Crise systémique : l’heure de vérité approche !

Par Gilles Bonafi

Le 8 novembre 2010 a eu lieu un événement d’une importance capitale, qui a fait deux lignes dans la plupart des grands quotidiens. En effet, lundi 8 novembre, Ambac Financial, l’assureur obligataire américain, s’est inscrit sous protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites aux Etats-Unis.

L’inscription en faillite du groupe devant l’U.S. Bankruptcy Court de Manhattan est le signe précurseur d’une catastrophe économique sans précédent à venir, car Ambac est un réhausseur de crédit (ou monoline en anglais), qui est au coeur même du processus de titrisation basé sur une logique assurantielle. En effet, ils transforment par ce biais les dettes (créances) en titres financiers, une vaste pyramide de Ponzi !

Ils apportent ainsi leur garantie de paiement, en cas de défaut ou de faillite de l’émetteur de ces titres. C’est donc tout notre système financier qui est en train de s’effondrer sous nos yeux et les montants en jeu sont si colossaux qu’aucun Etat ne pourra assumer ces pertes, qui devront être prises en charge par une structure supranationale (FMI, BCE).

Par exemple, Ambac garantirait pour 700 milliards de dollars de ces instruments de dettes (CDS), ce qu’il faut comparer aux 400 milliards de dollars (selon les analystes d’IFR, un service de Thomson Reuters) de Lehman Brothers, dont la faillite, le 15 septembre 2008, a donné le coup d’envoi de la crise actuelle.

Les produits dérivés

Il faut savoir que l’essentiel de ces produits financiers, que l’on nomme produits dérivés, sont des CDS (Credit Default Swap). Par exemple, 97,14 % des dérivés de crédits US sont des CDS comme indiqué page 8/35 du rapport OCC (Office of the Comptroller of the Currency, l’autorité gouvernementale US de tutelle des banques) publié le 27 septembre 2010. Les produits dérivés totalisent un montant de 223.376 milliards de dollars aux USA, soit 3,7 fois le PIB mondial !!!

Les CDS sont des contrats d’assurance cotés sur le marché et surtout hors bilan, c’est-à-dire qu’ils n’apparaissent pas dans les livres de compte de la société, des actifs fantômes !

En effet, en plaçant ces produits hors bilan, les organismes financiers évitent de constituer des réserves garantissant ces polices d’assurance. L’essentiel de ces produits dérivés sont adossés à des dettes et surtout à l’assurance contre le non-remboursement de ces dernières, et c’est là que le problème se pose car, en cas de défaillance d’un des acteurs, tous ces produits doivent apparaître sur les comptes des établissement financiers.

De plus, la plupart de ces CDS sont adossés à des crédits immobiliers (privés et commerciaux) et nous savons qu’aux USA, 12.866 procédures de saisie immobilière sont mises chaque jour en place, un effondrement sans précédent.

L’immobilier commercial connaît, lui aussi, une crise inégalée. Vous comprenez mieux mon obsession à analyser la situation de l’immobilier aux USA. Un gigantesque krach en perspective. Les stress tests n’ont pas tenu compte de cela, car ces produits sont hors bilan, avec des montants en jeu dépassant l’imagination !

On essaie de rendre complexe la compréhension des CDS, alors qu’ils ne sont, pour résumer; que des dettes transformées en produits financiers et donc, in fine, en argent, un vrai tour de passe-passe, de la magie ! Le débat des économistes sur la définition de l’argent vient de trouver une réponse cinglante : elle n’est qu’une information et les vieilles théories sur les relations travail /capital sont mortes et enterrées.

Les acteurs majeurs de cette crise sont d’ailleurs de grands pédagogues, à l’exemple d’Alan Greenspan, l’ex-président de la Fed, qui déclarait dans le journal Le Monde du 9 juillet 1998 : « Si quelqu’un a compris quoi que ce soit à ce que je viens de dire, c’est que je me suis mal exprimé ».

Les produits dérivés (des métastases) sont donc au cœur du problème financier actuel et d’ailleurs, leur montant global mondial ne cesse de décroître, passant de 690.000 milliards de dollars au début de l’année 2008, à 444.000 milliards de dollars au quatrième trimestre 2009, selon la BRI (page 11).

