La pêche en France : Un potentiel économique mondial sans égal

Tribune Libre de notre lecteur (mal sur-nommé) Abrutix que nous remercions chaleureusement. Nous profitons de l’occasion pour rappeler que les colonnes de Fortune sont ouvertes à tous ceux d’entre vous qui souhaitent faire partager leurs connaissances sur des thèmes en rapport avec l’économie ou l’environnement.

Les activités vivrières ne sont plus destinées à faire partie du socle économique des pays développés: main d’œuvre coûteuse et niveau scolaire élevé limitent les vocations pour les métiers de la pêche, réputés durs, peu rémunérateurs et socialement déconsidérés.


“Les pêcheurs” – Charles Napier Hemy, 1888

Cette vision typique des « trente glorieuses » est désormais obsolète : jusqu’à ces dernières années, la hausse de la demande aquacole fut gérée par l’industrialisation de la pêche.

C’est désormais insuffisant : les besoins sont supérieurs aux capacités de la nature, ce qui entraîne une inexorable diminution des stocks pouvant mener à l’extinction des formes de vie adaptées à notre alimentation.

Face à cet effet de ciseaux nous avons réagi de quatre façons :

- Pour contrer la raréfaction, les méthodes de pêche ont évolué. Par exemple, le thon rouge de Méditerranée (quasi éteint) est pourchassé en hélicoptère afin que des flottes de thoniers puissent étirer les filets de capture de façon ciblée. On utilise aussi des hydrophones pour « paralyser » les poissons à l’approche du chalut.

Cette quête technologique nous mène toujours plus loin, plus profond. Malgré ces exploits techniques, la situation est comparable au pétrole : les méthodes de prélèvement les plus extravagantes ne changeront rien au « peak fish ».

- Certaines nations, profitant d’une position dominante, ont compensé la baisse de production par l’exploitation de ZEE (Zones Économiques Exclusives) de pays tiers en échange de droits de pêche monnayés directement auprès de leurs gouvernements, souvent au détriment des populations locales. Le Sénégal et la Libye sont des exemples classiques de cette politique aux limites évidentes.

- A l’opposé, nos scientifiques ont mis au point des méthodes de reproduction artificielle des espèces, préalable indispensable au développement de l’élevage (bar, dorade, truite sont les espèces dont la production est la plus développée).

- Des modifications de biotopes optimisant l’exploitation des fonds marins ont été tentées : au Japon, des millions de récifs artificiels furent immergés dans les « zones vides » afin d’offrir des niches écologiques supplémentaires et augmenter/diversifier la biomasse disponible.

A contrario, en France, la rade de Brest a été nettoyée de tous ses rochers pour faciliter l’implantation des coquilles St jacques, espèce rentable mais nécessitant un fond marin plat pour une récolte aisée.

Ces efforts se sont révélés insuffisants pour inverser la tendance.

Une accélération de la production halieutique vitale

A ce jour, la France dispose de la seconde plus importante surface maritime exploitable au monde (11 035 000, soit 990 307 dans l’UE et 9 165 528 hors UE). Pourtant le secteur de la pêche n’atteint pas une dimension proportionnée à ce potentiel.

Bien sûr, le développement de l’aquaculture et de la pisciculture est réel, mais insuffisant comme substitut. C’est pourquoi il paraît légitime d’investir pour répondre à la nécessité incontournable d’une production artificielle qui évitera la destruction définitive de la faune originelle.

Pour cela, deux stratégies à mener conjointement sont envisageables :

- La stratégie extensive

A l’image des Japonais, créons des récifs artificiels dans les zones vides afin de favoriser l’implantation des espèces sauvages. Nos côtes sableuses (côte Atlantique, secteur des Landes) s’y prêteraient à merveille et permettraient un rapide bond productif.

Elle suppose d’interdire de pêche, pour des périodes de quatre à cinq ans, les secteurs concernés et se heurte à l’opposition de certains professionnels.

En contrepartie, elle augmentera la biomasse, gage du maintien d’une flottille de pêche dans nos eaux, mais aussi d’une activité de pêche récréative, déjà rentable (environ 360 millions d’euros de CA direct et 2 milliards tout inclus) et porteuse d’un potentiel de croissance important.

