Olivier Delamarche : “L’accord sur la flexisécurité est un cadeau aux entreprises”

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 15 janvier 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

« Les entreprises françaises n’avaient pas la même souplesse que les entreprises américaines pour licencier et pour adapter leur coûts. Elles vont maintenant avoir beaucoup plus de facilités pour le faire. »

« Les entreprises ne vont pas embaucher. Si vous avez une récession devant vous, vous n’embauchez pas. Donc la courbe du chômage va continuer à augmenter et probablement même s’accélérer. »

Commentaires (19)

  1. Il explique bien OD ! ça fait plaisir d’entendre quelqu’un qui nous prend pas pour des niais. Effectivement dans les mois qui viennent la courbe du chômage va en prendre un coup dans le mauvais sens. Les patrons comme d’habitude vont se gaver … CQFD. Merci la gauche !

  2. “« Les entreprises ne vont pas embaucher. Si vous avez une récession devant vous, vous n’embauchez pas.”

    Pourtant si.Du moment qu’on sait qu’on peut réduire la voilure en cas de baisse d’activité,on embauche.

  3. à 6’52” le journaliste qui dit que “ça n’empêchera pas les marchés à rester à leurs niveaux actuels” après que Mr OD parle de la montée du chômage.
    Beau parallèle qui me rappelle que les cours d’une action montent lorsque l’entreprise annonce des licenciements…
    Franchement, ce système et la façon de pensée de certains sont au dessous de tout.

    C’est au-delà du méprisable.

  4. @2 Erwinn candidat aux mini job allemands pour l’éternité. Bravo, le gouvernement et le medef attendent des millions de gens comme vous.
    J’espere que vous n’aurez JAMAIS besoin de crédits ou de financements parce les banques vous jetteront comme le mini employé que vous serez devenu avec votre mini salaire et votre mini durée de travail.
    Mais rassurez vous, pour avoir vos cotisations retraites vous aurez à travailler 150 ans de plus.
    Alors toujours content?

  5. @Erwinn

    On peut inventer tous les dispositifs que l’on veut, si les carnets de commande des entreprises sont vides, il n’y a pas d’emploi. Votre raisonnement fonctionnerait si nous étions dans une période de croissance. C’est d’ailleurs quand nous avions de la croissance que nous gouvernements auraient dû faire les réformes nécessaires… aujourd’hui tout ce petit monde est pris à la gorge, mais c’est nous qui étouffons.

  6. Avec l’Euro qui n’en finit plus de grimper (de 1.18 en août à 1.34 avant-hier), vous pouvez mettre une croix sur les exportations.

  7. La flexibilité fait diminuer le CA. Tout au moins en agriculture,et peut-être dans d’autres secteurs car avant le patron donc c’est le premier rôle chercher à occuper son personnel le plus longtemps possible. Avec la flexibilité quand il n’y a pas de travail ou en cas d’intempérie le patron ouvre le parapluie flexibilité au lieu de se bouger pour trouver du travail.
    Donc la flexibilité est une prime à la fainéantise du….. patron ce coup-ci.

  8. “Ca fait du bien de rire un bon coup, ha là là …”
    Merci.

    ” Bravo, le gouvernement et le medef attendent des millions de gens comme vous.”
    Mais oui.Que savez vous de moi,d’ailleurs? ;)

    “si les carnets de commande des entreprises sont vides, il n’y a pas d’emploi”
    ” Votre raisonnement fonctionnerait si nous étions dans une période de croissance”

    Si les carnets de cde sont vides,c’est parce-que nous sommes trop chers.La croissance,il y en a en dehors de l’Europe.Faudrait juste se sortir un peu les doigts et remettre une forme de protectionnisme en place.Mais sinon oui,il aurait fallu percuter il y a une bonne dizaine d’années,ce qui n’est pas une raison pour ne rien faire aujourd’hui.

  9. @ Erwinn a écrit le 16 janvier 2013 à 18 h 33 min

    Si les carnets de commande sont vides,c’est parce-que nous sommes trop chers.

    —-
    Le carnet de commande de quoi?

