Par Michel Geoffroy
La crise sociale rampante que connaît notre pays révèle une fracture profonde qui divise de plus en plus la France en trois groupes concurrents, en trois France rivales.

La France des privilégiés
La France des privilégiés d’abord, qui constitue le principal soutien de la majorité parlementaire actuelle et de l’action de Nicolas Sarkozy. Elle est avant tout constituée de la nouvelle classe dirigeante des managers des entreprises transnationales, des institutions financières et de leurs compagnons de route médiatiques et politiques notamment. La France des privilégiés est la France légale, celle des gyrophares et des médias. Elle comprend aussi les retraités riches et certaines professions protégées de la concurrence mondialisée.
Tous sont les principaux bénéficiaires du libre-échangisme mondialiste.
Les entreprises transnationales font supporter aux Etats les conséquences de leurs prises de bénéfices, c’est-à-dire des réductions d’effectifs, des délocalisations et de l’immigration. Elles payent moins d’impôts, relativement à leur richesse, que les autres agents économiques.
Les seniors ont leur retraite et leur dépendance, financées par les actifs d’aujourd’hui, c’est-à-dire par les enfants qu’ils n’ont pas voulu faire hier. Ils ont profité de la hausse du prix de l’immobilier et de la bulle financière née des privatisations des années 1990. Ils profitent de la hausse continue des dépenses de santé et de la baisse des prix à la consommation, qui est une conséquence de l’ouverture des frontières économiques.
Bien entendu, la France des privilégiés ne comprend pas les grévistes et les accuse de mettre en péril l’économie. Tous sont de chauds partisans des « réformes », dans la mesure où… ils n’en supporteront pas vraiment les conséquences.
La France d’origine immigrée
La France d’origine immigrée ensuite. Elle se développe numériquement et se caractérise par un taux d’activité inférieur à sa part relative dans la population. Elle reçoit en contrepartie des transferts sociaux, payés par les actifs, d’un volume plus important que son poids numérique. Elle se protège aussi par des solidarités familiales et claniques fortes, implantées solidement sur des territoires.
Elle bénéficie de l’attention constante de la France des privilégiés, toujours prompte à s’épancher sur les malheurs des « pauvres Africains » : financement de mosquées, investissements et subventions prioritaires dans le cadre de la « politique de la ville », mise en place d’une discrimination dite « positive » car elle s’exerce en leur faveur, régularisation des immigrants clandestins, législation protectrice, etc. Car les entreprises transnationales ont besoin de l’immigration.
La France des « jeunes » d’origine immigrée a plutôt tendance à se retrouver épisodiquement du côté des manifestants.
La France ostracisée
La France ostracisée, enfin, est composée du reste de la population française, c’est-à-dire des actifs, de la classe moyenne salariée et des Français de souche, jeunes ou pauvres. C’est-à-dire, tous ceux à qui il revient de vivre dans une économie soumise à la dure loi du libre-échangisme mondialiste. Les plus nombreux.
Cette catégorie de Français connaît les petits boulots, les contrats à durée déterminée, la crainte du chômage pour elle ou ses enfants et l’accroissement des impôts, des taxes et des prélèvements. Elle a du mal à acheter un logement en centre ville et doit supporter un long temps de trajet domicile-travail. Elle éprouve des difficultés à assurer les fins de mois ; elle est endettée et elle fait ses courses dans les magasins de hard discount.
C’est elle qui supporte le plus la dégradation du service public à la française et du cadre urbain. C’est elle qui est du côté des victimes de l’insécurité, quand les « jeunes » ont « la haine ». Ce sont ses enfants qui souffriront des politiques de « discrimination positive » mises en place par la France des privilégiés, après avoir souffert de la dégradation du système d’enseignement public, délaissé par les mêmes.
C’est elle enfin que la France des privilégiés accuse en permanence de tous les péchés de la terre : conservatisme, corporatisme, pétainisme, frilosité, xénophobie, etc. C’est elle qui est soumise aux perpétuelles campagnes de repentance qui visent à mettre en accusation son passé, son histoire et son identité.
La France des autochtones souffre et s’inquiète pour son avenir. Mais elle n’a pas droit à la parole et n’intéresse la classe politique que tous les 4 ou 5 ans, lorsque le risque électoral menace.
