La dépression des années 20 provient d’une erreur d’application de l’étalon-or

Par Antal E. Fekete, professeur de mathématiques et de statistiques, Université de Newfoundland (Canada) - Gold University. Conférence donnée le 6 octobre 2010 au Munich Economic Talks.

L'Allemagne au poteau de torture – Carte postale, 1920

D’après une information récente, très peu relayée par les médias, le 3 octobre 2010 dernier, l’Allemagne a effectué son ultime paiement des réparations issues de la première guerre mondiale, mettant ainsi un terme à plus de 90 années d’esclavage. Cet événement est hautement symbolique. Il me donne l’occasion d’être l’un des premiers à vous adresser mes félicitations, et ce, littéralement quelques heures après la libération du peuple allemand de cet esclavage.

J’ai étudié la monnaie et le crédit depuis plus de cinquante ans. Je pourrais faire la synthèse de mes études comme suit : la plupart, si ce n’est la totalité de grands événements de l’histoire de l’humanité depuis l’avènement de la monnaie, ont une explication causale. Les causes peuvent être trouvées dans l’utilisation ou l’abus d’utilisation de la monnaie et du crédit — on arrive à ce résultat, à condition de s’enfoncer suffisamment profondément dans l’historiographie.

Mon discours se veut sans passion aucune, bien ancré dans la pensée économique et certainement libre de toute tonalité nationaliste. Ce soir, je voudrais illustrer ma thèse au travers de l’exemple suivant :

La Grande Dépression de 1930, et en particulier le chômage sans précédent, a été causée par la décision des puissances victorieuses de l’Entente de revenir à l’étalon-or d’avant guerre, mais sans permettre à une institution de compensation issue de l’étalon-or, le marché international des effets, de reprendre du service.

Cette décision a été prise en secret, elle n’a jamais été rendue publique. Or, il n’y a aucun doute sur le fait qu’en 1920 tout le monde, y compris Keynes lui-même, admettait la désirabilité d’un retour expéditif à l’étalon-or. S’il n’y avait pas eu la décision de l’abolir, le commerce des effets aurait repris spontanément.

Le but de cette décision était d’accomplir par la force pure un blocage multilatéral du commerce mondial. Il fallait le remplacer par un commerce bilatéral ou bien, pour nommer les choses par leur nom, un système de troc. Pourquoi les puissances de l’Entente ont-elles pris une décision si sotte, qui allait heurter leurs propres producteurs et consommateurs et empêcher la reconstruction ? Elles le firent parce qu’elles voulaient punir l’Allemagne au-delà du Traité de Versailles.

Elles voulaient maintenir le blocus de guerre sous un autre nom. Elles voulaient diriger et si nécessaire contrôler les mouvements des biens et marchandises à l’entrée et à la sortie de l’Allemagne. En temps de paix, le seul moyen pour réaliser cet objectif aurait été de réduire le commerce multilatéral à un commerce bilatéral et de bloquer le financement du commerce mondial avec des effets de commerce à court terme, connus sous le nom d’effets réels.

Pour exprimer ceci de manière différente, les puissances de l’Entente ont mis fin au crédit auto-liquidatif [par compensation entre créances réciproques - Note de Fortune] et l’ont remplacé par un crédit bancaire artificiel, qu’elles pouvaient contrôler au moyen de leurs banques centrales respectives.

Le commerce mondial d’avant 1914 était multilatéral. Je veux dire que les importations étaient payées par l’émission, l’endossement et l’acceptation d’effets de commerce payables en or à maturité, soit 91 jours maximum après l’envoi de la marchandise sous-jacente au négoce.

Et avec trois bonnes signatures : celle de l’exportateur, celle de l’importateur et celle d’un acceptant reconnu, l’effet de commerce subissait une métamorphose remarquable. Il se transformait en monnaie. Éphémère, bien sûr, mais une monnaie cependant. L’exportateur pouvait l’utiliser pour payer ses importations en le revendant, après l’avoir endossé, à un exportateur d’un pays tiers. Cet exportateur pouvait de même payer ses importations et ainsi de suite.

Et c’est seulement à la lumière de ces faits que l’on peut expliquer l’expansion sans précédent du commerce mondial sur une période de 100 ans entre 1815, la fin des grandes guerres napoléoniennes, et 1914, au début de la première guerre mondiale. Un tel niveau record du commerce mondial n’aurait pas été possible sans une clearing house pour l’étalon or, le marché des effets réels.

