Plaidoyer pour un protectionnisme européen

« L’UE, avec ses 495 millions d’habitants, reste à ce jour le plus vaste et le plus riche marché du monde. Face à la menace de rétorsions commerciales, elle a des arguments à faire valoir pour négocier les conditions auxquelles elle consent à acheter les produits et services du monde. » affirme Gaël Giraud, chercheur au CNRS.

Sans attendre que les circonstances nous l’imposent, il nous serait possible de développer un « protectionnisme européen raisonné ». De quoi s’agirait-il ? D’imposer des barrières douanières autour de l’Union européenne (UE), qui pénalisent les biens, services et capitaux importés des pays : qui ne respectent pas les conditions de travail « décentes » préconisées par l’Organisation internationale du travail ; qui ne respectent pas les accords internationaux de Kyoto ; qui tolèrent les sociétés écrans et permettent de contourner l’impôt dû ailleurs (non pas les paradis fiscaux au sens de la liste « grise » de l’OCDE, vidée de toute substance, mais au sens, par exemple, de l’indice d’opacité financière établi par le Tax Justice Network.

Ces conditions peuvent paraître insuffisantes : elles laissent de côté, notamment, les accords multilatéraux sur l’environnement, ainsi que tout ce qui pourrait concerner la lutte contre le dumping salarial. Elles n’en constitueraient pas moins une première étape. Quant à établir une taxe sur les biens produits dans des conditions salariales « déloyales », elle suppose une révision intellectuelle en profondeur du concept même de concurrence, qui n’est guère à la portée, aujourd’hui, de la Commission européenne ou encore de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Quoi qu’il en soit, cette étape devrait s’accompagner d’un plan de transition verte de la zone euro (si cette dernière survit). La protection de notre industrie et de notre agriculture pour leur « mue » est une condition sine qua non de succès : le climat et l’énergie exigent des investissements de long terme pharaoniques (600 milliards d’euros selon la Fondation Nicolas Hulot), dans les infrastructures ferroviaires, la capture du CO2, l’isolation de l’habitat… La pression de la concurrence internationale rend difficilement envisageables de tels investissements. Il nous faut une nouvelle révolution industrielle, non moins phénoménale que celles des XVIIIe et XIXe siècles. Ni l’Angleterre, ni l’Allemagne, ni la France, les États-Unis ou le Japon n’ont eu recours aux débouchés extérieurs pour leur décollage économique.

En un sens, la taxe écologique, abandonnée par le président Sarkozy, eût été un premier pas dans cette direction. Et le Système monétaire européen, de 1979 à 1993, constituait une version tout à fait réussie, dans son principe, d’une forme de protectionnisme régional tempéré. Sans doute conviendrait-il d’édifier de telles barrières par étapes, en ménageant, au moins dans un premier temps, les relations de l’UE avec l’Amérique du Nord, la Norvège ou la Suisse, par exemple. Nous devrons également faire des exceptions pour ce qui concerne les matières premières importées, certains produits agricoles et les biens d’équipement sans lesquels les entreprises européennes ne peuvent plus tourner. Mais ces exceptions devraient être débattues à l’échelon politique européen. Quel usage, surtout, faudra-t-il faire des recettes induites par ces nouveaux droits de douane ? Elles pourraient abonder un fonds d’aide au développement des pays du Sud (destiné à les aider à améliorer les conditions de travail de leurs salariés et à diminuer, chez eux, la facture écologique) ou encore un fonds souverain européen pour accélérer la transition vers une industrie verte.

Loin de constituer un renoncement à toute forme de concurrence sur le territoire européen, un cordon sanitaire permettrait, au contraire, l’organisation d’une concurrence loyale, les entreprises qui s’installeraient en Europe ayant à travailler dans les mêmes conditions que les nôtres. Bien sûr, nous devrions nous appliquer les critères imposés au reste du monde : en particulier une harmonisation fiscale européenne (l’UE compte de nombreux paradis fiscaux, à commencer par le Royaume-Uni, le Luxembourg, l’Autriche, l’Irlande ou Malte)

À qui ce protectionnisme ferait-il mal ?