La France ostracisée fait grève ou comprend les grévistes, même si elle souffre des arrêts de travail, des retenues sur salaires et des pénuries. Car c’est elle à qui la France des privilégiés promet une retraite tardive, des services sociaux réduits et « la vérité des coûts », c’est-à-dire des tarifs en hausse. Elle perçoit comme une injustice une réforme qui les touchera personnellement, alors qu’elle épargnera la France des privilégiés, cette même France des privilégiés qui a creusé les déficits et la dénatalité et qui aujourd’hui lui fait la leçon.
Bien sûr, la frontière entre les trois France n’est pas étanche : il y a des Français issus de l’immigration qui accèdent à la France privilégiée, il y a des retraités sans ressources, il y a des autochtones qui sont riches.
A chaque France, sa trajectoire
Mais ces exceptions ne sont plus un modèle du genre. Chaque France suit désormais sa trajectoire propre.
- La France privilégiée poursuit, protégée par les cordons de CRS et par le verrouillage du système électoral, son projet mondialiste et son repli égoïste sur ses seuls intérêts.
- La France immigrée fait des enfants et impose progressivement ses mœurs et sa religion : elle a le temps pour elle.
- La France ostracisée s’enferme dans la précarité.
Jusqu’à présent, cette France ostracisée était résignée. Mais aujourd’hui, différents signes montrent que les choses sont en train de changer.
Car la France autochtone se rend de plus en plus compte que le monde réel n’est pas celui de la France officielle, n’est pas celui de la France des médias et de la publicité.
Elle se rend compte aussi que les deux autres France sont liguées contre elle par un pacte implicite et qu’elle est de moins en moins chez elle dans le pays de ses aïeux.
La France privilégiée a en effet besoin de la France immigrée.
Elle empoche sans vergogne les bénéfices de sa posture immigrationniste, sans en supporter les charges : les bénéfices moraux (la France privilégiée n’est pas « raciste », bien sûr, mais à condition que les Africains s’installent en banlieue, pas dans les beaux quartiers) ; les bénéfices politiques (les personnes d’origine immigrée votent en majorité pour les candidats de gauche après avoir voté pour J. Chirac en 2002) ; les bénéfices économiques, enfin : les patrons des entreprises transnationales sont de chauds partisans de la « diversité » car elle contribue à leur bonne image auprès de leurs clients potentiels des pays musulmans, d’Afrique et d’Amérique.
La France immigrée offre aussi à la France privilégiée un peuple de rechange, ce qui est bien commode depuis qu’elle s’est coupée de la France autochtone, c’est-à-dire de son propre peuple. La France immigrée peut à loisir se moquer, voire défier les « céfrans » autochtones : jamais la France privilégiée – qui n’a que mépris pour les « franchouillards » – ne s’en offusquera.
La France des autochtones et le populisme
La France des autochtones comprend désormais qu’elle est abandonnée de la France des privilégiés, de la France officielle, et concurrencée par la France immigrée pour l’accès aux emplois et aux prestations sociales. Cette situation est politiquement et socialement explosive.
Les conflits sociaux, parfois violents, accompagnant la réforme des retraites constituent un avertissement adressé à la France privilégiée par la France ostracisée.
Un avertissement qui s’inscrit dans le grand mouvement de protestation populaire qui se dessine partout en Europe pour des raisons comparables et que les médias appellent « populisme » pour tenter de le dévaluer. Mais le mouvement est en marche.
Merci, Boréas. Le fait est qu’elle existe et qu’il faudra bien trouver un moyen de la rembourser.
Rembourser quoi, la dette publique ?
D’abord, c’est impossible, elle est trop élevée pour être remboursable.
Et puis, elle est très largement illégitime :
http://fauxmonnayeurs.org/
Oui. Je veux bien qu’elle soit illégitime, elle n’en est pas moins réelle. Dépenser plus qu’on ne gagne n’est pas une politique.
Excellente analyse !
Article de Polemia = article de qualité.
« Car la France autochtone se rend de plus en plus compte que le monde réel n’est pas celui de la France officielle, n’est pas celui de la France des médias et de la publicité.
