Maroc : Nouvelle usine Renault, symbole de notre suicide économique !

Chômage des travailleurs européens ou profits des multinationales dans les pays émergents fournissant des produits manufacturés à l’Europe : il va falloir choisir ! Sinon la révolte éclatera d’une façon inéluctable lorsque le taux de chômage sera tellement insupportable que la folie libre échangiste mondialiste apparaîtra comme un nez au milieu de la figure !

Pour l’instant, nous sommes seulement à mi-chemin de la gigantesque entreprise de désindustrialisation initiée dans les années 1950 aux États-Unis pour favoriser les grandes entreprises américaines, et dont le flambeau a été depuis repris par toutes les sociétés multinationales de la planète ! Pendant ces trente dernières années, la France a perdu trois millions d’emplois industriels, l’une des principales raisons de la crise de notre dette souveraine ! Si un protectionnisme douanier ne se met pas en place d’une façon urgente, les choses vont encore aller en s’accélérant ! L’oligarchie mondiale  managériale, actionnariale et financière a des intérêts en totale contradiction et en opposition frontale avec le désir des peuples européens de garder leur « savoir faire » et leur emploi !

L’usine géante Renault de Melloussa au Maroc

Alors que la production automobile de Renault recule dans l’Hexagone, l’usine géante de Melloussa au Maroc dans la zone franche du port de Tanger, avec une capacité de 340 000 véhicules par an, commence à produire des voitures « low-cost » sous la marque Dacia. Le site a pour vocation d’exporter à 85 % vers le Vieux Continent. Cette usine marocaine vient s’ajouter au site roumain de Pitesti qui produit  813 000 voitures par an. Renault et les équipementiers de la région de Tanger pourraient créer 40 000 emplois ! Le salaire net mensuel d’un ouvrier marocain est de 250 euros par mois, contre 446 euros par mois en Roumanie. Le coût salarial horaire d’un ouvrier dans les usines Renault est de  30 euros par heure en France, 8 euros par heure en Turquie, 6 euros par heure en Roumanie et, ô surprise, 4,5 euros par heure au Maroc, à deux jours de bateau des côtes françaises, Algésiras en Espagne étant seulement à 14 km ! C’est la raison pour laquelle le monospace « Lodgy 5 ou 7 places » (10 000 euros) fabriqué à Melloussa sera deux fois moins cher que le Renault Grand Scenic (24 300 euros) assemblé à Douai. Il ne fait donc aucun doute qu’à terme, suite au rapport qualité/prix et en faisant abstraction de quelques gadgets Marketing et des dénégations du groupe Renault, les consommateurs  français, s’ils ne sont pas trop bêtes, achèteront des Lodgy fabriquées au Maroc en lieu et place des Grand Scenic fabriquées à Douai ! Bref, une délocalisation élégante supplémentaire avec les miracles et les mensonges de la pub et du  marketing comme paravent !

Alors que faire ? Qui incriminer ? Certainement pas Carlos Ghosn et  les dirigeants de Renault qui font parfaitement leur travail avec les règles du jeu actuel, car ils rendent compte à leurs actionnaires et  doivent affronter une concurrence terrible, la survie du groupe  Renault étant même en jeu s’ils ne délocalisent pas ! Non, les responsables, ce sont nous les citoyens, nous les électeurs, qui acceptons cette règle économique du jeu; les  principaux coupables, ce sont nos hommes politiques incapables, gestionnaires à la petite semaine avec un mandat de cinq ans, subissant les pressions du MEDEF et des médias à la solde  des entreprises multinationales ! Les dirigeants d’entreprise et les clubs de réflexion qui mentent comme ils respirent, le MEDEF, tout comme le lobby des affaires à Washington et à Bruxelles, voilà ceux qui sont à l’origine du mal et nous injectent délibérément car conforme à leurs intérêts  financiers, le virus, le venin destructeur  malfaisant du libre échangisme mondialiste dans nos veines ! Le mondialisme doit laisser sa place d’une façon urgente à un libre échangisme strictement européen ! Les hommes politiques des démocraties occidentales ne sont pas des hommes d’État, mais des gagneurs d’élection et ne voient pas plus loin que le bout de leur nez; ils ne s’intéressent en aucune façon aux intérêts économiques à long terme de la France et de l’Europe ! Ils attendent tout simplement la catastrophe du chômage structurel inacceptable et la révolte des citoyens pour réagir, comme cela a été le cas en Argentine et comme c’est le cas actuellement avec la crise des dettes souveraines.

