Par cette loi, il devenait interdit au Trésor français de s’adresser directement à la banque centrale.

Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing
Comment sommes-nous passés, d’une société où, malgré toutes les imperfections humaines et sociales, l’économie travaillait pour l’homme, à une société où l’homme travaille pour l’économie et l’économie pour la finance ?
Au centre de ce changement de nature, il y a, en France, la loi du 3 janvier 1973. Cette loi à peu près inconnue du grand public a en effet bouleversé l’organisation de la finance, et ses rapports avec l’État, garant de l’intérêt général. En effet, cette loi, directement inspirée du système américain de la FED (réserve fédérale américaine), interdit à la Banque centrale de faire des avances au Trésor. Dit autrement, de prêter directement à l’État de l’argent à taux zéro ou à un taux équivalent à celui qui prévaut lorsque la Banque centrale prête de l’argent aux banques.
Dès lors, en vertu de cette loi, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement. Cette loi constitue en elle-même un véritable défi à la souveraineté étatique, puisqu’elle interdit au Souverain – l’État démocratique étant l’aboutissement politique et juridique du Peuple souverain – de se donner l’argent dont il est pourtant le seul garant et seul émetteur de monnaie de base. Et elle l’oblige, pour emprunter, à passer par des tiers privés (les banques) qui lui prêtent l’argent dont il est cependant le fournisseur en dernier ressort ! Une situation déjà ubuesque en elle-même, mais qui s’est encore aggravée depuis, puisque, en volant au secours des institutions financières lors de la crise de 2008, l’État est également devenu le fournisseur en premier ressort de ces mêmes institutions qui aujourd’hui lui reprochent son endettement, et lui appliquent en conséquence des taux usuraires…
Comment en est-on arrivé là ? Le cas français.
Il est tout à fait permis de croire à la bonne foi du législateur. Dans l’esprit de celui-ci et des hauts fonctionnaires de l’époque, il s’agissait avant tout, après la période de reconstruction de la France de l’après-guerre, d’instituer un garde-fou afin de préserver le pays des abus passés faits sur les épargnants et les rentiers par l’inflation et les dévaluations. Car en l’absence de limitation légale au pouvoir arbitraire de l’Etat de créer de la monnaie, l’équilibre du système repose uniquement sur la volonté des gouvernements de s’imposer une discipline budgétaire. Sans cette discipline, et s’il devient systématique, le financements des déficits par simple émission monétaire est un mauvais coup porté au reste de l’économie puisque cet argent « créé » l’est sans contrepartie réelle.
En 1973, près de 30 années « d’abus » étatiques en matière de création monétaire viennent de s’écouler dans le cadre de la remise à flot de l’économie française suite aux destructions de la deuxième guerre mondiale. La France étant désormais reconstruite, il n’était plus aussi nécessaire de laisser persister des mécanismes qui s’étaient avérés bénéfiques pour le financement de dépenses d’investissements structurels. D’autant qu’en plus de ces investissements lourds, ces mécanismes de création monétaire « facile » avaient souvent été utilisés pour financer le fonctionnement courant de l’Etat. Aux yeux des hauts fonctionnaires ou des législateurs de l’époque, il était à la fois utile d’encadrer les potentielles dérives de l’Etat en la matière et souhaitable de sortir d’une ère d’économie administrée.
Reste que ces bonnes intentions finirent par faire aussi le jeu du monde de la finance, celui-ci voyant bien l’intérêt qu’il pouvait retirer d’un système dans lequel l’État doit obligatoirement passer par lui pour emprunter. De ce point de vue, la loi de décembre 1973 fut également le fruit d’un habile lobbying bancaire visant à consolider ces « bonnes dispositions » politiques afin de « neutraliser » ceux qui auraient pu remettre en question l’argument d’un Etat trop dépensier et prompt à faire tourner la planche à billets pour continuer à s’endetter dans la mesure où en 1973, l’État français n’était quasiment pas endetté.