Elle se rend compte aussi que les deux autres France sont liguées contre elle par un pacte implicite et qu’elle est de moins en moins chez elle dans le pays de ses aïeux. »
Il aurait fallu encadrer ce passage aussi.
« Cette situation est politiquement et socialement explosive. »
Ca fait 30 ans que la situation est explosive. Sans l’Etat providence, il y aurait eu du changement depuis longtemps…
Le Système ne tient plus qu’à un fil : l’argent. S’il n’y a plus d’argent…
La présentation que vous faîtes des trois France est quelque peu schématique : il y a des relais entre chaque groupe qui font qu’ils ne sont pas encore tous les trois totalement distincts : on retrouve une proportion importante de la France immigrée dans la France ostracisée et même dans la France privilégiée. Vous devriez savoir qu’une part importante de l’immigration ne vit pas dans les banlieues sensibles. Ensuite, la France immigrée dès la deuxième génération fait beaucoup moins d’enfants que la première, de telle sorte qu’elle ne sera pas majoritaire en 2050 (elle sera globalement une très forte minorité mais on peut espérer qu’elle sera insérée totalement dans la société française bien qu’on puisse supposer qu’il y aura dans chaque commune d’une certaine taille une mosquée qui ne sera pas si fréquentée que ça)
bernard
Lundi 8 novembre 2010 à 09:42
Tout à fait!
Papy Brossard
Lundi 8 novembre 2010 à 15:01
+1
Une nuance à garder en tête.
« Oui. Je veux bien qu’elle soit illégitime, elle n’en est pas moins réelle. Dépenser plus qu’on ne gagne n’est pas une politique. »
Certes, mais Boreas a raison : c’est illusion de vouloir rembourser cette dette en totalité. Il faudra faire des choix.
Papy Brossard Lundi 8 novembre 2010 à 15:55
Je ne dénonce pas les fonctionnaires en tant qu’individus, (…) mais la réalité c’est qu’il faut que certains créent des richesses pour que l’Etat ou les collectivités territoriales en prélèvent (par la force) et les redistribuent sous forme de traitements, prestations ou autres. Savez-vous que les dépenses de l’Etat français représentent plus de 55% des richesses créées par le secteur marchand (…)
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Ca c’est la grande idée martelée dans tous les milieux libéraux : seul le secteur marchand produit des richesses, et le secteur public qui ne produit rien vit en parasite à ses crochets.
C’est exactement le contraire:
L’employé d’une agence de pub ou d’une banque est grassement payé pour ne produire absolument rien d’utile, et vit complètement au crochet des vrais producteurs.
Par contre, les employés des des DDA, d’EdF, du Cadastre, des hôpitaux, des monuments historiques, de l’ONF, les instituteurs, les gendarmes, les agents et les ingénieurs de la DDE,..
Les exemples d’activités du secteurs marchand qui sont totalement improductifs et parasitaires sont légion, toute la spéculation financière, les millions d’hectares de bureaux, les nombreux intermédiaires commerciaux qui vivent au crochet des agriculteurs ou des entreprises de construction.
En ce qui concerne la prétendue dette de l’État, elle n’est pas, comme vous le dites, due au fait que ce sont les Français qui vivent au-dessus de leurs moyens, mais au fait que les banquiers facturent à l’État chaque année plus de 54 milliards d’Euros qui ne correspondent à la production d’aucune richesse et à la fourniture d’aucun service.
Là, c’est bien l’État qui paye, et le secteur privé qui encaisse. Vous dites que le secteur marchand produit des richesse ? C’est quoi les richesses fournies en échange de ces 54 milliards ?
Étant donné que l’argent et le crédit émanent de l’État, il est invraisemblable et scandaleux que l’État se trouve depuis 30 ans dans l’obligation de payer pour se servir de ce qui lui appartient, c’est-à-dire d’emprunter à 3% des fonds que les banques empruntent aux banques centrales à 1%, quand elles ne le fabriquent pas elle-mêmes.
Non seulement l’État ne doit rien rembourser, mais il faudra obtenir des restitutions pour ces paiement abusifs, et condamner solidairement les responsable de ce gâchis.
