Quand la Russie montre sa puissance… douce

EXCLUSIVITÉ FORTUNE : Tribune libre de Vassily, l’un de nos lecteurs.

Un plus large recours aux méthodes dénommées “soft power” devrait contribuer à améliorer l’efficacité de notre travail- Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, 23 janvier 2013.

Pour modifier son image de pays agressif rongé par des instincts totalitaires, la Russie a décidé de passer à la vitesse supérieure en matière de “soft power” ou puissance douce: une série d’efforts visant à modifier l’image du pays directement au sein de l’opinion publique internationale, en défendant sa politique, ses valeurs et sa culture via des moyens non coercitifs. Un concept élaboré par le professeur américain Joseph Nye, mais qui trouve en réalité ses racines dans les efforts déployés par les États-Unis depuis l’après-guerre afin d’uniformiser les cultures et les modes de pensée.
Pour redorer son blason, la Russie a du pain sur la planche: le pays est systématiquement dépeint dans les médias dominants comme un État autoritaire ayant hérité des tendances dominatrices de son prédécesseur, l’URSS. La guerre d’août 2008 contre la Géorgie autour de deux régions indépendantistes a aggravé son cas: Moscou donnait l’image d’une immense puissance “agressant”, alors qu’elle contre-attaquait après des mois de mises en garde, son petit voisin de quatre millions d’habitants. Le régime de Tbilissi se trouvait être un allié de l’Otan, circonstance qui a fortement conditionné l’offensive diplomatico-médiatique qui s’est ensuite abattue sur Moscou.

La position de la diplomatie russe s’avère d’une remarquable cohérence sur le long terme: que l’on songe à la prudence justifiée du pays dès le début du “printemps arabe”, à son opposition intangible à l’indépendance du Kosovo ou à sa détermination sur le dossier syrien. Son image figée et son langage très formel peinent toutefois à conquérir les cœurs et à faire valoir les intérêts du pays sur la scène internationale. Face à un Obama monopolisant la “cool-attitude”, la Russie risque d’être perçue comme un pays glacial et glaçant. Elle doit donc mettre en place une stratégie efficace pour séduire au niveau mondial.

La puissance douce “à la russe” comprend un éventail diffus d’initiatives, comme des forums de jeunesse et des associations (Dialogue franco-russe) et des manifestations culturelles dont nous ne souhaitons pas dresser un catalogue exhaustif ici. Nous avons décidé de nous focaliser sur la bataille médiatique menée par la Russie en France et dans le monde.

I. Le cas de la France

La France est en première ligne des efforts de Moscou. Rien d’étonnant à cela, car historiquement l’Hexagone est un référent traditionnel: que l’on songe à l’aristocratie russe dont la langue était le français, ou à la première page de Guerre et paix écrite dans notre langue. Aux yeux des Russes, la France est l’alter ego, un État où naissent des tendances historiques qui parcourent ensuite l’Europe et le monde. Une nation qui passionne la population russe et ses dirigeants. Un pays frère, qui désormais inquiète.

Car les Russes, peuple conservateur paradoxalement protégé des évolutions occidentales par 70 ans de communisme et très largement épargné par les ravages du politiquement correct, ne se reconnaissent plus dans un Hexagone défiguré par l’immigration massive et le relativisme des mœurs. En témoigne l’adoption de la loi sur le “mariage pour tous”, à l’heure où les députés russes adoptent un texte condamnant le prosélytisme homosexuel auprès des mineurs.

La France, pays qui a pendant des siècles donné le ton et inspiré le cousin russe, devient peu à peu l’Afrance. Les touristes russes rentrent généralement dépités de Paris, leurs images d’Épinal éventées par les effluves des environs de Montmartre. En filigrane, la crainte que le même sort ne les attende alors que l’immigration s’intensifie dans leur pays. Face à une Europe qui a déjà basculé dans la sphère d’influence de l’Otan, ennemi juré de l’aïeul soviétique, alors que la décadence des mœurs est érigée en norme, la Russie risque à terme de se retrouver isolée sur la scène politique.

