La «tension psychologique insurrectionnelle»

Par Philippe Grasset

Honoré Daumier, "L'insurrection" (1860)

(…) Dans Notes sur l’impossible “révolution” du 24 septembre 2009, sur dedefensa.org, était exprimée la conviction que les mouvements d’insurrection et de révolte auxquels nous avons l’habitude de nous référer sont définitivement dépassés parce que totalement inefficaces, voire contreproductifs.

Pour diverses raisons exposées dans l’analyse, de tels mouvements sont condamnés par avance s’ils prétendent obtenir directement un résultat décisif correspondant au but d’insurrection de ceux qui l’initient. Pour moi, c’est un fait indiscutable, même si le mouvement parvient à un résultat tangible.

(Résultats tangibles de telles actions, si elles pouvaient avoir lieu ? Soit changer le régime des retraites, soit, plus hypothétiquement, prendre d’assaut le Palais de l’Elysée et habiller Sarko en sans-culotte ou en scout du Secours Catholique ; soit même, pour des Irlandais colériques et qu’on sait être coriaces et courageux, des émeutes insurrectionnelles ne menant qu’au même cul de sac de la prise d’un pouvoir politique dont ils ne sauraient que faire puisque leur pays, comme les autres, n’est qu’un maillon du système et rien d’autre. Le seul cas où une action politique réelle peut donner directement un résultat décisif, par son caractère intrinsèque de psychologie insurrectionnelle réalisant effectivement une attaque contre le cœur de la psychologie du système, c’est l’éclatement de l’Amérique avec la destruction de l’American Dream qui s’ensuit, – perspective qui, soit dit en passant, ne doit pas nous paraître rocambolesque lorsqu’on lit le dernier article de Paul Krugman.)

Cette affirmation de “l’impossibilité d’une révolution” selon le sens classique ne doit certainement pas être prise comme une affirmation désespérée, désenchantée et nihiliste si vous voulez, mais simplement comme la prise en compte du fait que nous sommes dans une époque différente, où les forces en action sont complètement différentes de celles qu’on observait dans l’époque précédente (Epoque psychopolitique et plus du tout géopolitique, où il n’y a plus aucun rapport de cause à effet entre une action politique de rupture violente, même réussie, et un changement décisif du système).

Voilà mon postulat de base, qui s’applique essentiellement dans les pays du bloc occidentaliste-américaniste, – c’est-à-dire dans les seules situation où vous pouvez toucher le système au cœur ; dans ces conditions nouvelles, “toucher au cœur le système” deviendrait alors, plutôt qu’effectivement parvenir à sa destruction d’une façon directe, accélérer puissamment, voire décisivement, son mouvement de destruction interne déjà en cours, du fait de ses propres tares fondamentales.

Je vais tenter d’expliquer les caractères de cette nouvelle situation d’abord, ce qui peut être fait ensuite, comment ce qui peut être fait peut être exploité efficacement, sinon décisivement, enfin.

La psychologie, l’arme de l’insurrection

Je mets en avant bien entendu, avant toute chose, le facteur de la psychologie, qui est complètement essentiel dans mon propos. C’est par lui que tout passe, à cause de la puissance du système de la communication, instauré par le système général mais qui, à cause de ses spécificités contradictoires, joue un “double jeu”, alors que l’autre composante du système général, le système du technologisme, est dans une crise si profonde qu’elle pourrait être qualifiée de terminale, – ce qui est ma conviction.

(Sur ce dernier point, quelques mots… Je me demande chaque jour, chaque heure, chaque minute, comment on peut encore substantiver en termes de capacités politiques et militaristes également efficaces jusqu’à lui prêter un caractère de quasi invincibilité, un système dotée de cette puissante effectivement colossale, qui étouffe littéralement sous l’accumulation de centaines et de centaines de milliards de dollars annuels, qui est incapable de fabriquer un avion de combat [JSF], incapable de prendre une décision contractuelle [KC-X], incapable au bout de neuf ans de comprendre les données fondamentales absolument primaires de la guerre où elle se débat comme dans un pot de mélasse [Afghanistan], etc. Et l’on croirait, par exemple, qu’un excrément bureaucratique de plus [le “concept stratégique de l’OTAN”] irait changer quelque chose, sinon accroître encore le désordre général et la paralysie ossifiée de cette bureaucratie ? Il y a parfois l’impression qu’une telle observation du système par ceux qui professent leur immense aversion pour lui, témoigne également de la part de ces mêmes critiques d’une singulière fascination pour lui, comme une croyance paradoxale dans la magie de ce même système. C’est lui faire bien de l’honneur, et s’en informer fort mal.)

