Olivier Delamarche : « L’inflation réelle se situe très au-dessus de 2% »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 29 janvier 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements.

« Une solution pour s’en sortir serait un écroulement total des monnaies mais là on aurait de l’hyper-inflation – Au Japon ils sont très mal – Avec la planche à billets illimitée, on va vers un effondrement – On fait absolument tout pour vous faire croire que tout va bien, comme par miracle! »

Commentaires (22)

  1. « L’inflation réelle se situe très haut dessus de 2% »

    L’inflation réelle doit être vers les 10 %, ce qui correspond à un doublement des prix en 7 ans ou à un quadruplement des prix en 14 ans. Ceux qui se souviennent des prix de leur caddie vers 1999-2000 pourront faire le calcul (pour aller vite, faire 20 francs = 3 euros)

  2. Très AU-dessus, me semble-t-il, et non “haut dessus”…

    [C'est rectifié, merci maître ;) Cordialement. Monsieur X ]

  3. Hier soir, passé en urgence au Carrefour local pour acheter 1 pain de 500gr et deux livres de beurre.

    Résultat des courses : 7,64 €, soit… 50 francs !

    Au début des années 2000, si on m’avait dit que c’est tout ce que j’aurai pour cinquante francs…

  4. @Pitch

    Pour 50 Francs vous auriez eu en plus, une plaquette de 5 tranches de jambon et un litron de rouge.

    Je me rappel au passage à l’Euro, étudiant, je mangeais pour 4 jours avec 20 Euros. Maintenant ça serait plutôt le double.

  5. 1 franc le kg de pdt avant du passage à l’€uro maintenant 80 centimes pour la même chose ce qui fait 5.20 F.
    Solution , les faire pousser soi même et nourrir quelques bêtes avec les surplus, déjà pas de TVA .

  6. Depuis cette été (aout) la bouteille de Coca dans la petite supérette a coté de chez moi est passé de 1.41e à 1.54euro

  7. JoeLeTaxi a écrit le 29 janvier 2013 à 12 h 26 min

    « L’inflation réelle se situe très haut dessus de 2% »

    L’inflation réelle doit être vers les 10 %, ce qui correspond à un doublement des prix en 7 ans ou à un quadruplement des prix en 14 ans. Ceux qui se souviennent des prix de leur caddie vers 1999-2000 pourront faire le calcul (pour aller vite, faire 20 francs = 3 euros)

    Il ne faut certes pas exagérer. Votre pouvoir d’achat ne s’est pas effondré de moitié en 7 ans ! A titre perso, j’utilise la règle du x2 pour connaître l’inflation réelle. Vous verrez que sa précision est redoutable. En ce moment elle est autour des 4%. En 2010, elle a atteint les 6%.

    Je me congratules vivement qu’OD mette enfin les pieds dans le plat. L’inflation est la base du mensonge sur lequel toute l’économie repose. Donner un chiffre de croissance de 0.1 ou 0% depuis plus d’un an ne provient qu’une manipulation grossière de l’inflation (puisque la croissance est réputée corrigée de cette dernière). En donnant une inflation de 1.2% en janvier, l’INSEE finit de se décrédibiliser. Aucune des augmentations n’ont connu de hausse en dessous de 2,5% en Janvier. La surpondération des biens de conforts (Smartphones, télé etc…) dans le panier de la ménagère est risible (30% du budget moyen). Hors, même ces derniers biens ne connaissent pas de chute de prix bien que l’INSEE considère qu’ils baissent (vous avez plus au même prix = baisse de prix).

    En réalité, nous connaissons une récession de 2% en moyenne depuis 2009. J’enjoins OD à approfondir la problématique lors de ces interventions car tout est relié à cette mascarade.

    Avec l’impression de papier toilette estampillé EUR ou USD, l’inflation va continuer à bondir malgré le ralentissement de l’économie. C’est le pire des scénarios dont il est d’ailleurs impossible de s’extraire. Ralentissement économique -> impression de papier pour soutenir les ménages (via les fameuses dépenses sociales) -> endettement & inflation -> baisse de la consommation -> ralentissement économique etc etc…

    Le point de non retour est largement atteint, reste à savoir quand le premier domino tombera pour qu’il entraîne l’entièreté de l’édifice dans sa chute…

  8. Xfire a écrit le 29 janvier 2013 à 14 h 38 min
    JoeLeTaxi a écrit le 29 janvier 2013 à 12 h 26 min

    « L’inflation réelle se situe très haut dessus de 2% »

    L’inflation réelle doit être vers les 10 %, ce qui correspond à un doublement des prix en 7 ans ou à un quadruplement des prix en 14 ans. Ceux qui se souviennent des prix de leur caddie vers 1999-2000 pourront faire le calcul (pour aller vite, faire 20 francs = 3 euros)

    Il ne faut certes pas exagérer…

    ————–

    machairodus a écrit le 29 janvier 2013 à 14 h 06 min
    1 franc le kg de pdt avant du passage à l’€uro maintenant 80 centimes pour la même chose ce qui fait 5.20 F.