Les idées de la préférence communautaire et du Prix Nobel Maurice Allais triompheront !

Les idées de Maurice Allais triompheront car elles sont justes et correspondent aux tristes réalités que nous vivons ! On ne peut pas arrêter une idée lorsqu’elle est juste ! L’idéologie économique libre échangiste mondialiste s’écroulera totalement devant les réalités du chômage, comme le Mur de Berlin en raison de l’inefficacité du système soviétique, comme l’idéologie droit-de-l’hommiste devant les réalités néfastes de l’immigration extra-européenne avec à terme les perspectives d’une  guerre civile ! Il est clair qu’il faut changer le Système, non pas en attendant la disparition totale de notre industrie, mais dès maintenant en mettant en place tout simplement des droits de douane au niveau européen ! Même l’Allemagne ne réussira pas à terme à s’en sortir avec le libre échange mondialiste. Elle résiste encore aujourd’hui car elle n’a pas fait les mêmes bêtises que les autres pays européens, mais à terme elle sera également  laminée par la montée en puissance de l’éducation et le trop bas coût de la main- d’œuvre dans les pays émergents. Aux Européens de savoir préserver les débouchés de leur marché domestique suffisamment grand pour assurer un minimum d’économies d’échelle ! La « théorie des débouchés » va très vite revenir à l’ordre du jour !

La vieille théorie des « avantages comparatifs » de Ricardo n’a plus grand-chose à voir avec la réalité. Pour la première fois dans l’histoire du monde, des États (la Chine, l’Inde et le Brésil) vont en effet posséder une population immense ainsi qu’une recherche et une technologie excellentes. L’égalisation par le haut des salaires, selon la théorie de Ricardo, n’ira nullement de soi du fait de « l’armée de réserve » rien qu’en Chine de 750 millions de  ruraux, soit 58 % de l’ensemble de la population, capables de mettre toute l’Europe et les États-Unis au chômage. 300 millions d’exclus vivent, selon la Banque asiatique du développement, dans l’Empire du milieu, avec moins d’un euro par jour. La Chine ne se classe qu’au 110e rang mondial du P.I.B. par habitant. Ce ne sont pas quelques succès épars européens mis en avant par les médias, suite à des effets de mode ou de luxe, qui doivent nous faire oublier le tsunami du déclin des industries traditionnelles en Europe (quasi-disparition des groupes Boussac, D.M.C. et de l’industrie textile dans le Nord de la France, de l’industrie de la chaussure à Romans, de l’industrie navale, des espadrilles basques…). Les pays émergents produiront inéluctablement de plus en plus, à bas coût, des biens et des services aussi performants qu’en Europe ou aux États-Unis. Les délocalisations deviennent donc structurelles et non plus  marginales !

L’épouvantail contre le protectionnisme mis en avant par les lobbies du MEDEF et des multinationales comme quoi 25 % des Français  travaillent pour l’exportation est un mensonge d’État parfaitement mis en avant par Gilles Ardinat d’une façon indiscutable dans le dernier Monde Diplomatique. Les multinationales, le MEDEF confondent délibérément valeur ajoutée et chiffre d’affaires des produits exportés, ce qu’il fait qu’ils arrivent au ratio fallacieux de 25 %. La vérité est qu’un salarié français sur 14 seulement vit pour l’exportation en France (cf. Gilles Ardinat, « Chiffres tronqués pour idée interdite », dans Le Monde Diplomatique, p. 12, janvier 2012) !

Dans un système de préférence communautaire, l’Europe produirait davantage de biens industriels et ce que perdraient les consommateurs européens dans un premier temps en achetant plus cher les produits anciennement « made in China », serait plus que compensé par les valeurs ajoutées industrielles supplémentaires créées en Europe. Ces dernières  augmenteraient le P.I.B. et le pouvoir d’achat, tout en créant des emplois stables et moins précaires, système que la C.E.E. a connu et qui fonctionnait très bien. Alors, au lieu de s’en tenir au Diktat idéologique de Bruxelles et au terrorisme intellectuel anglo-saxon du libre échange, remettons en place le système de la préférence communautaire !