Poursuivons… Donc le système de la communication est un Janus. Il sert le système général mais, également, il le trahit joyeusement dès que les arguments auxquels il est sensible (sensationnalisme, méthodologie de l’effet, etc.) se retrouvent dans des appréciations contestataires du système, non par goût de la trahison mais par goût de l’apparat et de l’effet de ces informations, qui ont alors sa faveur puisqu’elles font marcher la machine (Vous savez, cette remarque désolée que fait parfois tel ou tel président, tel ou tel ministre, aux journalistes, même des journalistes-Pravda ses fidèles alliés : “mais pourquoi mettez-vous toujours l’accent sur les mauvaises nouvelles ?” Pardi, parce que c’est ça qui est “sensationnel”, qui fait marcher le système de la communication, et parce qu’il n’y a rien de mieux que les “mauvaises nouvelles” pour faire marcher le système, et qu’en plus il n’y a plus aujourd’hui que des “mauvaises nouvelles”).

Par conséquent, Janus est de tous les coups, il marche avec son temps (“il n’y a plus aujourd’hui que des mauvaises nouvelles”) et il est ainsi devenu, sans intention délibérée, la plus formidable machine à influencer les psychologies dans le sens de la déstructuration du système.

En répercutant les commentaires alarmistes des serviteurs du système concernant les dangers d’insurrection des populations de notre système pourtant si cajolées de mots ronflants, le système de la communication contribue grandement à créer un climat psychologique insurrectionnel. Mais ce climat n’engendre rien de décisif dans ce qu’on juge être décisif, – l’action “révolutionnaire”, – parce que nul ne sait comment s’insurger efficacement de cette façon-là.

C’est cette idée de cette situation sans précédent, qui renverse complètement les situations connues : hier, tout le monde savait ce que serait une “révolte”, c’est-à-dire par le moyen de la “violence révolutionnaire”, l’inconnue résidant dans le fait qu’on ignorait quand existerait une volonté ou une occasion de la faire ; aujourd’hui, tout le monde admet qu’il existe partout une volonté d’insurrection, l’inconnue résidant dans le fait qu’on ignore quelle forme pourrait et devrait prendre cette insurrection.

Alors, il y a partout des protestations, des manifestations, des initiatives spontanées parfois étranges, qui ne débouchent sur rien de définitif, et l’on s’en désole ; mais l’on n’a pas raison parce qu’elles ont aussi l’effet d’accroître constamment cette tension psychologique insurrectionnelle.

L’essentiel est dans ce bouillonnement psychologique. Prenez le cas d’Eric Cantona (voir le texte du 22 novembre 2010) ; type pas sérieux, Cantona, provocateur, people et ainsi de suite. Ce qui est accessoire en l’espèce – mais d’ailleurs sans préjuger des effets éventuels de cette “initiative spontanée” (retrait massif d’argent des banques), car nous ne sommes pas au bout de nos surprises –, c’est de prendre trop au sérieux la proposition de Cantona, en disant et expliquant “ça marchera”, ou bien “ridicule, ça ne marchera pas”.

Pour l’instant (cette restriction bien comprise), l’analyse de la chose n’a strictement aucun intérêt. Ce qui importe et rien d’autre, c’est la contribution involontaire de Cantona, idole people des foules, à la montée de la tension psychologique insurrectionnelle. On pourrait définir ce que je nomme “psychologie insurrectionnelle”, un exemple très précis et extrême à cet égard, dans un texte de l’écrivain et poète US Linh Dinh, sur OnLineJournal, le 15 novembre 2010.

Première phrase du texte : « Revolt is in the air » [La révolte est dans l'air]. Puis un long catalogue des révoltes qui pourraient avoir lieu aux USA, jusqu’à la sécession, jusqu’aux révoltes armées, etc., mais chaque fois avec l’observation que cela ne se fera pas, parce que la population est trop apathique, les conditions ne s’y prêtent pas, etc. Donc, constat pessimiste, sinon désespérant ?

Et puis cette conclusion, qui contredit tout le reste, – sauf la première phrase : «I have a feeling, however, that we may be nearing the end of being jerked back and forth like this, that even the most insensate and silly among us is about to explode » [J'ai le sentiment, toutefois, que nous pourrions bientôt finir d'être trimballés en avant et en arrière comme cela, que même le plus insensé et stupides d'entre nous est sur le point d'exploser].

…Tout cela conduisait, dans le même texte référencé (sur Cantona), à cette conclusion qui me paraît digne d’intérêt pour cette réflexion : «Peut-être déterminera-t-on finalement, selon l’évolution de ce “climat” de la recherche d’une nouvelle forme de révolte et de la tension psychologique que cela ne cesse de renforcer, que c’est le développement même de ce climat qui est, en soi, la nouvelle forme de la révolte…» (Encore une fois, le mot “révolte” n’aurait pas dû être employé, mais bien celui d’“insurrection”.)