Au final, comme on le sait, le nouveau système n’a bien évidemment pas empêché l’État de s’endetter ! Contrairement à ce qu’escomptaient certains, la loi de 1973 n’aura donc pas rempli son rôle de garde-fou budgétaire : l’endettement public s’est poursuivi. Et – circonstance aggravante – il a été contracté auprès de créanciers financiers privés pratiquant des rentes sur la dette. Tant et si bien que l’État est progressivement devenu l’otage d’un système financier privé.
De la sorte, avec la loi de 1973, la France changeait en réalité de monde en mettant à mort le système qui pourtant avait permis sa reconstruction et son renouveau industriel. Il faut en effet en être bien conscient : sans les avances gratuites du Trésor, l’inflation et les dévaluations, la France d’après-guerre n’aurait pas pu se reconstruire. Si la France avait choisi la finance et le remboursement des dettes, à la sortie de la Seconde guerre mondiale, elle ne se serait jamais relevée, car elle aurait croulé sous le poids du passé. Si l’intérêt supérieur de la France n’avait pas été au-dessus, des épargnants, du rentier et du système financier pour privilégier l’économie réelle, la fabrication de véritables richesses industrielles, issues pour la plupart alors des grands programmes de l’État, n’aurait pas été possible. Jamais la France ne se serait hissée à la quatrième puissance économique mondiale avant 1970, si le Général de Gaulle n’avait pas mis la finance au service de l’économie du pays.
Quand la dérive se mondialise…
Toutefois, la France n’est pas la seule concernée par cette dérive. Ce système des nouvelles banques centrales, mettant le système privé au centre du financement public, va bientôt devenir mondial. Entre 1990 et 2001, 34 pays vont abandonner leur capacité à faire financer les excédents de dépenses publiques par leurs banques centrales pour la confier à l’industrie de la finance privée. Pour le plus grand profit de celle-ci : comme l’endettement public et privé a été croissant comme jamais, le bilan des banques privées dépasse désormais de plusieurs multiples le PIB des États. Il représente ainsi trois fois le PIB de la zone euro, rien que pour les banques travaillant au sein de la zone monétaire européenne unifiée. Rien que de très logique, puisque le système privé financier a fait de la dette – et en particulier de l’endettement public – son métier, avec une efficacité redoutable.
Désormais, cette logique est comme on le sait inscrite dans le marbre des Traités européens qui interdisent à la Banque centrale européenne de procéder à des avances au bénéfice des États, au même taux qu’elle prête pourtant aux banques. Les États perdent donc leur capacité d’utiliser la monnaie pour soutenir leur développement économique : rien n’est possible sans le soutien des banques privées ou des marchés, même pour investir de manière rentable dans le long terme. Cette rigueur a toutefois ses limites : il est en effet permis à la BCE, par la force des choses, de fausser le marché en achetant indirectement la dette aux banques et au système financier comme elle l’a fait pour un montant de 200 milliards d’euros, via une forme de monétisation. L’on découvre alors que la BCE s’autorise à créer de la monnaie à partir de rien, mais seulement pour sauver les banques et le système financier, tout en s’interdisant la même technique pour sauver les États… On ne saurait mieux souligner combien le nouveau système issu de la loi de 1973, et ses épigones, aboutissent à une véritable prise de pouvoir du monde financier aux dépens des États, pourtant instruments et garants de l’intérêt général.
Il ne peut y avoir deux souverains
Ou bien l’État met sous contrôle la finance ou bien la finance met l’État sous son contrôle. Soit c’est le peuple qui est le souverain (via ses élus), soit c’est le système financier (agences de notation, banques, institutions financières) qui est le souverain, dictant au peuple et à ses élus, la politique à suivre. Et comme conséquence, un pouvoir qu’on ne peut plus sanctionner, puisqu’il n’est pas élu et n’a même pas de « visage ». La dépossession progressive de toute latitude monétaire des États ne pose donc pas seulement un problème économique. Elle représente aussi un effroyable déni de démocratie, la volonté et les intérêts des acteurs de la finance primant de facto sur ceux des peuples.