Géographiquement, cette institution de compensation (clearing house) était située à Londres. C’étaient les grandes maisons de négoce londoniennes et les banques sur lesquelles les effets de commerce étaient tirés, couvrant la marchandise transportée d’un pays A à un pays B. C’étaient de grandes maisons de crédit qui les acceptaient. Et une fois endossés et acceptés, ces effets volaient de leurs propres ailes et par leur seul pouvoir, comme seul l’or monnaie peut circuler, sans friction.

Et c’est cette grande institution de clearing de l’étalon-or à Londres qui a bloqué, pour ne pas dire saboté, la décision des puissances de l’Entente à Versailles au moment de leur victoire vindicative. Elles n’ont jamais examiné les larges conséquences économiques de leur décision, celles produites au-delà des effets immédiats évidents, comme par exemple mettre le commerce extérieur allemand sous contrôle. Elles ont complètement failli à voir les conséquences à plus long terme.

Pour montrer à quel point la décision de bloquer la circulation des effets de commerce réels était peu avisée, considérez les arguments de l’économiste Heinrich Rittershausen (1898-1984) présentés dans une monographie intitulée « Chômage et Formation du Capital, » publiée en 1930 et dont il est évident qu’elle a été rédigée avant que la Grande Dépression ne devienne une réalité. Rittershausen a prédit que juste après l’effondrement de l’étalon-or, une vague incroyable de chômage à l’échelle mondiale jetterait l’économie internationale dans la prostration.

Dans le cadre d’une économie mondiale financée par les effets réels de commerce, il existait une chose que nous pourrions nommer, à défaut d’autre terme plus approprié, un Fonds Salarial – par lequel les salaires des ouvriers qui produisaient les biens les plus demandés par les consommateurs pourraient être payés.

Veuillez vous rappeler que ces biens – pendant toute leur période de gestation de 91 jours – ne pouvaient être vendus au consommateur final. Et c’est uniquement ce dernier qui réglait ses achats en pièces d’or. Ni le producteur de biens semi-finis, ni le grossiste, ni le détaillant ne payaient en or : ils émettaient ou endossaient des effets commerciaux. Et cela pouvait prendre 91 jours (ou 13 semaines, ou 3 mois, ou un trimestre) avant que l’effet réel n’arrive à maturité et ne soit transformé en or, et que les ouvriers ne reçoivent leur salaire.

Mais les ouvriers doivent se nourrir, se vêtir, se chausser et se loger pendant ce temps. Ils ne peuvent pas attendre trois mois que les marchandises soient vendues au consommateur final, qui réglera ses achats en or. Les salaires doivent être payés toutes les semaines et non pas seulement une fois par trimestre.

Ainsi, donc, le Fonds Salarial est absolument nécessaire à la conservation d’un commerce mondial et au plein emploi à l’échelle atteinte avant 1913. Un tel Fonds Salarial ne pouvait exister qu’en vertu du marché des effets commerciaux. Une telle quantité d’effets réels flottants dans le monde permettait de payer les salaires et le reste servait au payement des fournitures. Le système travaillait extrêmement bien. Le chômage « structurel » n’existait pas avant la première guerre mondiale.

Ce Fonds Salarial a donc été sottement détruit par les puissances victorieuses de l’Entente, au moment où elles ont décidé de bloquer le financement du commerce mondial par le biais des effets de commerce réels, tels qu’ils existaient avant 1914.

Le résultat obtenu : le commerce mondial ne s’en est jamais vraiment remis. En fait, il a fallu la plus grande partie du vingtième siècle pour que le volume de commerce mondial atteigne son niveau ancien de 1913. La période transitoire a été une période de « touch and go » (de rebond). Le commerce bilatéral, le troc ou les paiements directs en or et l’échange de l’or ont remplacé ce moyen de crédit auto-liquidatif, ainsi que l’on nommait le crédit créé par les effets réels de commerce.

La destruction du Fonds Salarial n’a pas été remarquée tout de suite. La grande inflation due à la première guerre mondiale a insufflé un stimulus suffisamment important pour combler pendant une décennie entière l’absence de fonds stable grâce auxquels les salaries pourraient être payés.

Le moment venu, cependant, le surplus monétaire a été englouti par une extraordinaire explosion d’activité spéculative dans les titres boursiers, l’immobilier et les actions des sociétés anonymes. Les effets réels n’étaient visibles que par leur absence.