- La stratégie intensive

Plus directement productiviste, elle consiste à développer rapidement un secteur aquacole pourvoyeur d’emplois, de ressources transformables et exportables. Elle ne tient qu’à l’initiative privée et au bon vouloir des autorités en charge de l’attribution des concessions.

La libération de surfaces aquacoles entraînera des économies d’échelle ; puis on assistera à l’émergence de leaders qui franchiront un cap de productivité. Ainsi, l’objectif d’une production de masse à coût contrôlé sera atteint.

Quel impact ?

Ceci ne va pas sans contrainte: une cage impacte lourdement le biotope situé sous elle. Il est donc nécessaire de définir des densités d’installation supportables par l’environnement.

La cohabitation des activités humaines sera source de problèmes d’appropriation de l’espace : qui privilégier ? Le tourisme, les éoliennes marines, l’aquaculture, les pêcheurs « traditionnels »?

Enfin, le poisson d’élevage a besoin d’une alimentation protéinée. Sous forme de granulés, elle est fabriquée à partir de déchets de conserverie, mais aussi de poissons sauvages prélevés dans ce seul but. Paradoxalement, plus l’aquaculture se développe plus la ressource naturelle est mise à mal.

La France, un eldorado halieutique

Ce cercle vicieux peut être brisé par :

- L’introduction de protéines végétales dans le granulat. Cette solution trouve cependant un plafond économique et biologique.

- La création d’une chaîne alimentaire artificielle complète.

La France dispose de ressources importantes et oubliées, adaptées à ce dernier dessein: ce sont ces milliers d’étangs qui parsèment nos terroirs, où la population conservait les poissons du vendredi Saint. Mis au service des fermes d’élevage, ils produiraient une base alimentaire sans impact sur le monde sauvage.

Elle dispose aussi d’un savoir-faire de haut niveau au travers de ses chercheurs et de ses instituts, comme IFREMER. Peu connus et faiblement dotés, leurs travaux semblent largement sous-exploités.

Elle dispose, enfin, de ce territoire maritime immense, espace rêvé pour la création d’une activité économique d’envergure, équivalente à nos réussites en matière aéronautique, ferroviaire, spatiale et nucléaire du XX ème siècle. Présente dans toutes les eaux du monde, elle peut fournir des espèces adaptées à tous les marchés.

Qu’attendons-nous ?

Que dire de plus? Que faut-il de mieux pour investir des millions d’euros? Quelle situation est plus enviable que celle de propriétaire des calories dans un monde à la population exponentielle? Pourquoi n’exploitons-nous pas ce potentiel faramineux qui, en plus d’alimenter la population, protègerait la faune, créerait des emplois et contribuerait à l’équilibre de notre balance commerciale ?

Bien sûr, nos dirigeants ne sont pas inertes, mais Ils n’ont pas cet engagement nécessaire aux grandes réussites françaises: qui d’entre nous est capable de citer les trois derniers Ministres en charge de la mer? Quel chef de gouvernement a proposé de favoriser spécifiquement la recherche en biologie marine et l’implantation d’exploitations? Dans cette période de tensions sur le marché du travail, pourquoi négliger ce gisement d’emplois? Quel est le plan?

Est-ce un problème de formation, d’orientation ? Pour partie. Est-ce un problème administratif ? Certainement. Est-ce un problème de société ? Aussi. Une crise de l’intelligence économique ? C’est probable.

Pour conclure

Ce vaste sujet n’est qu’effleuré ici. D’autres problèmes existent, comme l’acidification des océans, la pêche sur les frayères, les mouvements de population à la recherche de subsides, la réglementation, la méthode, notre rapport philosophique à la nature, le trafic, les espèces menacées d’extinction dans les zones économiques anarchiques, etc.

Comprenons, cependant, que la gestion des ressources marines, au même titre que les énergies fossiles, engage notre avenir à court terme. Elle mériterait que le citoyen interpelle le Politique ou, s’il le peut, se lance de lui-même dans l’aventure: c’est, à ce jour, certainement le meilleur investissement dans une perspective de rentabilité rapide et durable.

