Emmanuel Todd : « Je serais très étonné que l’euro survive à 2011 »

Que nous est-il permis d’espérer et que doit-on craindre en 2011 ? Le politologue, démographe et essayiste français Emmanuel Todd a accepté de se livrer, pour nous, à un « bilan et perspectives » étayé, plus spécifiquement centré sur la crise économique et financière qui secoue l’Europe.

Que retiendrez-vous de l’année 2010, qui vient de s’achever ?

Je dirais que ce fut une année charnière. C’est l’année où les croyances, économiques et politiques dominantes de l’Occident sont arrivées au bout de quelque chose.

D’abord dans la gestion de la crise économique. J’ai été frappé par la prise de conscience concernant la relance, telle qu’on l’avait conçue lorsque la crise financière, puis la crise de la demande mondiale ont été diagnostiquées – chose qu’il fallait faire, précisons-le… -, qui n’allait pas suffire.

Et pour une raison très simple : les plans de relance ont, à la rigueur, relancé les profits dans les économies occidentales, ont regonflé à un niveau acceptable les indicateurs boursiers, mais n’ont pas fait repartir l’emploi, les salaires. Malgré ces plans, la dégradation du niveau de vie a commencé ; aux Etats-Unis, les indicateurs mettent même en lumière une diminution de l’espérance de vie…

Les gens ont donc compris que dans une économie ouverte, dans un régime de libre-échange, si l’on réinjecte des signes monétaires ou des moyens de payement dans l’économie par en haut – plutôt par le système bancaire qu’autrement -, on crée de la demande, mais que cette demande ne modifie absolument pas le mécanisme de la compétition sur les salaires, mais que cela relance tout simplement les économies à bas salaires.

En France par exemple, et j’imagine ailleurs, les plans de relance de l’après-crise ont abouti à une accélération de la désindustrialisation et des délocalisations…

Un « électrochoc » , donc…

Les gens l’ont compris mais, pour le moment, ils ne sont pas allés au bout de la compréhension. Cela réintroduit les différences traditionnelles entre Américains et Européens où, pour une fois, je ne peux plus dire que les Américains sont quand même moins bêtes parce qu’ils ont compris le problème de la demande globale, les mécanismes keynésiens de soutien à la demande, la notion de flexibilité monétaire, etc.

On ne peut plus considérer qu’un plan de relance, en économie ouverte, est simplement mieux que les plans d’austérité européens. Les plans d’austérité européens ne sont pas une solution actuellement. Ils vont relancer la crise mondiale, et s’ils remettent l’économie mondiale en crise, pour le coup, l’économie chinoise, qui est gérée de façon extrêmement dangereuse par l’exportation, va s’effondrer.

Mais ces plans d’austérité européens traduisent quand même, me semble-t-il, une volonté de ne pas faire de la relance pour autrui… Je dirais qu’ils sont un premier pas vers le protectionnisme, mais dans la mesure où il s’agit d’un protectionnisme par contraction de sa propre demande, c’est ce que l’on peut appeler un « protectionnisme bête » . Moi, je me bats depuis longtemps pour un « protectionnisme intelligent » . Je vais y revenir.

C’est le deuxième tournant. Le premier concerne le premier élément de la pensée unique : le libre-échange. Le deuxième est sur l’euro. L’acquis du dernier trimestre de 2010, c’est qu’on est arrivé au bout de la croyance en l’euro comme horizon spécifique pour l’Europe. Il s’agit donc d’une année chargée en termes de prises de conscience !

Sur quoi cela pourrait-il déboucher ?

Paradoxalement, la crise, l’effondrement de croyances qui font du mal au continent, au monde développé et à la planète, c’est déjà inespéré ! On a trop longtemps vu de sympathiques gouvernements se réunissant paisiblement – ce qui est une bonne chose -, conclure leurs travaux en expliquant qu’ils allaient défendre bec et ongles le mécanisme qui produisait la crise, à savoir le libre-échange.

Or, le libre-échange, c’est quoi ? C’est la guerre de tous contre tous sur le plan économique, c’est la concurrence sur le coût du travail, sur l’efficacité économique.

Cela dit, comment va être l’année 2011 ? On va avoir des surprises. Je serais très étonné que l’euro, dans sa forme actuelle, survive à l’année 2011. S’il survit, ce sera dans un contexte de réorientation générale des politiques économiques européennes.

Au final, cette crise pourrait donc, selon vous, se révéler positive ?

Oui. Mais l’une des choses qui me poussent à être très prudent, c’est la lenteur des processus idéologiques, la lenteur du débat, le caractère un peu amorphe de la société. En France par exemple, la façon dont la crise a ramené à la surface le vieux phantasme de la supériorité des conceptions économiques allemandes, ces choses qu’on entendait telles quelles à l’époque du « franc fort » , dans les années 80, a quelque chose d’inquiétant.

Pour expliquer ce phénomène de lenteur, il y a le vieillissement des populations occidentales et ce que j’ai décrit dans mon dernier livre, « Après la démocratie » (Gallimard/Folio), à savoir un état d’atomisation des sociétés – avec des comportements narcissiques, des gens qui ne se soucient que d’eux-mêmes, une absence de croyances collectives – qui empêche la décision politique.