L’Hexagone est une priorité car il possède en outre une des classes médiatiques les plus fondamentalement hostiles à la Russie et à ses dirigeants. La nomination de Natalie Nougayrède, porte-voix officieux des indépendantistes tchétchènes durant la guerre, à la tête du Monde, constitue un symbole de plus de la posture antirusse du “quotidien de référence”. Un journal dont la rubrique “Russie” se résumait auparavant aux billets d’humeur au vitriol de Marie Jégo, à mille lieues de toute rigueur journalistique. De son côté, le correspondant du Figaro relaie fébrilement les griefs d’une opposition pro-occidentale ultra-minoritaire, tout en déplorant l’insuffisance du nombre de mosquées à Moscou.

De ce fait, la France a toujours été une des cibles de premier plan des efforts de communication de la Russie. On peut citer l’agence RIA Novosti, qui fournit des dépêches en neuf langues en plus du russe, à la Voix de la Russie, ou plus récemment au quotidien en ligne La Russie d’Aujourd’hui. Cependant, tous ces projets, destinés à parler de la Russie en court-circuitant les médias locaux, sont dans différentes langues, celle de Voltaire n’étant que l’une d’entre elles.

Un nouveau projet chapeauté par la Voix de la Russie constitue pourtant un virage, de par sa tonalité radicalement nouvelle, et parce qu’il ne s’adresse qu’à la France. Les lecteurs de Fortune sont déjà familiarisés avec Sylvie Collet de Prorussia.tv et son “rentre-dedans”, qui n’hésite plus à démonter les manipulations des médiamensonges (la scène de Poutine “abattant” un tigre) et à rappeler aux spectateurs que les journalistes, non contents de leur “faire les poches“, les “prennent pour des cons“.

En délivrant un discours musclé à destination des patriotes français, en insistant sans langue de bois sur la trahison de leurs élites, Radio Moscou se place dans le sillage direct de Radio Londres. Un remarquable retournement historique, qui prépare le terrain pour des bouleversements politiques susceptibles d’advenir dans un futur proche.

La France est une tête de pont essentielle pour remporter la bataille des opinions. De ce fait, l’épisode de Gérard Depardieu, devenu russe sur décret de Vladimir Poutine, avant de déclarer dans un pied de nez éclatant à la pensée dominante que “la Russie était une grande démocratie“, constitue une victoire symbolique de Moscou dans ses efforts en direction de la France et de l’Europe en général.

II. Russia Today

Nous avons évoqué les projets médiatiques “multilingues” menés par la Russie dans le domaine de la presse écrite (RIA Novosti) et de la radio (Voix de la Russie). Un projet crucial à mentionner est la chaîne satellitaire Russia Today qui émet elle aussi dans plusieurs langues. Le projet est néanmoins axé en premier lieu sur le monde anglo-saxon, auquel il transmet une vision différente, voire dissidente, de l’actualité internationale et américaine.

Caractérisé par un grand professionnalisme et des moyens importants, Russia Today n’hésite pas à se démarquer de la couverture médiatique traditionnelle, par exemple en diffusant une émission où Julian Assange interroge le leader du Hezbollah. La chaîne a abondamment relayé les revendications et les actions du mouvement anti-Wall Street aux États-Unis, en mettant l’accent sur les violences perpétrées par la police à l’encontre des manifestants.

La chaîne est régulièrement dans le viseur des autorités de différents pays, et gênée dans ses activités. Elle sera notamment brouillée en Libye durant la révolution (Moscou avait critiqué le fait que les alliés s’ingèrent dans la crise aux côtés des rebelles). Aux États-Unis, une équipe de tournage a été arrêtée en couvrant une action de protestation. La chaîne a même été qualifiée d’”ennemi de Washington” par Walter Isaacson, membre de la direction du Conseil de télédiffusion des États-Uni, le CSA local. Coïncidence? Le bureau de la chaîne à Gaza a été détruit par un missile israélien pendant le conflit de novembre 2012.

En osant offrir un autre son de cloche, Russia Today réalise un pari risqué qui s’avère néanmoins payant: sur fond de crise de confiance entre les Américains et les médias officiels, la chaîne est entrée sur le podium des trois chaînes d’informations les plus vues au Royaume-Uni, derrière BBC News et Sky News de Rupert Murdoch. A la mi 2012, Russia Today a indiqué avoir doublé son auditoire aux États-Unis.

