Voici une série de réflexions menées en 2010 par Bernard Wicht – Privat-docent à l’Université de Lausanne et spécialiste de questions stratégiques – autour du lien conjoncturel qui pourrait exister entre la méga-crise financière que traverse actuellement l’Union européenne et un hypothétique conflit en Europe, en l’occurrence comment un conflit serait-il susceptible d’apporter une contribution majeure à la résorption du marasme actuel ?
Compte tenu du marasme financier dans l’Union européenne (UE) et de l’impressionnante dette publique des principaux États membres (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie), il semblerait qu’une des solutions pour reconstituer une base minimale de crédit permettant d’éviter la banqueroute généralisée et l’effondrement complet, consisterait en une confiscation complète de toute la fortune privée en Europe.

Cette méthode avait été utilisée par Franklin D. Roosevelt en 1933 pour juguler la crise de 1929 aux USA : bénéficiant des appuis politico-militaires nécessaires, Roosevelt met les scellés (au sens propre) sur tous les coffres privés, précisément afin de reconstituer une base de crédit suffisante pour relancer la « machine » américaine.
Dans les conditions actuelles, cette technique « à la Roosevelt » pourrait être une possibilités pour permettre à l’UE, et à ses principaux États membres en particulier, de relancer la machine !
Pour la Suisse (principale détentrice de la fortune privée en Europe), un tel scénario (qui a déjà commencé avec les pressions sur le secret bancaire) pourrait déboucher sur une adhésion forcée à l’UE. Autrement dit, une mise sous tutelle « à la grecque ou à l’islandaise », non pas en raison de nos dettes, mais en raison de nos créances, de notre richesse financière. [...]
Étant donné la « faiblesse » de nos élites politiques et militaires, une telle mise sous tutelle ne devrait pas rencontrer d’opposition de leur part ; l’achat des gouvernants par des titres, des honneurs et des privilèges est une méthode largement employée au cours de l’histoire (d’où notamment la formule, « l’État moderne a transformé le chevalier en courtisan », ou encore l’expression « noblesse de robe » qui vient précisément de là).
Maintenant, il faut se demander si les gestionnaires de cette fortune privée auront la même réaction que les élites politiques et militaires : les milieux économico-financiers de notre pays (qui configurent effectivement la politique suisse) auront-ils la même compréhension face aux « besoins » de l’UE ? … la même aisance à lâcher le fromage … !
En cas de réaction décidée de ce côté là, le scénario pourrait prendre alors une tournure moins civile, avec une mise sous tutelle se doublant d’une stratégie d’État failli (criminalisation de l’ordre juridique suisse, mise en accusation du pays au niveau international, provocations, mise en scène d’émeutes – le G8 a bien montré que nous n’étions pas très résilients face à ce type d’actions téléguidées).
A ce stade, de mon point de vue, une option militaire contre la Suisse devient vraisemblable : raid opératif, etc. Et c’est là qu’il faut se rappeler que la guerre de Trente Ans a démarré par ce type d’opérations (Guerre de Cologne, Défenestration de Prague, Révolte de Bohême), l’Empire cherchant à reprendre par la force le contrôle des zones en train de lui échapper.
Et si cette guerre a duré 30 ans, c’est parce que les États n’avaient pas les moyens de la conduire et que, par conséquent, ce sont les entrepreneurs militaires (Wallenstein, Weimar, etc.) qui vont gérer cette guerre en fonction de leurs besoins et de ceux de leurs armées, la finance internationale de l’époque (l’or du Nouveau Monde) finançant le conflit. A mes yeux, tout ceci m’apparaît étrangement familier ! [...]
(Merci à Erwinn)
Pour avoir parle avec differents amis (tcheques et slovaques); tous sont d’accord sur un point;
La sortie de crise ne se fera qu’au travers d’une guerre.
Le pire, c’est que je ne suis pas sûr que mon Fass90 pourrait servir à quelque chose, pour protéger ma famille et mon pays…
Maintenant, il faut se demander si les gestionnaires de cette fortune privée auront la même réaction que les élites politiques et militaires : les milieux économico-financiers de notre pays (qui configurent effectivement la politique suisse) auront-ils la même compréhension face aux « besoins » de l’UE ? … la même aisance à lâcher le fromage … !
===> la réponse sera non. déja qu’en grèce la fuite fiscal a augmenté et qu’en france depuis quelques mois même parmis les traders sa commence a partir vers d’autres cieux parce qu’ils savent que la France va faire banqueroute….
Comparer ce que Roosevelt a fait dans les années 30 avec la situation actuelle est une hérésie.
D’une, les USA était et son toujours une nation, même fédérale elle a une culture unitaire et un gouvernement central qui facilite l’unanimité d’une telle décision, alors que nous, nous sommes un conglomérat de pays aux cultures et langue différentes.
Ce qui conduit à la difficulté de décision unanime.
Ensuite, l’axe anglo-saxon qui exerce un tel pouvoir sur les décisions au dans les instances Européennes qu’il est impensable que cette idée puisse voir le jour et laminer ainsi un des plus grands paradis fiscaux La City.
