Une tribune libre de Michel Drac
L’auteur a publié plusieurs ouvrages de réflexion sur la situation contemporaine – principalement, Céfran et De la souveraineté – et une oeuvre d’anticipation romancée, Eurocalypse.
Il vient de faire paraître Crise ou coup d’Etat ?, une étude des mécanismes de la crise économique et de ses aspects délibérés.
Il nous montre ici comment, loin d’être anecdotique, l’affaire des suicides au sein du personnel de France Télécom est le produit d’un mode d’ingénierie sociale, vecteur d’un changement radical d’existence des classes moyennes au travail, ainsi que le symptôme d’une perte de sens susceptible de déboucher sur la violence, dans un contexte général de déclassement et même de destruction, servant peut-être des fins autoritaires.

La crise qui commence (ou plutôt : qui vient d’entrer en phase aigue) va certainement impacter très lourdement les «classes moyennes». Logiquement, on peut même dire que du point de vue des classes dirigeantes mondialistes, cette crise ne marque que l’étape ultime dans le processus de démantèlement des classes moyennes occidentales.
Depuis 30 ans, au fur et à mesure que l’offre mondiale de main d’œuvre était multipliée par 3 (essentiellement du fait de l’entrée de la Chine et de l’ex-bloc soviétique dans l’économie capitaliste), la mise en concurrence du travail ouest-européen et américain (cher) avec le travail asiatique ou est-européen (bon marché) a rendu possible un ajustement progressif de la structure de classe en Occident.
Cet ajustement a porté essentiellement, jusqu’ici, sur la transformation forcée (délocalisations) d’une partie du prolétariat entre précariat (explosion du travail temporaire et à temps partiel) et sur l’érosion des revenus des couches moyennes (évolution des revenus des neuf dixièmes de la population les moins riches, sur la dernière décennie : – 1,5 % par an aux USA sur la base de l’inflation réelle, – 0,5 % par an en Europe, même base).
Cependant, jusqu’ici, les couches moyennes n’ont pas été impactées au point de prendre conscience du fait qu’elles basculaient dans l’appauvrissement (l’ajustement hédoniste des biens et les nouvelles technologies ont en partie masqué la réduction du revenu disponible réel, étant donné la structure de consommation ludique qui caractérise ces couches).
Avec la crise qui commence, désormais, les couches moyennes vont prendre conscience, de plus en plus clairement, du fait que la mécanique d’accroissement des inégalités va les broyer, à leur tour, comme elle a broyé le prolétariat depuis les années 70. Les prévisions de chômage annoncées par l’OCDE pour les trois ans qui viennent laissent présager une augmentation du taux officiel d’environ + 50 % aux USA et en Europe.
Il y a fort à parier que si, comme on peut le penser, un «deuxième krach» se produit à brève échéance (implosion de la bulle de l’endettement public fabriquée pour sauver les banques), les filets de protection sociale vont craquer là où ils existent encore, nous allons entrer en stagflation et la hausse du chômage sera, à l’horizon de quelques années, poursuivie et encore plus importante que l’annonce l’OCDE.
Dans ces conditions, des pans entiers des couches moyennes vont basculer sans transition de leur actuel modèle de consommation ludique vers une économie de survie, celle du précariat. Ce sera probablement le phénomène socioéconomique majeur de la prochaine décennie.
Il est donc intéressant de s’intéresser aux couches moyennes. De se demander comment elles pensent. Ce qu’est leur vécu, ce qu’est leur ressenti spontané. Une grande partie des conséquences politiques de la crise à venir dépendra de l’attitude de ces couches. Comment vont-elles réagir à leur déclassement ?
Il est encore trop tôt pour répondre à cette question. Il y a trop d’inconnues sur le tempo des évolutions, sur l’ordre dans lequel elles vont survenir, sur le contexte géopolitique qui va les déterminer. Mais on peut, tout de même, faire quelques observations, en se fondant, par exemple, sur une affaire récente et instructive : les suicides à France Télécom.
France Télécom a, d’une certaine manière, constitué un véritable cas d’école, en matière de traumatisme infligé aux couches moyennes. En une période assez courte pour que les individus et les groupes conservent la mémoire de leurs conditions de travail antérieures, l’entreprise jadis publique a été radicalement réorganisée.
Et les employés de France Télécom, de leur côté, étaient très représentatifs des couches moyennes. Particulièrement protégés, bénéficiant de salaires généralement assez corrects (au sein des PTT , France Télécom payait mieux que La Poste), ils disposaient en outre, en général, d’un savoir-faire technique dont ils se sentaient dans une certaine mesure propriétaires. En 1990, un salarié de France Télécom pouvait à bon droit considérer qu’il n’était ni exploité, ni aliéné au-delà de ce que la nature des processus industriels exige nécessairement. Ce n’était pas le Paradis, certes, mais enfin ce n’était pas l’Enfer non plus. Une sorte de «poche de trente glorieuses» dans la France post-1973.
