Pour Michel Sapin, l’Etat français est «totalement en faillite» (Màj)

Addendum 2 :


Michel Sapin sur Radio J :

Les Echos

Addendum 1 :
(…) Le ministre a répondu en reprenant l’expression de M. Fillon évoquant “un Etat totalement en faillite“, non pas pour décrire la situation actuelle, a expliqué plus tard son entourage, mais pour ironiser sur la formule de 2007 de l’ancien Premier ministre UMP.

M. Sapin a affirmé à l’AFP qu’il ne considérait pas la France comme un “Etat totalement en faillite“. (…)

AFP (via Yahoo)

(…) On se souvient de François Fillon déclarant en septembre 2007 être à la tête d’un Etat en faillite. Ce qu’avait démenti Nicolas Sarkozy peu après. Cette fois-ci c’est Michel Sapin, le ministre du Travail qui reprend l’expression. « Il y a un Etat mais c’est un Etat totalement en faillite » a-t-il lancé sur Radio J dimanche. (…)

La Tribune

(Merci à perubu et kaos)

Commentaires (13)

  1. Tant mieux, que tout ce système d’achat de paix sociale s’écroule enfin !

  2. Si ce n’était qu’une question monétaire ce ne serait pas si grave, mais c’est surtout une question d’attitude entre français, autant dire une misère.
    L’argent n’est que la conséquence de la richesse, pas l’initiateur.

  3. Le terme faillite s’applique aux entreprises commerciales, c’est-à-dire aux personnes morales de droit privé, pas à un État qui peut être en cessation de paiement, et c’est tout. D’une part son patrimoine ne garantit absolument pas ses dettes, comme dans le bilan d’une entreprise, d’autre part il n’y a pas de voie d’exécution pour le contraindre à payer ou le mettre en liquidation puisque c’est lui qui est la puissance publique.

    Du reste, si quelqu’un doit être déclaré en faillite, c’est la classe politique, le corps de l’Inspection des finances et le MEDEF qui s’obstinent contre toutes évidences, à mettre en place des réformes ruineuse pour la France et les Français.

    C’est leur dette, pas celle des Français, il faudra les condamner solidairement à la rembourser.

  4. la faillite aura quand même quelques rares avantages :

    - l’immigration ralentira
    - les banlieues vont montrer leur vrais visages
    - les consommateurs esclaves ne pourront plus acheter des gadgets inutiles hyper-chers….

    en voyez-vous d’autres ?

  5. Non, très sérieusement, ce serait une catastrophe si la France “faisait faillite”. Cela concernera directement votre quotidien. Avec une augmentation considérable de la criminalité.

  6. Le problème ce n’est pas la faillite mais les solutions que nos oligarques vont trouver pour y remédier.

    Entre les parasites et les français qui vont-ils sacrifier à votre avis ?

  7. Il va falloir s’exiler en Islande avec tous les zombies qui sortiront tous en même temps de nos chères banlieues.

  8. La définition de la faillite est une situation financière qui mène à une cessation de payement permanente. Actuellement on a tendance à étendre cette notion aux personnes physiques ce qui n’est pas tout à fait insensé. Pourquoi pas à un état ? Ce qui diffère ce sont les conséquences dans chaque cas. Dans le cas d’un Etat, personne ne peut le liquider afin de vendre les derniers actifs qui lui restent et tenter de payer les dettes (je dis bien tenter puisque les actifs sont bien souvent totalement insuffisants pour payer quoi que ce soit), cela équivaut à déclarer la guerre, on voit mal les grandes banques internationales entrer avec des blindés en France.
    Il y a trois scénarios à la cessation de payement d’une Etat :
    1. L’Etat peut renégocier la dette avec les créanciers, c’est ce qui a été fait pour la Grèce. Les créanciers ont été obligés politiquement d’effacer une partie de la dette. On préfère toucher 500 euro sur une dette de 1000 plutôt que zéro.
    2. L’Etat peut décider de ne pas payer la dette purement et simplement, dans ce cas il est condamné à fonctionner dans le futur sans crédit puisqu’aucune banque ne lui empruntera quoi que ce soit dans le futur.
    3. L’Etat faisant partie d’un ensemble économique plus étendu (comme l’UE par exemple), peut se faire aider par ses voisins, c’est également ce qui s’est passé pour la Grèce.
    A mon sens les solutions 1 et 3 n’ont aucun sens. Lorsqu’on fait défaut, autant ne rien rembourser et injecter tout l’argent qui sert à payer la dette dans le redémarrage de l’économie. Un remboursement à 30% ou 40% est purement arbitraire et continue à plomber l’économie comme on le voit dans le cas de la Grèce. Pour relancer véritablement la Grèce il aurait fallu effacer totalement la dette. La solution 3 est la plus mauvaise qu’on puisse imaginer, l’entendement de l’Etat failli est en partie apuré par l’augmentation de l’endettement des autres états, ce qui nous conduit vers un scénario de faillite généralisée. C’est exactement ce que l’on risque au niveau de l’Europe, certains pays ont augmenté leur endettement que quelques points de PIB pour « sauver » la Grèce. Ils n’ont rien sauvé en réalité, que du contraire. D’autre part la cessation de payement est levée de manière temporaire, elle se représentera dans le futur puisque les finances continuent à être plombées par la dette. Bref on ne résout rien. Seule la solution numéro 2 est viable, c’est ce qui a d’ailleurs permis à la France en 1793 d’assainir sa situation économique.

  9. voilà pouquoi je considere sapin comme un guignol.
    Lundi: L’état est en faillite”
    pression du gouvernement
    Mardi L’état n’est pas en faillite, je déconnais.

    Quand on a pas de convictions alors on ne donne pas son avis sur tout en se prétendant expert.

  10. C’est moi où bien je trouve parfaitement déplacé de voir un ministre s’exprimer sur une radio religieuse-communautaire sur des questions d’ordre national ?

    À ce compte là, je préfèrerais qu’il s’exprime sur KTO ou bien encore sur une radio bretonne ou alsacienne…

  11. La Faillite comparée est viable dans la mesure où on peut dire: quoi que l’on fasse , rien ne permettra de rembourser ce qui a été emprunté.
    La comparaison s’arrête là!
    Quand on regarde les pays qui sont dans le collimateur on s’aperçoit que ces faillites ou restructurations sont de véritables aubaines pour les groupes qui rachètent des RENTES entières de ces états. Et ça sans que cela règle quoi que ce soit au problème.
    Sur le fond, le plus grave révèle ce que l’on dit depuis des décennies et des décennies, l’économique prime sur le politique. Cela montre qu’une entreprise peut être plus importante qu’un Etat, un Etat dans l’Etat et que la souveraineté de nos Nations est nulle.
    L’Etat n’est amené qu’à être le “gendarme” des entreprises et autres groupes financiers: un Etat policier.

    Pour revenir à ce que je disais précédemment, il suffit de prendre les exemples des autoroutes bradées à des groupes comme Vinci pour se faire une idée de ce qui nous attends. Une bonne partie des ports grecques sont chinois si je ne me trompe pas et les aéroports portugais rachetés par une multinationale.
    Versailles ne va pas tarder à être à vendre pour héberger une star dégénérée du tiers monde….. mais pleine aux as !

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