(Merci à Imperator.)
Excellent resumé de la derive du zyzteme
et de ses contradictions evidentes.
Il y a plusieurs solutions;
S1.Les etats prennent le controle des banques tombées en faillite.
Selon l’effet Domino,une banque en faillite en entraine une autre
qui en entraine une autre.
Sauver une seule banque revient a sauver toutes les banques.
S2.Si les banques appartiennent a l’etat et l’etat veut emprunter aux banques,cela a revient a recuperer l’initiative monetaire de l’etat.
Les rustines UMPS consistant pour l’Etat a preter aux banques de maniere provisoire puis se faire rembourser quand tout va bien releve de l’escroquerie organisée aux depends des Etats donc des electeurs contribuables.
Les Etats ont la possibilité,a risque egal,de prendre le controle
des banques.Pourquoi s’en priver?????.
S3.Il faut bien comprendre le processus de creation monetaire
« ex nihilo ».
Toutes les banques privées d’un Etat (ou d’une zone monetaire)
ont forcement un compte aupres de la banque centrale nationale(BCN)
dont elles dependent.Ce compte est imperatif pour pouvoir « travailler » dans la monnaie de base utilisée par les banques en question.
Pour simplifier la compréhension, considérons que chaque banque dispose d’un double compte aupres de la BCN;
Un compte a solde crediteur et un compte a solde debiteur.
Pour faire de la creation monetaire il y a plusieurs manieres;
la principale consiste a offrir une « ligne » de refinancement
aupres de la BCN:
A-La banque de Depot (BDD)apporte a la BCN des actifs (en general pourris)pour une valeur nominale de 100Millions (alors que la vraie valeur est estimée à 40Millions).
B-La BCN ouvre un credit de 100Millions sur le compte a solde crediteur pour la dite banque en echange de cet apport de 100Millions.
C-La BDD-1 qui doit faire un « transfert » de fonds a une autre banque BDD-2,doit simplement ordonner a la BCN de passer un jeu d’ecritures sur ses propres livres.Le compte a solde crediteur de BDD-1 est debité de 100Millions et le compte a solde crediteur de BDD-2 est credité de 100Millions….
De cette maniere on vient de creer 60Millions sans veritable contrepartie,ceci simplement par un jeu d’ecritures
dans les livres de la BCN.
On peut faire encore mieux.
La BCN ouvre un credit de 200Millions sans aucune contrepartie demandée a la BDD-1.
Donc les 2 comptes de la BDD1 dans les livres de la BCN
sont mouvementés comme suit.
1.Le Compta a solde crediteur (CSC) est credité de 100Millions
2.Le Compte a solde debiteur (CSD)est debité de 100Millions.
Ensuite,quand la BDD-1 veut virer des fonds sur une autre banque de la zone (BDD-2)il lui suffit d’ordonner a la BCN de passer un jeu d’ecritures entre les 2 comptes CSC des 2 banques BDD-1 & BDD-2
aupres de la BCN.
Le compte CSC de BDD-1 est debité de 100Millions
Le compte CSC de BDD-2 est credité de 100Millions.
Ce processus est tout a fait normal,encore faut il bien le comprendre.
erreur : Remplacer 100Millions par 200Millions partout ou l’inverse,remplacer 200Millions du debut par 100Millions
» il s’agissait avant tout, après la période de reconstruction de la France de l’après-guerre, d’instituer un garde-fou afin de préserver le pays des abus passés faits sur les épargnants et les rentiers par l’inflation et les dévaluations. »
—
Cet article fait l’hypothèse d’intentions vertueuses, alors que les vraies raisons sont parfaitement connues : Giscard d’Estaing les a données,il s’agissait à l’époque de créer un grand marché mondial des obligation d’État. (il faudrait retrouver la video)
Pour éviter l’inflation, l’excès d’endettement ou d’émission monétaire, il suffisait de prendre directement une loi qui fixe des limites au déficit du budget ou à l’émission monétaire. Il était inutile et inefficace de vouloir agir indirectement en obligeant l’État à s’adresser à des banques privées en payant des intérêts beaucoup plus chers.
