L’un des chefs de file du parti social-démocrate allemand (SPD), l’ex-ministre des Finances Peer Steinbrück, a estimé dans un entretien à paraître mardi que les projets du nouveau gouvernement socialiste français pouvaient “avoir des conséquences pour la solvabilité de la France“.

En référence aux projets du nouveau président François Hollande en matière de retraite et de fiscalité notamment, M. Steinbrück a déclaré:
“je ne proposerais pas de telles mesures pour l’Allemagne“.
“Bien sûr les investisseurs et les agences de notation vont regarder attentivement quelles décisions sont prises en France.
Cela peut avoir des conséquences sur la solvabilité de la France”
, a-t-il ajouté.
“Le SPD doit mener sa propre politique, nous ne sommes pas une copie” des socialistes français, a-t-il également déclaré.
contrairement aux socialistes français face au dernier président Nicolas Sarkozy, les députés SPD ont soutenu jusqu’à présent l’orientation du gouvernement conservateur d’Angela Merkel en matière de sauvetage de la zone euro. En outre, les réformes structurelles mises en oeuvre ces dix dernières années en Allemagne sont pour beaucoup le fait du SPD.
Il aurait mieux fait d’aller exposer sa politique économique devant ses collègues socialistes de Wall Street.
Si les pays du sud avec Hollande en tête en passant par Von Rampuy, Barroso et toute la clique européiste s’imaginaient un “salut” dans un changement de gouvernement l’année prochaine en Allemagne pour faire plier ce pays en se débarrassant de Merkel, notamment sur les euro-bonds, je pense qu’ils se sont foutus le doigt dans l’oeil jusqu’aux coudes.
J’imagine mal n’importe quels gouvernements allemands dire à son peuple “vous en avez chier depuis 10 ans pour préserver notre pays, maintenant vous allez en chier pour payer les dettes des autres.”
@PL24
“Il aurait mieux fait d’aller exposer sa politique économique devant ses collègues socialistes de Wall Street.”
Il s’en fout des socialistes, aussi bien que de ses collègues. Le seul but de la manoeuvre était d’avoir en grand titre des journaux français “Hollande impose la discussion sur les eurobonds” afin d’assurer les législatives. La presse étrangère a pourtant choisi des titres bien différents mais qui fait l’effort d’aller la lire ? On peut même aller plus loin : Hollande oubliera rapidement les eurobonds une fois l’assemblée de gauche élue.