Donc, ce que je ressens, c’est une sorte de tension qui est devant nous, de bras de fer conceptuel entre deux tendances : la crise générale des conceptions qui devrait amener des évolutions et des prises de décisions rapides, et puis cette espèce de lenteur, de sénilité narcissique des sociétés développées, qui suggère que quand même, elles seraient capables de continuer à ne rien faire pendant toute une année…

Quid de l’euro, que vous avez évoqué plus haut ?

L’image qui me vient, c’est « acharnement thérapeutique » … L’euro est une abstraction. Les sociétés nationales, avec leurs cultures, existent toujours. Il y a des différences de mentalités, de rythmes démographiques, il y a des traditions de discipline salariale en Allemagne qui ne sont pas concevables en France…

En fait, du temps des monnaies nationales, chacune des économies européennes avait son mode de régulation spécifique qui lui convenait. Des bureaucrates abstraits ont posé l’euro là-dessus et, bien entendu, ça ne marche pas. Et toutes les tentatives institutionnelles, bancaires ou autres, pour que ça fonctionne, ne peuvent pas marcher.

Tant que l’Europe est en économie ouverte, dans le régime de libre-échange, il y a une guerre économique acharnée entre les économies européennes dans laquelle l’Allemagne est la plus forte parce qu’elle pratique mieux la compression du coût salarial. Mais dans ce contexte, l’euro est une sorte de prison pour tout le monde, pour laisser les plus faibles ou les moins capables se torturer au niveau salarial, à la merci de l’Allemagne. Attention, je n’en veux pas du tout à l’Allemagne : il y a de l’aveuglement et du narcissisme là-bas comme en France…

Comment sortir de cette situation ?

De deux manières : par le bas ou par le haut. Par le bas, c’est admettre que l’euro est foutu. Puis on en sort et on revient aux monnaies nationales. Pour moi, ce n’est pas optimal : je ne suis pas du tout partisan de la disparition de l’euro. Simplement le système actuel est le pire concevable parce qu’il détruit une partie de l’industrie européenne, il dresse les Européens les uns contre les autres, il met l’Allemagne dans une position de domination mais aussi de cible, d’ennemi collectif pour l’Europe…

La sortie vers le haut : on veut sauver l’euro, on y tient vraiment et on accepte l’idée que le problème mondial, c’est le libre-échange, l’insuffisance de la demande. On fait revenir l’Europe à sa conception initiale de la préférence communautaire. On dit que l’Europe a le droit, dans un monde en guerre sur les coûts salariaux, de faire un virage protectionniste. On établit un protectionnisme européen raisonnable, coopératif, qui permet de relancer les salaires, l’investissement, la demande à l’échelle du continent.

Dans un tel contexte, on rétablit un intérêt collectif européen, un bénéfice mutuel. Dans le domaine économique, les différences culturelles entre l’Allemagne et les autres pays cesseraient d’être un facteur de conflit et l’Europe retrouverait son véritable avantage compétitif dans le monde qui est sa diversité – avec l’euro, on a réussi à faire de la diversité européenne quelque chose de complètement négatif dans ses conséquences.

Êtes-vous plutôt optimiste ou pessimiste à ce propos ?

Pour moi, l’explosion de l’euro, c’est une probabilité de 90 %. Ce qui provoquerait un trou d’air idéologique formidable mais, dans ce contexte, j’ai très très peur de l’effet de délégitimation des élites. Mais bon, les choses peuvent changer très vite : les populations sont quand même à des niveaux éducatifs très élevés, le sentiment d’une crise est là… Et puis les esprits ont évolué.

En France, j’ai passé une dizaine d’années à être considéré comme un rigolo avec mon protectionnisme européen, maintenant ça va très bien pour moi, merci ! Évidemment, la grande réponse, c’est : « Ce n’est pas possible, on ne pourrait pas faire accepter ça aux Allemands, ils sont tournés vers l’extérieur, ils veulent conquérir des marchés en Chine, ils préféreraient d’ailleurs retourner au mark, etc. »

Mais la chute de l’euro mettrait l’Allemagne à genoux, et les Allemands sont en train de comprendre qu’ils sont les principaux bénéficiaires de l’euro. Quand des Allemands disent qu’ils en ont marre de l’euro, marre de payer ces plans de sauvetage des États, qu’il faut en retourner au mark, etc., je pense qu’ils bluffent ! Je pense qu’ils ont compris que la fin de l’euro serait un désastre pour l’économie allemande.

Et s’ils ont compris cela, il suffirait d’avoir un gouvernement français intelligent, qui arrête de faire des « cocoricos » ridicules, qui admette que l’Allemagne est l’économie dominante et qui lui demande de prendre ses responsabilités à l’échelle du continent, de prendre le leadership dans l’établissement d’un protectionnisme européen raisonnable, qui sera d’ailleurs favorable, en termes d’accroissement de la demande, à l’industrie allemande beaucoup plus que les quelques marchés chinois ne pourraient l’être…

Nicolas Sarkozy pourrait-il conclure son mandat de la sorte ?

Là, on retombe dans les paramètres lourds, pesants et qui rendent pessimistes.

On a énormément de mal à imaginer Sarkozy dans ce rôle. Si vous regardez sa trajectoire dans son rapport à l’Allemagne, il avait démarré très anti-Allemand. Il scandalisait les Allemands pas juste par sa vulgarité mais parce que de tempérament, il était anti-Allemand et pro-Américain.