Quand la monnaie devint rare après l’éclatement des bulles spéculatives les unes après les autres : la bulle des bons du Trésor US dans les années 1920, la bulle de l’immobilier en Floride en 1925 et la bulle boursière en 1929 ; l’absence de Fonds Salarial, détruit dans la décennie précédente, est devint immédiatement évidente. Il n’y avait plus d’argent pour payer les ouvriers. Les ouvriers furent mis au chômage. Ils devenaient dépendants des aides.

Une vague de chômage sans précédent, comme un tsunami, déferla sur le monde. Les dictatures purent éviter la malédiction du chômage en anéantissant les libertés civiles : Lénine sous la bannière du socialisme et Hitler au nom du national socialisme.

Le seul économiste au monde qui avait prévu ce qui allait arriver, c’était Rittershausen. Mais il était traité par la communauté internationale des économistes avec le même mépris que la délégation allemande le fut lors de la conférence de paix de Versailles.

Un nouveau credo économique fut promulgué, dont le prophète était John Maynard Keynes qui fit une volte-face complète. Il était l’opposant le plus féroce au retour de la Grande-Bretagne à l’étalon-or en 1925. Non pas parce qu’il réalisait que la renaissance de l’étalon-or en Grande-Bretagne n’était pas viable, du fait qu’il lui manquait un attribut indispensable, une institution de compensation.

Mais Keynes s’opposait à un étalon-or sur le plan doctrinal. Selon lui, l’étalon-or était obsolète, « contractionniste », un obstacle au progrès. La nouvelle donne appelait des taux de changes flexibles qui pouvaient être facilement manipulés au service d’un agenda politique caché. Keynes était l’enfant terrible de la science économique. C’était l’antithèse parfaite de Rittershausen.

Il était passé maître en démagogie et il avait mis la science économique sens dessus dessous. Depuis des milliers d’années, le problème de la science économique était le problème de la rareté de l’épargne comme de la surconsommation, en particulier durant les guerres coûteuses. Keynes a inventé le terme de sur-épargne et son jumeau, la sous-consommation.

Ces notions sont aussi détestables que saugrenues. Mais enfin le monde, en quête désespéré de sortie de crise, les a adoptées. C’est exactement ce que Keynes attendait. Il était très adroit pour manipuler le monde entier grâce à un verbiage intelligent mais qui manquait totalement de substance.

Rittershausen, d’un autre côté, n’avait pas de motivation cachée. Il voulait tout simplement trouver la vérité. Et en effet, il l’a découverte en montrant la destruction du Fonds Salarial par le blocage de la circulation des effets réels de commerce.

C’est une grande tragédie que Rittershausen soit né en Allemagne plutôt qu’en Grande-Bretagne et Keynes en Grande-Bretagne plutôt qu’en Allemagne. Car si l’inverse avait été vrai, alors Keynes aurait été totalement ignoré et Rittershausen aurait été élevé à la gloire internationale, comme l’a été Keynes. Il aurait fait l’objet de l’admiration et de l’acclamation mondiales.

L’Histoire ne se répète peut-être pas, mais il existe cependant de troublantes ressemblances. La Grande Crise financière de 2008 fait ainsi écho à la Grande Dépression de 1930. Ou bien se pourrait-il que la Grande Dépression de 1930 soit le messager de quelque chose de bien pire : la Grande Crise de 2008 et ses conséquences, dont l’ombre plane encore sur le monde ?

Les derniers restes de l’étalon-or ont été abolis en 1971, quand le président républicain Richard Nixon a failli aux obligations internationales des USA payables en or  – soit presque 40 ans après que le président démocrate Franklin D. Roosevelt ait failli à ses obligations sur le marché obligataire de l’or domestique.

Cela a déclenché la vague d’impression de monnaie imaginée à l’origine par Keynes puis, plus tard, arrangée académiquement et rendue acceptable politiquement par Milton Friedman.

Au début, le processus était bon, sous le slogan « vous n’avez jamais été mieux lotis » mais, tout comme dans les années 20, les années folles, les spéculateurs se sont saisis de la monnaie nouvellement imprimée et l’on empochée. Une nouvelle fois, les bulles spéculatives éclatèrent les unes après les autres.

Et maintenant, le monde est confronté aux pires perspectives de chômage imaginables. Bien pire que celles que Ritterhausen avait prévues en 1930.