Pour conclure cet aspect de l’analyse par une tentative de chronologie datée, je proposerais l’hypothèse que cette phase d’“insurrection psychologique” où nous sommes entrés est la phase suivante de l’évolution des peuples face à la grande crise de notre système et contre ceux qui servent encore ce système, après ce que je nommerais la phase de “résistance psychologique” qui s’est développée entre les années 2003-2004 et 2008-2009…

Cela correspond par ailleurs, et ceci n’est pas sans rapport avec cela, avec ce que j’estime être, dans l’année que nous terminons, l’entrée dans la phase active de la crise eschatologique du monde, cette crise qui se développe comme un volcan entre en activité vers son éruption, au travers de la pression des crises de l’environnement, des ressources, de la crise climatique, etc.

TINA pour nous aussi

Comment analyser d’une façon générale cette situation dans la perspective de ce qui devrait être fait, sinon de ce qui pourrait être fait ?

Je dirais que le but de l’“insurrection” ne doit pas être, n’est pas de “prendre le pouvoir” (c’est-à-dire le système, bien sûr), mais de “détruire” le pouvoir (le système). Il n’est même pas intéressant de l’“affaiblir” avant de le frapper, ce pouvoir, mais, au contraire, de le frapper pour le détruire alors qu’il est au faîte de sa puissance…

Car il est au faîte de sa puissance et le restera, y compris et surtout en conduisant lui-même son processus d’autodestruction, – plus il est puissant, plus sera puissant son processus d’autodestruction, – cela, à l’ombre d’une autre contradiction qui caractérise sa crise terminale : plus il est puissant, plus il est impuissant.

Mises à part les considérations humanitaires dont on connaît l’illusoire vertu et la grandiose inutilité, je dirais que le cynique qui veut la peau du système ne comprendrait pas une seconde ceux qui, se disant eux-mêmes adversaires du système, réclament à grands cris et espèrent ardemment le retrait américaniste d’Afghanistan, même pour les meilleurs motifs du monde.

Que l’OTAN et l’U.S. Army y restent, en Afghanistan, qu’elles y déploient toute leur puissance, tant il est évident qu’elles sont en train de se dévorer elles-mêmes, en aggravant chaque jour leur crise structurelle et la crise psychologique de ceux qui ordonnent et conduisent cette guerre sans but, sans motifs, sans commencement ni fin, sans rien du tout sinon la destruction de soi-même.

Et tout cela doit bien être compris pour ce qui est, au risque de me répéter, pour bien embrasser le caractère complètement inédit de cette situation…

Il n’y a là-dedans ni affrontement classique, ni une sorte de “guerre civile” au sens où nous l’entendons, ni “révolte” justement, comme j’en indiquais la définition au sens classique. Il y a une “attaque” qui est un mélange de pression psychologique et d’action désordonnée suscitées par cette pression psychologique et l’accentuant en retour, – et là, effectivement, nous abordons le champ de l’action qui est possible aujourd’hui, à la place des mouvements “révolutionnaires” classiques et totalement discrédités.

Cette attaque par la “pression psychologique insurrectionnelle” touche le système (ses représentants mais lui-même en tant qu’entité, dirait-on) dans sa propre psychologie, affaiblit cette psychologie dans le sens du déséquilibre, avec toutes les fautes qui en découlent, ce qui accélère effectivement le retournement de sa propre immense puissance contre lui-même.

En attaquant “le pouvoir” (le système), vous attaquez le système, comme l’indiquent justement les parenthèses ; vous n’attaquez pas des hommes mais un système (anthropotechnique si vous voulez, mais aussi bien anthropotechnocratique, etc.), dont j’ai déjà dit ma conviction qu’il évolue de façon absolument autonome, hors de tout contrôle humain, mais au contraire en entretenant une servitude humaine à son avantage, dont celle des dirigeants politiques est une des formes les plus actives.

Ce dernier point indique qu’à la limite, mais une limite qui prend de plus en plus d’importance dans le contexte, l’insurrection réclamée, qui est d’abord une “insurrection psychologique” manifestée par une tension grandissante, doit aussi, et peut-être d’abord, avoir comme objectif naturel de son influence, dans ce cas définie presque comme bienveillante, la psychologie des directions et élites politiques, comme pour venir à leur secours.

Dans cette situation extraordinaire et, contrairement à tous les dogmes et théories sur l’influence, la manipulation, etc., les dernières psychologies “sous influence” de la manipulation du système sont celles des directions et élites politiques, nullement celles des populations. Ces directions et élites politiques sont beaucoup plus prisonnières par auto conditionnement (virtualisme), par aveuglement ou par dérangement psychologique, que complices conscientes et cyniques.

La pression de l’“insurrection psychologique” des peuples doit agir sur elles pour affaiblir leur “dépendance” psychologique du système, pour subvertir leur démarche de soumission et leur position d’asservissement, – en vérité, et j’ironise à peine, pour les libérer, rien de moins…

Pour cette sorte d’action, dont la composante psychologique est essentielle, il faut des mouvements confus, incompréhensibles, parce que justement ces mouvements constituent une force psychologique insurrectionnelle brute semeuse de troubles sans fin dans les psychologies prisonnières du système, qui croient encore à la bonne ordonnance du système, qui craignent le désordre par dessus tout, et ce désordre commençant par la confusion psychologique.