Les investissements occidentaux et les délocalisations

Il importe  de faire la distinction entre marché domestique européen  intérieur et marché d’exportation. Ce qu’il faut, c’est, grâce à une politique douanière de préférence communautaire, fermer l’accès aux pays émergents qui détruisent les emplois européens pour des produits consommés sur le marché intérieur européen.

Il n’est pas réaliste d’accepter le dogme stupide que délocaliser la production physique d’un bien ne représente qu’une infime partie de sa valeur, même s’il est inéluctable que le poids relatif de l’Occident continue à décliner au profit de l’Asie. Intégristes du tout marché et théoriciens d’un libéralisme de laboratoire se délectent du déclin de la France et des États-nations ; complices ou naïfs, ces inconscients nous emmènent à la guerre économique comme les officiers tsaristes poussaient à la bataille de Tannenberg des moujiks armés de bâtons. Les Européens ne peuvent se contenter d’une économie composée essentiellement de services. La seule façon de s’en sortir pour tous les pays européens, et plus particulièrement la France, est de réduire d’une façon drastique le nombre des fonctionnaires et les dépenses publiques, diminuer la pression fiscale sur les entreprises et les particuliers, mettre en place une politique industrielle inexistante à l’échelle de l’Europe, développer la recherche et l’innovation, encourager le développement des jeunes pousses, favoriser le développement des entreprises moyennes, et enfin restaurer la préférence communautaire avec des droits de douane plus élevés ou des quotas afin de compenser les bas salaires des pays émergents !

Le problème de fond du déficit commercial  de la France n’est pas lié au taux de change de l’euro, mais au coût du travail. Le coût horaire moyen de la main d’œuvre dans l’industrie manufacturière est de l’ordre de vingt dollars en Occident contre un dollar en Chine ! Un ouvrier en Chine travaille quatorze heures par jour, sept jours sur sept. 800 millions de paysans chinois dont deux cents millions de ruraux errants forment une réserve de main-d’œuvre inépuisable capable de mettre les États-Unis et toute l’Europe au chômage, nonobstant la main d’œuvre tout aussi nombreuse d’autres pays émergents !

Attirés par les bas salaires, les investissements étrangers en Chine  s’élèvent à plus de cent milliards de dollars par an, soit davantage qu’aux États-Unis. Le fait que les exportations chinoises soient réalisées à 65 % par des entreprises détenues totalement ou partiellement par des Occidentaux n’est qu’un argument de plus pour nous endormir et une étape intermédiaire dans le déclin programmé du continent paneuropéen et de l’Occident. Les seuls investissements justifiés géopolitiquement  sont les implantations  pour s’intéresser au marché domestique chinois, des autres pays d’Asie et de tous les pays émergents. Ce qu’il faut bien évidemment combattre, ce sont avant tout les investissements européens en Chine ou ailleurs pour alimenter le marché européen qui sont suicidaires mais justifiés pour les chefs d’entreprise, tant que les Européens et la Commission de Bruxelles n’auront pas rétabli la préférence communautaire et des droits de douane afin de compenser les bas coûts de main-d’œuvre chinois, source première  du chômage et de la précarité en Europe.

Conclusion

Il ne faut pas acheter français, ce qui ne veut plus rien dire, mais acheter « fabriqué en France »  en se méfiant des noms francisés et des petits malins avec des usines tournevis ou d’assemblage dont toute la valeur ajoutée industrielle viendrait en fait des pays émergents ! Seule une politique de droits de douane défendra l’emploi du travailleur européen et  combattra efficacement  d’une façon implacable le recours démesuré  aux  sous-traitants  étrangers ! Tout cela est si simple, si clair, si évident qu’il nous manque qu’une seule chose, comme d’habitude, dans notre société décadente : le courage ! Le courage de  changer le Système, le courage de combattre les lobbies des entreprises multinationales avec les clubs de réflexion à leur botte, le courage de mettre en place une protection tarifaire , mais  sans tomber  pour autant dans le Scylla du refus de l’effort, de l’innovation, du dépassement de soi, du refus de s’ouvrir au monde et de tenter d’exporter autant que possible, le Scylla de l’inefficacité  et des rêveries socialistes utopistes  qui refusent la concurrence et l’efficacité intra-communautaire. L’introduction de la T.V.A. sociale est une excellente décision, mais elle est totalement incapable de compenser les bas salaires de l’usine marocaine Renault de Mélissa et ne vaut que pour améliorer la compétitivité de la Maison France par rapport aux autres pays européens !