Du reste, c’est précisément à partir de 1974 que l’État a commencé à s’endetter, le Franc à dévaluer et l’inflation à augmenter pour atteindre 15 % par an.
Nous y revoilà…..encore et toujours cette fameuse loi de 73. En passant j informe les forumeurs que mon compte chez youtube a été purement et simplement feme par l hebergeur pour « copyright infringement » . Petit a petit je remonte mes videos sur un nouveau compte Borowic5………ceci étant dit, l article d Atlantico est intéressant avec des phrases telle celle-ci » Il est tout à fait permis de croire à la bonne foi du législateur. »
Le paragraphe essentiel est celui-ci « Au final, comme on le sait, le nouveau système n’a bien évidemment pas empêché l’État de s’endetter ! Contrairement à ce qu’escomptaient certains, la loi de 1973 n’aura donc pas rempli son rôle de garde-fou budgétaire : l’endettement public s’est poursuivi. Et – circonstance aggravante – il a été contracté auprès de créanciers financiers privés pratiquant des rentes sur la dette. Tant et si bien que l’État est progressivement devenu l’otage d’un système financier privé. »
Pour prendre une image c es t comme si pour combattre la tabagisme l etat decidait que les buralistes ne seraient pus autorises a vendre du tabac mais de la cocaïne seulement pariant que la nocivité supérieure de la drogue dissuaderait les usagers et les contraindrait a l’abstinence. On connait la suite.
Il faut se rappeller que la loi est votee en janvier 73 et que le premier krach petrolier intervient 9 mois plus tard.. pas de bol !!!!
Barre entre 1974 et 1980 va faire des miracles pour contenir la derive des deficits due a la recession de 74 et 75 et son budget de 80 même après un second choc en 79 frôlera l équilibre.
En 81 la gauche arrive avec un programme de relance budgétaire important mais « oublie » d abroger la loi de 73.
Pourquoi la gauche commet elle cette erreur? Parce que la gauche est divisée entre la vieille garde qui veut appliquer le programme commun et la nouvelle gauche avec Rocard Delors et Attali qui derrière pense déjà a l Europe et au grand tournant libéral.
La loi de 73 n est ni bonne ni mauvaise en soi, tout dépend si on la respecte. Pompidou puis Giscard ont été cohérents cela a peut-etre cause la la reelection de VGE, la Gauche elle a voulu le beurre et l argent du beurre elle porte une responsabilité écrasante. Lorsque Chirac revient au pouvoir il n a qu une hantise, ne pas connaitre le même sort que VGE.
@ La Source Le 19/01/2012 à 08:01 | Permalien
Les rustines UMPS consistant pour l’Etat a preter aux banques de maniere provisoire puis se faire rembourser quand tout va bien releve de l’escroquerie organisée aux depends des Etats….
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D’autant plus que cet argent prêté par les États aux banques est lui-même empruntés … aux banques, puisque les États n’ont plus la possibilité de créer de la monnaie.
@PL24
La concomitance dans le temps n entraîne pas nécessairement lien de causalité. la dérive de 74 provient de l augmentation du prix du pétrole.
En 74 on ne parle pas encore de grand marche mondial de la dette publique mais d une épargne sure pour les français qui découvrent les Sicav et les Assurances-vie.
@ Borowic Le 19/01/2012 à 09:58
Ca va, vous nous avez déjà dit tout ça plusieurs fois, il y a eu des réponses dont vous n’avez jamais tenu compte, inutile de nous saouler en répétant dix fois la même chose.
@ Borowic Le 19/01/2012 à 10:01 | Permalien
La concomitance dans le temps n entraîne pas nécessairement lien de causalité. la dérive de 74 provient de l augmentation du prix du pétrole.
