Née en Zambie de parents économistes, diplômée à Harvard et Oxford, embauchée par la Banque mondiale et Goldman Sachs, Dambisa Moyo l’affirme : la tension autour des ressources naturelles grandit de jour en jour, en particulier face à la montée de la demande chinoise. Et les conséquences pourraient être catastrophiques…
En 1950, la population mondiale ne dépassait pas 2,5 milliards d’habitants. L’année dernière, elle a dépassé les 7 milliards, et certaines projections la font atteindre les 10 milliards en 2050. Et avec le taux de croissance des économies émergentes, ce seront près de 2 milliards de personnes qui rejoindront les rangs de la classe moyenne en 2030.
“Vu autrement, explique Dambisa Moyo, écrivaine et économiste, dans son livre « Winner take all », dans moins de 20 ans, nous verrons l’émergence d’une classe moyenne de la même taille que la population actuelle de l’Afrique, de l’Amérique du Nord et de l’Europe réunies.” Dambisa Moyo sait de quoi elle parle.
Née en Zambie de parents économistes, elle obtient ses diplômes à Harvard et Oxford, puis travaille pour la Banque mondiale et Goldman Sachs et publie ses premiers livres. Le magazine Time la place dans les 100 personnalités les plus influentes du monde. Elle pourfend dans son livre, sous-titré « La course de la Chine pour les ressources, et ce que cela signifie pour nous », l’attitude de l’Occident face à l’inévitable croissance de l’Empire du Milieu.
Cette classe moyenne dont parle Dambisa Moyo voudra s’équiper en téléphones mobiles, réfrigérateurs, voitures et machines à laver. Pour donner un exemple, 2 000 voitures rejoignent les rues de Beijing, la capitale chinoise, tous les jours. La demande globale de nourriture et d’eau devraient s’accroître respectivement de 50% et 30% en 2030. La pression actuelle sur les ressources telles que le plomb, le zinc ou le maïs se révèle extrêmement forte. Difficile de dire d’où viendra toute l’énergie dont nous aurons tous besoin…
Cette demande croissante vire à la guerre mondiale. Partout, des entreprises chinoises subventionnées par l’État font main basse sur les marchandises à travers l’Afrique, l’Amérique du Sud et le Moyen-Orient. Et lorsque ces marchandises viendront à manquer, les conséquences risquent d’être catastrophiques. Déjà, depuis 1980, 18 conflits violents ont été déclenchés par une compétition pour les ressources à travers le monde.
Mais, dans l’avenir, les points chauds peuvent apparaître là où on ne les attend pas. Par exemple, le point de friction, pour le pétrole, sera vraisemblablement l’Arctique. Le continent recèle des ressources en gaz et or noir gigantesques. La fonte de la banquise provoquée par le changement climatique en a facilité l’accès et attise l’appétit des entreprises et états de la région. Les Russes, les Canadiens, les Américains et les Chinois ont déjà commencé à se disputer l’accès aux mille milliards de barils que pourrait contenir le continent blanc dans un remake de la Guerre froide.
La guerre de l’eau, pour l’instant cantonnée à l’Afrique et au Moyen-Orient, touchera l’Asie à cause de la fonte des glaciers himalayens. Ils approvisionnent les plus grands fleuves du monde qui traversent le Bangladesh, l’Inde, la Chine… De quoi aviver les tensions dans la région.
Nouvel entrant sur la scène géopolitique internationale, la course à la terre est sans doute l’un des phénomènes les plus frappants des dernières années. De nombreux pays qui disposent de ressources financières importantes (pays émergents, pays pétroliers et gaziers) investissent dans la terre pour sécuriser leur filières alimentaires. Au cours des dernières années, plusieurs dizaines de milliers d’hectares, en Asie, en Amérique du Sud, mais principalement en Afrique, ont fait l’objet d’acquisition par des acteurs internationaux (fonds souverains, grands groupes de l’agroalimentaire, ou encore investisseurs financiers). Avec un risque accru d’émeutes de la faim pour les populations locales…
La solution qui pourrait éviter cette guerre, pour Dambisa Moyo, serait la technologie. Accroître la connaissance, trouver de nouveaux débouchés, pouvoir se passer de certaines ressources. Mais cela sera-t-il suffisant pour éviter un nouveau conflit planétaire ?

Cet article confirme que ce que je pense: l’avenir de la France ne se trouve pas dans une réindustrialisation illusoire mais mais bien, dans une réagricolisation du territoire. Nous avons des ressources naturelles renouvelables et nous n’en profitons pas ou plus assez. Le bois, les céréales, les fruits et légumes, l’élevage et l’eau sont nos atouts. Il est grand temps que nos politiques en prennent conscience avant qu’il ne soit trop tard.
Ceci démontre combien l’immigration incontrôlée est criminelle vis à vis de l’avenir des français. La course à la population que nous subissons depuis 40 ans a fait disparaître sous le bétonnage de nombreuses terres agricoles.
Et que dire de la verrue Eurodisney qui a englouti les meilleures terres de Beauce !
eurodisney englouti les meilleures terres de la Brie pas de la Beauce!
Non @Dim… pas la Beauce, la Brie. Chessy, Bailly-Romainvilliers, Lagny, et les communes avoisinantes sont briardes. A part çà, vous avez raison, c’est lamentable et consternant.
