États-Unis : Les prêts étudiants, une bulle de 1000 Milliards (Màj)

Addendum : Reportage d’Arte du 03/11/2012

Reportage à Phoenix (Arizona), surnommée « la Silicon Valley de l’éducation supérieure ». Réalisé par Laurent Cibien, Pascal Carcanade et Marie Semelin.

Aux États-Unis, la bulle des prêts étudiants est équivalente à la dette espagnole…

Presque un foyer sur cinq (19%) devait en 2010 rembourser un prêt étudiant aux États-Unis, soit deux fois plus qu’il y a 20 ans et 15% de plus qu’en 2007, selon une étude de l’institut Pew sur la dette étudiante, un problème majeur qui empoisonne la vie de millions d’Américains.



F2, envoyé spécial, 1er novembre 2012

Jacques Sapir l’un des rares économistes en France à évoquer cette bulle qui menace.

BFM Business, les points sur les I, 15 octobre 2012

Commentaires (6)

  1. Ce reportage est ahurissant.

    La palme du moment le plus cynique : “cet ancien employé d’une université fort-profit enrôlait des centaines de candidats, au risque de perdre son emploi s’il ne respectait pas les quotas, alors qu’il devait lui-même rembourser son emprunt étudiant…”

    C’est tout le cynisme de l’endettement : tu es moralement coupable du prêt que tu as toi-même contracté. Alors tu travailles chez MacDonald’s pour rembourser un emprunt qui a gâché toute ta vie.

    Voilà comment on transforme les Blancs plein d’espoir de la petite classe moyenne en lumpenprolétariat…

  2. J’ai vu aussi ce reportage hier, et connaissant les USA je ne comprends pas pourquoi ces jeunes ne se sont pas échappés au Canada ou au Mexique, voire dans un autre état cela peut suffire.

    Non il préfèrent rester là à bosser comme des esclaves pour rembourser leurs prêteurs escrocs. A mourir de rire.

  3. Au Mexique, je ne sais pas.
    Pour le Canada, pour y avoir etudier, c’est pareil qu’aux USA.
    Le probleme principal que je vois sur la cause de l’endettement massif des etudiants est cause par la desindustrialisation des USA.
    Quansd les USA avaient encore leurs industries en interne, les etudiants savaient que sitot sortie de l’ecole, ils avaient un job.
    Maintenant les jobs qui marchent aux USA sont Avocats et Juristes en general, Chanteurs, Acteurs, Sportifs, l’Armee, Journalistes, la Bourse et le reste est delocalise, ils n’ont donc plus besoin d’ingenieurs.
    Ce n’est pas avec ca que l’on assure le plein emplois des etudiants.

  4. On a beau dénoncer parfois les excès du système universitaire d’Europe continentale, quand on le compare à la calamité des systèmes anglo-saxons qui fabriquent des étudiants chômeurs et hyper-endettés sur 20 ans à la sortie des facs US, on se dit que notre bon vieux système est infiniment mieux.

  5. L’usure est un système d’oppression, de spoliation et de réduction en esclavage.

    Il a partout les mêmes effets, micro-crédit en Inde, prêts étudiants aux USA.

  6. En France, on pourrait adopter le même système.

    Le budget de l’Éducation nationale gratuite est de 50 milliards / an.

    L’enseignement deviendrait entièrement payant de la maternelle au doctorat.

    L’État accorderait aux enfants (avec garantie des parents) des prêts école, puis collège, puis lycées puis enseignement supérieur pour le montant de 50 milliards / An, avec un intérêt de 6,5 % / an.

    Une loi serait votée interdisant à l’État de prêter de l’argent aux étudiants afin de donner le marché aux banques.

    Au bout de 10 ans, les encours de prêts seraient de 700 milliards (à cause des reports d’intérêts), rapportant 50 milliards d’intérêts aux banques.

    Tout l’endettement de l’État et des collectivités locales provient aussi du fait d’avoir remplacé les budgets de fonctionnements par des prêts bancaires.

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