A partir des années 90, progressivement, France Télécom bascule dans l’univers des nouvelles technologies. C’est l’époque de la «bulle Internet» (comprendre : le recyclage des liquidités surabondantes dans une économie de casino). L’ancienne administration, devenue établissement autonome, puis entreprise publique, puis entreprise privée, se met à évoluer à toute vitesse. Cette évolution est caractérisée par un certain nombre de phénomènes qui, mutatis mutandis, sinon par leur profondeur ou leur brutalité, au moins par leur rapidité, peuvent être vus comme un laboratoire de ce qui attend les couches moyennes, à partir de 2010, à l’échelle de l’économie française.
Certes, un salarié de France Télécom est encore aujourd’hui un (tout petit) privilégié, par rapport à nombre de ses équivalents du privé. Mais par rapport à ce qu’était son vécu dans les années 80, il a connu une mutation soudaine, brutale et, dans l’ensemble, très négative.
Ces mutations ont donné lieu en particulier à trois phénomènes qu’il importe de prendre en compte, pour comprendre la réaction des personnels exposés au changement :
- En quelques années, les agents de FT sont passés d’un environnement extrêmement stable, où il y avait pratiquement une règle pour chaque acte, à un environnement relativement instable, où les règles sont floues, où l’initiative est requise (mais pas nécessairement valorisée, beaucoup d’hypocrisie dans le discours institutionnel). Il en a découlé, pour les agents concernés, une sensation générale d’insécurité, de déstabilisation, mais aussi et surtout de perte de Sens.
- En quelques années, les fonctionnaires de FT ont vu les portes de la promotion se refermer devant eux, la politique «de la maison» privilégiant le recrutement des contractuels cadres en CDI. Cette évolution a été d’autant plus mal vécue que les encadrants «importés» relevaient souvent de la catégorie que le sociologue Christopher Lash décrivait comme des «analystes symboliques», c’est-à-dire des «managers», des «consultants», des hommes-rouages du processus de commandement technocratique, sans technicité forte. Dans une structure où, jusque là, la compétence technique était considérée comme une valeur centrale, cette importation massive «d’analystes symboliques», plus valorisés que les techniciens, a fait l’effet d’une remise en cause du système de valeur orienté vers l’économie physique de production. Ce phénomène a provoqué un sentiment d’injustice et, aussi et surtout, une accentuation de l’impression générale de perte de Sens.
- La fin des années 90 a été marquée par l’implosion de la bulle Internet. A cette occasion, France Télécom s’est retrouvé très près de la cessation de paiement. Embarquée par les banques d’affaires (Lazard Frères, en particulier – banque également d’où venait un certain Jean-Marie Messier…) dans un maelström financier irrésistible, l’ancienne administration n’a dû sa survie comme entreprise qu’au soutien financier de l’Etat. Simultanément, les agents de FT, à qui l’on demandait sans cesse de nouveaux efforts, ont pu constater que les rémunérations des hauts dirigeants de leur entreprise désormais privée avaient connu une inflation vertigineuse, jusqu’à parvenir au point où un PDG de FT/Entreprise gagne à peu près dix fois ce qu’un énarque, à la tête de l’ancien établissement autonome de droit public, pouvait espérer toucher en fin de carrière. Il en est résulté un accroissement supplémentaire de la perte de Sens, les agents se rendant parfaitement compte qu’ils entraient dans un système où des élites «en révolte contre les masses» (toujours pour parler comme Christopher Lash) évoluaient désormais selon des règles totalement déconnectées de celles imposées au commun des mortels.
Ce phénomène général de très forte perte de Sens explique les réactions ultérieures des salariés de France Télécom.
La règle de mobilité obligatoire tous les trois ans a été imposée par la DRH de cette entreprise pour briser la mémoire des organisations, isoler les individus, dans une stratégie tout à fait délibérée : faire en sorte que les jeunes agents recrutés à FT ne se trouvent pas «pris en main» par des anciens capables de se souvenir de ce qu’était le travail «avant».
Mais cette stratégie d’ingénierie sociale a percuté une population en extrême fragilité psychologique. Les agents de France Télécom rapatriés à La Poste au début des années 2000 (il existait encore quelques passerelles) racontaient tous un quotidien extrêmement pesant, pas forcément du fait des contraintes matérielles (même si l’inexpérience d’une partie de la hiérarchie pouvait provoquer localement des situations très désagréables), mais plutôt à cause de la tension extrême existant entre la catégorie des «analystes symboliques», souvent en position hiérarchique supérieure, et celle des « techniciens/producteurs », souvent condamnés à végéter. Les salariés de La Poste voyant débarquer les rares «recasés de France Télécom» ont d’ailleurs été frappés par le phénomène, et il expliquera sans doute en partie la très violente opposition du personnel de cet établissement à sa transformation en société anonyme.
La perte de Sens ouvrait à France Télécom la porte à un sentiment général d’injustice relative (c’est-à-dire que les agents de FT se savaient mieux traités que la moyenne des salariés français, mais éprouvaient d’énormes difficultés à se convaincre de l’équité du traitement qui leur était infligé par rapport aux normes internes inexistantes ou floues).