@PL24
Si les fonctionnaires étaient aussi indispensables, ils n’auraient pas besoin d’un statut spécial leur assurant la sécurité de l’emploi.
Les immigrés,un peuple de rechange aux yeux de gouvernants qui ne se sentent pas Français et dont le but et la conviction profonde ne sont que de hâter la mondialisation. Analyse très juste qui prouve que nous sommes rejetés de notre propre pays par des dirigeants aux ordres. L’Europe n’étant qu’une étape vers la dictature universelle et le meilleur des mondes. Notre seule réponse, hélas, est le mépris.
La France « ostracisée » restera elle suffisante en nombre pour faire valoir ses droits démocratiquement?
Je vois pas comment vous pouvez déduire du fait que les ingénieurs des ponts, les officiers de marine et les professeurs d’universités font toute leur carrière dans le même corps, que c’est la preuve que la Marine nationale, l’EdF, et l’Institut National de Recherche agronomique sont inutiles?
Il y a 20 ans, les salariés des grosses sociétés faisaient presque tous toute leur carrière dans le même groupe: ils rentraient chez Elf, IBM, le Crédit Lyonnais ou Peugeot, et ils y restaient toute leur vie.
On pourrait très bien réformer le statut de la fonction publique pour que les employés soient licenciés tous les trois ans. Est-ce que ce serait une amélioration ?
Si la France des privilégiés soutient la « France » des immigrés (essentiellement musulmans), c’est aussi parceque les dirigeants les plus puissants de notre pays reçoivent de l’argent pour ce faire, des virements bancaires en provenance d’Arabie Saoudite, et des valises d’argent liquide, aussi.
Je vous assure que les députés qui font le jeu de la « France » des immigrés, qui refusent de supprimer, par exemple, le Droit du Sol, reçoivent en contrepartie des virements (des Saoudiens ou de Soros), sur leurs comptes secrets du Delaware ou du Luxembourg. Leur trahison innommable a un prix, pour eux, …. et pour nous, hélas!!
De toutes façons, toutes choses étant égales par ailleurs, les composantes au sein d’un même peuple ne varient que très peu dans le temps, on a et on aura toujours sensiblement les mêmes proportions de déviants, de moutons, d’attardés, d’utopistes, d’extrémistes, de branleurs, de génies etc.
De la même manière, il y a une proportion de gens qui quoiqu’il arrive resteront inaptes au fonctionnement de l’entreprise, et si celle-ci, peut être réduite, artificiellement ou non, dans les grandes lignes elle ne bougera pas à travers les ages. D’où la nécessité des services publics et du fonctionnariat. Crier sur les fonctionnaires et sur leurs mentalités à la con c’est enfoncer des portes ouvertes, ils sont comme ça point barre, même si souvent leurs privilèges sont proportionnels à leur capacité de nuisance.
En outre, je reste persuadé ainsi que la proportion dans la société Française de tordus, de violeurs, de voleurs, de casseurs, et autres délinquants, n’a strictement pas bougé depuis finalement la naissance de ce peuple. Et ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle des Français. À chaque fois que je j’entends des poncifs du style « la société créé des violeurs » ou « avec la propagande du métissage, les femmes sont beaucoup plus attirées par les noirs etc. » je suis exaspéré et blasé. Comme si on pouvait modifier en quelques décennies avec la télévision ou autre connerie des atavismes qui ont mis plusieurs millénaires à se développer.
@gunrunner
Merci, ça manquait de relais du discours anti-Français des musulmans sur Fortune.
L’atavique héritier d’une des cultures les plus riches de l’histoire humaine, te pisse à la raie.
Superbe page.
C’est tout à l’honneur de « fortune’ mais ça devrait être en intégrale dans le ‘desouche’ mère, je le répète.
Et puis vous avez une réputation à défendre.