Ce protectionnisme provoquerait-il une hausse du coût de la vie (en renchérissant les produits importés) ? Rien n’est moins sûr. Il rendrait enfin possible le rattrapage salarial qui nous fait cruellement défaut, en Allemagne comme dans le reste de l’Europe – condition nécessaire pour rendre une transition verte économiquement rentable. Car aujourd’hui, ce que nous gagnons comme consommateurs en achetant des biens bon marché produits hors d’Europe, nous le perdons, comme salariés, du fait de la compression des salaires.

Bien sûr, des mesures de protection commerciale n’inciteront pas seulement certains de nos partenaires à produire davantage pour leurs marchés internes (à l’instar de la Chine) : elles induiront aussi des rétorsions de leur part. Les PME françaises qui exportent à l’étranger en souffriraient-elles ? Avec raison, les médias relayent volontiers la réussite de certaines d’entre elles. Ainsi, les 600 producteurs de la coopérative d’Isigny-Sainte-Mère, dans le Calvados, exportent leur lait depuis trente ans. Mais c’est une exception. En 2008, environ 100 000 entreprises françaises exportaient des biens, d’après les Douanes, soit une entreprise sur 20. L’essentiel des exportations est assuré par un très petit nombre d’entreprises : mille assurent 70 % du chiffre d’affaires à l’export. Ce sont les grands groupes français et les entreprises de groupes étrangers implantés en France. La part des PME indépendantes reste limitée. Les années 2000, très « libre-échangistes » dans le discours, ont connu une baisse du nombre d’entreprises exportatrices françaises.

Et la moitié des PME qui exportent ont pour débouché un pays d’Europe de l’Ouest et ne seraient pas concernées par un cordon commercial européen. Un quart seulement exportent vers un pays émergent. On peut imaginer que les recettes des droits de douane servent aussi à soutenir le petit nombre de PME qui auraient à souffrir d’une telle politique. Enfin, la baisse de productivité qu’exigera notre transition verte, tout comme le transfert de nombreuses activités à la campagne, le réaménagement du territoire, etc., pourront être source de créations d’emplois et compenser le manque à gagner des PME concernées par d’éventuelles pertes de marchés extérieurs.

Qui, en Europe, serait donc pénalisé ? Le secteur financier. La déflation salariale et le maintien d’un chômage de masse en Europe (qui ne sont pas étrangers aux politiques de libre-échange exigent, pour être socialement supportables, une inflation faible. Celle-ci favorise l’explosion du rendement des placements financiers malgré une croissance molle depuis vingt ans. Mais l’insuffisance du pouvoir d’achat des ménages occidentaux a conduit à un recours massif au crédit à la consommation, à l’origine de la crise initiée en 2007. Le relâchement de la contrainte salariale des pays du Sud lèverait un obstacle majeur à une revalorisation des salaires et des prestations sociales au Nord pour répondre à l’inflation (due au pic du pétrole). Les revenus financiers s’en trouveraient mécaniquement rognés. Est-ce un mal ?

Si l’Europe voulait…

Lorsqu’en février 2009, la commissaire européenne en charge de la concurrence, Neelie Kroes, fait des remontrances à la France parce qu’elle conditionne son aide publique au secteur automobile à des engagements de non-délocalisation et de protection des emplois nationaux, deux remarques s’imposent. Tout d’abord, la conditionnalité d’une telle aide devrait porter en priorité sur l’accélération de la transition vers la production d’automobiles électriques. Subventionner l’automobile à essence, compte-tenu de la contrainte environnementale et énergétique, est un non-sens. Bruxelles a eu raison de tancer Paris… mais pour de mauvais motifs ! C’est au niveau européen qu’une aide publique à l’industrie européenne (verte), conditionnée à des clauses de non-délocalisation, devrait être organisée. Car la délocalisation (celle des usines que l’on ferme, mais aussi celle, invisible, de toutes les décisions d’investissement qui ne sont pas prises sur le sol européen n’est rendue intéressante que grâce au dumping salarial des pays émergents et au coût relatif très faible jusque-là, du pétrole.