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C’est vrai, mais la loi de 73 n’a pas eu pour effet d’empêcher l’excès d’émission monétaire, ni l’inflation. Donc il est faux et fallacieux que cette mesure a été prise pour ça.
J’ai trouvé cet article sur Atlantico. Décidément ce site est une belle mine d’info! Je propose qu’on le mette dans les liens.
@Borowic
Avez-vous pensé à créer un compte sur RuTube? Là au moins vous aurez moins de problèmes de « droits d’auteur’ (comprendre censure).
@Imperator
j y songe mais je crois que les vidéos sont limitées a 10 mns
@PL24
Ce n’est pas une video mais une réponse de VGE sur son blog à une question de A-J Holbecq
blog « VGE « Pour la démocratie en Europe »
« Le petit « BouffonWeak » est attendu par ses parents a l’accueil, le petit « BouffonWeak » … »
Notez qu’il essaye encore hein !
« 3% c’est mieux que 0% », toussa toussa … Surement des « mathématique » issue d’un univers parallèles ou les lois du Logos sont différente …
Tant qu’il y en a qui sont assez cons pour même parler a ces gens, on ne peut pas leur en vouloir d’essayer de nous manipuler … Après tout, EUX, il sont dans leur rôles ! C’est votre fautes a VOUS qui les écoutez …
Il ne faut pas faire l’impasse sur la fin du Dollar étalon-or qui a ensuite également provoqué le choc pétrolier. Tous les évènements économiques des années 70 résultent de l’abandon de la parité d’échange du US$. Si on veut refaire l’histoire il faut être précis, or ce papier ne mentionne pas ce décrochage.
Moi avant de juger j’aimerais plutôt savoir ce que Giscard lui-même a à dire à ce sujet.
@ LeNettoyeur Le 19/01/2012 à 19:16 | Permalien
Moi avant de juger j’aimerais plutôt savoir ce que Giscard lui-même a à dire à ce sujet.
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alain21 Le 19/01/2012 à 13:11 | Permalien
« Réponse de VGE
Par Valéry Giscard d’Estaing le vendredi 25 juillet 2008, 14:26 – Réponses aux bloggeurs – Lien permanent
@ A-J Holbecq : Réforme des statuts de la Banque de France
La réforme des statuts de la Banque de France, adoptée sous le mandat de Georges Pompidou et lorsque j’étais Ministre des Finances, est une réforme moderne qui a transposé en France la pratique en vigueur dans tous les grands pays : il s’agissait à l’époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu’il soit émis par une entité privée ou publique.
—-
CQFD
Il n’était pas question de limiter l’inflation ou l’endettement.
C’est une mesure équivalente de celles qui, plus tard, ont interdit à l’État français de faire imprimer tous ses documents par l’Imprimerie nationale en l’obligeant à faire des appel d’offre internationaux auprès d’imprimeries commerciales.
C’est une mesure idéologique qui est la première étape du programme de mondialisation du NOM (Giscard était membre de la Trilatérale et du Groupe de Bilderberg).
Les taux usuraire s’applique aux particuliers, et non pas à l’Etat qui lui procède par adjudication à la hollandaise auprès du système financier. Ceci est une erreur basique et donc grotesque dans le cadre de ce billet.
A l’heure de la parution, l’OAT 10 ans est de 3,10 %, pourrait-on parler de taux usuraire ce qui sous entendrait que l’Etat paierait des taux inadmissibles ? D’autre part, l’article ne prouve absolument pas que ce soient les banques qui détiennent les emprunts de l’Etat, en effet la dette de la France est détenue, à fin 2011, à 65 % par des investisseurs étrangers selon la banque de France, le reste est détenu à travers les fonds euro des compagnies d’assurance et depuis peu dans le cadre réglementaire de Bâle III, par les banques.
L’article L313-3 du Code de la Consommation : « Constitue un prêt usuraire tout prêt conventionnel consenti à un taux effectif global qui excède, au moment où il est consenti, de plus du tiers, le taux effectif moyen pratiqué au cours du trimestre précédent par les établissements de crédit pour des opérations de même nature comportant des risques analogues ».
