de stabilisateur important pour l’euro. Le premier ministre Wen Jiabao a dit que la Chine continuerait d’acheter des titres de dettes grecque, portugaise ou espagnole.

D’un autre côté, la Chine est à l’origine de la hausse des coûts mondiaux de l’énergie et de l’alimentation. Ce qu’elle n’a pas bien géré, ce sont ses ressources naturelles. Elle traverse une crise environnementale profonde.

Mais cela fait vingt ans que je répète que la croissance chinoise est solide et qu’elle change le monde.

Le Figaro

(Merci à SPOILER)

Commentaires (22)

  1. Total désaccord. L’Union Européenne traverse une crise plus grave que les Etats-Unis. En Europe, cinq Etats vont se déclarer en défaut de paiement : le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce, l’Espagne.

    Faillite du Portugal : l’Allemagne et la France commencent à paniquer.

    Lisez cet article :

    Samedi 8 janvier 2011 :

    Berlin et Paris veulent forcer le Portugal à demander l’aide de l’Union Européenne.

    Les gouvernements allemand et français veulent contraindre le Portugal à demander à son tour une aide financière dans le cadre du plan de sauvetage européen, affirme l’hebdomadaire Der Spiegel à paraître lundi 10 janvier.

    Sans citer de source précise, Der Spiegel affirme que “des experts gouvernementaux” des deux pays s’attendent à ce que le Portugal ne puisse bientôt plus se financer sur les marchés.

    “Le signal d’alarme a été tiré, selon eux, lorsque le Portugal a dû proposer la semaine dernière 3,69 % d’intérêts pour une émission obligataire à six mois. A titre de comparaison, le même jour, l’Allemagne a placé un emprunt à 2,87 % sur dix ans sur le marché”, écrit l’hebdomadaire.

    Le Portugal doit rapidement se placer sous l’assistance européenne pour éviter une contagion à l’Espagne voisine ou à la Belgique.

    Les membres de la zone euro devraient s’engager dans le même temps à fournir tous les moyens nécessaires pour défendre la monnaie unique, quitte à dépasser les 750 milliards d’euros déjà mis à disposition, assure encore le magazine.

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ioU0qkhNoTdqnSNl5BmCiaFhOflQ?docId=CNG.b2faa182515312953f9b79472d025947.b81

  2. @BA

    La dette des USA est équivalente à celle de TOUS les pays de la Zone Euro plus celle du Japon !

    Regardez la réalité en face. Le modèle néolibéral dont vous faites la promotion sur Fortune mène les USA mais aussi la Grand Bretagne à leur perte. Il a déjà entraîné l’Islande et l’Irlande dans le gouffre et commence à détruire le reste de l’Europe depuis que les dirigeants des pays européens ont décidé d’adopter ce système économique.

    Les mesures néolibérales adoptées par Sarkozy en France en sont le meilleure illustration : la situation n’a jamais été aussi désastreuse pour les comptes publics en France, pour l’état du marché de l’emploi et les inégalités sociales depuis qu’il a été élu. Et pourtant, Dieu sait combien de coupes budgétaires et de suppression de postes dans le fonctionnariat nous avons déjà eu droit ! Les français connaissent la rigueur depuis un moment déjà et acceptent de plus en plus de sacrifices, mais rien n’y fait. Les comptes et l’économie sont toujours dans le rouge !

    Toujours plus de néolibéralisme entraîne toujours plus de dettes et toujours plus de pauvreté. Il faut arrêter cette folie et revoir notre approche de l’économie de fond en comble en s’éloignant le plus vite possible du modèle anglosaxon qui chaque jour prouve son inefficacité et sa nocivité.

  3. Camarade BA, vous qui vous êtes spécialisé dans l’évolution des taux des dettes souveraines des PIIGS (pourtant généralement moins endettés que l’anglosphère), que dites-vous de ceux-là ?