La seconde étape de cette politique commerciale, destinée à contrebalancer le dumping salarial des pays émergents (mais aussi du Japon et de l’Allemagne), ferait-elle tort aux pays exportateurs ? Elle contrarierait une dynamique au terme de laquelle les pays émergents, la Russie et l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) réalisent à eux seuls 50 % de la valeur des exportations mondiales en 2010 (contre 27 % en 1998). Mais elle les inviterait à revaloriser leur demande interne. La consommation des ménages représente moins de 35 % du volume du Pib chinois en 2010, contre 50 % en 1998. Et la part de la masse salariale, 48 % du Pib chinois en 2010, contre 52 % en 2001. Les bénéfices que la Chine retire de la mondialisation ne sont donc pas distribués au profit des salariés. C’est cette logique qu’un protectionnisme européen viendrait entraver. La Chine centralisée d’avant « l’ouverture » connaissait une assurance maladie, supprimée depuis lors pour augmenter son avantage compétitif.

L’UE, avec ses 495 millions d’habitants, reste à ce jour le plus vaste et le plus riche marché du monde. Face à la menace de rétorsions commerciales, elle a des arguments à faire valoir pour négocier les conditions auxquelles elle consent à acheter les produits et services du monde. D’ailleurs, les représailles existent déjà : les contrats chinois passés avec Airbus ou Boeing prévoient que les futurs avions soient sous-traités en Chine, dans le cadre de co-investissements avec des entreprises chinoises. Pékin a choisi, au début des années 2000, d’instituer une taxe de 23 % sur les importations d’avions régionaux, en vue de protéger sa production. Et nous devrions nous refuser à adopter ce type de politique commerciale bien comprise par crainte de rétorsions que nous subissons déjà ?

Des mesures protectionnistes vont-elles à contre-sens de ce que préconisent Bruxelles et l’OMC ? Les articles du Traité de Lisbonne ont été allègrement bafoués lors des grandes opérations de consolidation du secteur bancaire menées à la faveur de la crise. Serait-ce que l’extraordinaire concentration du secteur, qui accroît le risque systémique lié aux banques « too big to fail », ne contrevient pas aux règles de la saine concurrence ? La Commission sait faire des exceptions à ses principes. C’est donc qu’ils ne sont pas inviolables et doivent pouvoir faire l’objet d’un véritable débat démocratique. Sans cela, les deux revirements stratégiques évoqués supra auxquels nous serons sans doute contraints à plus ou moins brève échéance – le renoncement, pour cause de « dé-globalisation », au pari allemand des exportations extra-européennes comme principal moteur de la croissance ; la fermeture du capital des entreprises européennes aux investisseurs orientaux – seront pratiqués dans une forme de déni schizophrène.

À l’aube d’une âpre négociation ?

Pour mettre des barrières douanières, il faut l’accord unanime des Vingt-Sept. La Pologne, l’Espagne, l’Estonie ont des secteurs industriels très différents de ceux de la France et de l’Allemagne. Les négociations promettent d’être complexes ! L’Angleterre y sera hostile par tradition et par souci de conserver ses relations transatlantiques. L’Allemagne, grisée par le succès de ses exportations de biens d’équipement, se pense comme une grande bénéficiaire du libre-échange (alors que le pouvoir d’achat de ses classes moyennes a diminué depuis quinze ans). Elle ne consentira à une déchirante révision que lorsqu’il deviendra clair que sa stratégie d’exportation sur les marchés émergents est vouée à l’échec par le pétrole très cher et la réorientation de l’industrie chinoise vers son propre marché domestique. La percée que le Parti vert allemand est en train de réaliser outre-Rhin, aux dépens de la très libérale FDP (Parti libéral-démocrate) et de la CDU (Union chrétienne démocrate), pourrait augurer un changement d’attitude à l’égard d’un possible protectionnisme écologique. En France, une telle volonté politique emporterait l’assentiment de 55 % des Français. Mais c’est à l’échelle européenne qu’une telle politique devrait être menée.