Cependant, il convient de noter que le 30 juin 2008, l’OCC déclarait que les USA possédaient 182.100 milliards de dollars de produits dérivés (voir tableau du rapport de l’OCC page 11/35), puis 200.000 milliards au début de l’année 2010, et représentent désormais 223.376 milliards de dollars, soit 3,7 fois le PIB mondial, dont 211.850 milliards de dollars détenus par 4 banques : JP Morgan Chase, Bank of America, Citibank, et Goldman Sachs.

On a donc une progression de 20.000 milliards de dollars de produits dérivés tous les six mois, qui sont concentrés dans les mains de quatre acteurs économiques, une gigantesque fuite en avant d’une finance sans contrôle !

Pour info, JP Morgan détient à elle seule 75.253 milliards de dollars de produits dérivés, soit plus de 1,2 fois le PIB mondial (voir tableau page 27/35 du rapport de l’OCC) !!!

Cliquez sur le tableau pour l'agrandir

Les conséquences de cette gabegie financière sont colossales et le pire est à venir. Le PIB mondial a d’ailleurs diminué de 2,2% en 2009, ce que déclare le centre d’actualité de l’ONU.

Les chercheurs Jed Friedman et Norbert Schady ont, par ailleurs, démontré que 30.000 à 50.000 enfants seraient morts de malnutrition, en lien direct avec la crise. Celle-ci a, par ailleurs, entraîné une explosion de l’extrême pauvreté, avec 64 millions de personnes en plus.

Les retraites, ainsi que la sécurité sociale, disparaîtront elles aussi dans ce trou noir financier.

La crise systémique actuelle n’est que la mise en évidence du défaut structurel du capitalisme : la concentration de capitaux dans les mains de quelques acteurs (la loi de Pareto).

Je n’aurai de cesse de répéter que ce système, qui fonctionne sur le travail basé sur la consommation à partir de dettes et la captation par quelques-uns de l’essentiel des intérêts, impose au fil des ans d’élargir la base de crédits. Et, lorsque l’on commence à prêter à des gens qui ne peuvent rembourser (les pauvres), le système s’écroule.

Les pertes financières à venir seront colossales et, telles le tonneau des Danaïdes qui ont été condamnées à remplir un tonneau sans fond en Enfer, elles finiront par ruiner les Etats, car tous les organismes financiers de la planète sont interreliés et le fameux effet domino est en action.

La dette de l’Irlande (qui illustre le mieux la situation !) passera de 28 à 93 % de 2007 à 2011, selon le FMI ; celle de l’Espagne, de 42 à 74 % sur la même période, et l’on assiste à la descente aux enfers des Etats-nations !

D’ailleurs, les 90 milliards d’aide à l’Irlande, engloutis par sa finance, ne seront rien, comparés aux 500 milliards à venir de l’Espagne.

Le Fonds européen de stabilité financière (FESF), première étape du futur FME (Fonds monétaire européen), opérationnel depuis le 4 août 2010 et actuellement doté de 750 milliards d’euros, verra sûrement son capital doubler prochainement, pour sauver l’Espagne (quotidien allemand Die Welt), comme l’envisage Axel Weber, l’un des membres du directoire de la Banque centrale européenne (BCE).

Aux USA, 110 milliards de dollars par mois sont créés par la Fed, de l’argent qui n’alimente pas l’économie et qui, à peine créé, a déjà disparu dans le fameux tonneau des Danaïdes de la finance. Le problème est en effet mondial.

Bien sûr, une solution sera trouvée, une solution supranationale avec un FMI, une BCE (FESF), qui deviendront les prêteurs en dernier ressort de ce système économique basé sur la consommation à partir de dettes.

Le dollar sera donc remplacé, la nouvelle monnaie mondiale arrive : les DTS.

La solution : une monnaie mondiale

Les Droits de Tirage Spéciaux (SDR en anglais pour Special Drawing Rights ) sont un panier de monnaie comprenant le dollar, la livre sterling, le yen et l’euro.

