La révolution du salaire à vie

Bernard Friot, sociologue et économiste, nous montre comment nous pouvons à l’avenir nous réapproprier notre travail et la valeur économique que nous produisons, en nous opposant à la logique du capital et du marché du travail. Supprimer la propriété lucrative, redéfinir la valeur et instaurer un salaire à vie pour tous, en prolongeant le principe de la cotisation sociale, déjà présente chez les fonctionnaires, les retraités, et dans la sécurité sociale : telles sont les pistes évoquées par Bernard Friot pour émanciper les individus économiquement et sortir du capitalisme.

Commentaires (6)

  1. Beaucoup d’erreurs importantes qui rendent son projet utopique.

    Effectivement l’agent du secteur public doit être considéré comme autant productif de valeur ajouté que l’employé du secteur privé, le comptable d’un collège, ou l’infirmière d’un hôpital a exactement la même utilité que leurs homologues d’une supérette et d’une clinique.

    Mais on pourrait considérer que, tant dans le secteur public que privé, il y a des fonctions qui créent vraiment de la richesse (des biens et des services) et des fonctions qui sont parasitaires ou palliatives, dont il faudrait réduire le plus possible le coût et l’influence, par exemple la finance, l’assurance, la publicité, l’administration.

    Contrairement à ce qu’il dit, un retraité ou un chômeurs ne produisent pas de valeur ajoutée, le fait de dépenser leurs indemnités n’est pas une production. Si cette indemnité n’était pas prélevée, elle serait dépensée par celui qui ne verse plus la cotisation.

    Il a tort d’ignorer l’existence nécessaire d’agents économiques indépendants ou de petites entreprises, on ne peut absolument pas leur appliquer les modes d’organisation des grandes administrations (comme l’Éducation nationale, la SNCF) ou des grands groupes industriels et commerciaux (Renault, Ikéa,,..). Il a tort de ne pas faire de différence entre l’investissement capitaliste anonyme en grand (les entreprises du CAC40, Axa, Carrefour, Hachette, Accor,..) et le petit capitalisme des personnes physiques (exploitation agricole, atelier de menuiserie, armement d’un chalutier, restaurant, éditeur indépendant, fabrique de chaussure, conserverie,..). Lorsque le groupe Hachette possède une soixantaine d’entreprises d’éditions, plusieurs réseaux de distribution, plusieurs réseaux d’imprimerie, c’est une concentration de pouvoir sur un secteur, un monopole, une position dominante, un capitalisme qui est abusif et destructeur. Quand Gallimard est un capitaliste qui crée et possède sa propre maison d’édition, c’est un capitalisme qui n’a rien d’abusif.

    L’idée de “salaire à vie” est bonne. Une société est bien obligée d’assurer un minimum vital à tous ses membres, de la naissance à la mort. Il s’agirait de réunir toutes ces indemnités (allocations familiales, bourses d’études, allocations handicapés, RSA, minimum vieillesse,..) en une seule. Mais ce salire à vie ne doit pas être tout le salaire: uniquement la part minimale (par exemple 650 eu) qui serait versée absolument à tous les Français, aux actifs et aux inactifs, aux gens au smic comme aux cadres supérieurs, aux retraités, aux étudiants, aux fonctionnaires, aux salariés comme aux indépendants. Le salaire d’activité viendrait compléter ce revenu de base, ce qui diminuerait le coût du travail pour l’employeur. Cela suppose de maîtriser parfaitement l’immigration.

    L’idée d’encadrer les salaires entre 1500 et 6000 eu / mois aussi, il faudrait peut-être étendre la fourchette entre 650 et 30 000 euros, pour qu’il continue à exister du luxe, des riches, des collectionneurs de voitures anciennes, etc.;.

  2. L’idée d’encadrer les salaires entre 1500 et 6000 eu / mois aussi, il faudrait peut-être étendre la fourchette entre 650 et 30 000 euros, pour qu’il continue à exister du luxe, des riches, des collectionneurs de voitures anciennes…

    Et des pauvres aussi !
    Un vrai lumpenproletariat à exploiter !

  3. Du grand blabla.
    Il devrait s’intéresser aux véritables raisons qui ont conduit à la chute du communisme. A partir du moment où vous supprimez toute libre concurrence, toute libre entreprise et que vous payez mal les gens qu’est-ce qui vous reste comme moyens pour les motiver à travailler correctement ? A part la violence, rien.
    Les ouvriers communistes produisaient des marchandises tellement de mauvaise qualité qu’ils ne voulaient pas les achetez eux-mêmes et rêvaient d’une seule chose c’est acheter l’équivalent produit à l’ouest. L’économie planifiée a fini par ne plus pouvoir nourrir son peuple tellement les productions étaient médiocres et les producteurs démotivés.
    Le salaire à vie existe déjà dans certains pays sous forme de chômage (en Belgique par exemple à la fin des études) il conduit les gens à la démotivation, au déclassement social, à vivoter dans la semi-misère et finalement au chômage à vie. C’est un processus de production d’alcooliques et de dépressifs.
    Si on veut déconstruire le capitalisme prédateur, il faut un projet alternatif autrement plus sérieux !

  4. Pitch a écrit le 31 janvier 2013 à 14 h 32 min

    entre 1500 et 6000 eu / mois,… il faudrait peut-être étendre la fourchette entre 650 et …

    Et des pauvres aussi !
    Un vrai lumpenproletariat à exploiter !

    —-
    650 eu, c’est déjà 200 eu de plus que le minimum chômage, plus que les bourses d’études, plus que les allocations familiales. Pour un couple avec enfant, ça fait 1 950 euros / mois.

    Il y a actuellement 50% des chômeurs qui ne sont pas indemnisés, beaucoup de veuves d’agriculteurs ont une pension plus faible que le RSA qu’on donne à des étrangers clandestins qui débarquent.

    En donnant 1500 eu par personne (3000 pour un couple), on va avoir des tas de gens qui s’en contentent et ne veulent plus travailler en plus.

    Or, contrairement à ce que dit ce sociologue, il y a de nombreux de travaux qui sont absolument indispensables, qui sont ennuyeux, fatigants, salissants, monotones, pénibles.

    On ne peut évacuer le fait que de passer la serpillière, de faire les récoltes de fruits ou de haricots verts, travailler dans des conserveries, des abattoirs, le tri postal, les lingeries des hôpitaux, les hôtels,..etc.. c’est pas drôle ni intéressant ni valorisant.

  5. C’est de la purée utopiste. La plupart des gens ne se dépassent intellectuellement et/ou physiquement que s’ils espèrent pouvoir s’enrichir et se distinguer du voisin.
    Ce qu’il faut avant tout, et cela n’a rien à voir avec les questions de répartition, c’est empêcher que la classe des producteurs, c’est à dire la bourgeoisie, tienne le gouvernail de l’Etat comme elle le fait depuis 1789. La souveraineté est guerrière et spirituelle ou elle n’est pas.
    Il faut ensuite recréer des structures corporatives, lesquelles pourraient jouer un rôle dans le financement de projets entrepreneuriaux dépassant le niveau des PME/PMI pour contourner le recours aux marchés.

  6. On donne déjà une retraitre à vie à ceux qui ont jamais travailler en France mais qui ce pointe en France à 65a !
    Et pour ceux qui auront bosser jusqu’à 65/67a on leur donnera quoi à part de la ‘vaseline’ pour que ça fasse moin mal.

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