Un dirigeant de la banque centrale des Etats-Unis (Fed), Narayana Kocherlakota, s’est dit mercredi persuadé que le marché de l’emploi a perdu de son dynamisme traditionnel et que le chômage reviendra difficilement aux niveaux d’avant 2007.
Dans un discours dont le texte a été transmis à la presse, le président de la Fed de Minneapolis s’est inquiété de “la baisse de la capacité du marché du travail à aboutir à des correspondances mutuellements bénéfiques aux travailleurs et aux entreprises”.
“Le marché du travail est moins efficace [...] Les employeurs n’arrivent pas à satisfaire leurs offres d’emploi aussi facilement qu’on ne s’y serait attendu vu le niveau élevé du taux de chômage”, a-t-il déploré.
Il s’est appuyé pour cela sur la relation entre ces deux données, taux de chômage et offres d’emploi, appelée courbe de Beveridge. En 2010 et 2011, cette courbe s’est écartée de ce qu’elle fut entre 2001 et 2009, car l’augmentation des offres d’emploi n’a permis qu’une réduction lente du chômage.
“Les chiffres du marché de l’emploi restent notablement moins bons qu’avant la récession” de 2007-2009, a souligné M. Kocherlakota.
Selon lui, si les Etats-Unis n’ont jamais souffert de ce phénomène depuis 1945, un autre pays a connu cette perte de dynamisme du pays de l’emploi: la Suède après la crise financière du début des années 1990. Et cela “s’est avéré permanent”, a-t-il remarqué.
Il n’y a pas d’autres alternative que de réduire massivement la durée du temps de travail, tout en répartissant mieux la valeur ajoutée au détriment de l’augmentation des déficits public.
Erreur monumentale du travailler plus pour gagner plus du dernier quinquennat et des aménagements des 35h qui ont complètement perverti l’effet escompté. Cette réduction de 4h par semaine était trop timide ne pas être compensé par un gain de productivité. D’ailleurs les profils de poste des entreprises n’ont pas été modifiés. Ce qui laissait à la charge du salarié, la responsabilité des tâches à accomplir.
Défiscaliser des heures supplémentaires était une hérésie dans un environnement économique ou les gains de productivité sont colossaux et ou le chômage s’accroit. D’autant que cette mesure a nui aux recettes fiscale et sociale d’autant qu’à l’emploi en général, tout en aggravant les déficits (effet recherché).
Quand à l’informatique, elle va finir de ronger les derniers bastions d’emploi des classes moyennes en Europe. Ex : Les places de marché financière sont déjà pratiquement autogérée par des algorithmes informatiques… Avec Internet, les bases de données intelligentes, prennent le pas sur les petites mains et les clients saisissent eux même leurs données…
Inutile de dire, que les emplois supprimés par l’informatisation ne sont pas remplacés. C’est une pure fantaisie de le croire. D’ailleurs personne ne s’engage à dire ou ils ont été transféré ou recréé, puisque cela suit une loi exponentielle.
On peut retourner le problème dans tous les sens. Il n’y a pas d’autre alternative que la réduction du temps de travail !
D’ailleurs le MEDEF commence à demander la facilitation du “chômage technique”. Ce qui n’a pas moins de sens, que de réduire législativement le temps de travail. Hormis, que la charge est transférer sur le déficit public au lieu de la valeur ajoutée des entreprises qui est servi aux actionnaires.
Dans tous les cas, le seul consensus qui allie, retour à l’emploi, croissance, réduction des déficits publics, préservation de l’environnement etc…
Et bien, c’est travailler moins, pour travailler mieux !
Bref, la décroissance du rythme économique.
“Toute vérité passe par trois stades :
En premier lieu on la ridiculise;
en deuxième lieu on s’y oppose violemment;
enfin on l’accepte comme si elle allait de soi.”
Schopenhauer
@ Noway
“Noway a écrit le 27 mai 2012 à 11 h 45 min
Il n’y a pas d’autres alternative que de réduire massivement la durée du temps de travail… ”
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Ce serait vrai si le chômage était dû aux gains de productivité qui sont réels, et c’est ce qui aurait dû se passer.
Mais en réalité, le chômage est dû 1°) aux délocalisations de toute l’activité économique productive, donc des emplois, dans des pays à très bas coûts, 2°) à l’mportation de main d’oeuvre immigrée pour les activités non délocalisables (bâtiment, hôtellerie-restauration,..).
Donc ce n’est pas du tout la bonne solution: pour revenir au plein emploi, il faut relocaliser toute la production en France, agricole, industrielle, de services, et inverser les flux migratoires.