Le G20, qui doit redessiner le système monétaire mondial en raison de la faillite des Etats, devra donc modifier le fonctionnement de cette monnaie, appelée à remplacer le dollar dans les échanges mondiaux et surtout, à permettre au système de survivre (prêteur en dernier ressort).

Une première réforme consisterait à inclure d’autres monnaies, pour ensuite l’adosser à un panier de matières premières (avec de l’or ?), ce qui serait la seule solution face à la chute du dollar en cours. Les DTS deviendraient donc aisément convertibles en monnaies nationales et résisteraient à l’inflation, le Graal des monétaristes. Le fameux Terra ou Bancor est en train de naître et la seule vraie interrogation concerne la question du contrôle démocratique d’une telle monnaie.

Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la banque centrale chinoise, avait déjà annoncé cela en mars 2009. Vendredi 5 novembre 2010, le Fonds monétaire international a multiplié par vingt son capital basé sur les DTS, passant de 21,4 milliards à 204 milliards (300 milliards de dollars environ) en septembre 2009, puis doublant son capital le 5 novembre 2010. Il y a fort à parier que, bientôt, celui-ci doublera encore et encore, car, pour résoudre la crise de la dette, il faut de nouvelles dettes, un système à la Ponzi !

La seule véritable question est donc de savoir si la gouvernance mondiale sera de type démocratique ou oligarchique, dans les mains de la haute finance.

Economie de guerre aux USA

Redessiner le système monétaire mondial consistera ainsi à remplacer le dollar, dans les échanges mondiaux, par les DTS.

Cependant, la chute des USA, l’Empire romain contemporain, nous expose à de graves dangers. Effectivement, les USA fonctionnent depuis longtemps en économie de guerre.

Les délocalisations ont entraîné, en effet, une baisse des effectifs industriels dans la population active américaine, passant de 32,6 % en 1974 à 18 % environ aujourd’hui. La finance US n’a fait que masquer cette débâcle.

Avec un PIB de 14.600 milliards de dollars, l’industrie US ne représente plus que 2.993 milliards de dollars, dont la majeure partie dépend de l’industrie de l’armement.

Barack Obama a d’ailleurs présenté, pour l’année fiscale 2011, un budget de la défense de 768 milliards de dollars, à comparer aux 512 milliards de l’année 2009. Une hausse de 50 % !!!

30 % de l’armement dans le monde est vendu par les USA, ce qui représente 75 milliards de dollars, un chiffre en constante augmentation, auquel il faut ajouter 768 milliards de dollars du budget 2011.

On le voit ici, la majeure partie des emplois industriels aux USA dépend directement de l’industrie de l’armement, ce qui représente désormais 30 % de l’industrie US, le seul secteur qui ne connaît pas la crise et qui risque de nous plonger dans le chaos.

Les événements en Corée, ainsi que les tensions en Iran et au Venezuela, sont à analyser en tenant compte de la situation économique catastrophique des USA.

Cependant, le problème posé par le krach sans précédent que nous connaissons aujourd’hui, une crise civilisationnelle, dépasse la sphère de l’économie. La crise systémique remet en question le fonctionnement « démocratique » du monde occidental. Le travail (à partir de dettes !), notre lien social fondamental est ainsi en cours de destruction.

Friedrich Wilhelm Nietzsche, dans son livre visionnaire « Par-delà le bien et le mal » (publié à compte d’auteur en 1886) a décrit le monde et l’homme, tels qu’ils fonctionnent réellement. Nous refusons encore et toujours de nous voir tels que nous sommes et nous assistons aujourd’hui à la levée du voile sur notre apparente démocratie.

Nietzsche pensait : « il y a des morales de maîtres et des morales d’esclaves » (Par-delà le bien et le mal, page 266). Son rêve, ainsi que celui de beaucoup d’autres, était l’instauration d’un gouvernement mondial dictatorial.