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En espérant que cette brève introduction vous aura donné envie de mieux connaître le sujet, voici quelques sources pour un premier approfondissement:

Les récifs artificiels
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9cif_artificiel_au_Japon

Comparaison des Zones Économiques Exclusives
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_%C3%A9conomique_exclusive#Classement_des_ZEE_par_superficie

Données chiffrées concernant la production aquacole en France et UE
http://aquaculture-aquablog.blogspot.fr/2009/11/les-chiffres-cles-de-laquaculture.html

État des stocks mondiaux
http://www.fao.org/docrep/007/y5600f/y5600f00.htm

Données économiques sur la pêche récréative en France
http://www.plansdeaupromopeche.com/LE-MARCHE-DE-LA-PECHE-EN-FRANCE.html

Alimentation des poissons d’élevage
http://aquaculture.ifremer.fr/Fiches-d-information/Filiere-Poissons/Aliments-de-substitution-pour-les-poissons-d-elevage

Un exemple d’élevage
http://www.vairons.com/

Focus sur une espèce sous pression : le bar
http://www.sosbar.org/

Sources officielles Françaises
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Metiers-et-gens-de-mer,1501-.html

Commentaires (18)

  1. Comme dans la plupart des pays de la zone euro, les européistes
    de bruxelle nous empêchent de péché au début ce fut par cotat
    maintenant les bateaux restent à terre.
    Et après leurs statistiques confirment une diminution des produits
    de la pêche.
    C’est certain il y a beaucoup moins de poisson qu’il y a vingt ans
    mais il y en a encore et il ne peut se pécher que s’il le bateau est
    en mer.
    Exemple : Juillet 2011 La petite sole à Boulogne avait grimpé à 17Euros
    le Kilo en Halle et pourquoi parce qu’en pleine saison de sole sur 30 bateaux trémailleurs il y en avait 4 autorisés à travailler.
    26 Bateaux à quai en pleine saison de sole MDR
    Et les technocrates sondagiers nous indiquent que la ressource halieutique s’ammoindrie

  2. Merci pour ce texte très instructif.
    Je crois que le problème de la pêche en France est un problème partagé par tous les domaines dans lesquels la France a des atouts: le manque de vision stratégique de ses dirigeants. A une époque, les présidents voyaient loin; il en a été ainsi du nucléaire par exemple.
    L’élaboration de cette vision stratégique était sous la responsabilité du Commissariat général au Plan qui a été supprimé en 2006 au profit du Centre d’Analyse Stratégique qui n’est plus qu’un organe consultatif.
    C’est dommage pour la pêche mais pour bien d’autres domaines encore.

  3. Si l’on arrêtait de gaspiller les ressources naturelles, on les épuiserait moins vite. Il y a 3 ans, j’ai passé une journée sur le terrain pour découvrir la filière “Marin pêcheur” (langoustine) en Bretagne.

    J’ai été fort étonné de voir que 80% de chaque chalut de langoustine était rejeté à la mer (norme de taille Européenne). Ce qui laisse penser que cela préserve les ressources de l’espèce.

    Grave erreur ! Les marins m’ont rapidement expliqué que les langoustines arrivées sur le pont du bateau ont les yeux brulée par le soleil. Donc, même si elles sont rejetées à la mer encore vivante.

    Celles-ci ne peuvent plus se nourrir et meurt dans tous les cas de figure !