Il a fini par s’aligner sur l’Allemagne mais il faut tout de même constater la coïncidence chronologique entre la chute du sarkozysme et la remontée en puissance d’une vieille droite conne qui croit au discours de la rigueur, qui pense en termes d’équilibre budgétaire et de choses comme ça… Aujourd’hui, le sens du gouvernement Fillon II, c’est que Sarkozy n’a plus le pouvoir. Il est le premier président de la Ve République qui n’a pas eu le droit de renvoyer son Premier ministre…

Donc, quand on dit : « Est-ce que Sarkozy pourrait ? » … on ne sait plus très bien ce que Sarkozy peut. On n’a donc aucune raison d’être optimiste, d’autant que du côté du Parti socialiste – qui a certes accouché avec beaucoup de difficultés de la notion de « justes échanges » -, c’est très lent aussi. On est dans le people !

Tout sur la Chine (citant le journal belge Le Soir – 1E – ZOOM, mardi, 4 janvier 2011, p. 14)

(Merci à SPOILER)

Commentaires (44)

  1. Pour moi le protectionnisme ne peut-etre que bete.

    C’est la politique de l’immobilisme,de la regression sociale,du refus du progrès c’est la politique de la peur .

    Etre contre le protectionnisme,ne veut pas dire que l’on est pour la naiveté.

    J’ai combattu les nationalisations post Mai 1981

    J’étais contre la retraite à 60 ans

    Je considérais que l’Euro était une folie

    J’étais opposé au 35 heures

    Et maintenant …..je me trouve l’air bete.

  2. En revanche je vois sur les plateaux de télévision en ce moment ,ceux qui ont réussi à imposer les 35 heures par exemple,plastronner et expliquer pourquoi les 35 heures étaient une erreur.

  3. D’un côté on nous dit de ne pas écouter les partisans de la sortie de l’euro (le FN), avec en appui des sondages nous affirmant que les français partisans de la sortie de l’euro seraient moins nombreux (28% en 2011 contre 38% en 2010)
    De l’autre Sarko affirme qu’il agira de toute ses forces pour l’euro.
    Wait and see..

  4. Moi c est sur je ne sais plus sur quel homme politique compté ?
    ni sur quel voie se poser (parti)
    PAR CONTRE je me désolidarise de la gauche et ce définitivement

  5. BAC 40

    “Pour moi le protectionnisme ne peut-etre que bete.
    C’est la politique de l’immobilisme,de la regression sociale,du refus du progrès c’est la politique de la peur”

    Je vous félicite BAC. Vous venez de définir le néolibéralisme et son corollaire, la mondialisation, dont les dégâts sur nos économies et nos sociétés se précisent chaque jour un peu plus.

  6. Analyse brillante de Todd. Merci à l’équipe de Fortune de l’avoir repris.

    Mais je suis persuadé que nous aurons une sortie “par le bas”. Jamais les pays européens dans leur ensemble ne se mettront d’accord sur un tel projet. On a jamais réussi l’union politique alors en temps de crise, c’est encore plus illusoire.

  7. “qui pense en termes d’équilibre budgétaire et de choses comme ça…”

    T’as rasion ducon… faut dépnser plus que ce que l’on gagne.

    C’est ce qui nous a foutu dans une merde noire depuis 40 ans.

    Même nos lointains ancêtres de Lascaux qui ne connaissaient ni l’avion, ni le boulier compteur, savaient qu’on ne peut pas bouffer ce qu’on a pas. Y croire est se suicider.

    Je défèque des gars comme Todd. Les naïfs les prennent pour des gens sains en fait ils sont pervers.

  8. Emmanuel Todd définition :

    — Allez, bélître de pédant.
    — Allez, cuistre fieffé (…)

    Molière, le Bourgeois gentilhomme, II , 3.

    De pseudo-intellectuel avec leur morgue insupportable.
    Leur vernis de savoir ne peut plus faire illusion.
    Ces gens-là sont des sortes d’artistes-fonctionnaires de tous les médias propriété du cartel bancaire comme TF1, Le Monde,libération et tous les quotidiens régionaux.

    Avant la merde était sur le papier journal uniquement lorsque le papier journal atterrissait dans les toilettes pour les besoins de la cause .

    Maintenant grâce à des cervelles comme M. Emmanuel Todd c’est dès la sortie de l’imprimerie…

  9. “T’as rasion ducon… faut dépnser plus que ce que l’on gagne.”

    Comme les banques tu veux dire ?

  10. Alcide
    Samedi 8 janvier 2011 à 12:56
    Emmanuel Todd définition :

    — Allez, bélître de pédant.
    — Allez, cuistre fieffé (…)

    Molière, le Bourgeois gentilhomme, II , 3.

    De pseudo-intellectuel avec leur morgue insupportable.
    Leur vernis de savoir ne peut plus faire illusion.

    Hallucinant cet article, on n apprend rien et l auteur reste dans le flou, il s écoute parler. Du grand n importe quoi, j ai toujours pensé que les intellectuels étaient meurt dans la 1re guerre mondiale, et depuis nnous n avons que des idéologues…..

  11. Qui decidera de la chutte finale .A ne pas confondre avec la lutte finale (c’est anal) préparons la vaseline car ça va faire très très Mal .
    Je sais c’est con mais j’ai pas pu résister .