Nous pouvons, en utilisant sa méthodologie, prédire qu’une Grande Dépression II se prépare. Le monde est toujours en manque d’un Fonds Salarial. Il existe une armée élargie de chômeurs qui doivent se nourrir, se chausser, se vêtir et se loger. L’argent pour cela n’est pas disponible. Encore une fois, les gouvernements vont devoir créer de la monnaie à partir de rien pour payer les allocations chômage.

Le seul moyen évident pour sortir de cette impasse, c’est de ressusciter le Fonds Salarial, en permettant la circulation spontanée des effets de commerce réels utilisés pour la dernière fois en 1914. A moins que quelqu’un ne suggère que ce fait ne puisse être accompli sous le régime des monnaies non-convertibles, mais attention : les effets de commerce réels ne peuvent fonctionner que s’ils viennent à maturité en or. Il est impensable qu’ils puissent venir à échéance en une monnaie non convertible, une monnaie-papier.

Un effet de commerce réel est un IOU (IOU est une abréviation de « I owe you » [Je vous dois], c’est-à-dire une reconnaissance de dette) dont le règlement est promis/dû en or et il offre la possibilité d’un réamorçage, d’un nouveau début.

Un billet non convertible, c’est un billet qui dit « je ne vous dois rien du tout » et qui n’offre rien en contrepartie. Un instrument de qualité inférieure – au mieux – et un instrument d’escroquerie – au pire.

Un billet réel, pour être plus clair, c’est un instrument qui vient à échéance en un instrument financier supérieur. Car, autrement, il ne peut pas circuler. Ainsi, la réhabilitation des effets de commerce réels présuppose la réhabilitation simultanée de l’étalon-or. Les deux vont ensemble, comme le gant et la main.

La meilleure manière, pour le gouvernement américain, de retourner à l’étalon-or, serait d’ouvrir la monnaie américaine à l’or, comme il est prévu par la Constitution américaine qui, elle-même, a été violée par des présidents assoiffés de pouvoir tels Franklin D. Roosevelt et ses successeurs, dont chacun d’entre eux avait d’ailleurs juré de la soutenir, et cela pour mieux la contourner et la piétiner.

Ce serait un acte extraordinaire de magnanimité, pour un nouveau président, de réinstaurer les provisions monétaires de la Constitution américaine.

Il n’existe aucun autre moyen d’éviter l’effondrement du château de cartes constitué de dettes, ou de parer au tsunami du chômage et de la défaillance globale de la loi et de l’ordre.

—————————-

Sources :

- article original en anglais : SafeHaven (titre original : « The Deep Cause Of The Great Financial Crisis : The Peace Diktat Of Versailles » – La cause profonde de la Grande Crise financière : le diktat de Versailles)

- traduction française (revue et corrigée par Fortune) : 24HGold

Commentaires (12)

  1. Article affligeant dès le départ
    On a réduit l’allemagne en esclavage!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Quand on aura vidé les prisons et qu’il y aura de la place il faudra y mettre l’auteur pour qu’il ait le temps de réfléchir
    Si je comprends bien on doit féliciter les allemands pour tous les crimes qu’ils ont fait durant la seconde guerre mondiale….
    lamentable.

  2. Pour ma part, je propose que l’on mette en prison les personnes qui ne savent pas lire et qui se permettent pourtant de commenter sur un ton insultant.

    L’article traite des « réparations » versées par l’Allemagne pour la PREMIERE Guerre Mondiale.

    D’après les historiens, il semblerait que ces mêmes « réparations » soient plus ou moins directement à l’origine de l’accession au pouvoir d’un certain caporal autrichien…

    Plus généralement, trouves-tu normal que les générations allemandes aient eu à payer près d’un siècle plus tard de telles sommes ? Repentance, victimisation…

  3. Les lecteurs ont le droit d’ exprimer leur ressentit, mais je les encourage a lire au plus vite, le livre suivant avant que la censure ne l’interdise
    La montée de Hitler, Hasard, complaisance, complicité
    de phillipe Renoux editions Charles Herrissey ou Hessirey
    ce bouquin co ecrit par des chercheurs US, Allemands, Russes, Anglais, c’est 5 an de recherche dans les archives y comprise celle du KGB, vous allez découvrir une autre version des conflits, de la crise des années 20… ils ont trouvé et prouvé : la crise de 1929 a était scientifiquement organisé pour permettre la prise de contrôle de 2.400 entreprises par le Carter des Banks dans le monde, vous avez aussi comment les bank US ont fait valser les taux d’intéret pour les dommages de guerre de l’Allemagne a 2% d’interet ne représente rien si les taux a Wall street sont a 10% … tous les référence, source et copie de document trouvé sont cité voir photocopié dans le bouquin , y compris le rapport du sénateur us Klycore des années 50 il avait demandé une enquête parlementaire pour  » l’Allemagne était ruiné dans les années 30, qui l’a aidé, financé, pour avoir une industrie capable de produire tant d’armes… pour Comprendre comment est née l’antisémitisme Allemands, car les Allemands ne se sont réveillé un matin Antisémite, cette version bidon ridiculise ceux qui la professe… vous devez vous cultiver sur la révolution Russe, et la crise de 1929. J’ai des M3 de livres incorrect, je sais ou les mettre aussi je pourrais vous faire un long exposé avec toutes preuves a l’appuie….