Europe Maxima

Commentaires (26)

  1. « Alors que faire ? Qui incriminer ? Certainement pas Carlos Ghosn et les dirigeants de Renault qui font parfaitement leur travail avec les règles du jeu actuel [...] Non, les responsables, ce sont nous les citoyens, nous les électeurs, qui acceptons cette règle économique du jeu; les principaux coupables, ce sont nos hommes politiques incapables, gestionnaires à la petite semaine avec un mandat de cinq ans, subissant les pressions du MEDEF et des médias à la solde des entreprises multinationales ! Les dirigeants d’entreprise et les clubs de réflexion qui mentent comme ils respirent, le MEDEF, tout comme le lobby des affaires à Washington et à Bruxelles, voilà ceux qui sont à l’origine du mal »

    Ce ne serait pas un peu contradictoire? Il ne faut pas incriminer les dirigeants de grandes entreprise, mais en fait si?
    Ou bien est-ce notre faute? Comme si le système allait se faire intimider par des élections?

  2. Délocalisation et immigration sont a priori contradictoires. On ne peut pas avoir le beurre et l argent du beurre

  3. Renault a mieux joué le coup que Peugeot qui a conservé beaucoup trop d’activités en France .
    Renault a racheté avec succès DACIA et est en train d’acquérir AVTOVAZ(fabricant des LADA..

    Il faut se rendre compte que les pouvoirs publics français ont complètement coincé les constructeurs automobiles français par leur politique hystèrique de lutte contre la voiture .
    Ou bien les constructeurs français construisent de petites voitures en france et elles ne sont pas compétitives,ils doivent donc les vendre à perte
    ou bien ils construisent des voitures haut de gamme ( avec des marges plus importantes ) mais qu’ils n’arrivent pas à vendre compte tenu des persécutions dont sont victimes les automobilistes .

    Cette situation va perdurer et meme s’aggraver au grand bénéfice des constructeurs allemands qui ont un marché domestique naturel crée par leur réseau d’Autoroutes gratuites et sans limitation de vitesse.

  4. Mais, ils l’attendent de pied ferme, la révolte. L’UE a même déjà constitué une force pour cela : l’EUROGENDFOR, forte de 3000 hommes et stationnée à Vincenza (Italie). Cette force a été créée à l’initiative de MAM suite aux émeutes de la jeunesse musulmane immigrée. EUROGENDFOR n’est rien d’autre qu’une gendarmerie paramilitaire, qui doit intervenir en cas de crise en Europe, en lieu et place des armées régulières, pour ne pas donner l’impression que l’armée d’un pays tire sur ses propres citoyens. (Discours de Udo Ulfkotte lors du KOPP-Kongress)
    http://info.kopp-verlag.de/hintergruende/deutschland/redaktion/europa-vor-dem-crash-kopp-kongress-ein-voller-erfolg.html;jsessionid=9244109029DDB83FF19CD462F357B1A2

    Et puis, ce n’est pas un suicide, mais un assassinat économique. Boycottez Renault et achetez Toyota !

  5. Des droits de douane aux frontières de l’Europe, c’est bien mais, aux frontières de la France, c’est mieux car les disparités de salaire entre pays européens empêcheraient la réindustrialisation souhaitée par l’auteur.
    Quant à la TVA sociale (qui n’a de social que le nom), elle n’a rien à voir avec une taxe sur les produits importés, elle n’est qu’une augmentation d’impôts de plus.

  6. Mélencon est contre les délocalisations mais en même temps contre la priorité nationale. Position d’imbécile.
    Car pour un chômeur français, que son emploi soit occupé par un marocain dans une usine française installée au Maroc ou bien par un travailleur marocain dans une usine française en France, c’est kif kif bourricot !