@PL24
Oui, c’est nécessaire pour une partie. Mais le marché de la consommation n’est plus en Europe. Les ménages sont sur-équipés.
Vous voulez produire pour les Chinois ? A quel coût ? Pensez-vous que leur pouvoir d’achat est à la hauteur.
Hormis une explosion de la valeur du Yuan, inversant le manque de compétitivité de l’Europe du à l’Euro. Je ne vois pas comment.
Les règles du capitalisme s’applique aussi en Chine. Une grande partie de la population est encore rurale.
En Chine, l’industrialisation en est à son balbutiement. Manque de main d’oeuvre qualifiée et d’ingénieur. Nombreuses opérations sont réalisées à la main.
Avec les transferts de technologies consentis par nos industrielles, ils se sont déjà passé de la “Recherche et développement”. Ce qui est le plus couteux et le plus long. C’est pourquoi, ils ont pu culminer en 10 ans. D’ailleurs ils vont prochainement monter leur propre ligne d’assemblage aéronautique. Alors qu’ils n’ont jamais eu d’industrie dans le secteur.
Maintenant, on peut toujours rêver être le centre du monde. Mais si l’on passe à coté d’un marché 1Mds d’individu, je doute que nos usines réimplantées produisent grand chose à défaut de consommateur.
Suite…
De plus, notre chômage n’est pas à mon avis, majoritairement dans le secteur secondaire, mais dans le tertiaire. (je n’ai pas de chiffre sur cette répartition)
En France, on forme du Bac+… (enfin, on camoufle dans le prolongement des études, une masse de future chômeur…) Mais cela n’en fait pas des manutentionnaires pour autant.
La dépréciation des métiers manuels à l’appui de la propagande publicitaire, des codes sociaux etc… Ne pourra pas être remis en cause, sans un choc sociologique important, voir impossible. Si les gens ne gagnent pas énormément mieux leur vie, ils ont au moins cette illusion là.
Valeo: le nombre d’ingénieurs en Chine va doubler d’ici 2015 :
http://votreargent.lexpress.fr/bourse-de-paris/valeo-le-nombre-d-ingenieurs-en-chine-va-doubler-d-ici-2015_154149.html?id=154149
Par ailleurs, si vous considérez les déposes de brevets :
“Le nombre de demandes internationales de brevet déposées en vertu du Traité de coopération en matière de brevets (PCT) administré par l’OMPI a augmenté de 4,8% en 2010, une forte progression ayant été enregistrée en Chine (+56,2%), en République de Corée (+20,5%) et au Japon (+7,9%), ce qui compense les résultats mitigés enregistrés dans les pays européens et la baisse continue du nombre de dépôts aux États Unis d’Amérique ( 1,7%). Selon des chiffres provisoires, 162 9001 demandes internationales de brevet ont été déposées en 2010, contre 155 398 en 2009 (annexe 1).”
http://www.wipo.int/pressroom/fr/articles/2011/article_0004.html
Le chine est d’ores et déjà la deuxième économie mondiale et la 4 ème en matière de brevets, derrière les derrière les Etats-Unis (44.855, mais en baisse constante), le Japon (32 156), l’Allemagne (17 171) et précède la Corée du Sud (9 686) et… la France avec 7 183.
Suivent, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suisse, la Suède.
Noway, la situation que vous décrivez n’est plus vrai pour très longtemps.
@ Noway a écrit le 27 mai 2012 à 13 h 02 min
Oui, c’est nécessaire pour une partie. Mais le marché de la consommation n’est plus en Europe. Les ménages sont sur-équipés.
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Mais on s’en fiche complètement de savoir où est le marché de la consommation, et de toutes façons les “biens d’équipement des ménages ” ne se produisent plus en France, donc il n’y a aucune raison de vouloir en vendre.
Le but de l’économie française n’est pas de vendre le plus possible mais
1°) de produire tout ce dont les ménages français et la France ont besoin.
2°) de donner à chaque Français qui le désire un métier et un moyen de gagner sa vie.
3°) de répartir équitablement les richesses produites
a) entre investissement et consommation,
b) entre les différents secteurs (textile-chaussures, agroicole et pêche, alimentaire, bâtiment, banque-assurance, électro-ménager, transports, santé, éducation, ponts-et-chaussée,, administration, tourisme, ameublement,,..) pour qu’aucun d’entre eux ne soit défavorisé.
c) entre jeunes et vieux, salariés et actionnaires, employés et cadres, etc..
Nous somme capables de tout produire par nous-mêmes en France, l’idéal serait donc que nous n’importions rien.