D’ailleurs, Nietzsche prédisait la fin de la démocratie : « la démocratisation de l’Europe tendra donc à produire un type d’hommes préparés le plus subtilement du monde à l’esclavage, mais dans des cas isolés et exceptionnels, le type de l’homme fort ne pourra que devenir plus fort, plus prospère et plus riche qu’il ne l’a jamais été, grâce à son éducation libre de préjugés, grâce à la prodigieuse diversité de ses activités, de ses talents et de ses masques » (pages 234-235).

Aldous Leonard Huxley, l’auteur du « Meilleur des mondes » nous livre cependant une clé fondamentale, dans les dernières phrases (page 154) de son essai « Retour au meilleur des mondes » (Brave New World Revisited) publié vers la fin de sa vie, en 1958 : « En attendant, il reste encore quelque liberté dans le monde. Il est vrai que beaucoup de jeunes n’ont pas l’air de l’apprécier, mais un certain nombre d’entre nous croient encore que sans elle les humains ne peuvent pas devenir pleinement humains et qu’elle a donc une irremplaçable valeur. Peut-être les forces qui la menacent sont-elles trop puissantes pour que l’on puisse leur résister très longtemps. C’est encore et toujours notre devoir de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nous opposer à elles ».

Gilles Bonafi

Commentaires (22)

  1. « C’est donc tout NOTRE système financier »
    Tiens je serai beaucoup plus riche que je ne pensais!!!!
    Attention à ce que vous écrivez et je n’ai rien à voir avec des crapules qui devraient être en prison depuis longtemps

  2. Commence t on a voir le mur se dresser devant nous ?
    Le pire c est que le système au lieu de freiner, accélère…
    Le scénario de l atterissage en douceur de l économie devient de plus en plus improbable. Apparement nous allons tout droit au crash donc vers la dictature….
    Bonne chance a tous

  3. Très intéressants chiffres des produits dérivés, avec une précision sur leur évolution.

    Les Etats-Unis détiennent la moitié des dérivés de la planète, représentant 4 fois la valeur du PIB mondial, pour un PIB fédéral très peu industriel qui lui, au total, ne représente qu’un quart du PIB mondial.

    Production de richesses réelles US (en étant large) = 3.000 milliards de dollars = 1/20e du PIB mondial.

    Produits dérivés US = 80/20e du PIB mondial.

    Autant dire que le combat de la réalité contre la fiction est engagé à 80 contre 1.

    Bref, une bombe atomique financière.

    Maintenant, il y aura toujours des parieurs sur le 1 contre 80… Toute l’officialité politico-médiatique, en fait. Et les complotos…

    Alors, je veux bien que les matériels militaires US soient pléthoriques (à défaut d’avoir la qualité humaine pour aller avec : chacun sait que le GI moyen est une brêle)… Il faut bien satisfaire le complexe militaro-industriel avec les commandes de l’Etat fédéral.

    Reste à savoir si ces bombes-là seront réellement employées pour « stériliser » la bombe financière.

    A mon avis, non, parce que malgré l’amas formidable d’armements, le système américain n’est plus capable de gérer les guerres. Voir l’Irak et l’Afghanistan.

    L’URSS aussi, était une puissance militaire formidable.

    En 1989…

  4. « Très intéressants chiffres des produits dérivés, avec une précision sur leur évolution. »

    Carrément impressionnants même ! Et que dire de l’implication des 4 grandes s*loperies (que Fortune me pardonne l’écart de langage, mais je vous jure que je me censure quand je parle des banques !), qui en détiennent à elles seules les 9/10èmes de ces pdts aux USA. C’est qui le vrai patron qui va planter la planète ?

    « Production de richesses réelles US (en étant large) = 3.000 milliards de dollars = 1/20e du PIB mondial.

    Produits dérivés US = 80/20e du PIB mondial.

    Autant dire que le combat de la réalité contre la fiction est engagé à 80 contre 1. »

    C’est très bien résumé.

  5. Boreas

    Militairement en Irak les américains ont gagné la guerre et comme c’était facile à prévoir ils ont perdu la paix.

    En Afghanistan c’est du cirque pour média.

    Le feu du ciel est entre les mains des américains et ils s’en serviront selon les nécessités du temps.

    Nécessités intérieures ou extérieures.