  7. C’est pire a Renault trucks, ou je travaille, tout absolument tout est fait a l’etranger mais en mieux qu’a Renault Voitures, nous on ne delocalise pas, on a tout abandonne aux equipementiers, qui sont tous etrangers .
    Les moteurs.
    Les Chassis
    Les boites de vitesses
    Les Ponts et Essiseux.
    L’electronique
    On ne fabrique plus rien, on a meme pas a delocaliser.
    Ce qui fait que maintenant ont est completement dependant des equipementiers.

  8. à alte
    ou plutôt l’inverse, les relations constructeurs auto / aquipementiers son exécrables ce qui met à mal la solidarité que l’on veut nous imposer au profit des multinationales auto

  9. « RENAULT Drive the change », vu aussi « Quality made ».

    Un franchouillard ne peut pas acheter cette marque (non?).

  10. Ahahahaha !!!

    BAC 40 qui nous dit que si Renault délocalise, tenez-vous bien, c’est surtout parce que « les pouvoirs publics français ont complètement coincé les constructeurs automobiles français par leur politique hystèrique de lutte contre la voiture » !!!

    OK, les automobilistes sont brimés en France, je ne suis pas le dernier à le dire et à le critiquer, mais de là à attribuer aux zones 30, aux couloirs de bus et aux radars la responsabilité des délocalisations des constructeurs de voitures françaises, il fallait oser !

    Franchement, BAC, là je baisse votre note à 4 avec une perspective négative.

    Z’êtes sûr que tout va bien ?

    Ce que vous appelez la « compétitivité », c’est un mirage, bon sang !

    Ce sont vos satanés libre-échange et déréglementation douanière, votre satané anti-protectionnisme, qui permettent le dumping salarial asiatique et marocain !… Comment espérez-vous être compétitif, à poil contre un adversaire surarmé ?

  11. Renault délocalise.
    Fabrique la Clio en Slovénie et en Turquie.
    Peugeot produit la 207 en Slovaquie.

    Toyota a créé une usine à Onnaing (Valenciennes) et a fait venir ses sous-traitants dans la région Nord-Pas-de-Calais.

    Même type de bagnole, même gamme.
    Allez comprendre !!!!

    Pour moi le choix et vite fait. Puisque je n’aime pas les grosses caisses, ma prochaine voiture sera une YARIS.

  12. « Alors que faire ? Qui incriminer ? Certainement pas Carlos Ghosn et les dirigeants de Renault qui font parfaitement leur travail avec les règles du jeu actuel [...] Non, les responsables, ce sont nous les citoyens, nous les électeurs, qui acceptons cette règle économique du jeu; les principaux coupables, ce sont nos hommes politiques incapables, gestionnaires à la petite semaine avec un mandat de cinq ans, subissant les pressions du MEDEF et des médias à la solde des entreprises multinationales ! Les dirigeants d’entreprise et les clubs de réflexion qui mentent comme ils respirent, le MEDEF, tout comme le lobby des affaires à Washington et à Bruxelles, voilà ceux qui sont à l’origine du mal »

    Ce ne serait pas un peu contradictoire? Il ne faut pas incriminer les dirigeants de grandes entreprise, mais en fait si?
    Ou bien est-ce notre faute? Comme si le système allait se faire intimider par des élections?

    Huscarl

    De quoi apporter de l’eau au moulins de votre réflexion sur la responsabilité des chefs d’entreprise dans cette affaire de délocalisation massive : http://www.amazon.fr/Citoyen-du-monde-Carlos-Ghosn/dp/2246630916/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1329754931&sr=8-1

  13. Qui peut croire que les français vont acheter des voitures et voyager en transports en commun ?
    La persécution des automobilistes,l’impossibilité de circuler et de stationner
    flingue notre industrie automobile qui fait vivre directement et indirectement près de 5 millions de personnes .