  4. Ping : La révolution bancaire version islamique « RIBH, le Journal de la finance islamique – France Tunisie Algérie Maroc Belgique

  5. L’article de M. Fekete est intéressant, comme d’habitude (même si je ne suis pas pour l’étalon-or, ni libéral comme lui – il parle de l’époque de la seconde révolution industrielle comme d’un paradis pour le commerce mondial ; ce n’était pas un paradis pour tout le monde…).

    Il est assez évident que l’extrême dureté des clauses du traité de Versailles ont causé une bonne partie des difficultés économiques ultérieures de l’Allemagne et facilité (sans parler d’un financement par Rockefeller à un moment crucial – financement pas très important, mais qui a sauvé Hitler et son parti) l’avènement du régime hitlérien.

    Un petit aperçu :

    http://www.scriptoblog.com/index.php?option=com_content&view=article&id=379:complicites-et-financements-sovieto-nazis&catid=49:geopolitique&Itemid=55

    http://www.noslibertes.org/dotclear/index.php?post/2009/12/06/359

    Quant au bouquin cité par Viking :

    http://www.amazon.fr/mont%C3%A9e-Hitler-Hasards-complaisance-complicit%C3%A9s/dp/2914417225

    Pour le reste, comme cela a déjà été évoqué sur Fortune, la question monétaire ne nécessite pas forcément un retour à l’étalon-or :

    http://fortune.fdesouche.com/20865-letalon-or-cree-et-protege-les-emplois (voir les commentaires, pas l’article)

    Il existe d’autres solutions :

    http://fortune.fdesouche.com/16943-%C2%ABvers-la-moderation%C2%BB-monetaire-et-bancaire

    http://www.silvio-gesell.de/html/l__ordre_economique_naturel.html

    Ce qui compte, c’est :

    - abolir la rente ou, du moins, la restreindre et la contrôler très sévèrement (notamment par le retour à la souveraineté monétaire : abrogation de la loi du 3 janvier 1973 et de la législation européenne correspondante) ;

    - mettre en place une monnaie adossée à la production de richesses réelles (le mieux étant la valeur-travail, éventuellement saupoudrée d’autres indexations telles que le prix de certains produits de base).

    Voir ici des propositions plus complètes :

    http://fortune.fdesouche.com/24715-que-creve-le-systeme

  6. Pour Boreas, la loi du 3 janvier 1973, c’est l’article 123 du Traité de Lisbonne aujourd’hui. Pour supprimer cet article, cela passe soit par une re-négociation des Traités européens soit par la sortie de l’UE si ça échoue…

    Sinon, mon ancien prof d’éco connaît désormais ce site et il a bien apprécié même s’il a trouvé les commentaires parfois caricaturaux montrant le côté populaire du blog mais bon, tout le monde ne lit pas des articles très techniques…
    Comme quoi, tous les enseignants ne sont pas des profiteurs, nantis du système ou je ne sais quoi…

  7. nouveausurfdesouche

    Merci. J’avais juste la flemme d’aller rechercher le numéro de l’article.

    Quant aux profs, ce que je leur reproche en général, ce n’est pas d’être « des profiteurs, nantis du système ou je ne sais quoi », mais d’être déconnectés du réel.

    Ravi que votre ancien prof d’éco fasse exception.

  8. La 1ere guerre mondiale a été une catastrophe pour l’Europe; le traité de Versailles aussi – Jacques Bainville l’a vite compris.

    « les spéculateurs se sont saisis de la monnaie nouvellement imprimée et l’ont empochée. »

    l’ont avec un « t ».

    Alcide
    Lundi 10 janvier 2011 à 10:47

    Merci pour ce lien.

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