****
Le tournant du “soft power” mentionné par Sergueï Lavrov a en réalité été opéré il y a plusieurs années. Consciente de son isolement, la Russie sait qu’il est temps pour elle de prendre les devants afin d’anticiper des bouleversements mondiaux imminents, qui risquent de tourner en sa défaveur.

Alors que la bataille des valeurs s’intensifie à l’échelle planétaire, la Russie moderne cherche à se poser en alternative politique au niveau mondial. Chantre de la souveraineté des nations et de l’identité européenne, la Russie de Poutine chercherait-elle à nous dire: “Patriotes de tous les pays, unissez-vous“?

Commentaires (33)

  1. Que la Russie se rassure, nombre de citoyen de France, accables par la mollesse et le laxisme europeen, ont beaucoup d’admiration pour son gouvernement
    Sa position pleine de bon sens sur la Syrie prouve qu’elle n’est pas infeodee aux groupes petroliers et aux USA
    Pour tout dire, nous aspirons a avoir le meme genre de gouvernement
    Chez nous, les femens ont faillies avoir le titre de citoyennes d’honneur de Paris!!
    En Russie, c’est la prison!
    Bravo monsieur Poutine!
    Et surtout, ne changez rien

  2. La Russie est magnifique, et la langue russe est incroyable de richesse dans son vocabulaire tout en nuances. J’espère que ce gigantesque pays ne trahira pas son peuple comme le font toutes les “démocraties” occidentales.

  3. Remarquable tribune.

    Le croquemitaine soviétique appartient bel et bien au passé, n’en déplaise aux droitards mentalement fossilisés dans les schémas de la guerre froide.

  4. Toute ma famille a pour nos soeurs et frères russes une grande admiration. Elle reste un modèle de vraie démocratie à l’inverse de la ploutocratie française. Nos liens sont forts et ils le seront de plus en plus.

  5. Étant jeune, j’en témoigne : la propagande anti-Russe a plutôt bien marché.

    Même si la Russie impériale anté-communiste et tsariste me paraissait superbe, l’image de la Russie, glaciale, tenante de l’URSS, semi-dictature totalitaire avec ses relents de goulag, a été introduite avec la Guerre Froide, mais les effets ont continué de s’en faire sentir après la chute de l’URSS en 1991, ils ne pouvaient pas disparaître du jour au lendemain, ayant existé et été induits dans l’esprit de la population pendant 40 ans.

    Cet héritage culturel (car l’époque de la Guerre Froide a laissé des traces dans l’Histoire, et l’identité nouvelle du bloc occidental, construite en opposition au bloc soviétique) s’ajoute donc à la défiance moderne des États (pas des nations, c’est en réaction qu’elles le deviennent) vis-à-vis de la Russie, surtout de la part des États-Unis, pour les raisons décrites dans cet article.

    En fait, c’est (une fois de plus) Fdesouche qui m’a décillé quant à la Russie. La fermeté, abusivement qualifiée de totalitarisme par nos médias, de Vladimir Poutine est celle que nos gouvernants n’auraient jamais dû perdre.

    Après, il est certain que la Russie rencontre elle aussi des problèmes avec ses musulmans (notamment les républiques du Sud du Caucase et aux alentours de Kazakhstan, majoritairement musulmanes, dont se compose aussi la Fédération de Russie), mais sa manière de les traiter est sans commune mesure avec la nôtre. Nous nous rappelons tous cette vidéo où des marins russes, ayant neutralisé des pirates en mer d’Orient, les remettent attachés sur leur navire qu’ils font exploser, en France, les pirates somaliens du Ponant ont été acquittés, et la France a été contrainte par la Cour Européenne des Droits de l’Homme à les indemniser pour détention injustifiée et mauvais traitements, et ils ont demandé (peut-être même obtenu) l’asile politique en France. Ou faut-il comparer entre les Pussy Riot condamnées à trois ans de camp pour avoir fait une prière punk et nos FEMEN, à poil dans la Cathédrale Notre-Dame, emmenées au poste “juste pour la forme” et relâchées aussitôt après? C’est sûr que la différence est flagrante…