ContreInfo.info

Commentaires (13)

  1. Ce texte part d’une bonne intention mais, en plus d’être contradictoire, se fourvoie complètement.
    Il est contradictoire car il parle de « contrebalancer le dumping salarial [...] de l’Allemagne » en prônant un protectionnisme européen.
    Et il se fourvoie complètement car un protectionnisme européen entraînera sans doute la réindustrialisation de l’Europe mais au profit de quels pays ? Certainement pas de la France. On peut aisément imaginer que les pays qui en profiteront seront les pays d’Europe de l’Est (Roumanie, Bulgarie). Certes, ces pays augmenteront progressivement leur niveau de vie. Mais, en attendant les dizaines d’année nécessaires à cette transition, la France et les français crèveront.

    De fait, il n’y a pas d’autre solution qu’un protectionnisme national pour réindustrialiser notre pays.

  2.  » Sans attendre que les circonstances nous l’imposent… »
    Sans doute ont ils compris que ces circonstances là vont leur échapper tôt ou tard ; faisons une consultation populaire aujourd’hui est c’est à coup sûr un non sans appel à cette europe : on n’en veut plus , qu’elle soit renvoyée aux oubliettes de l’histoire .
    Parler de démocratie comme un des piliers de cette construction utopique ne manque pas de sel quand on sait que notre droit à référendum a été bafoué et confisqué depuis le non au TCE ; la commission européenne n’est que le polit-buro de l’ex-Urss , le « parlement » n’en parlons pas , juste le cache sexe de cette nouvelle dictature .

  3. @ Francevigilante
    Le 24/01/2012 à 23:35 | Permalien

    —————————————————————
    <<< Mais non, l'épouvantail de l'unique ré-industrialisation des pays européens de l'est ne tient pas.
    Bien lire dans ce texte que nous devons aussi nous imposer des harmonisations fiscales et salariales entre pays européens.
    Dés lors, quel serait l'intéret d'une entreprise française à aller s'implanter dans une Roumanie aux salaires équibalents, sans y bénéficier en plus des ifra-structures ou de la formation professionnelles française ?

    Le vrai problème européen actuel est qu'au départ, afin de jouer avec les disparités salariales et sociales entre les payx-membres, le patronat européen a empéché que des harmonisations réelles soient opérées entre pays européens.
    Sans cela, pour eux, plus d'effet d'aubaine en faisant produire en Roumanie ( par exemple) pour vendre en France, car ayant supprimé toutes barrières douanières, mais sans, en contre-partie d'harmunisations salariales, fiscales, sociales….

    Pour simplifier en caricaturant un peu, l'Europe crève de…pas assez d'Europe.

    Les zeuro-sceptiques, ont dés lors beau jeu de critiquer une Europe ne marchant pas, car tuée….par des PAYS, ne voulant pas y jouer le jeu !

    C'est un peu la critique aussi d'un système social français, excellent en soi, mais tué par ceux qui en profitent et en abusent.

    Et là, pareil, les zéternels grinccheux vont dire qu'il n'y a qu'à supprimer la sécu et autre .
    mais non, c'est ce qui rend possible les abus qu'il faut supprimer.
    Idem pou l'Europe.

    Quand à revenir à un cadre national, ben je ne sauraait trop, une fois de plus, rappeler que ce que l'on reproche à l'Europe est voté par un parlement européen, démocratiquement élu, et que celui-ci est l'exact reflet des parlements nationaux des états.
    Et chez nous, sauf erreur, on a sarko et bientôt hollande.
    C'est sur qu'avec l'un comme l'autre, on sent bien des barrières douanières être mise en place, ou l'immigration stoppée, si nous n'étions plus membre de l'UE ! lol.