Donc il n’y a rien de changer dans les quarante années qui ont suivies malgré le coût de l’argent emprunté. C’est curieux comme l’Etat peut-être dispendieux et nous pouvons en conclure que nous ne pouvons lui faire confiance.
Il y a une confusion entre la loi de 1973 et les règles du comité de Bâle I qui a instauré le ratio Cook c’est-à-dire que le système bancaire devenait créateur de monnaie-crédit en concordance avec leur fonds propres selon un ratio de 1 de fonds propres pour 12,5 de crédit, la date d’entrée en vigueur a été 1988. Ces règles ont trouvés leur origine dans la débâcle de la Banque Herstat en 1974.
Il y a un mélange entre la création monétaire (monnaie fiduciaire) par la BCE et monnaie-crédit par le système bancaire (normes de Bâle I) non évoquée par l’auteur, qui ruine le présent article.
Cette conclusion est rapide et inexacte en ce sens que ce sont les représentants des peuples, les élus qui confectionnent les lois, règlements internationaux (règles de Bâle I, II et III encours ; Solvency II ; réglementation bancaire Code Monétaire et Financier, Directives Européennes) et qu’ils violent tout autant quand cela les arrangent.
Cette conclusion est irrecevable.
réponses à des blogeurs:
1) Les prêts faits par l’Etat français au système bancaire en 2008 pour 25 Mrds ont rapporté à la France 1,4 Mrds déduction faite du coût de financement sur les marchés par l’Etat soit moins de la moitié.
Le reste est inexact, il faut aller lire les statuts de la Banque centrale avant d’avancer de telles âneries.
2) Il y a le système qui consiste à avoir une banque centrale (la banque de France) qui émet la quantité de monnaie souhaitée par le souverain (le gouvernement) à 0% d’intérêt. Si la quantité de monnaie est supérieure au PNB alors il y a inflation qui corrige les biens produits à un prix plus élevé.
Dans le système actuel, le fait d’emprunter pour le souverain, a cet inconvénient d’inflation des prix mais il n’y a pas parallèlement inflation des salaires, le taux d’intérêt servi pour l’émission d’emprunt ne sert malheureusement pas de garde fou à la dépense publique qui est une dépense exclusivement tournée vers la dépense sociale et non l’investissement.
Cette spirale infernale n’est pas acceptable puisque le taux d’intérêt est le prix du temps qui est accepté de payer à l’épargnant par son débiteur et le prêt doit trouver son échéance par son remboursement et là encore le souverain utilise un subterfuge puisqu’il « roule » sa position en réempruntant l’emprunt in fine arrivé à son échéance et aussi le montant des intérêts qu’il doit payer chaque année. Le vice est là et nul part ailleurs, CQFD
3) Le lien dollar US et or qui remonte aux accords de Bretton Wood en 1944, liait le dollar à l’or et les autres monnaies à la sortie de la seconde guerre mondiale.
En 1971, Richard Nixon a démonétisé l’or et permis au dollar de prendre une expansion de monnaie mondiale qui a permis de concrétiser une expansion économique que nous n’aurions jamais connue. Revers de la médaille, la quantité de monnaie émise introduit l’inflation du prix des biens produits, mais pas des salaires (concurrence sur les salaires due à la mondialisation), la solution est trouvée dans l’endettement par les particuliers à une période qui suit la fameuse décennie 70’s inflationniste des prix du pétrole (chocs 1974 et 1979), la chute mondiale des taux d’intérêts à partir des années 80’s a rendu les Etats euphoriques devant tant d’argent à dépenser de moins en moins cher, en folies électoralistes (promesses sociales non finançables par la croissance économique) sans penser comment on rembourserait le moment venu, puisque celui qui décide la dépense ne sera pas celui qui devra assumer le problème.
Car contrairement à la pensée populaire, il n’y a pas de repas gratuit, c’est-à-dire que la dette se rembourse dans tous les cas soit dans les larmes soit dans le sang.