  12. Toddy on compte sur toi pour nous donner la date de la fin du monde,t’es tellement balaize en prévision;notez que dans notre monde d’informations il y a des prophètes de toutes sortes mais que ces surdoués n’améliorent jamais le monde mais l’embrouillent

  13. Je ne pense pas forcèment du bien du “chercheur” de service mais :

    1- il mets les pieds dans le plat

    2 – il balance quelques perles comme :

    “Sarkozy n’a plus le pouvoir. Il est le premier président de la Ve République qui n’a pas eu le droit de renvoyer son Premier ministre…”.

    Et c’est une question importante : sait on qui a vraiment le pouvoir ? Y a t il une sorte de “grand tout” deans lequel tout le monde se tient par la barbichette ? Quelqu’un saura t il utiliser cette situation pour briser des tabous (immigration, € néfaste pour les travailleurs français, pseudo libéralisme animée par du copinage, etc,…) ?

    Bon je sais la réponse est non.

  14. Vendredi 7 janvier 2011 :

    Obligations : les inquiétudes sur les dettes des pays fragiles persistent.

    Les taux des pays fragiles de la zone euro, notamment ceux de l’Espagne et du Portugal, ont poursuivi leur envol vendredi, franchissant de nouveaux sommets dans un marché obligataire toujours inquiet de leur capacité à mener à bien le redressement de leurs finances publiques.

    Vers 18H00 (17H00 GMT), les taux espagnols à 10 ans se tendaient à 5,526 % contre 5,460 % la veille à la clôture, après avoir atteint un plus haut depuis 2000 à 5,543% dans la matinée.

    Les taux portugais s’envolaient à 7,193 % contre 6,957 % jeudi, un record depuis l’entrée du pays dans la zone euro.

    Les propos du Premier ministre portugais José Socrates, qui a réaffirmé vendredi que le déficit du pays serait bien ramené à 7,3 % du produit intérieur brut en 2010, n’ont pas réussi à rassurer les opérateurs.

    “L’Espagne et le Portugal ont une croissance et une inflation faibles. Ajoutez à cela des taux obligataires élevés et le cocktail est explosif”, commente Patrick Jacq, stratégiste obligataire chez BNP Paribas.

    Les investisseurs restent aussi prudents car “les vrais tests pour le marché sont à venir la semaine prochaine” où l’on attend des émissions du Portugal (mercredi), de l’Italie et de l’Espagne (jeudi), souligne René Defossez chez Natixis.

    “Il y aura de la demande mais à quel prix ? voilà toute la question. Si les taux d’emprunt sont encore plus élevés, cela deviendra très alarmant”, ajoute-t-il.

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=2d8fee2af4db870728273b58eb11b959

  15. Si un dizième des gens de ce blog comprenait la moitié de ce que dit Todd, vous auriez fait un grand effort.

    Il y a une chose intelligente de PAPAMAZOUT “T’as rasion ducon… faut dépnser plus que ce que l’on gagne.”.

    Hormis le caractère insultant du message, il faut souligner que les théories libérales imposent un Etat faible avec une rigueur budgétaire, des équilibres budgétaire, et une limitation des déficit.

    2- Que le modèle réformé, le keynesianisme exige un Etat fort qui a recours à des déficit et de l’endettement pour favoriser l’investissement, la consommation.

    3- Que la France puisque c’est le cas prit par PAPAMAZOUT, vit au dessus de ses moyens et qu’elle s’endette donc qu’elle est mal gérer puisqu’elle entre dans un cercle vicieux de déficits -Endettement- Déficit etc…

    C’est mal diagnostiquer le problème, puisque personne ne prend le temps de comprendre que :

    1- Le modèle Keynesien à fait ses preuve 2-Qu’il ne fonctionne pas dans un système économique ouvert nommé libre échange, puisque les politiques vont favoriser la relance dans les pays pauvres au lieu d’être concentré sur le territoire national. Donc il y a une évaporation de notre richesse vers les pays en développement.

    Todd est tout à fait cohérent : Keynesianisme – Protectionnisme -Nation

    Or la France n’a jamais choisi, enfin si elle à choisi de ne pas choisir avec un modèle libéral qui met en concurrence les pays à bas salaire contre les notre, et du keynesianisme par des politique de redistribution pour absorbé le chômage de masse et les délocalisations.

    Or la vrai question ce n’est pas entre Keynesianisme contre libéralisme mais Keynesianisme et protectionnisme contre libéralisme et mondialisation.

    La France à fait le choix du keynesianisme et de la mondialistion, un modèle qui ne peut pas fonctionner et dont vous vous plaignez tous.

  16. Ping : bresil implantation » Emmanuel Todd : « Je serais très étonné que l'euro survive à 2011 …

  17. Le Portugal va etre contraint de demander l’aide de l’U.E.

    Chic on va faire payer les riches .

  18. Moi je ne serais pas étonné que l’Euro et l’U.E. survivent à 2011.

    Mais dans quel état.

  19. @ Méro
    Vous qui avez tout compris , ayez la bonté de nous dire :
    1) Où et sur quelle planète le modèle Keynesien a fait ses preuves ?
    2) Comment créer de la richesse en empruntant obligatoirement à des banques privées , qui elles certainement vont être plus riches du seigneuriage imposé à la population , à 3% si le PIB (gonflé du chiffre d’affaire des financières ) croit de 1,5 % ?
    3) Pourquoi un type aussi “brillant” que Todd qui ,lui à tout compris, ne dénonce pas le racket, actuellement à 50 milliards d’euros par an, des lois du tandem rotschildien Pompidou Giscard du 4 janvier 1973 ?
    Merci par avance de vos réponses.