    Mais en terme de gaspillage, on est au top en Europe.
    http://www.pluzz.fr/le-scandale-du-gaspillage—–2012-06-03-20h30.html

  4. Je suis désolé , mais pour le coup le Front National a une attitude totalement démagogique par rapport à la pêche : il faudrait à tout prix la préserver sous pretexte que c’est la “tradition”.
    Les pecheurs ne se rendent pas compte que ce qui va mener à leur perte ce n’est pas le prix de l’essence , la réglementation ou les charges mais eux mêmes : ils disparaitront après avoir vidé la mer et ne pourront pas s’en prendre au “coût du travail” .
    La solution d’avenir c’est l’aquaculture , mais pas sous sa forme actuelle : en effet pour nourrir les poissons on utilise des farines … à base de poisson . J’ai déja lu que 80 % de la pêche de saumon sauvage en Norvège servait en fait à l’aquaculture , présentée comme écolo !
    Il faudra remplacer les farines animales par les farines végétales.
    Quant aux pêcheurs , ils disparaitront et alors? Des tas de métiers obsolètes ont disparu au fil des siècles et du progrès technologique , cela n’a jamais crée du chomage : c’est le principe de la destruction créatrice.
    Les chasseurs sont devenus eleveurs , les ceuilleurs sont devenus des cultivateurs , les allumeurs de lampadaires des electriciens etc

  5. Voila qui est clair!
    Je ne pensais pas que les sommes induites par la pêche récréative atteignaient de tels chiffres…
    Merci à l’auteur

  6. A propos des champs d’éoliennes offshore, il semblerait que ça favorise la reproduction du poisson et augmente la taille des prises.
    J’ai lu un article dans Courrier International à propos d’éoliennes installées au large de la Hollande.
    Pour l’instant, je reste neutre dans ce débat.

  7. A propos d’élevage : il faut beaucoup de poissons sauvages pour fabriquer des poissons d’élevage.
    Dans certains cas, et pour certaines espèces, les pisciculteurs pourraient additionner les granulés alimentaire de végétaux. Ce serait juste un déplacement du problème.

  8. Il faudrait que des récifs artificiels soient implantés (pas facile, tout le monde n’est pas d’accord). La base des éoliennes ancrées et bétonnées dans le sable constitue une espèce de récif artificiel.
    Par ailleurs, ces mêmes éoliennes ancrées sur des hauts fonds rocheux ne jouent plus le même rôle.
    Faudrait pas en mettre n’importe où, suivez mon regard…

  9. Le problème de la surpêche est avant tout un probleme de surpopulation mondiale.

    Et ce n’est que la pointe de l’iceberg: derrière la raréfaction des poissons (voir la disparition pour certaines espèces comme le thon rouge), se masque un probleme tout aussi préoccupant: l’élevage.

    Comment faire en sorte que chaque habitant sur Terre puisse disposer d’au moins une fois par jour d’un bifteck dans son assiette lorsqu’on est conscient que la surface requise pour pratiquer le paturage?
    Sans compter que les surfaces agricoles utiles pour faire pousser fruits, légumes et céréales vont devenir de plus en plus importantes au fur et à mesure que la population va croître…. a point de totalement rogner sur les forêts et l’ensemble des paysages du monde.
    Ce phénomène aura pour effet d’affaiblir les sols, d’accélérer l’érosion de ces derniers, et de surcroit, rendra chaque petite tempête ou souffle de mistral potentiellement dangereuse, et source de catastrophes naturelles (sols érodés arrachés par le vent, glissement de terrains, etc…)

    L’ONU semble avoir vaguement pris conscience de ce probleme et à commencé à développer conjointement avec la FAO un programme d’alimentation visant à se nourrir exclusivement d’insectes en vue de remplacer la viande (dont les prix devraient s’envoler et donc n’être réservée qu’aux riches).

    Fortune avait, il me semble, fait paraitre l’article en question il y a environ un an si je ne me trompe….

    Toujours est il qu’on peut toujours rêver pour que les écolos se penchent sur le problème de façon sérieuse: ils ne vivent que l’instant immédiat et n’on aucun cap.
    Leur but pour le moment, c’est de fermer le nucléaire et de foutre des éoliennes partout à la place de nos champs…

    Commencer à parler des problèmes alimentaires est un sujet qu’ils souhaitent éviter à tout prix… Car il soulèverait irrémédiablement le problème de la surpopulation planétaire, choses qu’ils veulent à tout prix éviter d’aborder…

  10. Damned , Kroko m’ a devancé : en effet , la surpêche résulte de la surpopulation et qu’ on ne me sorte pas la thèse de ces crétins de gauchistes selon laquelle le problème démographique est la résultante
    d’ une mauvaise répartition des ressources .
    La taille du gâteau est tout simplement limité mais le nombre de convives même sobres à l’ e”xtrème, n’ empêche pas de recvoir une part sans cesse plus petite .
    Les escrologistes sauce Hulot / Duflot / Choly n’ ont rien compris vu qu’ ils sont trotskystes .