    Aujourd’hui, ayant pris l’habitude de me défier systématiquement de ce que disent les médias, étant au fait de la situation globale et possédant nombre d’éléments d’appréciation, j’estime que la Russie, par son Histoire et sa situation, est le pays le plus à même de soutenir le patriotisme français, les relations spéciales l’unissant à la France (la vraie, pas l’État pleutre et félon qui la dirige aujourd’hui, il n’y a qu’à voir les bafouillages de Ghrollande devant Poutine il y a deux jours, lorsque la journaliste la interrogé sur sa vision des Drouadlom en Russie) en faisant de plus partenaire privilégié.

  6. Remarquable synthèse de la guerre médiatique et d’influence qui se joue en ce moment : il y a trois ans, invité par une amie russe à une rencontre dans les salons du Centre Culturel de Russie, rue Boissière dans le 16e, j’ai eu le plaisir d’entendre un représentant officiel de la Russie nous expliquer que son pays avait parfaitement conscience de l’hostilité des médias français à son égard, et que des mesures étaient prises pour contrebalancer cette désinformation : voilà qui est fait !

  7. Vilains Russes, attachés à leurs traditions, à leur patrie et à leur histoire ! Quelle horreur…

  8. Si la Sainte Russie a bien compris que son déclin viendra du virus Ouest Européen, je pense que la voie “Soft Power” est bien tardive. Devant le maelström économico-financier qui s’annonce, elle ferait bien d’aider des patriotes motivés à créer des réseaux, et les soutenir financièrement, à les former militairement et leur fournir du matériel. Parce que le jour ou cette parodie de démocrassie Fronçaise éclatera, il faudra que ceux qui prendront la relève soient de leur côté et en finissent avec cette vassalité américaine. La France et la Russie n’ont jamais eu ce genre de rapports. Entre nos 2 nations, on y parle d’égal et égal, preuve indubitable d’un respect mutuel. Le cas Depardieu est symptomatique mais devrait être étendu à ceux souhaitant se battre et protéger leurs familles. Me concernant je suis prêt, et soutiens l’ami Russe dans ces pérégrinations depuis bien longtemps.

  9. Certains ici feraient gratuitement la propagande des Russes…
    La dernière phrase de l’article est particulièrement risible et ridicule.
    Mais bien sûr, un ancien de la KGB transformé en gentil défenseur de la cause patriote en Europe…

    Cela dit, l’article est intéressant, je trouve, car il présente les différentes armes qu’a choisi la Russie pour influencer l’opinion en sa faveur.

  10. “le pays est systématiquement dépeint dans les médias dominants comme un État autoritaire ayant hérité des tendances dominatrices de son prédécesseur, l’URSS.”

    …ces mêmes médias dominants qui ne condamnaient pas l’Etat autoritaire et les tendances dominatrices de l’URSS en son temps. Bien au contraire, parfois. Médias français, du moins.

  11. Marie, votre naïveté doit être mis en perspective.

    En matière de géopolitique, on est obligé de se placer sur l’échiquier. Vous préférez jouer avec les noirs (L’aigle américain) et être leurs vassaux, je préfère jouer avec les blancs (l’ours Russe). La propagande, vous êtes tombés dans son bain dès votre naissance, et il n’est pas aisé de s’en extirper. Tout le monde fait de la propagande, reste à savoir laquelle est la votre mais visiblement, votre choix est fait. L’histoire tranchera.

  12. Marie : tous les cadres actuels de la Russie ont été formés dans les écoles d’élites du système soviétique, donc votre remarque sur l’ancien du KGB n’apporte pas un éclairage très intéressant.
    Ce qui compte, ce n’est pas d’où ils viennent, mais ce qu’ils font, et objectivement, la “ligne Poutine” est plus proche de nos intérêts de français et d’européen que la ligne Aznar, par exemple, laquais des américains en Irak, ou la ligne Monti, laquais de Goldman Sachs en Italie.