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=TNX:IND

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=TYX:IND

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=FVX:IND

    http://ukhousebubble.blogspot.com/2010/12/government-bond-yields-should-we-worry_20.html

    Une petite comparaison :

    http://www.bloomberg.com/markets/rates-bonds/government-bonds/us/

    http://www.bloomberg.com/markets/rates-bonds/government-bonds/uk/

    http://markets.ft.com/markets/bonds.asp (choisir « EUR Yield Curve – View Eurozone)

    Le rendement des obligations souveraines de la zone euro dans son ensemble, n’est pas supérieur à celui des titres publics américains et anglais.

    Et cela, malgré la déferlante propagandiste anglo-saxonne :

    http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2010/12/26/selon-pierre-jovanovic-l-anglosphere-a-declare-la-guerre-a-l.html

    Sans tenir compte des dettes privées, bien supérieures dans l’anglosphère.

    Par conséquent, le problème est uniquement politique.

    Si la zone euro déploie une solidarité suffisante dans ce domaine (je sais, nous n’aimons pas l’eurocratie, moi non plus, mais je ne parle ici que de faits…), elle résistera à la désagrégation plus longtemps que l’anglosphère.

  4. Le dernier paragraphe contredit les précédents. Si le monde se profile avec une Chine extrêmement forte et un occident en croissance faible et endetté, alors le système monétaire international ne reposera pas sur 3 piliers mais uniquement sur une monnaie asiatique. Et ce de gré ou de force. Encore les doux rêveurs néolibéraux qui tapent du pied au keynésianisme pour tenter de sauver ce qu’ils pensent pouvoir l’être et continuer à rêver un peu.

    L’euro n’est pas viable en tant que monnaie unique (et non commune) uniquement parce que les européens ne parlent pas tous la même langue, ne font pas de bébés entre eux, ne bougent pas et n’ont pas les mêmes rapports socio-économiques selon les pays.

  5. @gde
    Ne confondez pas tout et ne passez de l’un à l’autre comme cela vous arrange
    Le libéralisme est un système économique;
    Le néoliberalisme est un délit passible de prison;

  6. beligue
    Dimanche 9 janvier 2011 à 14:25
    ——————-

    Ah ? Avez-vous des liens à ce sujet ? Je n’ai jamais entendu ça. Vraiment pas.

    Sinon GDE n’a pas tout à fait tort, et le connaissant pour l’avoir assez lu sur Fdesouche, il n’est pas le genre d’homme à changer de chemise en ce qui concerne l’économie. Le communisme n’a jamais marché, le néolibéralisme pareil et la seule solution viable c’est une bonne intervention de l’Etat dans la sphère économique pour réparer les excès en faisant payer les pots cassés aux responsables.
    Cet interventionnisme, ce n’est pas du keynésianisme à lequel je ne crois pas trop non plus en raison de ses limites. C’est pourquoi le protectionnisme, couplé à une défense des travailleurs contre le dumping social et fiscal imposés par les extra-européens, à l’intérieur d’une zone définie pour le commerce en plus de la subordination d’une partie de l’économie au politique et à la cité serait une bonne chose. Il faut lire Alexander Hamilton à ce sujet pour comprendre le pourquoi de l’essor économico-industriel des États-Unis à la fin du XIXème et tout au long du XXème siècle jusqu’en 1974. Avec les écrits Hamilton, on peut mieux comprendre l’essor lors de la période des 30 Glorieuses en France.

    Pour être sur le sujet, je suis d’accord avec Boreas en ce qui concerne l’économie des Nations européennes par rapport à ceux des pays anglo-saxons.

  7. De toute manière c’est assez simple, une économie basée sur les banques, la finance qui tirent toutes les ficelles ne peut fonctionner, car elles ne fonctionnent qu’en vue de leur profil, quelque soit les conséquences pour le pays. Donc il faut un interventionnisme d’état car sinon ce sont les banques qui tiennent les rennes. Ouais je sais c’est pas de l’analyse profonde mais cela me parait vrai.