    ————-

    Je disais quadruplement, l’exemple de machaidorus parle de quintuplement.

    Cela dit, l’exemple du quadruplement provenait d’un commentaire de l’un d’entre vous, que je ne puis retrouver faute de moteur de recherche.

    Je ne fais pas mes courses en France, donc je ne saurais garantir par moi-même. En revanche, je fais attention à ce que les uns et les autres disent quand la question des prix de supermarché et de superette d’avant l’euro est abordéee, or, cette question est assez souvent abordée je ne sais pas pourquoi :-) . Il resort de ce que j’entends dire que l’ordre de grandeur correct est bien celui-là : X 4 en 14 ans. J’y peux rien.

    En d’autres termes, si l’on regarde non pas un produit précis mais le coût d’un caddie total couvrant une même unité de tem-ps, disons par exemple une semaine de consommation, on trouve un prix quadruple.

    Sinon, Xfire, bien sûr que mon niveau de vie ne s’est pas divisé par 4 en 14 ans… mais vous oubliez que sur une période aussi longue, mon salaire a pu changer. Si vous regardez l’”historique économique” d’un individu précis au fil des annéees, ce n’est pas QUE une histoire d’inflation.

  9. Pourtant, la Renault 5 que j’achetais 10 000F au début des années 70 vaut aujourd’hui près de 10 000€, ce qui correspond au montant de l’inflation.
    Le prix de la baguette de pain non plus n’a pas monté plus que l’inflation.
    Il y a 15 ans, je faisais mes courses pour moins de 1000F / mois, aujourd’hui j’en suis à moins de 250€ / mois.

    Je ne considère donc pas que les prix aient grimpé plus que l’inflation.

    L’évolution du pouvoir d’achat ne se mesure pas uniquement sur la base de l’inflation, mais aussi sur la base de l’évolution des revenus.

    Le pouvoir d’achat des français a progressé plus que l’inflation.
    Quand j’étais enfant, mes parents (famille nombreuse) ne pouvaient pas se payer de vacances, ni aucun extra. Un seul cadeau à Noël.
    De nos jours, les enfants ont plein d’extras et souvent une dizaine de cadeaux à Noël.

    L’essence coûte aujourd’hui moins cher qu’il y a 30 ans (http://transports.blog.lemonde.fr/2013/01/27/lessence-a-la-pompe-moins-chere-quil-y-a-30-ans/).

    L’immobilier est un des rares biens dont le prix a progressé beaucoup plus que le pouvoir d’achat et l’inflation, et c’est sans doute lié : les français ayant plus de moyens, ils peuvent investir plus dans l’immobilier.

    Il y a une inégalité de revenus qui ne cesse de croire, reste qu’en moyenne le pouvoir d’achat des français progresse, et les prix ne montent pas plus que l’inflation.
    Démagogie.

  10. Garath a écrit le 29 janvier 2013 à 17 h 54 min


    Il y a 15 ans, je faisais mes courses pour moins de 1000F / mois, aujourd’hui j’en suis à moins de 250€ / mois.

    —————–

    Cet argument est valable, et si tout le monde disait comme vous, je serais convaincu.

    Cependant, j’entends aussi d’autres sons de cloche.

    Il faudrait que d’autres fortunistes se souviennent des prix qu’ils payaient en 1999-2000, on pourrait voir.

  11. Relativement d’accord avec Garath, mais le véritable problème n’est pas, de toute façon, l’inflation.

    C’est le crédit.

    Le monde entier vit suspendu dans le panier d’une montgofière planant bien au-dessus de la réalité économique et l’enveloppe de cet aéronef est menacée de crevaison rapide par une nuée d’insolvabilités (oiseaux au bec très pointu).

  12. Je me souviens que les tomates coûtaient 2,50 francs, et descendaient à 1,80 F l’été. Elles étaient toutes produites en France (à Marmande, entre autres)

    Actuellement, elles sont au même prix en euros, bien qu’elles soient produites hors de France dans des pays à bas coût de main d’oeuvre (Espagne, Maroc).

    Les pommes de terre ont eu leur prix multiplié par 30, on se demande bien pourquoi.

  13. Et les loyers dans tout ça, et les frais annexes comme les assurances etc…

    “Quand j’étais enfant, mes parents (famille nombreuse) ne pouvaient pas se payer de vacances, ni aucun extra.”
    Et alors c’est toujours le cas pour les familles moyennes avec ou sans enfants… Il y a moins de 10% des français qui partent au sports divers, ça a toujours été le cas depuis 30 ans… Et toujours autant de camping l’été.
    Pour les cadeaux de Noël à profusion merci la Chine, mais ça ne rend pas les enfants moins cons au contraire et les parents (quand ils ne sont pas hallal) se privent de bonnes bouffe et de pinard (belle inflation au passage) pour gâter leur mioches.