Surtout, du fait de la rapidité des changements et de l’obscénité manifeste du comportement du haut encadrement, un sentiment de révolte latente a pu grandir, sans trouver à s’exprimer (puisque les agents, conscients du fait que FT restait, à tout prendre, une « bonne boîte » dans la France des années 2000, tenaient malgré tout à y rester). Il en est résulté une véritable schizophrénie, les anciens «lignards» et autres agents issus de la vieille école vivant en quelque sorte l’expérience simultanée d’un relatif privilège et d’un déclassement latent.
C’est ce vécu complexe et paradoxal (perte de Sens, schizophrénie du petit privilégié menacé de déclassement, révolte impossible à concrétiser) qui explique le basculement d’une partie des agents dans la violence. Jusqu’ici, comme la presse l’a amplement souligné, cette violence a été retournée par les intéressés contre eux-mêmes (une pathologie très emblématique du vécu des couches moyennes, à la fois opprimées et oppressives).
Mais il est évident pour tout le monde que ce retournement peut à son tour se retourner. L’affaire récente de ce salarié de FT débarquant sur son lieu de travail avec un fusil non chargé, mais une cartouche en poche, est bien révélatrice du malaise ambiant et de son issue possible. Avec ce salarié-là, on est passé du suicide/appel au secours au simulacre d’assassinat/menace voilée. Le fait que l’affaire soit partie de la simple évocation par la ligne hiérarchique d’un refus de congé en dit long sur l’état d’instabilité psychologique où se trouvait l’intéressé. Si son cas n’est pas isolé (et il n’y a aucune raison pour qu’il le soit), une explosion formidable menace peut-être – le basculement dans l’irrationnel de pans entiers de la population concernée, conséquence finale et a priori inéluctable de la perte de Sens.
On pourra évidemment gloser sur la faible aptitude à gérer le changement d’anciens fonctionnaires soudain confrontés aux règles de fonctionnement du privé concurrentiel. Il n’en reste pas moins que le «laboratoire de catastrophe générale» France Télécom est intéressant. Il annonce, en filigrane, le basculement dans l’irrationnel qui peut, dans la prochaine décennie, caractériser l’ensemble des couches moyennes françaises.
C’est sans doute au regard de ce risque latent qu’il faut analyser une bonne partie des stratégies d’ingénierie sociale déployées par le Pouvoir depuis quelques années. On citera, à titre de pistes de réflexion, quatre questions qu’on peut se poser :
- La déconnexion de plus en plus nette entre la réalité socioéconomique et sa présentation officielle par les médias est-elle une stratégie pour enfermer chaque «révolté latent» dans la fausse certitude que son cas est particulier ?
- Les « banlieues ethniques » perpétuellement au bord de l’explosion ont-elles été fabriquées pour que le Pouvoir, en cas de révolte de la «classe moyenne», n’ait pas à faire officiellement donner la troupe contre les manifestants, laissant la «racaille» créer les conditions qui justifieront une politique sécuritaire ?
- Le fait que le Pouvoir laisse Internet libre (ou disons relativement libre), alors qu’il pourrait très bien décider de régler la question «à la Chinoise», est-il une stratégie pour confier au réseau des réseaux une sorte de «fonction tribunicienne», enfermant la contestation dans un espace sans débouchés tout en la laissant s’exprimer ?
- L’affaire de la «grippe A» est-elle en réalité un instrument pour préparer, ni vu ni connu, un régime de loi martiale (tester les procédures, préparer la population à l’idée d’une régulation autoritaire des allées et venues, vérifier la faisabilité d’une poursuite de l’activité économique dans un tel contexte) ?












Excellentissime Michel DRAC.
On trouve ses livres ici:
http://www.scriptoblog.com/index.php?option=com_virtuemart&Itemid=59
On peut faire plus court comme article. Il suffisait de dire qu’il est souvent éprouvant pour un ex-fonctionnaire de se mettre au travail. Cette affaire de suicide est montée en épingle par l’extrême gauche et ses syndicats. Le taux de suicide chez FT est inférieur à celui de la population générale. Cet article est digne de l’humanité ou d’un tract de la CGT.
[La "population générale" dont vous parlez correspond à toutes les personnes en âge de se donner la mort: ados, retraités, détenus, chômeurs, handicapés... compris. Pour être objectif, il faudrait plutôt comparer uniquement le chiffre des suicides des salariés, en général, à celui des suicides intervenus chez FT, sur la même période. Par ailleurs le fait de mettre fin à ses jours sur son lieu de travail est aussi exceptionnel que signifiant - €ric]
Ayant travaillé il y a déjà quelques années comme consultant chez Orange/Wanadoo-FT, je confirme l’essentiel du propos. En particulier que les employés avec un statut proche des fonctionnaires sont dévalorisés par la hiérarchie, même si leurs compétences ne font pas de doute. L’aspect frappant est la rigidité de l’entreprise : les temps de développement de certains produits nouveaux sont très courts (3 mois) mais les déploiements durent des années. Les causes à mon avis :
* hétérogénéité des statuts des employés
* l’organisation communautaire (selon les « affinités », ça va plus ou pas vite) prend le pas sur l’esprit de service
* la technique du fusible pour celui qui est en dehors de sa communauté.