    De soins dentaires? de CD ? de galettes des rois? de fréquentation des cinémas? de parfums? d’appartements à la montagne ? de livres ? de vin ? de lessive? de poupées Barbie? d’études universitaires? d’eau minérale Badoit ou Perrier ? de lunettes de soleil?

    Dans tous ces produits, le prix de vente est pour une très faible part dû à la production matérielle.

    Mais admettons que le prix de vente soit équivalent du coût de production, de combien faut-il diminuer tous les salaires pour que le coût de revient en France soit le même que dans des pays comme la Chine où il n’y a
    - pas de normes de protection environnementales,
    - pas de normes d’hygiène et de sécurité,
    - pas de congés maternité, de retraite, de chômage,
    - pas de fiscalité locale, ni sur les bénéfices.

    90 % ou plus ?

  10. “Dans tous ces produits, le prix de vente est pour une très faible part dû à la production matérielle.”

    Je vais pas reprendre tous ces exemples un par un,mais ils sont chers dans leur grande majorité précisément à cause de la main d’œuvre,mais je m’intéresse pour ma part plutôt à ce qui s’exporte,donc ce qu’on peut comparer aux produits de nos concurrents.

    “de combien faut-il diminuer tous les salaires pour que le coût de revient en France soit le même que dans des pays comme la Chine”
    D’assez pour rétablir la balance commerciale,ça c’est un fait,à défaut de rétablir des taxes sérieuses à l’importation.
    Mais bon,fallait déjà commencer par pas balancer toute notre technologie chez eux.

  11. Erwinn est soit ignorant des fondamentaux en économie soit un disciple de l’hydre Minc-attali-sapir

  12. Erwinn est juste le plus sympathique de tous les idéalistes du libéralisme économique.

    Bonne année, camarade Erwinn !

    Quant à “l’hydre Minc-Attali-Sapir”, il faut quand même être sacrément mal informé pour sortir une énormité pareille.

    Sapir est un économiste hétérodoxe, protectionniste et à tendance socialiste, quel rapport avec les deux libéraux pur jus Minc et Attali ?

  13. Suite aux précédents commentaires…
    Comparer la Chine à l’Europe ou à la France est dores et déjà une hérésie.
    1) La Chine est principalement industrielle, elle produit des biens tangibles et non principalement des services comme en Europe.
    2) Le niveau d’éducation est très bas (80% de la population est encore d’origine rurale en Chine), les salaires suivent.
    3) Le gouvernement favorise fortement le développement international via des fonds souverain, le pillage technologique (espionnage industriel ou le rachat d’entreprise pour leurs brevets)
    4) Ils ont récupérer la production des biens mondiaux, mais ont aussi exigé le transfert technologique. Ce qui leur permet de bénéficier des résultat de longues années de R&D sans avoir le coût afférent….

    Bref…. On peut parler de compétitivité, de modèle social obsolète tant que l’on veut.

    Si vous essayez de comparer la productivité d’une machine, ou de celle de milliers d’hommes sur des tâches simples et répétitives avec celle qui est nécessaire dans le conseil et les services en générale.

    Cela revient à comparer des choux et des carottes.

    Si il y a 25 ans, l’ambition d’un ouvrier Français était de “travailler dans les bureaux”. En Chine, ils en sont encore à notre exode rurale du 19ème siècle.

    Alors comparer ?!

    Quand aux carnets de commandes, si ils sont vides, c’est que nous ne produisons rien de tangible et d’exportable hors service. Et chacun sait que les services s’exportent très mal, d’autant que 80% de nos entreprises sont Franco-française et majoritairement des TPE / PME….

    Alors effectivement, aller chercher des marchés à l’international est une gageure. Mais là, nous cumulons les faiblesses.
    1) On ne produit rien de tangible (biens industriels)
    2) En France, nous sommes principalement dans une économie tertiaire de services ou primaire agricole.
    3) Nos entreprises sont sous dimensionnées capitalistiquement pour l’aventure internationale (hors quelques poids lourds qui sont toujours privilégiés dans leur soutien politique (vampirisation des subventions et de la promotion à l’international), supprimant autant de possibilité de développement et de soutien pour les autres).
    4) Nous avons loupé tous les tournants technologiques et nous ne sommes présent dans aucun secteur industriel de pointe (ordinateurs, nouvelles technologie type Google.., Produits blanc ou brun….)