  11. Le bipède invasif et ses chefs lamentables ne veulent pas comprendre le danger que la surpopulation fait courir à l’ humanité , qu’ à cela ne tienne , dame nature fera le ménage et personne , je dis bien personne (comme disait le nabot) n’ arrêtera son oeuvre de mort .

  12. Excellent! Voilà une bonne base de réflexion sur les sujets liés à la mer et à l’exploitation des ressources halieutiques. Merci @abrutix.

  13. ou est passe mon ancien commentaire de diouuuuuuu bref, je n’avais pas lu ce post et c’est tant mieux.

    plusieurs choses me chagrinent,

    “Plus directement productiviste, elle consiste à développer rapidement un secteur aquacole pourvoyeur d’emplois”

    combien fauit t’il de personne sur une exploit aquacole pour produire 100 tonnes de poisson ? je ne connais pas les chiffres ou je ne m’en souviens plus, mais surement tres peu.

    suffit de regarder le nombre d’eleves forme en lycee aquacole qui finissent leurs etudes et font reellement carriere dans se domaine, le chiffre est minime.

    “La libération de surfaces aquacoles entraînera des économies d’échelle ; puis on assistera à l’émergence de leaders qui franchiront un cap de productivité. Ainsi, l’objectif d’une production de masse à coût contrôlé sera atteint.”

    c’est deja le cas non ?? canne aquaculture n’en serai t’il pas le parfait ex ?

    “La France dispose de ressources importantes et oubliées, adaptées à ce dernier dessein: ce sont ces milliers d’étangs qui parsèment nos terroirs, où la population conservait les poissons du vendredi Saint. Mis au service des fermes d’élevage, ils produiraient une base alimentaire sans impact sur le monde sauvage.”

    Qui mange encore des poissons d’eau douce ??? mise a par les turc, les juifs et quelques polonais, personne d’autre ne mange de poisson d’etang, pour ce qui est de l’elevage type truite saumon de fontaine etc
    , les specificite de ces elevages font que peu de sites peuvent se destine a se genre de pratiques.

    “Elle dispose aussi d’un savoir-faire de haut niveau au travers de ses chercheurs et de ses instituts, comme IFREMER. Peu connus et faiblement dotés, leurs travaux semblent largement sous-exploités”

    ifremer ifreler humm attendez voir, l’organisme qui pond des rapport mais qui les laisses planque dans des tiroirs parce que trop dangereux pour la filiere peche francaise ???

    ou bien sont-ce ceux qui nous on pondu de l’huitre triploides qui, pour certains ostreiculteurs conduira tout simplement a la disparition de l’huitres. sont tres fort chez ifremer c’est sur mais c’est de la recherche pour du pur profit au detriment de la vie aquatique.

    “Comprenons, cependant, que la gestion des ressources marines, au même titre que les énergies fossiles, engage notre avenir à court terme. Elle mériterait que le citoyen interpelle le Politique ou, s’il le peut, se lance de lui-même dans l’aventure: c’est, à ce jour, certainement le meilleur investissement dans une perspective de rentabilité rapide et durable.”

    c’est bien beau mais qui s’y connait dans se domaine ???? quasiment personne.

    en tout cas meme si je ne sjuis pas daccord avec tout un article sympatique a lire.

    merci a vous.

  14. La méthode des récifs artificiels dont “Intelligentix” parle est tentée du côté de Marseille pour restaurer la biomasse piscicole par immersion de blocs de beton sur lesquels se fixeront d’ abord le corail + animalcules et enfin les espèces prédatrices (poissons) mais j’ ignore les résultats actuels de cette expérience de renouveau d’ un site dévasté .
    Qu’ intelligentix soit remercié pour ce type d’ articles !