Orange/Wanadoo-FT : c’est l’expérience de la France multiculturelle, du communautarisme.
Ca fait plaisir de lire un article d’une telle profondeur de réflexion.
Aux libéraux fanatiques comme calvin (pseudo très parlant…) : attendez que la vague vous atteigne, on verra bien si vous pourrez continuer à la suivre.
Le débat « droite-gauche » n’a plus de sens.
Les sphères de pouvoir ont besoin d’idiots utiles, quelle que soit leur point d’ancrage sur l’échiquier politicien.
Car le capitalisme moderne se caractérise par sa non-productivité.
En ce sens, l’URSS était, d’une certaine façon, plus « libérale » que les Etats-Unis actuels.
A bas Milton Friedman !
Et vive l’ouvrier syndiqué CGT, s’il a identifié l’ennemi commun.
Marre des esprits binaires.
@ Boreas. La vague ne peut pas m’atteindre car je suis déjà seul. Et quand on est seul, on a des idées libérales ,forcement. Et quand on a comme seul droit, celui de financer une solidarité à laquelle on a pas droit, on est forcement de droite et en colère.
Lâcher votre job de salarié, montez votre boîte et vous aurez d’ici quelques mois, très exactement les mêmes idées que moi.
Et vive Milton Friedman et Ron Paul.
Étant assimilé fonctionnaire, je suis malgré tout d’accord avec toi « Calvin ».
D’ailleurs approchant de la fin de mon contrat, je cogite activement entre trois travaux dans la maison à créer ma boîte. Le salariat me gonfle sérieusement !
En l’occurrence, le propos du texte n’était pas de disserter sur les dérives de la culture « fonctionnaire pépère » (dérives tout à fait réelles, au demeurant).
Ce qui m’intéressait dans l’affaire France Télécom, c’est l’impact qu’aura la crise sur la psychologie des classes moyennes. FT est un laboratoire, et ce que semble montrer ce laboratoire, c’est que les couches moyennes peuvent réagir très mal. Tant mieux pour Calvin s’il est apte à gérer la position d’indépendant (c’est effectivement une position préférable au salariat, si on peut l’assumer), mais il se trouve que beaucoup de gens ne peuvent pas la gérer. Et a fortiori, dans un contexte économique très dur.
C’est en l’occurrence cela le sujet du texte : l’impact de la crise sur des populations peu aptes à gérer le changement. Pas la culture « fonctionnaire », sur laquelle j’aurais beaucoup de choses à dire, en effet…
Sinon, pour Calvin (un coréligionnaire ?), je signale à tout hasard qu’on ne peut pas dire « vive Ron Paul et Milton Friedman », étant donné que Friedman, c’est la théorisation du monétarisme, et Ron Paul, la dénonciation du monétarisme. Il serait temps que les libéraux étudient leurs propres textes fondateurs, et se demandent si la sensibilité libertarienne peut faire bon ménage avec le capitalisme transnational dérégulé ! Je renvoie à ce propos à la critique que Ron Paul fait de la politique suivie par les monétaristes, dans « The Revolution, a manifesto », critique qui présente la particularité d’être faite au nom de l’héritage de Mises.
à Calvin
Je suis resté 26 ans à la SNCF (poste en 3 X 8, travail samedi, dimanche, fête, Noël, etc). Depuis 3 ans j’ai monté ma propre boîte avec ma femme. Entre les deux mon coeur ne penche pas une seconde. Je suis devenu aujourd’hui un vrai privilégié : je passe pour un winner et pas pour un nanti, niveau salaire j’en parle même pas, mes dimanches sont en famille, j’ai arrêté le Gaviscon et autres Maalox contre les brûlures d’estomac, ainsi que les pilules qui me permettaient de dormir quand je rentrais du boulot à 5h du matin, mes fournisseurs me font de petits cadeaux toujours sympas… Bref, pour rien au monde je ne retournerai à la SNCF. L’article expose très bien d’ailleurs ce qui se passe aussi dans cette entreprise.
C’est bien pour cela que je souhaite monter ma boîte.
Je veux en finir avec la culture des petits chefs, avec les objectifs « débiles » et un sentiment diffus d’exploitation de l’homme par la machine, qu’elle soit matérielle ou immatérielle.
Mon épouse travaille dans une grande boîte aéronautique, son ressenti au bout de quelques années est négatif. En effet, la aussi, l’Homme n’est plus pris en compte et seul le profit compte, les objectifs de rentabilité sont de plus en plus pesant, cela pourrait se comprendre dans un monde concurrentiel mais force est de reconnaître que dans ce cas, ce ne sont pas les concurrents européens ou mondiaux qui mettent cette pression mais les objectifs donnés par les actionnaires majoritaires qui cherchent plus de proft en abaissant les coûts de production et comme les moyens de production humains sont en soit plus flexibles que les machines, au lieu d’essayer d’augmenter la productivité en investissant dans la modernisation d’un outil de production, les décideurs et les actionnaires font pressions sur les employés en ne renouvelant pas les départs à la retraite, en n’embauchant pas de nouveaux employés mais en augmentant les rendements des ouvriers, employés et cadres.