Et c’est là que c’est terrible car les populations ne savent pas et ne sont pas prêtes à des sacrifices qu’elles ne comprennent pas puisqu’on leur à dit que c’était un dû, un droit, enfin tout ce que vous voulez sauf la vérité, qui est maintenant là !
[Pour plus de lisibilité, merci de penser à aérer votre texte. Cordialement - Monsieur X]
@Goufio
Vous n’etes pas tres clair sur plusieurs points.
Merci de faire comme tout le monde ne créant des paragraphes
et courts si possible (type de 3 à 4 lignes).
Votre point 1.
Prets de l’etat français de 28Milliards € aux banques en 2008
et rendement attaché.
cela reste une escroquerie publique puisque lorsque un debiteurs est defaillant (les banques ) celui ci est alors a la merci de son sauveur.
Mais pourquoi avait-on voté en 1973 cette loi imposant à l’Etat de passer par les banques privées ou les marchés pour financer sa dette ?
C est le sujet que nous avons perdu de vue
La réponse est simple, ceux qui ont initie cette loi ne comptait plus endetter l’Etat et en renchérissant le coût du crédit comptait réserver l emprunt uniquement pour financer l investissement. C est ce qui s est passe entre 1974 et 1981 aux chocs pétroliers près que l on ne pouvait pas prévoir.
La véritable question c est: Pourquoi la Gauche n a pas abrogé cette loi alors qu’elle s apprêtait a faire une relance keynesienne incompatible avec cette loi?
Mouais….
Si « le législateur » avait dépassé le niveau CM2, il saurait qu’un budget prévisionnel doit toujours être équilibré,et donc ne jamais voter un budget déficitaire.
N’importe quel comptable de la plus petite association du fin fond de la Creuse sait bien qu’il ne peut présenter à une AG un budget prévisionnel déséquilibré. Les recettes DOIVENT couvrir les dépenses. Et je lui souhaite bien du plaisir pour le vote du rapport financier s’il équilibre son budget par l’emprunt !
S’il faut chercher des coupables, regardons plutôt du coté des députés. Ce sont eux qui votent depuis des décennies cette ineptie.
Savent-ils au moins le montant des dépenses et recettes annuel de la France ?
Je pense plutôt que voyant la propension des états à dépasser leur enveloppe, les banquiers ont trouvé ce moyen pour que ce vice leur rapporte.
Si j’étais parano, je ne serais pas loin de penser qu’ils poussent même un peu à la dépense…
TEST
Réflexions d’ un nul en maths n’ ayant pas le sens des proportions.
Pourquoi ne pas avoir interdit le déficit des comptes publiques quand ces déficits sont dû à une non couverture des dépenses de fonctionnement et des dépenses sociales par les prélévements?
(Le fonctionnement de l’état et sa politique sociale n’étant alors financés qu’ à auteur des moyens du pays)
Pourquoi ne pas avoir autorisé, dans le même temps, le prêt à Tx zéro de la BCN à l’Etat pour, et UNIQUEMENT pour, des dépenses justifiées par des investissements PRODUCTIFS (autoroutes, universités, réseaux de distribution d’energie…)
Le nominal du prêt étant par la suite remboursé à la BCN sans intérêts.
Je ne sais pas si ces 2 postes du budget de l’Etat peuvent être facilement différenciés.
Entre francs maçons on se rend quelques petits services!
c’est pas qu’une questions de services, c’est d’abord un plan de ces sales FDP pour essayer de nous dominer…..un plan qui date de la Raie-volution, manipulation totale de ces rognures, de ces rats puants !
Le prêt à Tx zéro de la BCN à l’Etat pour quoi que ce soit entraine pour la BCN une perte, Cette pertes étant cumulée quelques temps, doit être apurée par une recapitalisation de la BCN. L’actionniare de la BCN règle donc la note. Or justement, l’actionnaire de la BCN, c’est l’Etat. Donc en fin de compte l’Etat a bel et bien fini par payer les intérêts sur son emprunt à la BCN.