  20. Je me suis emmêlé les pinceaux !

    Mais l’idée est bonne : Il ne peut y avoir de keynesianisme réel sans protectionnisme …

    Voilà pourquoi vous êtes contre le keynesianisme, car il ne s’effectue pas dans un marché contrôlé, mais libre ou les capitaux et les effets des politiques budgétaires et monétaires s’évaporent en chine, Inde et autres pays dont la production est mille fois moins chère qu’en Europe.

    Le vrais keynesianisme à fonctionné dans l’Allemagne Nazi, puisque c’est Hitler qui a fait les premières politiques keynesiennes.

    Puis Keynes l’a théorisé

    Elle a été mise en application aux USA avec le new deal par Roosvelt.

    Puis avec la crise pétrolière des années 70 elle est tombé en désuétude à cause de l’inflation importé.

    Néanmoins de nombreux pays scandinaves continuent de l’appliquer avec efficacité. Ces économies très socialiste, n’ont pas adopté l’Euro et on posé de nombreuses restrictions au pacte de l’acte unique européen qui leur permet de ne pas êtes submergé par la camelote chinoise et favoriser la production nationale. (Ex : Suède, Norvège) Un lien est passé sur Fortune sur la suède il y a quelques jours.

    Les questions 2 et 3 de Alcide sont très bonnes mais qui n’ont pas de grande importance.

    Je précise que si les banques imposent des taux d’intérêts élevé à la France et s’enrichissent de cette façon, cela revient à dire “Pourquoi un particulier emprunte à une banque privé au prix fort alors qu’il peut emprunter à sa famille ?”

    Le problème n’est pas l’endettement. Le problème vient plus de l’Etat de ne pas se mettre en situation de pouvoir rembourser et de prolonger ses dettes sur les futures génération.

    Je donne un scénario : Avec ou sans l’Euro, si la France ou l’Europe mettaient en oeuvre un protectionnisme intelligent associé à une politique keynesienne de relance de l’Economie. La production, la consommation, l’investissement repartiraient faisant augmenter les salaires et baisser le chômage. Avec des capitaux supplémentaire, l’Etat pourrait rembourser ses dettes et faire des excédents.

    Voilà, le problème c’est qu’il y a des intérêts qui ne seront pas comtennt de se voir fermer l’accès aux marchés étrangers.

    Les grandes entreprises du CAC40 et Européennes n’aimeraient pas cette situation car elle vivent de la mondialisation et cela devrait faire augmenter la concurrence entre elles.

    Et l’on rejoint la théorie des élites qui imposent un modèle économique de société à la majorité de la population dans leur seuls intérêts. Si la population, la France souffre et s’endette, ce sera à la population de souffrir et de rembourser ses dettes. Eux ce seront déjà enrichit mille fois.

  21. @ Méro
    Si je vous ai bien suivi, Keynes a théorisé une situation qui était généralisée avant la création de la Fed.
    Ce modèle a été mis en pratique aux temps modernes par le chancelier Hitler ce qui a provoqué un extraordinaire sursaut économique de l’Allemagne vaincue en 1918 et accablée de dommages de guerre à verser.
    Pourquoi pas

    Ce que vous écartez d’un revers de la manche comme étant des questions de peu d’importance sont en réalité fondamentales et la racine du problème.
    Nous sommes malades de la création monétaire privée,nous sommes malades des lois du 3 janvier 1973 reprises par l’article 123 du traité de Lisbonne .
    Nous sommes malades de l’utilisation des réserves fractionnaires bancaires qui sont une véritable escroquerie dénoncée par Maurice Allais
    http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.htm

    Nous avons déjà payé en intérêt plus que les sommes empruntées et cette dette publique n’existe que par la volonté et la forfaiture de tous les gouvernements de gauche comme de droite qui se sont succédé depuis 1973.

    http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Arnaque+dette+2

    Je crois qu’il faut faire simple, cesser de s’embarrasser de convenances ridicules qui n’ont plus place au vu la gravité de la situation :

    Toutes les personnes qui ne dénoncent pas ces crimes économiques directement engendrés par ces lois (loi du 3 janvier 1973 ,article 123 du traité de Lisbonne) sont soit des crétins soit des traîtres à la nation complices des banquiers qui ont réalisé un véritable coup d’État avec l’aide bienveillante des élites crapuleuses politiques en charge de la nation.

    Il y a de nombreux écrits historiques qui expliqueraient l’entrée en guerre des Anglo-Saxons contre l’Allemagne nazie non pas pour des motifs généreux , altruistes et d’amour de Lafayette, mais pour étendre de force le modèle économique et la dictature bancaire anglo-saxonne à l’Allemagne.
    De même qu’actuellement l’Irak a été envahi juste après que Sadam Husseinait ait décidé vouloir se faire payer son pétrole en euros, que le Venezuela est devenu un pays voyous au même titre que la Corée du Nord parce qu’il refuse le dollar.

    Les implications géopolitiques sont très importantes.

  22. Le lien sur le texte d’Allais est très utile. Quel grand homme, celui-là. Son récent décès a été passé sous silence par les mainstream media. Par contre, si je me souviens bien, Asselineau avait mis quelque chose sur son site.