En fait, c’est l’illustration de la phrase bien connue : « Faire plus, encore plus avec moins ».
Il n’est pas étonnant que dans un tel contexte ou l’évolution par le mérite tend à disparaître, l’employé ait l’impression d’être exploité.
En ce qui concerne le public, force est de reconnaître que c’est le règne d’Ubu dans la majorité des cas.
Des objectifs diffus, des chefs et sous-chefs en pagaille qui ne savant pas ou donner de la tête, des directives toutes plus « connes » les unes que les autres et surtout l’impression généralement ressentie dans mon domaine d’œuvrer pour du vent !
En soit, nous sommes une société sans but dans laquelle l’humain n’a plus sa place et seul compte la machine.
C’est l’alliance perverse de la productivité à la communiste et du libéralisme.
Youpi !!!!
Et zut des fautes, mon Dieu que de fautes.
Et en plus on ne peut pas éditer son commentaire !
Lire « ne sachant pas » au lieu de « ne savant pas », de même lire « en soi » et non « en soit ».
@ Michel Drac
Un coreligionnaire ? surement
Friedman et Paul, même s’ils ne partagent pas le même point de vue au sujet du rôle de l’état quant à la politique monétaire (et du monétarisme) et du rôle de la FED, ont quand même beaucoup de points communs (les piliers libéraux, la critique du welfare state pour ne citer que ces deux). Et puis, on a bien le droit d’aimer les écrits et les paroles de l’un et de l’autre même si je préfère Paul à Friedman.
Je ne crois pas qu’un grand dirigeant d’entreprise issu d’une école d’état et formé aux idées de l’état(comme l’ENA ou X), pilier d’un capitalisme transnational dérégulé ait quelque chose de libertarien. C’est même le contraire. Les notions de liberté et de responsabilité si chères aux libertariens (comme aux protestants) lui sont plutôt étrangères.
Calvin ou Mr Drac, quels sont ,d’après vous, les axes économiques à développer en priorité ?
Quel est le modèle économique et social qui permet de préserver notre mode de vie, exclusion faite de ce que certains appellent les « acquis sociaux » et la dignité humaine dans le sens d’un but ou projet compréhensif de tous, ayant l’adhésion du plus grand nombre et redistribuant de façon équilibré les dividendes ?
Si celui-ci n’existe pas que reste-t-il ?
D’avance merci !
Cordialement,
Michel
@calvin
« La vague ne peut pas m’atteindre car je suis déjà seul. »
C’est justement ce que croyaient la plupart des entrepreneurs qui, de plus en plus nombreux, font faillite actuellement.
Que vous le vouliez ou non, c’est le libre-échange, couplé à la dérégulation du capital financier, qui rend possible les concentrations, les trusts, les multinationales, qui détruisent le tissu social, dont les petites entreprises.
Le fait que l’intervention soviétoïde de l’Etat aboutisse, en France, à un taux délirant de prélèvements obligatoires et à une redistribution fiscale prioritairement dirigée vers une Fonction Publique pléthorique (à laquelle je n’appartiens pas, je vous rassure) et des hordes d’assistés, est certes injuste et scandaleux, personne d’objectif ne songerait à le contester.
Mais ce n’est pas la cause de la crise et, au contraire, ce système hérité de Maurice Thorez et consorts a plutôt le mérite de protéger un peu ce qui reste du mode de vie français.
Au-delà du stérile débat gauche-droite (de droite comme la CGPME, je suppose, qui est favorable à la régularisation de sa main-d’oeuvre clandestine ? Ou de gauche comme la CGT qui a viré les clandestins de la Bourse du Travail à Paris ? Cherchez l’erreur !), il faut se poser des questions un peu plus vastes que celles de l’intérêt individuel, derrière l’alibi habituel des « notions de liberté et de responsabilité si chères aux libertariens », comme vous dites.
Les idiots utiles du Système sont à droite comme à gauche, je le répète.
C’est pourquoi, en économie, il faut une troisième voie, loin des illusions de la croissance infinie comme de celles de la dictature du prolétariat.
Ou bien la seule chose qui nous viendra, ce sera l’esclavage pour tous (c’est déjà largement le cas, vu le matérialisme ambiant).
Tres bonne analyse Boreas ! Ce Calvin me fait penser a l arroseur arrose…Il a deja respire le gaz toxique c est un imbecile heureux tant mieux pour lui !
Je suis un ancien cadre de chez Bull et aujourdhui je suis chef d entreprise editeur de logiciel malgre ma chance actuelle je suis conscient de la fragilite de toute chose et je pense surtout a mes enfants a qui j’inculque que dans toute collectivite les plus « faibles » d’un systeme donne doivent etre proteges.
Il faut rester modeste, une bonne problematique a ete souleve par le sociologue Gerard Mermet par exemple a lire aussi son ouvrage Francoscopie
Cordialement a tous
Très bon texte. Et le tableau illustre parfaitement l’article insistant sur la perte de sens.