  15. Très bonne article d’Abrutix, un ancien du site.

    Il y a 2 ou 3 trucs sur lesquelles ont peut être ou ne pas être d’accord en ce qui concerne certaines solutions techniques, si on veut chipoter, mais dans l’ensemble c’est un article très instructif pour la plupart des gens et qui mériterait une plus large diffusion.

    Quand on pense au émission qui sont passé depuis des décennies en France, Les “thalassas”, les conneries d’Arte pour bobos effémines du marais, etc etc … C’est marrant que tout ces gens, a travers toutes ces années, avec TOUT ces budgets (bien plus important je pense que le budget d’un commentateur de “Fortune”, dans son coin) n’ai jamais fait UNE SEUL ÉMISSION qui dresse un bilan clair, total, avec une rétrospective complète des problématiques et des solutions, comme ça.

    C’est marrant hein, quand on y pense …

  16. Merci pour les commentaires :-)

    Pour répondre aux remarques de Leboeuf:

    Vous avez parfaitement raison sur la plupart des points. Ce qui vous paraît être un désaccord, n’est qu’une question d’angle, à mes yeux:

    . Il est vrai que les Lycéens en Aquaculture ne trouvent pas tous de débouchés: c’est bien que le secteur n’est pas assez développé. Pour moi, le frein vient du sous-investissement chronique dans ce domaine, malgré le potentiel de nos côtes, DOM-TOM inclus..

    . Je connais bien Cannes Aquaculture: j’ai habité Golfe-Juan pendant huit ans. C’est effectivement un exemple de réussite et il devrait y en avoir 100 comme eux dans ce pays. Ou 25 de quatre fois leur taille. C’est le problème typique de notre économie: un plafond de verre qui empêche les entreprises de passer à une taille véritablement importante.

    Cannes Aquaculture est une entreprise pionnière dont les patrons devraient être décorés de l’Ordre du Mérite.

    Concernant les étangs: j’ai vraiment du mal à formuler ma pensée sur ce sujet. ce que j’essaie de dire c’est qu’il faut utiliser les étangs pour produire du poisson fourrage et faire du granulé avec, ce qui évitera de pêcher du sauvage pour faire de la nourriture d’élevage. Au moins, ils serviront à quelque chose car, effectivement, peu de gens mangent du poisson d’eau douce.

    IFREMER fait son boulot. Les politiques se torchent avec leurs rapports parce qu’ils ont peur de se faire casser la tête par les pêcheurs pro. IFREMER n’est pas responsable de la lâcheté des politiciens.

    Concernant les huîtres, on sait peu de choses car les recherches avancent lentement. J’habite désormais en rade de Brest et, on ne sais pourquoi, nous sommes le dernier endroit où elles grandissent sans mortalité juvénile anormale.
    Pour tout dire, il faut mettre des coups de pied dans les tas pour atteindre l’eau sur mon secteur tant il y en a. La grève est couverte de sauvages qui sont un mélange entre des huîtres de souche et des Japonaises qui, soi-disant, ne pouvaient se reproduire à cause de la température de l’eau… Comme quoi, même si les introductions d’espèces étrangères sont souvent une énorme bêtise, parfois çà peut sauver les meubles.

    (HS: manger des huîtres à même la roche le midi du 1er janvier avec un bon Muscadet, quel bonheur!)

    “Peu de gens s’y connaissent”, c’est vrai. Mais peu de gens s’y connaissaient en nucléaire en 1950: çà n’a pas empêché la création d’une filière économique mondialement reconnue. Je suis d’accord avec vous: ce n’est pas magique et les incantations Hollandesques ne suffiront pas.

    On ne demande pas aux politiciens de savoir faire grandir des dorades, mais de créer les conditions propices pour que ceux qui savent le faire de pouvoir le faire. Après, le marché agit naturellement. Malheureusement, comme d’habitude, ce sont les entraves délirantes de notre administration soviétoïde qui sont les facteurs limitant ce développement.

    Merci pour vos remarques car elles me permettent de préciser les points où j’ai manqué de clarté.

    [C'est nous qui vous remercions pour votre article. - €ric]

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