  13. chaque peuple son histoire ,arrêtons de focaliser sur tel ou untel
    la france,l’europe occidentale sont gravement malades de leurs anciennes supériorités du 19 jusqu’au début du 20siècle ou elles rayonnaient dans le monde et se posaient pas de questions sur toutes les déviances actuelles mais les combattaient sans scrupules d’où une puissance certaine le contraire d’aujourd’hui …………

    comme toujours nos “alliées” arrivent toujours pour éteindre la fin de l’incendie

  14. Il y’a deux films russes a voir : Brat 1 et 2 trouvables en vostfr sur le web.

    L’occident vu par un spetnaz ^^

  15. Le soft power n’y pourra mais, le cadavre de la France est en état de putréfaction avancée. La Russie possède encore un peuple fier de sa singularité culturelle. La France est constituée d’un troupeau de salariés consommateurs egocentrés et abrutis par le tittytainment ; un troupeau de monades hédonistes qui a peur de perdre sa place, ses prébendes, ses jouets. Rien à attendre d’un troupeau décadent.

    Les russes perdent leur temps avec le cadavre putréfié nommé Europe occidentale. Ils le perdent encore plus sévèrement avec le cadavre nommé France.

    Pour le reste, pour les quelques occidentaux en résistance comme ceux que l’on croise sur FDS ou Fortune, je crois que l’on peut simplement remercier la Russie de son travail de “contrinformation”. Un travail qui nous permet de saisir un point de vue sur les choses du monde bien plus conforme à nos idées que celui de nos “merdias au z’ordre”. Des “merdias” dont la propagande mortifère a pour seul but de nous entraîner dans les anneaux enserrés d’une “zombification bêtifiante” et de nous perdre dans la plus invalidante des aliénations mentales possible.

    Plus jeune je regardais les dissidents russes avec effroi, leur vie me semblait périlleuse, je compatissais à leurs souffrances. Aujourd’hui le monde s’est inversé : c’est nous qui luttons clandestinement et c’est la France qui exhale des relents de totalitarisme idéologique liberticide.

    Etonnant soubresaut de l’Histoire que mes 15 ans n’auraient jamais cru possible.

  16. “La Bhagavad Gîtâ est rédigée sous forme de dialogue entre un
    guerrier, Arjuna et un dieu, Krishna son maître spirituel. Le dialogue a
    lieu à l’occasion d’une bataille où Arjuna hésite à se lancer, arrêté par
    des scrupules humanitaires. Interprétées en clef de spiritualité, les deux
    figures d’Arjuna et de Krishna ne sont, en réalité, qu’une seule et
    même personne car elles représentent les deux parties de l’être
    humain : Arjuna le principe de l’action, Krishna celui de la
    connaissance transcendante. Le dialogue se transforme en une sorte de
    monologue, d’abord clarification intérieure, puis résolution héroïque
    autant que spirituelle du problème de l’action guerrière qui s’était
    imposé à Arjuna au moment de descendre sur le champ de bataille.
    Or, la pitié qui retient le guerrier quand, au moment de combattre,
    il découvre dans les rangs ennemis les amis de jadis et certains de ses
    parents, est qualifiée par Krishna ( le principe spirituel ) de « trouble
    indigne des Aryas qui ferme le ciel et procure la honte » (B.G. II, 2,
    Burnouf). Ainsi revient le thème que nous avons déjà si souvent
    rencontré dans les enseignements traditionnels de l’Occident : « tué,
    tu gagneras le ciel ; vainqueur, tu posséderas la terre. Lève-toi donc,
    fils de Kunti pour combattre bien résolu » “

  17. Le jour où la Russie mettra en place des équipes capables de faire les sous titre en français des films russes et les mettre sur internet elle améliorera son image en moins de deux a moins de frais.
    Les européens en ont marre du ciné ricain ou pseudo français, le cinéma russe donnerai une bouffée d’air frais.

  18. Sylvie Collet de prorussia Tv est certes tres pertinente mais je ne comprend pas pourquoi la chaine ne choisit pas une “bombe” russe pour présenter
    les analyses de Sylvie Collet qui a passé l’age et le “profil” pour etre
    en 1ere ligne.