Cette perte de sens à son travail étant amplifiée par la perte de sens identitaires. Au niveau des traditions (les jours fériés ne sont que des jours de congés supplémentaires), de la famille également (divorces, enfants rois etc…), des racines (déménagement à travers la France, arrivée de nouvelles populations)… Les gens savent au fond d’eux mêmes que quelque chose ne tourne pas rond dans cette société.
En tout cas vous parlez de l’endettement de l’Etat. QUe prévoyez-vous comme conséquences ?
Inflation ou déflation ?
Ou peut-être déflation suivie d’inflation ?
En tous cas, une chose est sûre, je ne continuerai pas à argumenter avec des gars qui tiennent des propos à la limite de l’insulte à mon propos.
Pour finir, la théorie libérale se tient. Ce n’est pas moi qui l’aie inventé et elle est parfaitement compatible avec les idées nationales et conservatrices.
Messieurs, Bonsoir
@ Richelsdorfite
Je crois que le « modèle », c’est le bon sens. En gros : l’Etat à sa place, le marché à sa place, une régulation raisonnable et un protectionnisme raisonné. Inutile de vous dire que ce modèle qui n’est pas un modèle est justement ce dont nos « élites » ne veulent pas entendre parler. Leur stratégie : utiliser l’ultra-libéralisme comme repoussoir de l’étatisme forcené, et réciproquement. Et ça dure depuis 100 ans…
@ Calvin
Sensibilité libertarienne type Ron Paul = une interprétation possible de Calvin / néolibéralisme = une figure du déclin, qui n’a plus aucun rapport avec l’éthique calviniste. Calvinisme = responsabilité sociale du riche selon sa richesse, mesures de précaution sur la question du prêt à intérêt, humanité sociale et non individuelle. Donc, attention.
@alo
Comme vous pouvez le voir, votre commentaire est accessible par tout un chacun et donc, le lien vers votre vidéo également.
Pourriez-vous condescendre à nous expliquer pourquoi nous devrions, selon vous, « publier cette vidéo », faute pour nous, si je comprends bien, « d’être Juifs » ?!
Faites attention, tout de même, à ne pas aller trop loin, ce qui nous obligerait à vous censurer.
La charte de modération du site, comme les lois en vigueur, ne permettent pas tout et n’importe quoi, faut-il le rappeler…
Plouc diplômé discriminé positivement : « la catégorie que le sociologue Christopher Lash décrivait comme des «analystes symboliques», c’est-à-dire des «managers», des «consultants», des hommes-rouages du processus de commandement technocratique, sans technicité forte. »
Les gens sérieux du privé qui lisent cette page sur F.T. et autres lieux publics, croient que les fonctionnaires et assimilés refusent l’effort et la rationalité. Cela arrive parce que la modernité leur parvient en bouillie absurde servie par des paresseux incultes et mal élevés qui ont été discriminés comme cadres par des directeurs pas frais, qui sont le rebut du privé et des facs des années fastes.
En effet, depuis quinze ans, loin de s’aligner sur le privé d’alors en matière de recrutement et de choisir des jeunes diplômés relativement élégants qui avaient souffert pour passer de vrais concours, (jusqu’en 1990), le public comme le néoprivé ont préféré les mauvais mal élevés enfin DEUGués après 1992, puis admis sur titre dans des grandes écoles ou choisis par l’un de ces milliers de troisième cycles créés dans les années 90 pour piquer des bonnes places aux grandes écoles et aux bourgeoisies qui s’y reproduisaient honteusement. Ils ont gagné contre les imbéciles dévoués et les studieux, ceux qui articulent et utilisent des mouchoirs et des codes sociaux. Les directeurs et les conseils en recrutement ont étonné le monde par leur largeur de vue, en réglant leurs vieux comptes comme la fée Carabosse. Non, les plus beaux enfants du royaume ne seraient plus conviés au bal des débutants, mais regarderaient Javotte et Anastase « manager » et « screener » les choses et les gens.
Nous voilà maintenant dans le monde où le cadre n’est plus issu de l’enseignement chrétien, ni inhibé par une bibliothèque familiale, mais épanoui par quelques feuillets permissifs pour nana consumériste, les mêmes pages de psycho qui sont les manuels d’instruction de leurs recrutrices. Ils sont donc deux fois vainqueurs, et deux fois selon la loi du plus fort. Les jeunes discriminés dans la foule des bac plus cinq sont bêtes et méchants, champions cantonaux de QCM et d’embrouille, souvent enfants uniques et à la limite de l’amoralité, quand ils ne sont pas des pervers narcissiques encensés par des parents avides, ou juste drogués. Ils sont la fierté de toujours de leur mère, la gloire inattendue et tardive de leur bande et un démenti cinglant pour tous les voisins amateurs de loisirs calmes. Impossible de savoir si c’est la bêtise ou la volonté d’éloigner définitivement les bas-fonds qui leur font commettre le plus d’abus. Leurs victimes sont rarement cadres et destinées à l’oubli.