Au mieux pour eux et ce dont ils seront capables afin de ne pas toucher à la fortune conditionnant l’existence du monde politique qu’ils financent, c’est de lobbyser le parlement €uropéen pour confisquer l’épargne des populations sous un certain seuils et certains critères (assurance vie. Epargne entreprises par ex)
Mais c’est risqué de le faire, alors tic, tac, tic, tac, le temps fera les choses.
Legende de l’illustration:
En hiver 1632, la guerre de trente ans gagnait la Haute Alsace avec l’arrivée des troupes suédoises. Elle s’intensifia rapidement avec la révolte des paysans de Landser et Ferrette, et pour Hésingue commença une longue période de misère.
Les paysans sundgauviens en révolte contre l’oppression suédoise avancèrent sur Blotzheim après avoir causé de gros dommages à Ferrette. Pour combattre cette révolte, le colonel Sébastien de Harpf qui avait son quartier général à Landser, marcha sur Hésingue où il fixa sa résidence.
Une terrible bataille qui opposa les paysans mal armés aux soldats suédois fit de 800 à 1000 morts et plusieurs centaines d’hommes furent captivés par les Suédois.
Le 29 janvier 1633, les 48 meneurs furent pendu à trois arbres le long de la route menant vers Bâle, près de Hésingue (une gravure du musée de Huningue illustre l’évènement).
En cette année 1633, le commissaire royal suédois voulut incorporer le village de Hésingue dans la seigneurie de Landser occupée par les troupes suédoises et les sujets prêtèrent serment au roi de Suède non sans déclarer qu’ils étaient sous la domination de l’abbaye de Murbach.
La répression et la dévastation touchèrent le village et lorsque les Suédois redevinrent maîtres du Sundgau, de nombreux Sundgauviens dont 37 Hésinguois trouvèrent refuge à Bâle.
La famine s’installa poussant même les gens à se nourrir d’animaux crevés. Puis ce fut la peste qui éclata la même année et décima une grande partie de la population.
La guerre: c’est hélas une possibilité à envisager. Nos décideurs doivent y réfléchir en ce moment…
Les riches d’abord, merci
la suisse s’en sortira :
-2 économie mondiale
-42 heures par semaine
la france pas :
-35 heures/semaine
-duflot cannabis; décadence des films de canal plus etc etc etc
en fait rien que de très CLASSIQUE
Guerre militaire ou économique, ou les deux ??? Parce que au niveau de la guerre économique, cela fait plus de trente ans qu’elle s’est déclarée. Mais ce n’est pas la guerre qui est longue à supporter mais la relève des nations qui est souvent plus désastreuse et celle-là, peut durer plus de trente ans.
Une guerre, et contre qui ? pourquoi faire ? je c omprend pas la !!
A FDESOUCHE
Bon, je vous avais aussi soumis ce texte mais la question n’est pas la.
J’avoue que le format en trois partie est peut etre incompatible avec le format du blog.
Néanmoins permettez moi d’attirer votre attention sur un extrait de la 3eme partie. Cet extrait est interessant quand on pense a qui ecrit cela : une personne qui symbolise les elites, les classes pensantes mondialisees. On s’apercoit que cette personne a une vision proche de la notre de l’eclatement de la societe. Pour cette raison, je pense que le texte en totalité devrait etre mis en avant.
“Une nouvelle Guerre de Trente Ans – si tel devait malheureusement être le cas – ne se déroulerait sans doute pas selon les canons de la Deuxième Guerre mondiale ou de la Guerre froide. »
En effet, il y a plutôt lieu de penser – étant donnée la faiblesse actuelle des armées conventionnelles et le développement inversement proportionnel d’une violence anarchique faite de brigandages et de règlements de compte – à des formes plus moyenâgeuses de conflits : rezzous criminels et rapines de grande envergure, bandes et gangs terrorisant les populations.
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A cet égard, il faut s’imaginer – à grande échelle – des opérations de vol et de brigandage telles que celles commises ces derniers temps, en Suisse, par les bandes de la banlieue lyonnaise. La violence de ces actions et leur rapidité d’exécution pourraient décupler en cas d’affaiblissement général de l’autorité de l’Etat en Europe : on pourrait assister ainsi aux retour des « routiers », à l’instar de ceux qui ravagèrent les campagnes entre le XIIe et le XVe siècle.
Rappelons également dans ce sens, les chevauchées du Prince Noir (1355) pendant la Guerre de Cent ans ou encore l’expédition des Gugler (1375) dans le Seeland. Dans un cas comme dans l’autre, il ne s’agissait pas de conquérir des territoires, mais de les dévaster pour s’enrichir et appauvrir l’adversaire.
En conséquence, la physionomie du champ de bataille risque d’être fort différente de celle que l’Europe a connu au XXe siècle : peu de fronts, pas de barrages antichars sur la frontière, pas de défense nationale au sens de l’armée 61, mais des raids éclair à travers le pays progressant par les grandes pénétrantes que sont les autoroutes et les autres voies de communication rapide – tout ceci se déroulant dans le climat « pseudo-normal » d’une activité sociale et économique presque régulière.”