  23. Méro Samedi 8 janvier 2011 à 19:17

    Je précise que si les banques imposent des taux d’intérêts élevé à la France et s’enrichissent de cette façon, cela revient à dire « Pourquoi un particulier emprunte à une banque privé au prix fort alors qu’il peut emprunter à sa famille ? »


    Votre argument est très spécieux, car ce sont légitimement les États qui battent monnaie:

    Les États qui se sont interdit d’emprunter à leur propre banque centrale (la Banque de France, puis la BCE), se sont obligé à emprunter exclusivement à des banques privées qui elle-mêmes se fournissent dans la banque centrale en question, en se contentant de rajouter entre 2 et 5 points d’intérêts pour leur rôle difficile et risqué d’intermédiaire entre l’État et l’État.

    Par ce stratagème, les banques prélèvent à leur profit une taxe sur la trésorerie des États.

  24. @PL24

    Très juste !

    La monnaie est une prérogative de l’ETAT

    Mais là où je ne vous comprends pas c’est que vous vous focalisiez seulement sur la monnaie.

    La mondialisation est en train de tout détruire, et pas que la monnaie : Il y a la diplomatie, Il y a l’armée, les impôts etc.. etc..

    La France est en train de perdre toutes ses prérogatives. Dans une vision plus large, c’est ce que Todd appellerait “La dénationalisation de la France”. C’est à dire un abandon absolue du sentiment national Français : Immigration, monnaie, Laïcité, diplomatie, citoyenneté, armée et demain quoi d’autre ?

    D’ailleurs pour Todd c’est la dénationalisation qui a entrainé la mondialisation, et pas la mondialisation qui provoque la destruction de la nation et de l’Etat.

  25. …D’ailleurs pour Todd c’est la dénationalisation qui a entrainé la mondialisation, et pas la mondialisation qui provoque la destruction de la nation et de l’Etat…

    Encore une preuve que Todd est un crétin ou simplement payé pour sa prestation comme les artistes du bois de Boulogne.

    il méconnaît l’existence des lobbys ou il en fait partie, ce n’est pas une raison pour nous prendre pour des incapables ,nous avons parfaitement démonté le mécanisme.

  26. Un internaute nommé Jean-Luc D. écrit ceci sur le blog de Paul Jorion :

    “J’ai simplement croisé le PIB avec le budget de l’État français, et calculé le pourcentage de l’un par rapport à l’autre, ce qui nous donne le graphique suivant :

    Recettes de l’Etat en pourcentage du PIB :

    http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/Jean-Luc-D.-01.png

    Recettes de l’Etat + recettes des collectivités locales, en pourcentage du PIB :

    http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/Jean-Luc-D.-02.png

  27. @ Méro
    La monnaie ?
    Mais c’est le plus important!

    Donnez moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois
    Mayer Amshel Rothschild (1743-1812)

    « Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est le maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce… et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent. »
    James A. Garfield Président des Etats Unis (mort assassiné)
    L’or et l’Argent sont la monnaie. Tout le reste n’est que du crédit
    John Pierpont Morgan

    La raison en est simple. Le contrôle de la monnaie est la forme de contrôle qui rend toutes les autres formes de contrôles possibles.
    Et c’est pourquoi c’est la forme de pouvoir que le gouvernement va défendre par-dessus tout.
    William Buckler The Privateer

    Le système bancaire moderne crée de la monnaie à partir de rien. Le procédé est probablement le tour de passe-passe le plus incroyable qui ait jamais été inventé..
    Si vous voulez devenir les esclaves des banquiers, et payer de surcroit le coût de votre esclavage, laissez les banques créer de la monnaie.
    Lord Josiah Stemp Directeur de la Banque d’Angleterre, 1937

    Création monétaire bancaire et fausse monnaie par Maurice Allais Prix Nobel de sciences économiques 1988, La Crise mondiale aujourd’hui (éd. Clément Juglar 1999)
    ” Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi.”

    J’ai ruiné mon pays en créant la FED
    “Je suis l’homme le plus malheureux du monde. J’ai involontairement ruiné mon pays”.Une grande nation Industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré. La croissance d’une nation, en conséquence, et de toutes nos activités sont entre les mains d’un petit nombre de personnes.
    Nous en sommes arrivés à être l’un des pays les moins bien gouvernés et les plus complètement contrôlés et dominés par le gouvernement de notre monde civilisé, nous n’avons plus un gouvernement d’opinion libre, plus un gouvernement de conviction et de vote à la majorité mais un gouvernement conduit par l’opinion et la coercition d’un petit nombre.
    Président Woodrow Wilson, In reference to the Federal Reserve Act of 1913 (23 Décembre).

    Amen

  28. La folie du keynésianisme .
    Greenspan est le maître de la faute professionnelle, un savant fou de la macroéconomie.
    http://jessescrossroadscafe.blogspot.com/
    Emmanuel Todd et les autres économistes de mes fesses s’en inspirent directement.
    Définition d’un économiste bien en cour et astiqueur de pompes à banquiers :
    “Un crétin imbu de sa personne qui vous explique a posteriori comment et pourquoi tout un pays été ruiné.”

  29. Samedi 8 janvier 2011 :

    Berlin et Paris veulent forcer le Portugal à demander l’aide de l’Union Européenne.

    Les gouvernements allemand et français veulent contraindre le Portugal à demander à son tour une aide financière dans le cadre du plan de sauvetage européen, affirme l’hebdomadaire Der Spiegel à paraître lundi 10 janvier.