Le seul but, – inconscient, bien plus que conscient, sans aucun doute, – de cette sorte d’action de ces “mouvements confus” est effectivement de “détruire” le pouvoir (le système) ; ces actions ont un aspect nihiliste qui se reflète dans leur confusion, mais ce nihilisme agit comme un contre feu, contre le nihilisme institutionnalisée du système, et elles acquièrent par logique contradictoire un aspect structurant antisystème extrêmement positif… Tout cela, comme vous le constatez, se déroule toujours dans le champ de la psychologie.

Bien entendu, il y a l’exemple de Tea Party. Ne nous lamentons pas si nous ne comprenons pas vraiment le but de Tea Party, bien au contraire ; surtout, surtout, il faut éviter tout jugement idéologique, de celui qu’affectionnent les vieilles lunes de notre establishment progressiste qui se donnent encore la sensation d’exister comme dans les belles années du XXème siècle, autour de la Deuxième Guerre mondiale, en agitant l’épouvantail de l’extrême droite et du “populisme”.

Politiquement, Tea Party c’est tout et rien, et c’est n’importe quoi, – et c’est tant mieux ; c’est, par contre, l’archétype du mouvement né d’une “psychologie insurrectionnelle”, qui doit être considéré pour cette dynamique, cette pression de l’insurrection psychologique qu’il fabrique et nullement pour ses motifs confus… L’on conviendra que tout cela n’est pas sans résultats, et quels résultats quand on voit l’évolution vertigineuse de la panique du système washingtonien.

Depuis le 2 novembre, l’establishment washingtonien ne cesse de grossir Tea Party, son action, son influence, bien plus que ne le justifieraient ses résultats aux élections. On construit à partir de lui des monstres qu’on pensait impossibles à Washington, comme l’annonce d’une aile “neo-isolationniste” au sein du parti républicain, laquelle, à force d’annonces et d’avertissements répétés, finit par exister vraiment.

On envisage des réductions dans le budget de la défense et Paul Krugman nous annonce un affrontement politique de rupture à Washington pour le printemps prochain, où Tea Party ne laissera sa place à personne. C’est cela, “détruire” le pouvoir (le système), le forcer à fabriquer lui-même, dans sa toute puissance, les monstres qu’il abomine et qui vont le dévorer. Et le moteur de tout cela, c’est bien la perception d’une irrésistible tension psychologique insurrectionnelle.

Enfin, dira-t-on en pianotant nerveusement sur la table, devant son écran d’ordinateur, lisant ce texte, où tout cela va-t-il mener ? L’esprit et la raison ne peuvent se départir de leur passion pour l’organisation du monde qui soit à leur mesure, où ils tiennent une place essentielle, dont ils peuvent proclamer la gloire à leur avantage… Bien entendu, la question est hors de propos. Pour l’instant on frappe, on frappe et on frappe encore, et l’on frappe principalement par cette pression psychologique insurrectionnelle…

Et le système fait le reste devant cette pression qu’il ne comprend pas mais qui l’enserre, il transforme son immense et invincible puissance en une force contre lui-même par des réactions stupides, absurdes, des maladresses extraordinaires.

Vous dites que le système est très, peut-être trop puissant ? Qui a parlé de le vaincre sur son terrain ? Surtout pas, il faut retourner contre lui, comme un gant, sa puissance énorme, comme le recommande l’honorable Sun tzi. Il s’effondrera ; d’ailleurs, cela est en cours, l’effondrement…

Et après ? Quel monde organiser? Oh, quelle ambition est-ce là… Laissez donc la montagne de fromage pourri et les murs de Jericho s’écrouler avant d’envisager ce qu’on peut mettre à la place, – non, pardon, avant d’envisager ce qui se mettra en place, de soi-même et irrésistiblement, par la grâce de forces puissantes.

Par cette formule, je veux avancer ceci : si l’hypothèse se vérifie et si la “pression psychologique insurrectionnelle” parvient effectivement à participer, sinon décisivement du moins considérablement, à la déstabilisation et à la déstructuration du système jusqu’à son effondrement, c’est que des forces fondamentales, supérieures à nous, auront évidemment favorisé cette issue qui n’est pas de l’empire de la raison, mais plutôt suggérée par l’intuition ; ces forces resteront présentes pour l’étape d’après la Chute et joueront leur rôle, fondamental à mesure…

Pour ce qui nous concerne, pour l’immédiat, nous autres brillants sapiens de l’espèce vulgum pecus, nous n’avons, à l’image du système, que la perspective TINA (There Is No Alternative) ; mais cela, dans une position de contre force, contre le système, car il n’y a pour nous pas d’alternative à la concentration de toutes nos forces dans le but ardent de la destruction d’un tel système, cette “source de tous les maux” dont l’unique but est aujourd’hui la destruction du monde.