Pourquoi ne pas avoir autorisé, dans le même temps, le prêt à Tx zéro de la BCN à l’Etat ? Eh bien, ce n’est pas pour la raison que je viens de donner, qui explique juste pourquoi ça servirait à rien, mais pour une raison différente, qui explique en quoi ça serait nuisible. C’est pour éviter une cavalerie. Votre prêt aurait été remboursé par un nouveau prêt, qui á son tour, etcétéra. En fin de compte, au lieu de passer dans la croissance exponentielle de la dette, l’excès de dépenses de l’état serait passé dans l’inflation monétaire, puis dans l’inflation tout court et dans la perte de valeur de la monnaie. Un peu de math, que j#ai déjà fait ici je crois, montre que ce phénomène aussi serait exponentiel. En fin de compte, de quelque manière qu’on s’y prenne, l’excès de dépenses de l’Etat finit toujours par être payé par le contribuable. Les modalités peuvent différer un peu selon qu’on a choisi l’option « dette » ou l’option « inflation », mais le résultat final est le même.
Vous savez qu’existe sur notre forum une proportion de gens qui pensent qu’il existe une solution miracle, laquelle serait précisément celle que vous esquissez dans votre post. Je pense, pour ma part, qu’il n’en existe pas, qu’on n’échappe jamais aux contraintes arithmétiques, et que la croyance contraire est aux adultes ce que la croyance au Père Noël est aux enfants…
@ Goustan a écrit le 27 janvier 2012 à 0 h 02 min
Réflexions d’ un nul en maths n’ ayant pas le sens des proportions.
Pourquoi ne pas avoir interdit le déficit des comptes publiques quand ces déficits sont dû à une non couverture des dépenses de fonctionnement et des dépenses sociales par les prélévements?
(Le fonctionnement de l’état et sa politique sociale n’étant alors financés qu’ à auteur des moyens du pays).
—-
C’est effectivement ce qu’on a envie de répondre à ceux qui disent que le motif de la loi de 1973 était d’empêcher que l’État s’endette.
Au lieu de s’interdire d’emprunter à la BdF, il suffisait qu’il s’interdise d’emprunter et d’avoir un budget en déséquilibre.
Du reste, jusqu’en 1973 l’État n’était pas endetté, son budget était en équilibre, et c’est à partir de ce moment que l’endettement a commencer à augmenter.
Donc, le but de cette mesure était au contraire d’endetter l’État et de lui soutirer des intérêts.
http://fortune.fdesouche.com/274164-idee-recue-sur-la-loi-du-3-janvier-1973/comment-page-1#comment-110506
La remise en cause de cette loi n’est pas dans le programme de Sarhollande : circulez, ya rien à voir.
Je pense qu’on a sciemment endetté l’état pour récolter les intérêts juteux qui en découlait : une immense manne de plusieurs milliards de francs et d’euros, ce sont tous les banquiers et créanciers cupides qui se frottaient les mains.
Sans cette loi scélérate, on pouvait fort bien financer tous les ans les éventuelles déficit de l’état avec une création monétaire correspondante afin de maintenir la dette = 0 et N4AVOIR jamais à rendre de comptes à ces mafieux de la finance.
@joelletaxi
jugez la loi de 73 en tant que tel n a aucun intérêt
si un Etat n a pas l intention de s endetter sauf de manière conjoncturelle
la loi a tout son sens
la question qui m a taraude c est pourquoi la gauche en 81 n a pas abroge cette loi alors qu elle comptait faire de l endettement public une arme de politique économique
je crois que la réponse est en fait très simple, en 80 l inflation était si forte que meme si les taux d emprunts nominaux etaient tres eleves les taux reels etaient negatifs. La gauche a cru regler le probleme de la dette avec l inflation
Ce qui l a tue c est la hausse des taux reels
En fait pour moi l endettement actuel est le résultat d une énorme erreur d anticipation sur l evolution des taux
qu en pensez vous?????