Mais il y a trois exceptions:
1°) Il y a certains produits que nous sommes obligés d’importer comme le pétrole, le cacao, minerais, éponges,,.. parce qu’il n’y en a pas chez nous; ces importations doivent être obligatoirement être compensées par des exportations de même valeur.
2°) Il y a certains produits dont le marché est obligatoirement mondial parce que le marché intérieur est insuffisant: avions, centrales nucléaires, armement,… mais pas les chaussures ou les vélos.
3°) Il y des produits étrangers qui sont différents des nôtres, qui sont typiques, et que des Français peuvent préférer, comme certains produits français peuvent avoir du succès à l’étranger. Par exemple pour les voitures ou pour les produits culturels.
Il faut partir de l’économie réelle: c’est la production de biens et de services qui engendre la richesse et la prospérité, donc les activités productives: bâtiment, médecine, agriculture, pâtisserie, ameublement, police, enseignement, comptabilité, cinéma.. mais pas les activités qui génèrent de l’argent sans rien produire: banque, assurance, négoce, publicité,.. qui sont des activités parasites,
Noway a écrit le 27 mai 2012 à 13 h 15 min
De plus, notre chômage n’est pas à mon avis, majoritairement dans le secteur secondaire, mais dans le tertiaire. (je n’ai pas de chiffre sur cette répartition)
En France, on forme du Bac+… (enfin, on camoufle dans le prolongement des études, une masse de future chômeur…) Mais cela n’en fait pas des manutentionnaires pour autant.
La dépréciation des métiers manuels (..) ne pourra pas être remis en cause, sans un choc sociologique important, voir impossible.
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Si on enlève les gens qui ont des emplois publics qui ne sont pas concernés, les immigrés, et les jeunes qui font des études prolongées pour faire quelque chose en attendant de trouver un emploi, le taux de chômage dépasse 50 % de la population active.
Les catégories au chômage ne dépendent pas des qualifications, mais des besoins productifs: combien il manque de médecin, de matelots, de menuisiers, d’éleveurs, d’ouvriers et de contremaîtres du textile, de mécanique, d’imprimerie, d’avocats, de graphistes, de programmeurs, de cuisiniers, etc, combien il en manquerait si on rééquilibrait notre balance commerciale, et combien il en manquerait si on relocalisait 90 % de la production de notre consommation.
Les métiers manuels, par exemple du bâtiment et de l’agriculture, dès qu’ils seront payés comme les employés de banque avec les mêmes avantages, ils seront réévalués et recherchés. Quand aux emplois de banque, dès qu’ils seront payé comme actuellement ceux du bâtiment et de l’agriculture, ils seront dépréciés.
C’est aussi simple.
Ma famille habite une province française en déclin économique. Deux de nos jeunes ont choisi des métiers manuels (construction notamment) et ont trouvé du travail facilement.
Par contre je connais des bac+6 en psycho socio qui galèrent depuis 10 ans.
@PL24 a écrit le 27 mai 2012 à 14 h 19 min
“Mais on s’en fiche complètement de savoir où est le marché de la consommation…”.
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Inutile d’aller plus loin sur votre vision de l’économie. Tout est dit dans la phrase précédente.
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@PL24 a écrit le 27 mai 2012 à 14 h 19 min
Le but de l’économie française n’est pas de vendre…
1°) de produire tout ce dont les ménages français et la France ont besoin.
2°) de donner à chaque Français qui le désire un métier et un moyen de gagner sa vie.”
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Vous venez d’inventer un nouveau paradigme économique. Mais vous êtes dans l’air du temps. La croissance infinie dans un monde aux ressources finies.
Vous avez la même réflexion qui consiste à dire “ouvrons les magasins le dimanche, les français consommeront plus”. Chacun a un budget de consommation, ce n’est pas l’ouverture du dimanche qui l’augmentera.
Vous parlez d’investissement. Vous souhaitez donc produire plus, tout en ayant aucun débouché pour votre production (?)
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@PL24 a écrit le 27 mai 2012 à 14 h 19 min
“1°) Il y a certains produits que nous sommes obligés d’importer comme le pétrole, le cacao, minerais, éponges,,..”
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Ces matières premières, il faut les payer, vous allez faire comment avec votre production que vous ne vendez pas, mais qui nécessite des matières premières achetées à l’étranger ?
Je vous engage sincèrement à créer votre entreprise et à produire pour produire sans marché nécessaire au débouché de votre production, qui permettrait à chacun d’avoir un métier en faisant fi de la productivité et du progrès technique…
Vous venez d’inventer un nouveau paradigme économique, financier, productiviste et consumériste. Surement un mélange entre le Troc, la monnaie virtuelle et le retour aux origines de l’humanité…
Dans tous les cas, Félicitation pour cette vision !