Les sapiens revenus sur terre, à leur place, dans le chaos qu’ils ont tant contribué à créer, sont des acteurs parmi d’autres, et pas les plus grandioses, – certainement nous sommes cela, avec une bonne cure d’humilité à suivre, considérant le monstre extraordinaire que notre “génie” pleinement exprimé dans la modernité a contribué à créer.

Qu’ils s’en tiennent, les sapiens, à ce rôle qui n’est pas sans beauté ni dignité, comme l’est l’humilité devant l’ébranlement du monde dont nous ne tenons plus les fils. Ainsi bien compris, ce rôle n’est pas inutile.

Dedefensa

Commentaires (15)

  1. Oui tout cela est juste, tant que le frigo est plein…

    Les français pensent avec leur ventre, les autres peuples aussi… Notre nourriture, c’est du pétrole, pour peu que celui ci augmente cela s’ajoutera aux hausses déjà programmées.

    Quand on connait le plan de rigueur en Irlande, les gens auront juste de quoi manger bientôt.

    Cette tension, les syndicats ont tout fait pour la canaliser, casser le mouvement de grève en epuisant le peuple dans des journée à répétition; c’etait bien vu.

    Mais attention, les gens sont rancuniers.

  2. Le lit de semence est prét pour la germination de groupuscule anarchiste du type Brigade rouge,bande à Badder,action direct, mais l’époque a changé Monsanto et sa clic oligarchique posséde l’arme redoutable :les anti germinatifs et les désherbants par atteinte du système nerveux central :les médias
    L’oligarchie Européenne génétiquement modifié au gène mondialiste dissémine son pollen à tout vent et ne laisse aucune chance aux génes “Résistants”
    Seul une “sécheresse consommatrice ” pourra détruire cette culture .”L’échauffement climatique social “va commencer à produire ses effets la culture de remplacement ,social,écologique et durable ,sans engrais financier,sans parasites banquaire,avec une pureté varietale maitrisé c’est pour quand ?

  3. L’auteur est habité par la même idéologie eschatologique que les révolutionnaires, les anarchistes et le mondialistes (comme Attali): détruisons tout, et du chaos il sortira forcément un nouvel ordre, et ce nouvel ordre sera forcément meilleur.

    Il suffit de regarder ce qu’est devenu Bagdad pour comprendre que le chaos n’engendre rien, et surtout pas plus de libertés et de possibilités.

    Au commencement n’était pas le Chaos, mais le Verbe.

  4. Texte remarquable. Dommage qu’il n’y ait pas de lien sur le blogue principal: ceci aurait expliqué à tant d’excités la situation actuelle.

    Je ne suis pas d’accord sur ce qu’il écrit sur le Tea Party. C’est un mouvement populiste, au sens originel du terme, c.a.d au service du peuple.

    Par contre, d’accord avec son analyse et sa conclusion: le Système est en train de s’autodétruire. Laissons le crever.

  5. Je pense que l’adversaire est sous estimé. La colère est focalisée vers les communautés et l’Islame notamment par un jeu de tension adroit.
    De fait, entre la peur assez justifiée de l’immigration massive, celle plus diffuse du danger du mondialisme, la tension est adroitement canalisée.
    C’est pas gagné. Par contre oui, si l’Amérique tombe tout sera possible.

  6. BRAVO LA CENSURE MARCHE BIEN

    BYE

    [Inutile de vous énerver comme cela, vous n'êtes pas le centre du monde et nous n'avons pas que cela à faire, de nous occuper à la minute de vos histoires d'extraterrestres qui, c'est un euphémisme, n'ont pas grand-chose à faire sur Fortune...

    Vos multiples commentaires sur un autre fil, tous identiques si bien que j'ai supprimé les répétitions après validation, contenaient des termes bloqués par le robot modérateur.

    Voilà tout.

    Bye, donc.

    H€nri]

  7. PL24

    Vous oubliez qu’à Bagdad, le chaos est entretenu.

    Et pour bien connaître et fréquenter le site dedefensa.org, je peux vous assurer que Philippe Grasset n’est certainement pas “habité par la même idéologie eschatologique que les révolutionnaires, les anarchistes et le mondialistes (comme Attali)”.

    Ce n’est pas un idéologue, mais un journaliste :

    http://www.dedefensa.org/apropos.html

  8. Boreas

    Ce qui compte, ce n’est pas ce que pense vraiment l’auteur, mais ce que comprend quelqu’un de moins intelligent qui lit son article.

    Article qui est riche, complexe, et sur lequel il y aurait beaucoup d’autres choses à redire.

