Chroniques de la Vieille Europe : Beppe Grillo, le laboratoire du populisme européen

Le 05 mars, Patrick Péhèle, Pascal Eysseric et Philippe Christèle recevaient sur Radio Courtoisie, le politologue Marco Tarchi à propos du phénomène Beppe Grillo.

Une fois de plus, les sondeurs sont passés à côté d’une lame de fond qui a traversé en profondeur le peuple italien écrasé par la crise. Une fois de plus, les médias ont caricaturé un débat légitime, celui du financement des partis politiques italiens. Une fois de plus, ils ont dénigré un mouvement politique, le M5S (Mouvement 5 Étoiles), qui a placé la démocratie directe au coeur de son dispositif. Une fois de plus, ils ont tenté de disqualifier ses représentants, les plus jeunes (39 ans de moyenne) et les plus diplômés (88%) de la vie politique italienne.

La grande nouveauté, c’est qu’ils ont échoué. Alors que les «incendies populistes» enflammant régulièrement les «démocraties parlementaires» européennes depuis 50 ans touchaient en majorité des électeurs « au bas de l’échelle des revenus mais aussi de l’échelle des savoirs» pour parler comme Pascal Perinneau (CEVIPOF – Sciences-Po), cette fois-ci l’étendard de la révolte a été brandi par les jeunes diplômés. L’Italie, éternel laboratoire politique de l’Europe ?

Marco Tarchi Universitaire, directeur de Diorama Letterario, chef de file de la «Nueva destra» transalpine et correspondant de la revue Eléments, Marco Tarchi a été le premier politologue a étudié le phénomène populiste sur la longue durée dans son livre « Italia Populista » et dans un numéro spécial de Krisis sur « Les populismes ».

Commentaires (2)

  1. Vendredi 8 mars 2013 :

    Italie : Fitch abaisse d’un cran la note du pays à BBB+, perspective négative.

    L’agence de notation Fitch a abaissé vendredi d’un cran la note souveraine de l’Italie, à “BBB+” contre “A-”, assortie d’une perspective négative, devenant la première agence à dégrader la note du pays, plongé dans une impasse politique à la suite des élections législatives de février.

    “Le résultat peu clair des élections législatives italiennes des 24-25 février rend peu probable la formation d’un nouveau gouvernement stable dans les semaines à venir. L’incertitude politique croissante et le contexte peu propice à de nouvelles réformes structurelles représentent un choc supplémentaire pour l’économie réelle, alors que sévit déjà une profonde récession”, explique l’agence Fitch.

    Les statistiques du 4e trimestre 2012 confirment que la récession en Italie est l’une des pires d’Europe, souligne Fitch qui table sur une contraction de 1,8% du PIB en 2013, dans la foulée du recul de 2,4% de 2012.

    Quant à la dette publique de l’Italie, elle devrait atteindre près de 130% du PIB en 2013, estime l’agence, qui rappelle qu’elle tablait sur 125% à la mi-2012.

    “Un gouvernement faible pourrait être plus lent et moins à même de répondre à des chocs internes ou externes”, estime Fitch.

    “La note italienne pourrait être à nouveau abaissée, notamment si la récession s’avérait encore plus longue et profonde que prévu, et en venait à peser sur les efforts budgétaires du pays et à accroître les risques pour le secteur bancaire”, souligne Fitch.

  2. Il est tout à fait exact que les partis politiques traditionnels ont beaucoup plus d’expérience pour gouverner que le M5S……
    Ils ont su,en bons gestionnaires, endetter un pays jusqu’à la faillite
    Ils ont parfaitement réussi à confisquer le pouvoir réel au peuple
    Ils ont été les champions toute catégorie de la corruption en col blanc
    On n’arrive pas à comprendre pourquoi les Italiens n’en veulent plus…

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