Ca fait mal ? Mais il n’y a ni bien ni mal, et qui êtes-vous pour juger ? Rappelez-vous tous les films et les autorités qui vous ont répété que les bourgeois ou les élites étaient des profiteurs stériles déguisés en scouts et que les filles gentilles sont, au mieux, inutiles et incompétentes. On vous en a débarrassé pour longtemps. Débrouillez-vous avec les nouvelles vedettes de norme prétendument mondiale. Ils verront bientôt que leur charte de qualité n’est qu’occidentale et achetée à crédit.
Très intéressant.
@calvin
Susceptible, à ce que je vois.
Vous oubliez un peu vite être arrivé sur ce fil en prétendant, entre autres amabilités caricaturales, que le brillant article de Michel Drac serait « digne de l’Humanité ou d’un tract de la CGT ».
Ne vous étonnez pas si ces galéjades ne sont pas passées, aux yeux de certains. Vous ne récoltez que ce que vous avez semé.
Sans rancune néanmoins, en ce qui me concerne.
@Agathe
J’ai bien peur, hélas, que le tableau plein de verve que vous brossez des cadres des entreprises publiques, ne soit aisément transposable aux grandes entreprises du secteur privé (et pas seulement « néo »).
La déculturation est générale.
@ Boreas
Mon dernier post ne s’adressait pas à vous mais plutôt à darwindows dont les propos viennent comme un cheveu sur la soupe, ne sont absolument pas étayés ni constructifs et se résument à l’insulte. Ce gars là vient juste pourrir un fil de discussion qui s’annonçait passionnant.
Une réaction intéressante sur radio-silence.org :
http://radio-silence.org/Sons/mdp20091007.mp3
@Agathe
« stripteaseurs pour enterrement de vie cérébrale »
« parents Thénardiers, harmonieusement unis et autonomes quant à eux, dans la gestion de leur patrimoine, la vente de leurs enfants »
« le nouveau cadre, enfin accepté à bras ouverts, peut s’y faire plumer par des familles soudées, bien qu’on leur ait enseigné en plusieurs langues que le monde est divers »
Ahahaha ! Excellent.
J’ignore si vous préférez Germaine Beaumont ou Marcel Aymé. Mais j’incline à penser qu’Amélie Nothomb doit vous être indifférente.
Une chose est sure, vous ne devriez pas tarder à fraterniser avec une certaine Marcelle, qui a un talent rare, comparable au vôtre…
Article vraiment très intéressant. Je suis d’accord avec le fait que nous voyons là les prémisses de ce qui risque de se généraliser dans les années à venir.
Les quatre questions soulevées à la fin sont très importantes et peuvent servir à ouvrir les yeux de ceux qui sont encore bercés et emprisonnés par les flux médiatiques.
Merci Boreas !
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LCI 16h43 Economie > Crise – La Belgique pourrait réclamer au moins 500 millions d’euros à ses banques
L’Etat belge devrait réclamer une contribution d’au moins 500 millions d’euros à ses banques, un coup de pouce pour l’aider à boucler son budget et un retour d’ascenseur après les aides massives apportées au secteur suite à la crise, ont laissé entendre dimanche plusieurs ministres.
Du bon sens mais le quel ? Le mien n’est pas celui du voisin et inversement et j’avoue ne pas être suffisamment câblé en économie pour juger d’un système ou d’un autre.Tout du moins au niveau théorique.
Ce que je ressens est plus de nature humaine ou sociale (dans le bon sens du terme) et tout les jours, je vois et éprouve l’abêtissement de mes collègues de travail qui fautent de pouvoir se projeter dans l’avenir, faute de liens sociaux forts, se réfugient dans une consommation effrénées qui semblent les rendre heureux.
Le monde n’est plus celui de Calvin, les liens sociaux de la Suisse et Rhénanie de l’époque ne sont plus ceux d’aujourd’hui, la morale de cette époque est-elle quand même transposable de nos jours ?
@ Mr Drac
Merci pour votre analyse du malaise en entreprise, dont les Français sont bien conscients sans pouvoir forcément l’analyser.
Le processus décrit s’applique aussi dans une moindre mesure au privé; nous avons en effet nous aussi vécu, en plus rapide et beaucoup plus tôt, cette « perte du Sens » qui rend la vie dans les entreprises françaises infernale.
J’ai travaillé à l’étranger, et je n’ai jamais rencontré une ambiance aussi mortifère. Le seul moyen que j’ai trouvé de résister à cette pression négative a été de planer loin au-dessus de la mêlée en restant volontairement en-dehors de tout ce qui requiert une implication d’ordre affectif; par contre, l’implication tout court baisse elle aussi, mais je n’ai plus les cervicales coincées quand je rentre chez moi.
Article passionant.
Un aspect m’a particulièrement intéressé parce qu’il m’a sauté aux yeux dès que je suis entré dans le monde du travail (grosse boîte privée, domaine du pétrole) voici 12 ans maintenant : l’incroyable prépondérance des « analystes symboliques » – managers, consultants, chefs de projet principalement. Leur pouvoir, leur rémunération, leur irruption récente dans le monde des entreprises m’est d’emblée apparue contre-nature. Je me souviens que j’en discutais beaucoup avec mes camarades sortis d’école dont un certain nombre avaient débuté par du conseil. Nous étions majoritairement d’accord que c’était de l’argent foutu en l’air par les entreprises au détriment des qualifications plus techniques et de la production métier de biens et/ou de services, mais ne parvenions pas à nous expliquer pourquoi elles persistaient dans cette voie suicidaire.