    D’abord, il croit comme tout le monde, qu’il y a déjà eu des révolutions populaires, c’est-à-dire le peuple qui est tellement mécontent qu’il se révolte, qu’il prend le pouvoir et ensuite qui change le mode de gouvernement pour le rendre plus démocratique. Ce sont des légendes de classes dominantes arrivées au pouvoir qui légitiment le renversement de la classe dominante précédente.

    La Révolution qui vient ne sera pas comme ça, ce sera une énorme crise de confiance et de croyance qui fera disparaître l’efficience du pouvoir de la classe dirigeante: ils seront toujours en place, mais plus personne ne leur obéira, les commandes ne marcheront plus, les signes et les symboles du pouvoir (dont la monnaie) seront dévalorisés). Ils abandonneront le pouvoir à qui voudra le prendre.

    Un peu comme la fin du régime soviétique: plus personne n’y croyait.

    Le problème ne sera pas de savoir comment prendre le pouvoir, puisqu’il y aura une vacance, mais d’empêcher des partis encore plus malfaisants de prendre la place, par exemple des trotskystes, des anarchistes qui prônent la destruction créatrice, ou des néopaïens avec des boucliers de spartiates, ou encore des adeptes du “retour complet à la nature” qui croiront que c’est l’occasion d’en profiter pour réaliser leurs utopies délirantes: métissage, retour à la race européenne primordiale,… que sais-je. Sans parler de tous les cinglés qui profiteront du désordre et de la licence pour réaliser leurs pulsions criminelles (comme ce fut le cas lors de l’épuration en 1945).

    On voit bien, avec la chute de l’empire soviétique que le problème était d’empêcher un autre pouvoir totalitaire de se reformer et de construire une nouvelle oppression.

    Donc, le problème sera d’empêcher que l’utopie mondial-libéraliste qui disparaîtra, soit remplacée par une autre utopie, alors que, en réalité, il faudra revenir aux formes historiques et ethnologiques des sociétés nationales qui sont toujours présentes, bien qu’occultées par les échafaudages idéologiques du capitalisme hyper-libéral.

    Les organisations économico-sociales capitalistes ne sont pas du tout faites pour décroître, pour diminuer leur chiffe d’affaire, pour se relocaliser, pour régresser vers les basses technologies. Il sera difficile que cela se fasse avec de la continuité, et dans tous les domaines en même temps, comme pour la croissance économique: il risque d’y avoir des ruptures, avec un emballement qui fait revenir certains aspects 6 siècles en arrière, alors qu’on aurait voulu seulement quelques dizaines d’années.

    Il y a toutes les réflexions d’Orlov qui sont utiles, avec des scenarios extrêmement pessimistes.

  9. PL24

    Cet article me paraît accessible à un niveau raisonnable d’intelligence et je ne vois pas pourquoi il faudrait dénaturer ce que dit l’auteur, sous prétexte de protéger les non-comprenants d’une hypothétique interprétation néfaste…

    Par ailleurs, je me demande où vous lisez que Philippe Grasset “croit comme tout le monde, qu’il y a déjà eu des révolutions populaires, c’est-à-dire le peuple qui est tellement mécontent qu’il se révolte, qu’il prend le pouvoir et ensuite qui change le mode de gouvernement pour le rendre plus démocratique”.

    Pourriez-vous me citer le ou les passages où il écrit ça ?

    Vraiment, je pense que vous faites de cet article des déductions erronées.

  10. je me demande où vous lisez que Philippe Grasset « croit comme tout le monde, qu’il y a déjà eu des révolutions populaires, c’est-à-dire le peuple qui est tellement mécontent qu’il se révolte, qu’il prend le pouvoir et ensuite qui change le mode de gouvernement pour le rendre plus démocratique ».


    “(…) la conviction que les mouvements d’insurrection et de révolte auxquels nous avons l’habitude de nous référer sont définitivement dépassés (…)”

    Ils ne sont pas dépassés, ils n’ont jamais existé: il faut réviser l’histoire, ou plutôt adopter les analyses qui sont justes comme celle de Marx: une révolution est une classe dominante qui en chasse une autre pour prendre sa place.

    “Cette affirmation de “l’impossibilité d’une révolution” selon le sens classique (…) doit (…) être prise comme (…) la prise en compte du fait que nous sommes dans une époque différente, où les forces en action sont complètement différentes de celles qu’on observait dans l’époque précédente.”

    Le présupposé implicite est faux. L’époque n’est pas différente, les périodes de transition dites révolutionnaires n’ont jamais été, comme les historiens les décrivent, des prises du pouvoir par le peuple ou son émanation. D’ailleurs, la Glorieuse révolution, Révolution française, celle de 1870 et celle de 68 se sont faites dans des contextes de prospérité, et non dans des périodes de dépression.