    L’URSS avait certes une puissance militaire imposante mais on s’est aperçu qu’elle était souvent peu opérationnelle faute de moyens réels ce qui explique sa non utilisation. Ce n’est pas le cas des US. Leur armée est opérationnelle et ils ne cessent de la perfectionner.

    Ils se préparent à la guerre, c’est leur seule porte de sortie pour muter vers le mondialisme absolu.

    Prendre cette situation à la légère est pire qu’une faute à mon avis… c’est un crime !

  6. La Dette n’était et n’est toujours qu’un moyen d’accepter l’esclavage sympatique qu’on nous propose .
    Mème si nous, individuellement, nous refusons cette façon de fonctionner les dirigeants trouvent facilement le biais pour endetter les pays .
    Une très forte proportion des populations ( jeunes surtout) est d’accord pourvu qu’on leur laisse leur gadgets qui les occupent essentiellement.
    Les USA ( Bras armé du N.O.M organisé par le système financier mondial) n’ont plus qu’une solution la guerre totale et le chaos mondial généralisé.
    Ceci leur assurera le rebond . Détruisant tout sur leur passage ( Avec leur Armes de Destruction Massives ) comme il le font si bien en Irak et l’ont fait en Europe en 1945 . C’est pour mieux te reconstruire après ! Les affaires sont les affaires !
    Nous finiront tous avec une puce Rfid dans le bras .
    Plus besoin de pièce d’identité , de Gps ni de carte bancaire .
    La gestion sera automatique ce sera un monde merveilleux .
    Nous n’aurons mème plus le soucis de la reproduction car dans la puce il y aura l’autorisation ou pas pour ça et puis lorsqu’on aura plus besoin de nous ils pourrons mème à distance programmer l’arrèt final de notre vie , Les maisons de retraite seront devenues inutiles sauf pour ceux qui controleront tout ce nouveau système.
    Est ce qu’il nous reste encore une possibilité de résiter j’ai bien peur que non ou peut etre juste dans un petit coin de notre cerveau pour le fun .

  7. A nous de ne pas entrer dans ce schémas et a refuser les guerres extérieurs imposé par l empire…..
    A l intérieur une campagne de désobéissance civile pourrai commencer, se serai un début.
    Si tous les natios se fédèrent nous aurons une chance. Après nous devrons convaincre la population …
    Allez il y a toujours de l espoir.

  8. Eisbär

    Un crime, comme vous y allez… D’ailleurs, je ne prends pas les choses à la légère, je dis juste que je ne pense pas que l’obésité militaire américaine signifie la guerre.

    Quant à la réalité des choses sur le terrain, allez dire aux militaires US en Irak et en Afghanistan qu’ils ont gagné, que leur armée est efficace, ou que « c’est du cirque pour média » ; je doute qu’ils soient d’accord, à commencer par l’état-major… Voyez le site dedefensa, ou encore Theatrum Belli :

    http://www.dedefensa.org/article-afghanistan_apocalypse_now_04_11_2009.html

    http://www.theatrum-belli.com/archive/2010/07/14/afghanistan-8-soldats-americains-tues-en-24-heures.html

    http://fortune.fdesouche.com/6496-la-france-et-la-politique-de-l%E2%80%99otan-en-afghanistan

    Le problème, ce ne sont pas les moyens matériels, c’est la détermination.

    De même, pour ce qui est du « mondialisme absolu », je n’y crois pas.

    Les moyens, comme une volonté unitaire d’y parvenir, manquent. Malgré les rodomontades de certains personnages, parfois plus médiatiques que réellement puissants.

    C’est la dé-mondialisation qui est engagée, pas l’inverse.

    Mais bon, je comprends que certains Chrétiens soient tentés de plaquer l’eschatologie biblique sur les événements dont ils sont les contemporains.

    Cela s’est déjà vu dans le passé.

    Mais je ne me sens pas obligé d’y croire.

