Les grands patrons prêchent le libéralisme dans un “manifeste” destiné au futur président

A deux jours du premier tour de la présidentielle, 25 grands patrons ont publié ce vendredi sous l’égide de l’Institut de l’entreprise un “manifeste », plaidoyer à tonalité libérale pour la réduction des dépenses publiques, la compétitivité et la refonte du “pacte social ». Ils ne s’engagent pas en faveur d’un candidat.

Les grands patrons veulent être entendus. Ciblés par la quasi-totalité des candidats à la présidentielle, ils ont choisi de riposter par un “manifeste ». Ce plaidoyer à tonalité libérale encourage le futur président à réduire les dépenses publiques, à encourager la productivité et la réforme du “pacte social ».


Prônant une “concentration de l’Etat sur son coeur de missions », les signataires appellent à une série de “mesures immédiates” comme l’indexation des retraites et prestations sociales “sur l’inflation diminuée d’un point” ou le gel des mesures générales d’augmentation des salaires dans la fonction publique.

Pour “restaurer la confiance des entrepreneurs », ils réclament une TVA sociale élargie à la CSG et à la fiscalité écologique, un “moratoire de 5 ans sur les règles sociales et fiscales des entreprises” ou un investissement “massif” dans la qualification des salariés. La refondation du pacte social, troisième volet de ce “manifeste” publié sur le site internet de l’Institut de l’entreprise (www.institut-entreprise.fr), “think tank” proche du patronat, viserait à faire du dialogue social un “levier de compétitivité ».

Cette refondation passerait selon eux par l’inscription de l’autonomie des partenaires sociaux dans la Constitution, une négociation annuelle sur la flexibilité ou l’assouplissement des conditions d’exécution du contrat de travail en période de crise. Pour Xavier Huillard, président de l’Institut de l’entreprise et PDG de Vinci, “bien-être, bien vivre, emplois, protection et cohésion sociales sont plus que jamais indissociables de la performance” des entreprises. C’est “l’enjeu du prochain mandat présidentiel », assure-t-il. Parmi les signataires figurent d’autres grands noms du patronat et du CAC40 parmi lesquels François Pérol (BPCE), Denis Kessler (Scor), Philippe Houze (Galeries Lafayette) et Gérard Mestrallet (GDF Suez).

La Tribune

Commentaires (4)

  1. 1972-2012 : le Club de Rome confirme la date de la catastrophe
    Rapport Meadows : “Le monde est en bonne voie vers le désastre”…

    Il y a quelques semaines, le Club de Rome célébrait le quarantième anniversaire de son célèbre rapport (surnommé “Halte à la croissance ?”), dit aussi Rapport Meadows, du nom de son principal rédacteur. Ce rapport avait été présenté au public le 1er mars 1972, à partir d’une commande faite par le même Club de Rome (créé en 1968) au Massachusetts Institute of Technology (M.I.T.) en 1970.

    Cette célébration a donné lieu à un symposium le 1er mars 2012, dont les conclusions sont présentées sur le site du Club de Rome. Dans le même temps, un des organismes en charge du rapport, le Smithsonian Institution, rend publique une version actualisée pour 2012 du rapport de 1972. Il s’agit, en fait d’un second rapport, utilisant la même méthodologie que le premier, avec les mêmes acteurs, le Club de Rome commanditaire et le M.I.T. exécutant. Les instruments d’analyse ont cependant été modernisés, pour tenir compte des importants progrès accomplis dans les méthodes d’observation et de prévision.
    Le point essentiel, que tous les gouvernements, que toutes les entreprises, tout les média auraient dû noter, est que le rapport de 2012 confirme celui de 1972. Celui-ci donnait soixante ans au système économique mondial pour s’effondrer, confronté à la diminution des ressources et à la dégradation de l’environnement. La situation est confirmée par la formule du Smithsonian Magazine, “The world is on track for disaster…”, autrement dit, “tout se déroule comme prévu pour que survienne le désastre”.
    La suite ici http://www.automatesintelligents.com/edito/2012/avr/rapport_meadows.html

  2. 72,6% de suffrages pour Sarkozy à Neuilly : Sarko est toujours président de Neuilly !
    Au fond il n’a pas de veine si tous les Français étaient riches comme ses amis du Fouquet’s ils voteraient tous pour lui !
    Salauds de pauvres …

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