    Sans citer de source précise, Der Spiegel affirme que “des experts gouvernementaux” des deux pays s’attendent à ce que le Portugal ne puisse bientôt plus se financer sur les marchés.

    “Le signal d’alarme a été tiré, selon eux, lorsque le Portugal a dû proposer la semaine dernière 3,69 % d’intérêts pour une émission obligataire à six mois. A titre de comparaison, le même jour, l’Allemagne a placé un emprunt à 2,87 % sur dix ans sur le marché”, écrit l’hebdomadaire.

    Le Portugal doit rapidement se placer sous l’assistance européenne pour éviter une contagion à l’Espagne voisine ou à la Belgique.

    Les membres de la zone euro devraient s’engager dans le même temps à fournir tous les moyens nécessaires pour défendre la monnaie unique, quitte à dépasser les 750 milliards d’euros déjà mis à disposition, assure encore le magazine.

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ioU0qkhNoTdqnSNl5BmCiaFhOflQ?docId=CNG.b2faa182515312953f9b79472d025947.b81

  30. Emmanuel Todd a été capable de prédire l’effondrement de l’URSS dès 1976 http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chute_finale à une époque où *personne* ne l’envisageait.
    Il a aussi prévu dès 2002 l’effondrement de la puissance américaine et a produit récemment un petit ouvrage fort bien fait http://fr.wikipedia.org/wiki/Après_la_démocratie qui décrit assez bien l’état de notre pays.
    On peut le traiter de crétin, bien sûr, mais seuls d’autres crétins trouveront cela juste..
    Ça ne veut pas dire qu’il a raison sur tout, simplement qu’il n’a pas toujours tout faux, loin s’en faut !

  31. @ Le poulpe songeur
    Emmanuel Todd n’est pas un crétin , soit , alors c’est un traître un complice des banquiers.
    Les personnes connues qui ont accès aux médias ont une évidente responsabilité supplémentaire.
    Emmanuel Todd peut s’informer doit s’informer à l’obligation intellectuelle et morale de connaître la raison de la dette publique le fondement de notre asservissement la forfaiture des hommes politiques ou de participer à ce grand cirque et être complices de la mafia bancaire.
    Les propos d’un homme public constamment présenté comme un intellectuel expert, largement repris par la presse ont un retentissement important auprès de la population qui n’est pas toujours bien informée.
    Je maintiens : Emmanuel Todd est un crétin de ne pas connaître l’article 123 du traité de Lisbonne qui reprend l’article 25 de la loi du 3 janvier 1973 ou un traître à son pays complice du cartel bancaire mondial.

    Sinon Emmanuel Todd est invité pour une prestation de propagande à laquelle il participe volontairement comme tout ses collègues pseudo experts “économistes” de formation ou pas et doit être rangé au rayon des artistes de variétés à paillettes et froufrous.

    Ceux qui ne comprennent pas ceci sont aussi soit des crétins soit des traîtres qui refusent obstinément la divulgation et la prise en considération de la raison de l’esclavagisme monétaire qui nous est actuellement imposé.
    Dans la vie, il faut choisir.

    Pour votre éducation je remets les liens utiles qui, si vous les aviez consultés ,auraient certainement changé votre point de vue.

    http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Arnaque+dette+2

    http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.htm

  32. Le Portugal pourra rembourser sa dette,alors nous pouvons la garantir.

    Les Allemands ne sont pas très chauds pour apporter cette garantie.
    Auraient-il des doutes ?

    Cà voudrait dire qu’ils ont des doutes sur la survie de l’Europe fédérale .

  33. Un petit coup d’œil sur l’Irlande et sur le sentiment du peuple vis-à-vis sa soi-disant “élite”, c’est-à-dire les dirigeants, qui a littéralement vendu le pays aux banquiers.
    Ce qui arrive lorsque le gouvernement outrepasse son pouvoir, garantissant des biens privés,c’est-à-dire les bilans des banques, à l’aide de l’argent public levé par l’impôt obligatoire.
    Ceci au prix d’un appauvrissement considérable de la population
    Comme il se fait partout en Occident.

    http://foolscrow.wordpress.com/2011/01/04/irish-leaders-castigated-as-greatest-traitors-of-all-time

    C’est une histoire qui va mal se terminer.

  34. La sortie de l’euro ne sera pas bénéfique pour les Allemands sachant qu’ils en ont besoin afin de conserver une industrie assez compétitive. En effet, la fin de l’euro signerait pour eux une désindustrialisation désastreuse avec ses voisins qui peuvent dévaluer la monnaie comme ils l’entendent selon leurs besoins. Et cela, c’est la seule chose qui freine vraiment les Allemands dans leur souhait de quitter la zone euro.
    Je pense plutôt à un système suivant pour réquilibrer des désquilibres causés par l’euro: un panier de monnaies pour une économie semi-européenne à l’échelle continentale, reste à savoir si c’est viable comme solutions.

    Et évidemment, ce n’est pas la solution mais une solution parmi d’autres.

  35. C’est marrant que vous traitez Todd de crétin.

    Dans son livre “l’illusion économique” il prend pour exemple le débat sur Maastrich pour démonter ceux qui prennent le peuple pour des idiots, des analphabètes.

    Il explique en détail le procédé qui consiste à insulter l’intelligence d’un personne, d’une nation. :-)

  36. @Le poulpe songueur

    “Il a aussi prévu dès 2002 l’effondrement de la puissance américaine et a produit récemment un petit ouvrage fort bien fait http://fr.wikipedia.org/wiki/Après_la_démocratie qui décrit assez bien l’état de notre pays.”

