81% des Français pour l’euro

La crise, la morosité économique, le pouvoir d’achat : malgré les attaques de certains candidats à l’Elysée, les Français « aiment » l’Euro. Selon un sondage Harris Interactive pour RTL-M6-MSN Actualités, plus de huit Français sur dix souhaitent que la France se maintienne dans la zone euro. D’un autre côté, plus d’un tiers de ces derniers estiment que d’autres pays devraient abandonner la monnaie unique, sans préciser lesquels.

Selon ce sondage, 81% des personnes interrogées se disent favorables à ce que la France reste dans l’euro. Parmi elles, 35% estiment que d’autres pays doivent abandonner la monnaie unique, contre 46% qui souhaitent le maintien du statu quo. Ils sont 14% à souhaiter que la France sorte de l’euro et revienne au franc.


Parmi les sympathisants de gauche, 92 disent souhaiter un maintien de la France dans l’euro, contre 6% qui préfèrent une sortie. Ceux de droite sont 94% à vouloir que la France se maintienne dans l’euro, et 4% à espérer une sortie et un retour au franc.

Les sympathisants du Front national sont partagés entre l’hypothèse d’un maintien dans une zone euro réduite (45%) et celle d’une sortie de la France de l’euro (48%). Seuls, 7% plaident pour un statu quo.

A noter, enfin, que les personnes âgées de 65 ans et plus se montrent plus favorables au maintien de la zone euro actuelle (53% ; seulement 10% souhaitant que la France sorte de l’euro), ce qui s’explique sans doute par leur attachement au processus de construction européenne qu’ils ont vu se dérouler depuis leur enfance.

Les hommes sont également plus favorables au maintien de la France dans la zone euro que les femmes, de même que les membres des catégories supérieures qui y sont plus favorables que ceux des catégories populaires, dont 19% se déclarent favorables à un retour au franc.

Le sondage a été réalisé en ligne du 9 au 10 février auprès d’un échantillon de 1.025 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus et constitué selon la méthode des quotas.

RTL

Commentaires (56)

  1. La France n’est pas une petite Nation,pas plus que l’Espagne ou le Portugal ne sont de petites Nations.
    Ces pays notamment se trouvent à la tete d’empires gigantesques.
    Certes ces empires ont disparu politiquement mais ils subsistent économiquement et culturellement.
    Cette situation donne à nos gouvernants des responsabilités particulières qu’ils se refusent à assumer.Il préfèrent se refugier dans le fédéralisme européen et surtout dans le mondialisme.

    Si un nouveau conflit mondial éclate ,ils porteront une écrasante responsabilité .

  2. De toutes façons, peu importe le pourcentage de Français favorables à l’euro. Ce sont les réalités économiques qui s’imposeront. Et ces réalités ne sont guère en faveur du maintien de l’euro. Une monnaie unique n’aurait été viable que si les taux d’inflation entre pays avaient été comparables, ce qui n’est pas le cas loin s’en faut. Il aurait fallu de la discipline (au minimum, critère de Maastricht respectés) mais comment parler discipline avec des syndicats irresponsables et une population désinformée et indifférente ?

    Ceux qui louent l’euro parce qu’il a évité les dévaluations du franc ne sont pas raisonnables. Les 35 heures, les coûts de protection sociale, l’imposition fiscale font que les entreprises ne peuvent pas investir suffisamment et que leurs coûts de fabrication sont supérieurs à ceux de l’Allemagne. Les entreprises n’ont d’autre choix que de disparaître ou de se délocaliser pour survivre. D’où accroissement du chômage et aggravation du déficit de la balance commerciale. L’activité industrielle de l’Allemagne est de l’ordre de 30% du PIB contre 13% en France. A la place des emplois industriels créateurs de richesse, la France embauche en masse des fonctionnaires improductifs : 90 fonctionnaires pour 1 000 habitants en France contre 50 en Allemagne.

    Autre effet : le coût des 35 heures est partiellement financé par l’état. Coût pour la collectivité : 22 milliards en 2011 qui s’ajoutent à la dette publique.

    Sans l’euro, les Français auraient pu s’apercevoir des effets catastrophiques de la politique socialiste de l’UMPS comme ils l’ont vue dans les années 80. De même, les Grecs auraient vu plus tôt qu’ils couraient à la catastrophe. Sans le parapluie de l’euro, ils n’auraient pas pu mettre la climatisation dans le métro d’Athènes. Ils n’auraient pas pu financer la retraite à 50 ans avec 95% du dernier salaire pour 600 professions dites fatigantes (cf. Daily Mail du 24 juin 2011 : The big fat greek gravy train). La bureaucratie européenne a été irresponsable (pléonasme !) en intégrant la Grèce à la zone euro. Mais ce qui arrive à la Grèce est ce qui arrivera tôt ou tard à l’Italie, au Portugal puis à la France.

    La conjonction de la dette publique faramineuse et de l’ineptie de l’euro nous mènent à la catastrophe. Courage, fuyons l’euro et empêchons nos gouvernants de dilapider l’argent comme ils le font depuis 30 ans !

  3. C’est un sondage vraiment bidon ,pas une seule personne ,de mon entourage ,ni même les commerçants ,je participe très souvent à des sondages dans les journaux de province ,l’euro ne dépasse pas les 5 % ,il n’y a que des personnes assez aisées ,ne font pas la différence entre un euro ,et un franc
    Si aujourd’hui le litre d’essence était a 15 francs croyez-vous la réaction serait idem ((pourtant ))

  4. Le probleme n’est pas l’euro ou le Franc, mais le fait que l’Etat providence promet des choses (une couverture sociale de plus en plus etendue par ex.) qu’il ne peut pas financer a long terme sur ses rentrees (impots) et que les economies des gens (c’est a dire le temps de travail de surplus que l’on met de cote par ex pour la retraite) sont stoquees dans quelque chose qui n’est qu’une unite de mesure (EUR, FRF, CHF,…) qui finit toujours par perdre de la valeur.

    Il faut separer la fonction de ‘stockage de valeur’ (long terme) de la fonction comptable/moyen d’echange economique (court terme). L’euro est tres bien pour faire du commerce/echanger des marchandises, mais il ne faut pas utiliser une devise pour stocker de la valeur pour la depenser dans le futur, pour cela il existe autre chose, de l’or.

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