Effectivement.
Nos terres agricoles sont vitales, si nous restons une nation.
À mon avis un but de l’invasion actuelle est de provoquer une guerre civile, un massacre, et d’établir une civilisation moins capabled e consommer grace à l’abrutissement muzz.
Il suffit de se rappeler les histoire de nos anciens pendant les
dernières guerres, et de regarder la foule dans une ville français, puis
de se demander “qui parmi ces gens que j’observe est moralement et
physiquement capable de survivre à ce qu’ont connut nos anciens ?”
La réponse est terrible.
Pas 1 sur 2
Quand aux terres à blé de Beauce, le projet inutile et spéculatif de Sarko sur le plateau de Saclay va dans ce sens aussi, malheureusement.
Je n’arrive pas à savoir quelle est la part d’incompétence, de mépris ou de malveillance dnas les décisions de notre ci-devant “élite”.
Mais le mélange a un ventre fécond.
Plus on est de fous moins il y a de riz , dans mon jardin tout pousse comme par miracle , les terres européennes sont bénies des dieux , on s’en rendra encore plus compte après le clash
Je ne nie pas que le manque de ressources naturelles devienne un sérieux problème, mais Madame Goldman Sachs nous explique que deux milliards de personnes vont atteindre un standard de vie occidental en moins de 20 ans? Avec la Grande Dépression qui s’annonce, le crash des émergents et les immenses déséquilibres de la soi-disant inéluctable “mondialisation”, même pas dans leur rêve. Soyons réalistes, le Tiers-Monde restera le Tiers-Monde.
Les BRICS?
Le Brésil est un pays moyen dont la croissance est surtout extensive, à grand coup de massacre de l’Amazonie et d’exploitation es ressources naturelles.
La Russie est un vieux pays en crise démographique, à l’économie parasitée par la rente gazière et pétrolière, et la Sibérie est colonisée par les Chinois.
L’Inde en est au stade du capitalisme sauvage entre milliardaires et bidonvilles, sans compter l’état lamentable de leur “démocratie” qui a tous les attributs d’une oligarchie.
La Chine est un désastre écologique aux mains d’une caste de kleptocrates dont l’économie commence à s’écrouler.
L’Afrique du Sud est une dictature en gestation, terre du SIDA, de la corruption et du racisme plutôt que de la croissance.
Le Moyen-orient? Aucune éducation, une montée de l’islamisme politique, des assistés sociaux partout et des esclaves sud-asiatiques pour les plus riches.
Ne parlons pas de l’Afrique…
“La solution qui pourrait éviter cette guerre, pour Dambisa Moyo, serait la technologie.”
lol
comme si la sainte technologie pouvait remplacer l’ENERGIE. L’énergie BON MARCHÉ ajouterais-je.
“La” solution n’existe pas. On en arrivera inévitablement au malthusianisme, mais celui-ci sera hélas contraint et forcé, puisqu’on a pas voulu écouter les malthusiens tant qu’il était encore temps (club de rome 1970).
Pour la ré-agricolisation, je suis d’accord, mais
1-elle devra se passer d’intrants chimiques et devenir plus saine, moins consommatrice d’eau (c’est fou ces étendues de colza, de mais, totalement inutiles)
2-elle peut très bien s’accompagner d’une réindustrialisation. Je pense par exemple à la production de chaussures, de manteaux, d’appareils ménagers, de trains, de rails, de machines-outils pour centrales nucléaires, etc.
« La solution qui pourrait éviter cette guerre, pour Dambisa Moyo, serait la technologie. Accroître la connaissance, trouver de nouveaux débouchés, pouvoir se passer de certaines ressource »
La technologie ne nous sauvera pas c’est un raisonnement simpliste et ridicule. Le paradoxe de Jevon nous montre qu’au contraire que plus la technologie progresse plus la consommation des ressources augmente également. Nous vivons sur une planète aux ressources limitées, il faut donc s’attendre à des frictions entre pays pour s’approprier les dernières parts du gâteau de cette planète.
radotage
–En fait de ressource,les USA sont en concurrence avec la Chine,qui pays du tiers monde,encore capable d’apporter quelque chose,est mieux placée qu’eux.Ils se cherchent donc des alliés,ou plutôt des larbins par l’entremise d’une de leur domestiques intellectuels qui est par dessus le marché un alibi racial.
Nous Blancs … évidemment si on se refuse cette évidence au profit du soi-disant métissage !
C’est bien joli la technique, mais quid de la démographie? Sans une stabilisation (nous n’atteindrons pas les 10 milliards en 2050), c’est utopique.
FrancisBlake a écrit le 1 juillet 2012 à 16 h 39 min
“mais Madame Goldman Sachs [...]”
Tssss, c’est pas gentil ca. Elle mérite mieux que ce quolibet.
@Colbert
2-elle peut très bien s’accompagner d’une réindustrialisation. Je pense par exemple à la production de chaussures, de manteaux, d’appareils ménagers, de trains, de rails, de machines-outils pour centrales nucléaires, etc.
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+100
Et vous oubliez la fabrication d’igloos quand nous devrons tous habiter le pôle Nord pour échapper au réchauffement climatique !