  14. Le ticket du resto U : 9,60 F ou 9,20 F en 1989 / 3,10 € aujourd’hui
    En 1990, je crois qu’on était encore sous la barre des 100 F le carnet de 10.
    Je me souviens qu’avec la monnaie, on pouvait se payer qq cafés !

    Sinon, mon 1er smic en 94 : 4874 francs net ! Yeahhh

  15. Le problème fondamental n’est pas le crédit, c’est la tension sur l’énergie qui enclenche des cycles courts récessionnistes. Entre l’expansion monétaire conditionnée par le crédit généralisé et le mur physique de production possible, il y a une tension insurmontable.

    Ce qui se passe est somme toute très simple : la production stagne, mais pas le crédit, d’où découle une inflation qui génère autant de bulles qui, lorsqu’elles éclatent, ont été contenues par des flots de liquidités. Cet exercice purement comptable ne résout pas le problème fondamental de l’énergie et de la démographie.

    Et l’on voit comment cela se conclut : par des guerres en Libye, en Syrie, au Mali, peut être en Iran. Bref, la pression énergétique devient telle que les démocraties se mettent à braquer le tiers-monde comme de vulgaires XXXXXX de Chicago du temps de la prohibition…

    [Ces termes ne sont pas les bienvenus sur Fortune - Monsieur X]

  16. L’ensemble des valeurs inflationnistes qui nous sont présentées sont pipées depuis belle lurette.
    L’inflation, fait référence à l’IPC (Indice des prix à la consommation) d’après un “panier” intégrant des biens courants , ne sont pas intégrés les prix intermédiaires (cout de production, prix des matières premières etc ..) en dehors de la valeur du prix d’achat par le consommateur, ni le prix des valeurs mobilières et immobilières, tenant compte des investissements ou pas du consommateur.
    C’est comme les révisions des modes de calculs des chiffres du chômages, on vous parle des catégories A, sans trop évoquer la globalité additionnée des autres catégories pour donner une vision générale de la situation réelle.

  17. - les gens d’en haut disent que l’on étaient en phase de déflation et que l’on rentrent en inflation.

    - pour les vrais gens on étaient en inflation et on rentrent en hyper-inflation.

  18. herveledu (17)

    “Le problème fondamental n’est pas le crédit, c’est la tension sur l’énergie qui enclenche des cycles courts récessionnistes. Entre l’expansion monétaire conditionnée par le crédit généralisé et le mur physique de production possible, il y a une tension insurmontable.”

    —————

    Wow. On croirait lire un économiste.

    Sauf que ces termes jargonnants donnent peut-être l’impression d’une compréhension supérieure, mais qu’ils n’en disent pas plus que ce que j’écrivais du décalage entre l’économie réelle et le crédit (l’économie financiarisée).

    En quoi la production d’énergie serait-il à dissocier de l’économie réelle ?

    L’énergie n’est d’ailleurs pas encore réellement un problème, puisque la crise a largement pour origine la surproduction.

    Quant aux méchantes “démocraties [qui] se mettent à braquer le [gentil] tiers-monde”, on croirait lire l’Humanité Dimanche…

  19. Le problème ne serait pas lié à une mise en concurrence brutale de notre économie avec les pays à bas cout de production combinée à une monnaie beaucoup trop forte, le tout ayant comme résultante la délocalisation de 70% de notre industrie ???
    La chute des recettes fiscales causée par cette délocalisation massive fut contrebalancée par la création de nouvelles taxes, le reste du déficit fut couvert par de l’endettement supplémentaire, plus que de raison.

    Ça serait pas ça des fois le problème, hein ???

  20. “la production stagne”.

    On s’en fout, on produit plus que ce que la terre peut supporter ou même la pire brêle matérialiste qui change ses babioles inutiles tous les 4 matins.
    Un exemple, y’a plein de gens qui veulent pas changer leur bagnoles parce qu’elle fonctionne…… on va pas se forcer à acheter des peugeots de merde pour sauver les pauvres couillons de l’usine d’aulney. Ca peut durer longtemps la blague comme ça .
    le problème en ce bas monde c’est que tout marche en flux tendu et n’est pas basé que sur du court terme, condition sine qua non du profit maxi (ça valide la fameuse : le temps c’est de l’argent).

    In fine comme les disait certains précédemment l’économie est complètement déconnectée de la réalité. Est-ce normal?
    Oui, avec l’argent dématérialisé on peut grossir les comptes jusqu’à faire sauter la banque.
    Reste à savoir quand le retour du réel va nous rattraper….

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