Zone euro : “Une libéralisation brutale est une solution illusoire”

Xavier Timbeau, économiste, directeur du département prévision et analyse de l’OFCE, a répondu lors d’un chat vendredi aux questions des internautes sur Le Monde.fr.

Ne craignez-vous pas une explosion sociale comme on l’a vu l’été dernier à Londres ou comme on le voit tous les jours en Grèce, en Espagne… ? Les Irlandais, eux, ont commencé à refuser de payer certains impôts !

Oui, le risque est réel que la crise économique dérape en une crise politique et sociale. On a un ensemble de symptômes aujourd’hui, des affrontements violents entre les étudiants et la police au Royaume-Uni, en passant par le mouvement des “Indignés” en Espagne, les refus de payer l’impôt en Irlande, mais aussi en Grèce, et peut-être demain d’autres pays, les tensions sociales autour du racisme et de la peur de l’étranger, comme on l’a vu en Espagne, les mouvements quasi révolutionnaires qui pourraient émerger en Grèce. Et d’ailleurs le suicide de cette personne âgée en Grèce rappelle le démarrage de l’insurrection en Tunisie…

Ce sont des symptômes qui sont incontestables. Il y a aussi un risque politique : des élections sont ou vont être engagées dans un certain nombre de pays, la défaite électorale du parti de Rajoy en Andalousie, la tenue des élections prochainement en Grèce ou en Italie à un horizon un peu plus éloigné font qu’il peut y avoir de graves crises politiques ou des mouvements populaires, des révoltes contre une certaine vision de l’Europe, avec des conséquences qui peuvent être assez considérables.

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Commentaires (9)

  1. “la tenue des élections prochainement en Grèce ou en Italie à un horizon un peu plus éloigné font qu’il peut y avoir de graves crises politiques ou des mouvements populaires,”

    Donc, ce sont les élections et la démocratie qui sont responsable des crises politiques.

  2. toutafait, c’est pourquoi bruxelles veut supprimer les libertes des peuples et leurs souverainetes comme ca plus de rebellion ou de revolution.

  3. Qui sème le vent récolte la tempête… Cela prouvera seulement que la plupart de ces misérables étudiants en soi-disant “sciences politiques”, qui, doués de leur seul conditionnement idéologique, voulaient conquérir le monde, n’entendaient absolument rien à la nature humaine ni au ressort des nations et des peuples. Que de gâchis !

  4. Le 7 mai 2012, le carrosse du mouton de votant se transformera en vulgaire citrouille, et le prince charmant de président en épouvantable crapaud !
    “Voter, c’est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c’est renoncer à sa propre souveraineté. Qu’il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d’une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu’ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir.

    Voter, c’est être dupe ; c’est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d’une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre.
    http://temple-hermes-thoth.blogspot.fr/

  5. Bonjour,

    Sûr que nous allons vers une dégradation de la situation !

    C’est mécanique: (croissance du PIB) ==> (+ de pétrole) Il en a toujours été ainsi. Or, nous avons atteint le pic pétrolier, disent les experts réunis sur cette tribune: http://tribune-pic-petrolier.org/ Donc, nous allons avoir moins de pétrole. (- de pétrole) ==> (baisse du PIB).

    Ce qui serait insupportable, c’est que les français votent aux élections sans savoir ce que feront les candidats qui nous promettent de la croissance: ils ont des pouvoirs surnaturels ou quoi ?

    Cet appel est à signer et diffuser: faut se mobiliser !

  6. On a compris tout çà, Michèle. On a compris.
    La question est de savoir comment changer la règle afin d’en adopter une autre, dont les grandes lignes nous sont aussi connues :
    - mandat non renouvelable, et durée très courte,
    - interdiction à vie de revenir sur la scène politique une fois le mandat expiré,
    - rémunération du mandat peu attractive,
    - responsabilité pénale,
    - hypothèque du Trésor sur tous les biens immobiliers du mandataire,
    - gage sur tous ses biens mobiliers,
    - interdiction de toute confusion d’intérêts,
    - nominations de tous copains interdites à toutes autres fonctions, pendant la durée du mandat,
    - contrôle efficace de l’exécution du mandat par un pouvoir judiciaire indépendant, avec voies de recours suffisantes pour écarter d’éventuels excès du pouvoir judiciaire.

    Bref, on a les moyens. Le problème, c’est comment changer la donne ? Par une nouvelle constitution, actuellement ?…
    Personne n’y croit.
    La donne changera dans le sang. Comme cela a été pratiqué par l’humanité depuis toujours.

  7. @ Just a écrit le 11 avril 2012 à 7 h 59 min

    La question est de savoir comment changer la règle afin d’en adopter une autre, dont les grandes lignes nous sont aussi connues :

    - autorisation des cumuls, mais interdiction de cumul des rémunérations,
    - diminution des 2/3 Du nombre de mandats politiques, suppression de tous les privilèges fiscaux et sociaux, et doublement de leurs rémunérations
    - interdiction de cumuler des revenus commerciaux, industriels ou financiers privés, et un traitement dans la fonction publique; interdiction d’être fonctionnaire ou élu, et fournisseur ou prestataire de l’administration ou d’un établissement public;
    - interdiction des votes par procuration, donc obligation de présence,
    - responsabilité pénale,
    - hypothèque du Trésor sur tous les biens immobiliers du mandataire,
    - gage sur tous ses biens mobiliers,
    - interdiction de toute confusion d’intérêts,
    - contrôle efficace de l’exécution du mandat par un corps d’inspection indépendant, avec voies de recours suffisantes pour écarter d’éventuels excès du pouvoir judiciaire.


    - Interdiction aux hauts-fonctionnaires des administrations centrales de se présenter à un mandat électif, afin de respecter le principe de séparation des pouvoirs;
    - Interdiction du lobbying, en application de la loi sur le traffic d’influence;
    - abandon définitif de la fonction publique en cas de pantouflage;
    - l.

  8. Rajoy met en garde les européens
    Reuters Publié le 11/04/2012 à 15:48
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    Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a invité mercredi les dirigeants de l’Union européenne à faire preuve de retenue quand ils parlent de l’Espagne.

    “Je souhaite dire ce qui suit en relation avec certaines déclarations qui ont été faites dans l’Union Européenne (UE) et plus explicitement hier soir par certains dirigeants de l’UE”, a déclaré Mariano Rajoy devant des élus parlementaires du Parti populaire (PP).

    Selon la presse, le président du Conseil italien, Mario Monti, a indiqué mardi que les problèmes financiers de l’Espagne étaient la principale raison des tensions renouvelées sur les marchés de la dette en Europe.

    Mariano Rajoy, sans citer qui que ce soit, a ajouté: “Nous attendons qu’ils prennent leurs responsabilités et qu’ils soient plus prudents dans leurs déclarations”.

    “Nous, le gouvernement espagnol et les Espagnols, ne sommes contre personne, nous ne parlons pas des autres pays. Nous souhaitons le meilleur à tous les pays de l’UE et de la zone euro. Ce qui est bon pour l’Espagne est bon pour la zone euro”, a-t-il ajouté.

    Il est clair que nous ne sommes pas loin d’un clash politique entre le nord et le sud de la zone euro !

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