Aujourd’hui, j’en suis à ma seconde boîte et la tendance est identique mais s’est encore accéléré; avec en prime une course effrénée à l’outsourcing et à la délocalisation qui me semblent elles aussi suicidaires. Mais j’ai désormais compris que ces tendances sont dûes à une certaine vision idéologique du monde du travail.
Le financier domine sur l’ingénieur. Toute grosse boîte va donc avoir tendance à gérer le court terme et à donner tout pouvoir aux technocrates au détriment de ses ingénieurs qu’elle finira par vendre à des sous-traitants. La logique intrinsèque de ces ânes serait de ne gérer que le pognon, et de se dégager de toute la partie industrielle que ces messieurs n’aiment pas. Trop concret, trop complexe, trop de savoir-faire, trop de long-terme.
Seulement dans le cas des 2 boîtes que j’ai faites, un phénomène intéressant et rassurant s’organise et peut s’appeler la révolte des TECHNICIENS. A chaque fois j’ai vu des bataillons d’anciens ingénieurs quitter ces grosses entreprises qui se financiarisaient et devenir leurs sous-traitants. Non seulement ces créateurs d’entreprise sont devenus des gens très riches mais en plus, eux ont donné la priorité dans leurs petites boîtes au technique, au métier et à la production – la finance n’étant qu’une fonction de support. Aujourd’hui ce sont de plus en plus ces petites boîtes fournisseurs qui tiennent par les couilles les grands groupes, contrairement à ce que l’on pourrait penser. En particulier celles qui travaillent sur des savoir-faires pointus et rares.
Conseil aux jeunes : formez-vous dans des métiers techniques, allez trainer sur les salons de la spécialité qui vous botte, repérez-y ces petits groupes, mettez-vous à la colle avec leurs recruteurs et formez-vous chez eux. Vous y travaillerez dur, serez moins bien payés que les analystes symboliques mais d’ici 10 à 15 ans, serez en première position pour passer à la vitese supérieure. Tissez votre réseau avec des mecs à très forte valeur ajoutée technique, surtout ceux d’entre eux qui ont les épaules pour être chefs, un peu comme un jeune compagnon se place dans le sillage de son maître. Ce sont ces gens qu’il faut suivre, et qui ouvriront les bonnes portes à ceux d’entre vous qui le méritent.
Dans l’ensemble d’accord avec l’article, je suis bien content, après avoir cotisé 164 trimestres, d’être retraité. Je sais c’est égoïste mais place aux jeunes ne nous a-t-on pas assez seriné.
Mais quels jeunes, avec quelles formations?. Le rêve de combien d’entre eux est de devenir fonctionnaire?
et comme l’écrit
Huscarl
#26 – 11 octobre 2009 à 13:35
Article vraiment très intéressant. Je suis d’accord avec le fait que nous voyons là les prémisses de ce qui risque de se généraliser dans les années à venir.
Perte de sens?? Les pauvres!
En tout cas je sais ce que j’ai perdu avec france telecom lorsque j’etais « usager » (client est proscrit par le monde communiste,trop capitaliste). Beaucoup doivent se souvenir de la « minute indivisible » spéciale france telecom.
Vous tombiez sur le repondeur de votre amie et vous raccrochiez au bout de 10 secondes, he bien vous en payait 60!
Multipliez cela par les millions d’appels annuels et vous avez une idée de la situation rentiere de ces « agents » (le mot salarié est proscrit dans le monde communiste, trop capitaliste).
Il a fallu des années de protestations des « usagers » et que le gouvernement s’y mele pour faire bouger le mamouth à accepter la mise en place d’une tarification à la seconde.
Malheureusement ces agents n’ont pas compris qu’avec le temps, tout s’en va, notamment ceux qui embauché à 18 ans, ont forgé leur jeune cerveau sur 30 ans, dans le monde monopolistique detestable, deconnecté de la france de ceux qui doivent se remettre en cause chaque matin.
Aujourd’hui je n’en reviens pas qu’ils en viennent à se suicider, rongés par le dépit et la jalousie, d’avoir perdu le delicieux avantage de la promotion automatique, de l’ascension remise en cause par la venue du cadre etranger, à leur univers.
Comme je le vis, cette mentalité est helas encore tres presente chez les fonctionnaires rescapés de la privatisation. Course à la promotion, jalousie,coup bas entre employés,clientelisme et courbettes devant le superieur.
Bien que privatisé, france telecom via sa filial Orange, continue de maltraiter ses « usagers ». Comme nombres n’entre eux,je me suis fait couper ma ligne telephonique du portable,vielle de 10 ans, au premier defaut de paiement dans les delais de la mobicarte.
N’ayant pas grand recours contre ces privilégiés, qu’ils continuent à se suicider, je ne les pleure pas.