  9. Fascinant et terrifiant à la fois!

    Boreas

    Je comprend en partie les craintes d’Eisbar: les EU ne vivent que grâce leur complexe militaro-industriel. Donc une « bonne guerre » pour relancer la machine, ce n’est pas un hypothèse absurde.
    Mais je vous rejoins sur le mondialisme: les EU n’ont plus les moyens et surtout la « volonté de puissance » (dixit Nietzsche). Comme l’empire romain du IVe et du Ve…

  10. @ Boreas

     » De même, pour ce qui est du « mondialisme absolu », je n’y crois pas.  »

    Je nous le souhiate pas non plus, mais quelles prises auront vos croyance sur la conduite du monde ?

    Savez-vous qu’aux USA, les livres d’histoires dont se servent les enfants de 12 ans traitent déjà du NWO ? Des vidéos circulent où des élève montrent les livres et les chapitres qui abordent le sujet.

    On peut ne peut pas croire, mais refuser la réalité, c’est du déni.

    Les E.U. n’ont pas encore tiré leur dernière cartouche. Ils ont, en plus de leur puissance adossée à un complexe militaro-industriel gigantesque, encore de nombreux atouts comme la bureaucratie et l’industrie de la communication qui permettront de dominer encore pendant longtemps et d’étendre leur emprise sur les nations afin de les digérer, ou en tout cas d’essayer.

    La volonté de puissance n’est pas absente car c’est leur raison d’être depuis plus de 100 ans. Elle prend une autre forme, mais reste bien présente. Sinon, comment justifier la bombe financière qu’ils ont lâché en 2007 + la dernière de Ben Shalom qui fait trembler dans toute l’Europe et le reste du monde ? On ne bombarde pas des masses de dollars sans volonté de puissance.

  11. Jeudi 9 décembre 2010 :

    La Banque du Canada est inquiète pour l’économie.

    Une nouvelle crise économique et financière mondiale est de plus en plus probable et les Canadiens ne seront pas nécessairement bien placés pour y faire face, prévient la Banque du Canada.

    Dans l’édition de décembre de sa Revue du système financier, présentée jeudi 9 décembre, la banque centrale soutient que les problèmes de dettes en Europe se sont tellement aggravés depuis juin qu’ils présentent maintenant un risque pour le système financier canadien.

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/macro-economie/201012/09/01-4350806-la-banque-du-canada-est-inquiete-pour-leconomie.php

  12. Vincent

    « refuser la réalité, c’est du déni »

    Oui oui, enfin si le « complotisme unitaire », c’est la réalité pour vous, je vous conseille d’étudier la question un peu plus à fond.

  13. « Donc une « bonne guerre » pour relancer la machine, ce n’est pas un hypothèse absurde. »

    Cela est déjà le cas: il y a même deux bonnes guerres.
    L’Irak et l’AFgha.
    On note que cela ne relance rien du tout, bien au contraire.
    On note également que l’Irak arrive après l’explosion de la bulle internet…

  14. ILs n’ont plus le choix , la production industrielle de USA ( 3 000 Milliard de § ) Ne repose que sur l’armenent
    le reste du Pib 11 000 M§ C’est du vent ( Non du papier )

    Gare à l’Iran et au Venezuela ,….. La Corée du nord peut dormir tranquille y a rien a grater .

  15. Three piglets
    Vendredi 10 décembre 2010 à 14:59

    Il faut voir ca sur une échelle de temps plus large.

    Les EU ont envahis l’Irak afin de pouvoir contrôler le robinet à pétrole, et donc brimer la croissance chinoise.
    De même que pour l’Afghanistan (contrôle de l’Asie centrale afin de refouler les Russes et de contenir les Chinois).

    Ceci dit, c’est dans les deux cas un échec géopolitique (même si les média nous disent le contraire à longueur de journée).

    « On note que cela ne relance rien du tout, bien au contraire. »

    Disons que c’est une fuite en avant. Ca relance des mythes, des idées….

    Vincent

    « On ne bombarde pas des masses de dollars sans volonté de puissance. »

    Fuite en avant. Les usines sont en Chine, au Mexique,etc; les labos en Inde, etc.
    De plus, quel est le projet des EU à terme? Ils n’en ont pas (cf leur politique externe incohérente). Comme pour l’URSS à la fin, on cherche à sauver sa peau. Gorbatchev voulait sauver l’URSS (sa patrie) et non l’empire (il s’en fichait totalement).