    Dans après la démocratie il évoque 2 scénarios : Soit la fin de la démocratie soit le protectionnisme.

    La question de la prospérité européenne est remise en cause par la mondialisation. La solution auquel peuvent avoir recours les élites et de supprimer la démocratie, c’est à dire le droit de vote, les syndicats, le pluripartisme pour empêcher que le peuple ne remette en cause le système.

    Pour Todd, un premier pas à été franchit avec le traité de Lisbonne qui est un traité constitutionnel que le peuple avait refusé par référendum et que les élites ont approuvés par une procédé éhonté de dénie de démocratie.

    Soit pour répondre aux besoins et aux nécessité de la population, il peut y avoir une sortie par le haut, avec un protectionnisme.

  37. Je lis le texte d’Emmanuel Todd. Je ne comprend pas que certains le dénigrent alors que dans le marais actuel de la pensée unique aux ordres, il apparait comme un expert lucide, dotée de vision et d’une force de propositions.

    Si je combine:
    - la proposition théorique centrée autour de la notion de “protectionnisme intelligent” que l’Europe, qui se penserait Grande, impériale de Brest à Vladivostok, pourrait mettre en place et;
    - la réalité historique et politique du Continent européen depuis les années 1930, je dirais ceci:

    1. Il n’y aura pas de changement politique notable du type virage protectionniste avant que l’offre politique ne soit radicalement changée. Pourquoi?

    2. Parce qu’au plan théorique un paradigme systémique quel qu’il soit – ici le libre échangisme mondialisé – survit longtemps après que son domaine soit invalidé.

    3. Il existe une inertie “naturelle” propre a tout système physique qui empêche qu’il soit transformé, surmonté avant l’apparition d’une catastrophe, une discontinuité, une cassure.

    4. Historiquement, Les élites en place depuis la victoire des forces thalassocratiques anglo-saxonnes en 1945 sont assujetties aux forces mondialistes, encore sous la protection du dollar américain, de la vision anglo-saxonne du monde, de ses banques et de l’armée américaine.

    5. La Commission européenne est le bras armé de l’OTAN, machine de guerre anti européenne, aux ordres des Etats encore Unis d’Amérique du Nord.

    6. Dans ce contexte la notion de protectionnisme est une projet révolutionnaire.

    7. Donc une révolution des “gens” en Europe doit survenir au préalable à l’introduction du protectionnisme grand-européen dans le cadre d’une crise totale du système.

    8. Ce n’est que quand le système ne pourra absolument plus être défendu qu’une nouvelle offre politique flambant neuve émergera avec un concept nouveau de relations économiques globales organisé autour d’une vision impériale globalement crédible de la grande Europe + Russie.

    9. Dans ce contexte, nous pouvons être certain que:

    Tout sera tenté par les tenant du pouvoir mondialiste en place pour empêcher par tous les moyens la mise en place de politiques alternatives réelles: soit la remise en cause de la liberté débridée des personnes, des marchandises et des capitaux. Ces trois libertés aberrantes se tiennent.

    10. Il est évident qu’entre la montée des périls du tiers-monde, des phénomènes religieux d’un autre âge, de la surpopulation des gens du Grand Sud, de la faillite du système bancaire, le système craque de toute part.

    11. La montée aux extrêmes est imminente et sera violente et soudaine. Le Maghreb à nos portes est soudainement entrain de craquer aussi sous les coups du mondialisme. Un rien peut faire sauter la banque! Le compte à rebours a commencé. Cela va être très chaud dans les mois et les années à venir.

    12. L’heure des grands procès suivra la remise en ordre. Les tenants du système actuel seront poursuivis et traduits en justice. Ils devront rendre compte devant la justice des hommes et de l’histoire.

    13. Mesdames et Monsieur du système, il est encore tant de vous démarquer clairement et de le dénoncer. La justice sera peut être clémente pour les repentis..!

  38. Nonnonnon, la justice ne sera pas clémente pour les repentis. Et puis quoi encore. Manquerait plus que ça.

  39. @JoeLeTaxi
    La justice sans la possible clémence ça devient de la vengeance et ça n’est déjà plus la Justice.
    @ “ceux qui reprochent à E Todd de ne point parler de la loi “Pompidou-Giscard”" il ne faut pas oublier qu’il est de formation démographe et pas économiste. Toutes ses démonstrations/conclusions sont tirées de la démographie. Peut être ignore t’il même jusqu’à cette loi de 1973. Et un ignorant n’est pas forcément un crétin ou alors, si je regarde autour de moi, je suis cerné !

  40. @ Marc P

    La croissance suedoise : ce pays est un exportateur de matière première dont les prix ont explosé.

  41. Les analyses de Todd sont justes, mais son discours sur la France me fait penser à un gaucho pubère: est-ce une impression?

    Méro
    Samedi 8 janvier 2011 à 15:32

    “Or la vrai question ce n’est pas entre Keynesianisme contre libéralisme mais Keynesianisme et protectionnisme contre libéralisme et mondialisation.

    La France à fait le choix du keynesianisme et de la mondialistion, un modèle qui ne peut pas fonctionner et dont vous vous plaignez tous.”

    +1
    Oui la France devra faire des choix, et seulement en matière macro-économique…

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