  8. Quand on pense que le modèle de Sarkozy c’était les Etats-Unis. Et il n’y a pas que la crise ! L’espérance de vie a diminué en 2008 aux Etats-Unis. Quel modèle !

  9. ce sont les Pères Noël qui tiennent les rennes.
    hé oui.
    (ou les lapons, à l’extrême rigueur )

  10. Dette publique des Etats-Unis :

    14 021 milliards de dollars, soit 95,52 % du PIB

    http://www.usdebtclock.org/

    Mais les Etats-Unis ont le contrôle de la planche à billets. Le dollar est la monnaie de réserve mondiale.

    Autrement dit : les Etats-Unis sont dans la m….., mais seulement jusqu’au cou.

    Les Etats de la zone euro, eux, sont sous la m….. Ils sont en train de s’y noyer.

    Dimanche 9 janvier 2011 :

    La France, l’Allemagne et d’autres pays de la zone euro exercent une pression grandissante sur le Portugal afin qu’il demande un appui financier à l’Union européenne et au FMI, cela pour tenter d’endiguer la propagation de la crise de la dette souveraine, a-t-on appris dimanche 9 janvier de source européenne à Bruxelles.

    En juillet déjà, des premières discussions avaient évoqué cette éventualité, mais pour l’heure, aucune négociation formelle n’a été ouverte, précise-t-on de même source.

    “La France et l’Allemagne ont dit, dans le cadre de l’Eurogroupe, que le Portugal devait solliciter une aide, le plus vite étant le mieux”, a dit la source, ajoutant que la Finlande et les Pays Bas avaient exprimé des voeux similaires.

    Un porte-parole du gouvernement portugais a toutefois démenti dimanche une information rapportée par un magazine allemand faisant état de pressions sur Lisbonne de la part de Paris et Berlin.

    Le Portugal passe depuis plusieurs semaines pour être un des pays les plus vulnérables de la zone euro, avec la Belgique notamment, tandis que Moody’s a placé en décembre la note de l’Espagne, pourtant jugée plus solide que certains autres pays de la zone, sous surveillance pour un éventuel abaissement.

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE70809220110109

  11. BA

    Oui, j’ai vu cette info, moi aussi :

    http://fortune.fdesouche.com/29729-emmanuel-todd-%c2%ab-je-serais-tres-etonne-que-leuro-survive-a-2011-%c2%bb/comment-page-1#comment-51038

    Mais tout est dans la façon de l’interpréter.

    Disons que pour moi, elle signifie que l’Allemagne commence à comprendre qu’elle a davantage intérêt à rester dans la zone euro que d’en sortir, alors que pour vous, “l’Allemagne et la France commencent à paniquer”…

    On verra bien.

  12. Je n’ai aucune confiance dans ce type. Ce n’est pas parceq’une de ses phrases sonnent juste qu’il a raison ou que son projet est louable.

  13. Lundi 10 janvier 2011 :

    Un sauvetage du Portugal imminent.

    Le gouvernement portugais se débat face aux rumeurs insistantes sur un sauvetage imminent de son économie, après celui de la Grèce et de l’Irlande.

    Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, le cas portugais fut au cœur de la rencontre, vendredi, à Strasbourg, entre la ministre de l’Économie Christine Lagarde et son homologue allemand Wolfgang Schäuble. Les deux gouvernements veulent pousser Lisbonne à faire appel, au plus vite, à l’aide financière internationale, afin d’éviter une contagion à l’Espagne et à la Belgique.

    Pour sa première émission obligataire de l’année, à trois mois, le Portugal a dû concéder un prix exorbitant.

    Vendredi, les coûts d’emprunt à dix ans ont battu de nouveaux records à 7,193 %. À ce prix, il devient préférable de se financer via le Fonds européen. D’autant que l’émission, prévue mercredi 12 janvier, de 2 milliards d’euros à trois et neuf ans s’annonce déterminante.