    Alors un retour au souverainisme avec ces gens auxx commandes, moi ça me fait franchement comme gage de redressement.
    On aurait juste un parlement européen nain, en nhisance nationale, c'est dire géographiquement réduite, mais pas plus.

    Sans oublier le fait essentiel qui est la facilité d'écraser UN payx appliquant des barrières douanière pour une Chine d'un milliard d'habitaants, et la quasi-impossibilité pour elle d'en faaire autant avec une UE de centaine sde millions d'habitants et demeurant, même avec des taxes, un formidable débouché pour elle.

    Alors, elle peut " punir" en l'écrasant " pour l'exemple ", une France isolée, mais pas un ensemble tel que l'UE.
    N'est-ce pas là, une des raisons première d'une union, sa force ?

  4. @ waldy
    Le 25/01/2012 à 09:40 | Permalien

    Ah l’UE nous interdit les référendums ?
    Et sinon, dans le cadre français, nos dirigeants en font-ils ?

  5. Nous avons élargi beaucoup trop tôt le Marché Commun et son Union Douanière. Et nous avons eu le tord d’accepter l’Angleterre!

  6. Boreas,
    une Confédération serait effectivement un moindre mal, mais vu l’appétit de fédéralisme des « décideurs » il faudra attendre l’implosion de l’UE!

  7. « Un moindre mal » ? Je dirais plutôt une immense amélioration…

    Pour le reste, je ne crois pas à une « implosion » de l’UE, mais plutôt à une transformation progressive, depuis l’intérieur, jusqu’à une rupture plus brutale, de nature révolutionnaire

    Je peux me tromper, bien sûr. Vu l’évolution économique prévisible de la planète (démondialisation mais pas découplage), les effets dominos politiques peuvent être considérables :

    http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2012/01/25/demondialisation-sans-decouplage.html

  8. Ambact

    C’est un peu la critique aussi d’un système social français, excellent en soi, mais tué par ceux qui en profitent et en abusent.

    Et là, pareil, les zéternels grinccheux vont dire qu’il n’y a qu’à supprimer la sécu et autre .
    mais non, c’est ce qui rend possible les abus qu’il faut supprimer.
    Idem pou l’Europe.
    -

    entièrement d’accord avec vous
    Notre modèle politique, économique et social équilibré entre un capitalisme raisonné et un Etat protecteur souverain était performant avant que nous ne détruisions tout en adoptant le libéralisme qui a besoin du mondialisme et de l’immigration pour fonctionner.
    Tout a été détourné de ses fonctions :
    le social ne sert plus les Français mais installe les immigrés et casse le niveau de vie et les conditions de travail,
    l’économie ne crée plus d’emplois mais aide à délocaliser les usines,
    la finance ne nous enrichi plus mais creuse la dette et pille nos biens nationaux,
    l’Europe ne construit plus l’identité européenne mais la détruit.
    Aucune de ces entités n’est mauvaise en soi, c’est l’usage qui en a été fait qui est destructeur.

  9. Quoi,ma comparaison entre les geignards communistes et les geignards libéraux était insultante pour lesquels? :lol:

  10. Erwinn,
    entre les erwinns et les erwans, il n’y a plus qu’à vous poser la question de qui est insultant pour qui…

    je crains pour vous que votre côté français domine le côté insultant.

  11. Intention louable (et bon argumentation d’ailleurs, ca change du discours catastrophiste ambiant en cas de « protectionnisme »), mais dans l’état actuel des choses, cela reste utopique.

    A moins que l’UE (re)devienne une communauté (Boreas parle de confédération)….

  12. Avoir un côté Français,c’est plutôt une qualité,non?

    Je disais ça car mon post comparant la non-application parfaite des deux dogmes a été sucré.

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