  14. Je suis d’accord avec Eisbar. On ne peut pas reprocher à Renault de s’adapter au monde qui l’entoure.
    On veut quoi? Que l’entreprise fassent des choix politiques vaseux au lieu de suivre la seule route possible pour une SA qui est la maximisation du profit et de l’investissement. Hors de cette route c’est la mort assurée pour une entreprise qui doit affronter la compétition.
    Les responsables sont les électeurs qui ont appuyés les décideurs politiques Européens et Français sans relache. Qu’ils ne viennent pas se plaindre s’il pleut dans la maison et le vent s’engouffre quand l’automne arrive. ils ont brûlé les portes de leur maison et percé des trous dans la toiture quand le soleil brillait au milieu de l’été.
    Je ne peux que leur souhaiter de réparer vite avant que l’hiver ne les saisisse pour de bon.

  15. @ Bac 40

    Nos entreprises subissent des normes répressives +1 mais l’automobiliste n’est pas plus emmerdé si il a une renault qu’une Hyundai.

    Une fois notre industrie morte, pour continuer à croître c’est l’industrie allemande qui sera concurrencée.

  16. J’ai fait un petit contresens: A force de suivre des copier/coller/répondre j’ai perdu le fil des avis. Eisbar ou Huscarl ne semble pas de mon avis.
    Je vais continuer de développer quand même.
    On a un exemple d’une entreprise qui récemment, (volontairement ou non), a raté un ou deux virages et est partie droit dans le mur. Kodak. « Malheur aux vaincus » s’applique très bien aux monde des affaires. Les salariés sont en train de faire leurs cartons en ce moment.
    N’oublions pas que l’avenir est toujours une odyssée dans un « unchartered territory » et qu’il convient pour un responsable de ne prendre aucun risque et ne manquer aucune occasion de développement au risque de faire périr ses compagnons.
    Je ne trouve pas Ghosn particulièrement sympathique mais je ne peux lui reprocher de placer ses billes comme il l’entend.
    Si on est pas d’accord avec l’union méditerranéenne et l’union européenne on peut toujours voter pour des candidas qui s’y opposent.

  17. « Alors que faire ? Qui incriminer ? Certainement pas Carlos Ghosn »

    Un procès pour haute trahison suivit d’une exécution et les candidats au « suicide économique » se feront plus rares.

  18. Par pitié est ce que quelqu’un peut m’éclairer ? Voila, je viens de temps en temps sur ce site qui à l’air assez objectif et il y à déja quelques temps que cette question me turlupine ( à vrai dire depuis la veille de l’ouverture de cette fameuse usine lors de l’ émission « les grandes geules  » sur RMC:
    si j’ai tout bien écouté l’usine nous prive de 2600 emplois, le salaire de ces emplois est de 250 euros mensuel, l’usine sortirait 340000 véhicules par an à 10000 ou 12000 euros (chiffre different selon le média) or je n’ai pu m’empecher de faire cet horrible calcul:
    2600(salariés) x 250(salaire mensuel) x 12(mois) divisé par 340000(vehicules) EST EGAL A 22euros94cents PAR VEHICULE !!!!!!!
    y à t’il quelqu’un qui peut m’expliquer ce que je néglige dans mon raisonnement ? D’autres ont il déja fait ce calcul ? Suis-je complétement à coté de la plaque ou bien la manipulation des masses atteint elle de tel sommets ?

  19. Borowic a écrit le 20 février 2012 à 12 h 15 min
    Délocalisation et immigration sont a priori contradictoires.

    sauf si le but est juste d’assassiner un peuple …

  20. Renault s’est pris à son propre piège, avec la dacia. Regardez le positionnement des constructeurs allemands, tous situés sur le haut de gamme, à observer aussi les nouvelles peugeot, il n’existe qu’un seul marché viable quand on a une monnaie forte celui du haut de gamme. renault est déjà mort. les voitures asiatiques sonneront leur glas.

  21. @JesuisFrançaisdesouche a écrit le 20 février 2012 à 22 h 18 min
    « A quand les galettes bretonnes fabriquées en Tunisie? »

    tu dois avoir un train de retard , ca existe deja , exemple : moutarde Maille : Made in Turquie

    ceci n’est qu’un exemple parmis d’autres

  22. Les Chinois vont construire des voitures destinées au marché européen en Bulgarie.
    Les Chinois délocaliseraient aussi ?

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