    Les hommes étant les plus réactifs sur les blogs de résistance,
    il suffirait de 2 ou 3 jolies russes pour scotcher les mecs avec des choses intelligentes.Le beurre et l’argent du beurre.
    Meme les gocchistes boutonneux à guitare finiront par s’y coller
    comme des mouches.
    La chaine fera un vrai buzz sur le ouaib.
    De toutes manières la clé de notre futur se trouve a Moscou.

  19. @La Source

    surtout qu’elle a zappé les cours de lecture de prompteur, ce qui nuit à la fluidité…
    ^^

  20. “la clé de notre futur se trouve a Moscou”

    ————–

    Non.

    La Russie ne viendra pas nous sauver.

    Aux patriotes français de se bouger le cul pour se sauver eux-mêmes et leur pays avec.

    Faute de redevenir un allié potentiellement intéressant pour qui que ce soit et surtout une puissance de taille, pas d’avenir, même avec la Russie.

    La réalité est brutale, mais c’est la seule.

  21. Alex,merci pour votre complement.
    Boreas,Bonjour
    Vous avez à la fois raison et tort.
    Nous devons nous prendre en charge
    et je suis concvaincu que cela viendra
    mais une partie de l’équation se trouve a Moscou.
    Nous sommes les mieux placés pour en discuter avec eux.

  22. Ne vous gênez pas, discutez-en avec Moscou.

    Si l’interlocuteur de Poutine, c’est la SARL Le Pen, j’en rigole d’avance…

  23. 25 Boreas a écrit le 4 mars 2013 à 12 h 22 min

    A contrario, je pense que la Russie ne peut se permettre d’avoir des ennemis à ses portes, c’est l’objet de la tribune de Vassili. Les patriotes seuls ne peuvent plus rien dans ce pays, tout est vérouillé et le système veille.

    Comme je l’ai dit, les Russes ont tout intéret à s’investir plus avant dans notre combat (et de manière hard et non soft), auquel cas ils seront eux aussi submergés et ils le savent.

  24. Et je précise bien dans l’ombre, car avec la SARL Le Pen il est vrai qu’on est pas sorti de l’auberge…

  25. La Source,

    Je crois que Sylvie Collet est la femme du gars qui fait cette télé.
    Des bombes, il y en a sur toutes les chaines. Il n’y a même plus que ça, des bombes bras nus et avec un décolleté, pour présenter les news…
    Si j’ai un reproche à faire à Sylvie Collet, ce serait plutôt qu’elle éditorialise trop, ce qui se prête mal au format d’un journal télévisé.

  26. Et bien moi j’aime bien la présentatrice du journal russe, elle est “normal” c’est pas une bombe (quoi que je la trouve très jolie), c’est une femme comme j’en côtoie normalement, elle pourrait être ma soeur, ma cousine, ma belle sœur.
    Pas besoin d’avoir une “mannequin ” pour dire la vérité

  27. Très intéressant. Merci Vassily!

    Je ne puis qu’hélas être d’accord sur le fait que les média et plus globalement les décideurs français cr.achent (un peu, beaucoup,….) sur la Russie. L’image de la Russie qui en résulte n’est guère réjouissant.
    Mais dans le même temps, il est bon de savoir qu’elle s’occupe particulièrement de nous, via RussiaTv par exemple. Ca prouve que 1) nous ne sommes pas des moins que rien 2) nous sommes un pays stratégique 3) l’axe Paris-Berlin-Moscou serait-il l’objectif final? Il serait sur ce point intéressant de connaitre la politique de la Russie à l’égard de l’Allemagne.

    Et vive la Russie!

  28. Que la Russie se rassure. le peuple americain n’est pas aussi bete qu il en a l’air. Les medias nous inondent de mensonges au sujet du gouvernement russe. mais …. il y a un mais….. les mouvements grassroots ont compris le probleme ce sera un travail de geant de montrer la Russie comme un pays dote d une grande culture , amoureux des arts , de la musique et surtout sorti de son experience communiste. Au moment ou l’amerique est en train de perdre son identite et son pouvoir mondial…. tous les conseils sont les bienvenus.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>