  16. Une pensée journalière.
    Les EU aident nos CPF. Car les CPF sont pour la société multi-culturelle vue dans les séries américaines.
    Nous (les natios) sommes contre cette société.
    Ma question est :
    Jusqu’où les EU aideront les CPF contre nous (les natios) pour imposer leur société.
    Toujours la même histoire « diviser pour mieux régner ».
    Voila j’espère que je me suis fait comprendre sans me faire censurer. :)

  17. Nous recevons à l’instant de Christine Lagarde.

     » TOUT VA TRÈS BIEN, Bonne nuit les petits… »

  18. @ Imperator.

    C’est possible que ce soit une fuite en avant ou non.

    Il reste toutefois certains points qui m’intriguent et me laissent sceptique :

    - Est-ce suffisant de raisonner uniquement en terme de  » nation  » compte tenu du peu de poids qu’elles ont
    face aux multinationales et aux banques ?

    - Si la déchéance des USA est inéluctable, qu’en est-il des pouvoirs qui y résident ( industriels, financiers, réseaux d’influences, humains, etc …) ?

    Tant que les USA n’auront pas réduit des 3/4 leur arsenal de guerre, qu’ils n’auront pas fait sécession, ni démembré la FED et les banques qui la composent, on les aura toujours sur le dos comme une tique sur un vieux cheval et nous devrons supporter leur arrogance.

    Je pense qu’il reste suffisamment de volonté de puissance, et d’incohérences pour rester vigilent, d’autant plus si ce sont les derniers soupires d’un empire gangréné devenu fou.

    Ils peuvent toujours essayer d’envoyer l’Inde ou le Japon contre la Chine pour se gaver derrière, ou alors frapper l’Iran, et remettre le couvert comme en 14/39 en relançant l’économie de guerre. Les fourbes d’Albion et de Jekil ont plus d’un tour dans le haut-de-forme.

    Le bombe atomique en Dollar épargnera toujours les mêmes. J’attends de voir les dégâts de l’explosion avant de me fixer sur l’état du monstre ricain.

  19. @ Boreas

     » Oui oui, enfin si le « complotisme unitaire », c’est la réalité pour vous, je vous conseille d’étudier la question un peu plus à fond. « 

    Appelons cela une idéologie, une stratégie ou un complot, qu’importent les mots en regard des faits ? Il y a effectivement une concentration des pouvoirs à l’œuvre, c’est indéniable. Voyons le peu de temps qu’il aura fallu aux  » autorités  » pour fermer tous les comptes en banque de wikilieaks. Les désaccords politiques de façade ou réels, les opposions dans le système, la décadence des USA en tant que nation n’enlève en rien aux constats.

    Au sujet des spéculations sur de possibles émeutes, vous m’aviez demandé des liens. Il y en a eu un article sur Fortune, mais il a disparu. Son titre était  » quand-leurope-se-prepare-au-chaos-belge  »
    Vous pourrez le trouver par là : ==> quand l’UE se prépare à la répression <==

  20. Vincent
    Samedi 11 décembre 2010 à 04:47

    L’empire américain est pris de ce que les Grecs appelaient l’hubris, la démesure. Ou ce que vous appelez folie; ca revient au même.

    N’oubliez pas que les EU se sont construits grâce aux Anglo-saxons et plus globalement aux « anglo-saxonisés » (Allemands, Irlandais, scandinaves, etc), majoritairement « blancs », européens. Or cette composante s’épuise, et celle des latino et des « Noirs » (afro-americans) montent en puissance. Donc les EU tels que nous l’avons connu sont en train de disparaitre pour faire place à autre chose. Difficile de dire ce qu’il en sortira, mais il change, assurément.

    La notion de nation, même très affaibli, reste un repère pour le plus grand nombre. La légitimité des banquiers pour régner sur un pays est de l’ordre de zéro. Avec la ré-information, ca ne s’arrange pas pour ces messieurs de Wall Street…

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