    L’équivallent des révolutions du passé, c’est la révolution libéraliste qui vient d’avoir lieu au début des années 90 avec une l’hyperclasse, formée aux USA et issue du monde des affaires, qui a pris le pouvoir au niveau des États en évincent la classe des juristes, des ingénieurs et militaires, au profit de commerciaux et de financiers qui ne sont plus des hommes d’État mais des hommes d’affaire.

    La situation actuelle n’est pas différente d’autres périodes historiques: pourquoi le serait elle ? La fin de l’Ancien Régime, la défaite de 1940 et la fin de l’Union Soviétique, se sont aussi caractérisées par une crise massive de croyance de la classe dominante dans les valeurs dominante de la Société.

    En ce qui concerne Bagdad, le chaos est installé parce que tout est désorganisé et détruit, que l’idéologie libérale-démocratique proposée est une chimère, et que personne n’a plus le pouvoir de remettre de la concorde et de l’ordre.

    Il n’y a pas plus de niveau de désordre qui provoque automatiquement un mouvement de réorganisation, qu’il n’y a de niveau de violence qui provoque une réaction de défense rétablissant la paix, ou de niveau de haine qui provoque le retour de l’amour universel. Cette idée qu’il existerait au niveau politique des principes immanents de régulation qui tendraient vers une reconstruction plus parfaite de la société est exactement la même que la théorie de la main invisible du libéralisme économique et de la destruction créatrice. La politique du pire conduit à de pire en pire, il n’y a pas de limite, de fond que l’on touche et qui oblige naturellement à remonter.

  11. Article très intéressant sur le fond mais peut-être un peu confus sur la forme.

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    Tant que l’idéologie libérale au sens large du terme et son enfant le matérialisme domineront les esprits, ou plutôt continueront à écraser les âmes (ou quelque soit le nom qu’on lui prête, surmoi freudien, nietzschéen…) aucune véritable révolution (au sens premier du terme donc un retour à quelque chose qui à déjà existé selon une vision cyclique) ne se produira.

    Est-elle seulement souhaitable pour nous d’ailleurs ? Je ne pense pas que ce le soit dans l’immédiat si tant est que cela soit seulement possible, une telle chose aurait un caractère tout à fait artificiel, artifice qui nous mèneraient droit à un régime totalitaire tel que ce qui s’est fait en Allemagne et en Italie. Pourquoi ? Mais tout simplement par que ce ne sont certainement pas nous autres qui sommes nés et avons été élevés au sein, au coeur même de ce système, qui pouvons nous sortir entièrement des schémas, des manières, des habitudes de pensées qu’il nous a inculqué. La moindre tentative de parvenir à cela se terminera invariablement par l’avènement d’un pouvoir totalitaire qui se donnera pour mission de modifier l’intégralité de la réalité seul moyen de créer un “homme nouveau”, et comme le XXème siècle l’a démontré tout régime totalitaire est voué à l’échec et ce dans une gigantesque orgie de violence. Il vaudrait mieux que nous nous en passions particulièrement au vu de ce que cela a provoqué au siècle dernier, à savoir justement un triomphe total de ce même libéralisme/matérialisme qu’ils se proposaient d’éliminer (triomphe certainement lié à l’épuisement provoqué par cette guerre, un peu comme la succession des Années folles aux terribles années 14-18).

    Pour ma part je crois que la voie à suivre est la mise en place d’un régime hybride entre ce qui existe déjà et ce qu’il sera souhaitable de préparer, c’est à dire un retour progressif de quelque chose de plus aristotélicien, autrement dit la domination de l’âme sur le corps, de la cité (intérêt général) sur les individus tout en conservant les acquis de la modernité c’est à dire l’idée que l’individu est libre, peut se “dépasser” et n’est pas voué à la “stagnation” (idée qui n’est pas tout à fait étrangère à l’Antiquité grecque, c’est peut-être même à cette époque qu’elle est véritablement née d’ailleurs). De même je ne crois pas non plus à la disparition du “technologisme”, soit une certaine forme de scientisme, ce n’est pas non plus souhaitable, sauf à vouloir être dominés à l’avenir par les Etats asiatiques, domination qui serait un complet renversement étant donné que justement les Etats européens puis américain ont dominés le monde précisément par ce moyen là. Personnellement je trouve la perspective d’une expansion de l’humanité hors de son berceau la Terre bien plus stimulante qu’un hypothétique “retour à la terre” (“qui ne ment pas” ?).

    Peut-être que l’on me dira que tout cela est confus mais je répondrai à cette objection que je ne prétend pas avoir la science infuse pas plus que je ne prétend être une sorte de pythie connaissant l’avenir. Nul ne sait de quoi l’avenir sera fait, qui vivra verra…

  12. PL24

    J’entends bien.