    Bref, une addition de faiblesse n’a jamais fait une force. D’autant que l’Europe n’a jamais rempli ses objectifs économique et politique de zone économique cohérente, protectrice et intelligente dans son évolution sociale vers le haut.

    Et là, c’est bien une volonté politique qui en est la cause !

    Quand à la France et sa vieille culture élitiste technocratique, elle ferait bien de se remettre en cause au regard des résultats.

    C’est peut être finalement de cela que nous souffrons le plus et qui nous a fait manquer toutes les opportunités évoqués plus haut (hors contrainte OMC)

  14. Meilleurs vœux camarade Boreas!

    Assez d’accord avec Noway.
    D’ailleurs,vu qu’on parle d’exportation de biens tangibles,les entreprises françaises avaient plus ou moins abandonné leur pré-carré ouest-africain,mais depuis la crise,on les voit pas mal revenir.Raison de plus pour pas laisser les islamistes dévaster la région…

  15. @ Erwinn a écrit le 16 janvier 2013 à 19 h 13 min

    mais je m’intéresse pour ma part plutôt à ce qui s’exporte

    Erwinn a écrit le 17 janvier 2013 à 9 h 14 min

    D’ailleurs, vu qu’on parle d’exportation de biens tangibles

    —–
    C’est justement ce que je voulais vous faire dire avec cette de biens, relisez-là.

    Et c’est là où se trouve l’erreur épistémologique de l’idéologie libéraliste: elle considère les économies comme si elles se réduisaient aux échanges internationaux, elle a le point de vue de l’OMC.

    Ce faisant, elle impose la réorganisation des économies nationales pour augmenter indéfiniment
    1°) l’économie marchande au détriment de l’économie non marchande (fonction publique, secteur mutualiste, professions libérales, auto-productions domestiques, autofinancement, bénévolat, qui représentait 90% de la production dans un pays comme la France en 1990)
    2°) le commerce international au détriment de la production locale.

    Cette réorganisation consiste
    1°) d’abord à spécialiser le plus possible chaque pays,
    2°) ensuite à faire augmenter le plus possible les marges des import-exportateurs, donc baisser les coûts de production
    3°) à asservir tous les secteurs productifs à la fonction commerciale, puis financière
    4°) à mettre tous les agents économiques sous le joug du surendettement et à les saigner à blanc.

    La prospérité incontestable d’un pays comme la Franc était due en premier lieu à la diversité de son activité économique, en second lieu au développement très important du secteur public, en troisième d’une législation ancienne qui écartait 90% de la production de la logique commerciale ou marchande (secteur public, secteur mutualiste, congrégations religieuses, secteur associatif, professions réglementées (médecins, architectes, notaires, commissaires-priseurs, experts-comptables, agents de changes, huissiers, avocats, experts-géomètres,..), professions à caractères non commercial jusqu’en 1994 (artisans, agriculteurs, bâtiment,..).

    Pour résumer, vous raisonnez sur l’ensemble de l’économie sur la base de l’activité de commerce international qui est marginale dans la production réelle de richesse (la richesse n’est pas l’argent, mais ce qu’on peut acheter avec).

  16. Edit : C’est justement ce que je voulais vous faire dire avec cette liste de biens, relisez-là.

  17. @PL24 a écrit :
    “Cette réorganisation consiste… d’abord à spécialiser le plus possible chaque pays,”

    La monoculture est une erreur que l’on apprend en première année d’économie.

    Changer le mot mono-culture, par le mot mono-industrie… ne change rien à l’erreur stratégique fondamentale de base ;-)

    Enfin, lorsque je parle d’erreur, c’est pour ceux qui s’engouffre dans ce mono quelque chose.

    Car mono-culture, mono-industrie, mono ce que l’on veut… C’est le moyen imparable pour les marchés de faire pression sur un pays et sa politique interne.

    C’est pourquoi l’OMC défend cette position.

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