    Mais le premier ministre José Socrates résiste aux pressions. Il redoute les contreparties qui lui seraient imposées par le FMI.

    «Le Portugal fait ce qu’il faut et continuera ainsi… Tout ce que j’ai à dire, c’est que nous allons atteindre l’objectif budgétaire en 2010 qui était de réduire son déficit à 7,3 % du PIB», a-t-il dit samedi. Il n’empêche, la pression monte dans les salles de marchés, mais aussi du côté des politiques, pour un déclenchement du sauvetage.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/01/09/04016-20110109ARTFIG00223-un-sauvetage-du-portugal-imminent.php

  14. L’Allemagne n’impose de plan de sauvetage à personne

    ” L’Allemagne a démenti lundi des informations de presse disant qu’elle incitait fortement le Portugal à avoir recours au Fonds européen de stabilité financière (FESF).

    “L’Allemagne ne force personne. L’Allemagne n’a jamais contraint de pays par le passé, ne le fait pas aujourd’hui et ne le fera pas à l’avenir (…)”, a dit Christoph Steegmans, porte-parole du gouvernement allemand, lors de sa conférence de presse de routine.

    Une source européenne a dit dimanche que la France, l’Allemagne et d’autres pays de la zone euro exerçaient une pression grandissante sur Lisbonne afin que le pays demande un appui financier à l’Union européenne et au Fonds monétaire international (FMI). ”

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRWEA036720110110

  15. C’est dingue….
    Certains ici sont tellement esclaves de leur idéologie libérale qu’ils en viennent a défendre les USA et ainsi discréditer l’Europe, donc la France , l’Allemagne, l’Italie, etc…

    Si vous voulez du tangible, du solide sur la dette US, lisez ce blog : http://criseusa.blog.lemonde.fr/

    Et on en reparlera après !

    Quelque soit le système de pensé, ce que l’on défend, il est un fait certain les USA sont au bord du gouffre. Et de toute manière s’ils tombent, c’est tout l’occident qui suit. Donc pas la peine de se prendre la tête en long débat stériles.
    Ce qui a tué et tue le libéralisme c’est lui même.

  16. @Wolf
    Quelque soit le système de pensé, ce que l’on défend, il est un fait certain les USA sont au bord du gouffre. Et de toute manière s’ils tombent, c’est tout l’occident qui suit. Donc pas la peine de se prendre la tête en long débat stériles.
    ———-
    Tout a fait d’accord, comme a chaque fois que les USA ont un pb, l’Europe suit et elle suivra.

  17. Pressé de dire si le Portugal allait demander une aide financière à l’UE et au FMI, le premier ministre répond :

    «Le Portugal fait ce qu’il faut et continuera ainsi… Tout ce que j’ai à dire, c’est que nous allons atteindre l’objectif budgétaire en 2010 qui était de réduire son déficit à 7,3 % du PIB»

    Voilà qui est répondre à coté de la question. L’objectif budgétaire, on s’en fout. Je soupçonne que la bonne réponse aurait été difficile à prononcer…

  18. JoeLeTaxi

    Vous aviez peut-être raison sur la BCE et ses achats de titres publics à long terme, il y a quelques temps :

    Selon des traders, la Banque centrale européenne est intervenue lundi sur les marchés pour racheter des emprunts d’Etat portugais à 5 ans et 10 ans. Vers 13 heures, les rendements portugais sur ces deux maturités se détendaient d’ailleurs respectivement de 12 points de base et 5 pb, à 5,99% et 7,01%. La flambée des coûts de financement du souverain, qui devrait encore se vérifier mercredi lors de deux adjudications prévues sur des lignes à 4 et 9 ans, rend cependant probable un recours du Portugal à l’aide européenne. La Commission européenne a nié lundi discuter d’une aide d’urgence au pays, un discours déjà entendu en novembre dans le cas de l’Irlande avec le résultat que l’on connaît. ”

    http://www.agefi.fr/articles/La-BCE-rachete-dette-portugaise-1163922.html

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