    Mais ce n’est pas du tout ce que dit Philippe Grasset et vous partez là dans une direction, certes intéressante, mais qui n’est nullement le contraire de la sienne, puisqu’il décrit les “mouvements d’insurrection et de révolte” classiques de la manière suivante :

    ils ” sont définitivement dépassés parce que totalement inefficaces, voire contreproductifs. (…) Résultats tangibles de telles actions, si elles pouvaient avoir lieu ? Soit changer le régime des retraites, soit, plus hypothétiquement, prendre d’assaut le Palais de l’Elysée et habiller Sarko en sans-culotte ou en scout du Secours Catholique ; soit même, pour des Irlandais colériques et qu’on sait être coriaces et courageux, des émeutes insurrectionnelles ne menant qu’au même cul de sac de la prise d’un pouvoir politique dont ils ne sauraient que faire “

    Cela me paraît assez clair.

    Il y a une nuance entre le fait que les révolutions aient en général été téléguidées ou récupérées par une élite au détriment de l’élite en place, et l’existence bien réelle de révoltes populaires spontanées (les Jacqueries, le mouvement zapatiste, les émeutes de la faim en Afrique, etc., etc.).

    Vous écrivez que “le présupposé implicite (de Philippe Grasset) est faux”, mais c’est vous qui voyez dans cet article ce “présupposé implicite”.

    Philippe Grasset n’affirme ni ne sous-entend nulle part que les révolutions du passé auraient été ce que vous niez (je ne souhaite d’ailleurs pas entrer dans ce débat vaste et complexe, étant de toute façon globalement d’accord avec vous sur ce sujet, malgré la nuance que j’y apporte).

    Il évoque la question, en citant Joseph de Maistre qui relativisait considérablement la maîtrise de la Révolution Française par les révolutionnaires, et en soulignant “l’impossibilité que certains sentiments publics de révolte s’expriment par des actes collectifs classiques violents (émeutes, révolution, prise de pouvoir)”, ici :

    http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_l_impossible_revolution__24_09_2009.html

    Il dit simplement qu’aujourd’hui, le système est plus global que le stade local où il était contesté par le passé.

    Déduisez-en, par exemple, que même les élites locales du système ne peuvent contester efficacement le système global.

    Mais de grâce, ne faites pas dire à l’auteur, qui est d’une finesse aussi rare que remarquable dans tous ses écrits, ce qu’il ne dit pas et n’a jamais entendu dire.

  13. Article brillant, comme souvent avec cet auteur.

    L’important, il le comprend bien, est de percevoir la dynamique d’ensemble, ce qui se cache derrière les apparences et les discours.

    Non, nous n’allons pas vers la fin de la civilisation.

    Non, nous n’allons pas vers un monde uniforme, gouverné à l’échelle planétaire par les puissances de l’argent.

    Tout cela, ce sont des fantasmes.

    Nous allons vers la fin du matérialisme, du rationnalisme des Lumières, et de ses émanations moderne : consumérisme, multiculturalisme, relativisme.

    Nous n’allons pas revivre la Commune, ou la Révolution, car ces solutions anciennes étaient prévues pour des problèmes anciens. Le problème nouveau est psychologique. Sa solution le sera.

    Les gens du commun, qui ont encore un peu de bon sens, ne veulent plus du vieux monde industriel, qui dégueule en permanence des idoles de supermarché. Ils veulent d’un monde sain, humain, où l’on peut manger sans s’empoisonner, où l’on peut travailler sans s’aliéner, où l’on peut fonder un foyer, et cultiver sa terre.

    Les rêves éternels de l’humanité sauront bien venir à bout du cauchemar moderne.

  14. Bonjour,

    Je dépose une réflexion, “COMMENT FAIRE”, nous sommes à priori tous certains du climat Anticonstitutionnel qui nous vas nous claquer à la gueule à tous (et bien fait pour nous, nous n’avons pas bougé avant).

    Mais comment informer, alerter, … une mère de famille que sa propre lignée est en danger, j’ai tenté, fiasco COMPLET. Même pour des personnes en difficultés.

    Je suis disposé à me mouiller pour ceci, mais je me sens très seul. Je ne dois pas être tout seul “sans doute”.

    Une de mes idées sur la vie de demain “pour l’être dit Humain” :
    c’est l’issue d’une écoute récente d’une émission de France 5
    L’homme était à l’origine uniquement contenplatif et se contentait de cueilletes (sous les tropiques),
    Il a maîtisé le feu et à donc abordé des régions moins hospitalières.
    Et en plus il s’est reproduit.
    Donc maintenant : GROS PROBLEME.

    Comment trouver des solutions (elles sont malheureusement multiples et peuvent être conjuguées)
    -arrêt de la politique expensionniste,
    -limitation de la fécondaction,
    -utilisation de la science que pour des fin humanitaires,
    -sans doute après tout celà : arrêt des programmes militaires
    -sans doute aussi : arrêt des programmes civils génocidaires,

    Vous pouvez en ajouter.

    J’attend vos réponses et réflexions avec impatience.

    Un nouveau venu, mais très convaincu.

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