J’ai mal choisi les exemples, j’ai dit les « tordus, les déviants… » parce que ce sont les premiers qui me sont venus à l’esprit, ce que je veux dire c’est que ces gens sont en très faible proportions et que ces proportions ne varient pas si le peuple ne change pas, tandis que ça peut varier d’un peuple à l’autre. D’autant qu’à travers l’histoire le peuple français s’est plutôt fait remarqué pour son avant gardisme, son modernisme etc. On ne parle jamais de « Francs sanguinaires, barbares… » tandis qu’on le dit volontiers des Arabes, perses, Vikings, Wisigoths…
Gun-runner, nos ancêtres Francs ont su être « sanguinaires », quand il a été absolument nécessaire de l’être, à Poitiers-Tours en particulier, sous les ordres de Charles Martel…
Mais ils n’ont jamais été barbares, heureusement:)
Ceci dit, il existe une maniere pour la France ostracisée, pour les DeSouche, de mettre à genoux la France des privilégiés : si on retire tous notre argent des banques francaises, le gouvernement sera vaincu et devra nous écouter!!
Fdsouche devrait lancer la campagne suivante : Inciter tous les DeSouche à retirer leurs économies des banques francaises, jusqu’à ce que les dirigeants du pays plient et acceptent de supprimer le catastrophique Droit du Sol.
souche.livejournal
Lundi 8 novembre 2010 à 21:11
L’ignorance, l’incompétence et le jmenfoutisme suffisent amplement à expliquer le mer*dier actuel. Inutile de voir de la trahison partout…
gunrunner
Lundi 8 novembre 2010 à 21:22
Je vois ce que vous voulez dire, mais mesurez vos propos: ca part vite en sucette ici.
vous ne vous êtes jamais dit qu’un enfant « d’origine » pouvait se sentir pleinement français ??? je trouve dommage de toujours associer une couleur de peau à une idéologie…De plus quant à la repentance je pense que vous devriez considérer le poids de l’esclavage dans le développement économique de la France d’hier et bien savoir que les acquis sociaux d’aujourd’hui furent financés par le sacrifice des indigènes (Antilles en tête) , reconnaitre cela n’est pas de la repentance juste de la bonne foie historique et du bon sens économique. enfin un jeune de la France « d’origine » qui a le culot de croire qu’il est français dans le pays où il a vu le jour vous salut.
Ca fait au moins 8 ans que j’avais schématiquement analysé le pays ainsi : Une France d’en haut qui parasite en s’enrichissant très vite, une France d’en bas qui vit au crochet et une France de milieu qui fait vivre tout ce beau petit monde en plus d’elle-même.
Sinon, je suis à 100% l’analyse de PL24.
J’aime bien l’article. Qu’est-e que c’est, Polemia, comme genre de site ?
@joachim
Franchement, si on prends en compte d’une part l’esclavage et les antilles, et d’autre part la perte sèche des infrastructures laissées lors de la décolonisation additionnée aux coûts déjà subis en raison d’une immigration qui ne sait contrôler son comportement à sa marge et l’argent qui part au bled, je pense qu’il y a eu remboursement assez large.
Mais joachim, vous savez, le public n’est pas forcément le privé. Et ce qui a pu coûter à l’un a pu profiter à l’autre. Mais ne vous y trompez pas, si repentance il doit y avoir, elle n’est certainement pas à imposer aux français dans leur ensemble.
Joachim, si vous pensez que la repentance est justifiée, ET que vous vous sentez « pleinement français », alors vous devez admettre que la repentance s’applique aussi à vous, et que vous portez une part de la culpabilité collective comme tout le monde…
Ou bien, est-ce que vous pensez faire partie d’une catégorie supérieure de Français, qui serait exemptée de repentance, à la différence de toutes les autres ? Des « plus-que pleinement français », en quelque sorte ? Et, dans ce cas, sur quoi se fonderait cette croyance ? Votre appartenance ethnique ?
Les Anglais nous ont colonisé pour partie pendant 100 ans, les Huns ont ravagé l’occident, les momos ont tenu une partie du sud de l’Europe pendant des lustres, les boches nous ont ravagé la gueule plusieurs fois, et avez-vous déjà entendu un Français demander à ces peuples/pays de la repentance pour, par exemple, les millions de chrétiens dont la vie a fini misérablement comme esclave en Arabie (castrés, pour certains)?
La réponse est non: alors « merdre » aux pleureuses.
Par ailleurs, pour exemple: l’Algérie se fait acheter son gaz 10% plus cher que le marché par la France de puis son indépendance pour aider à son développement. Donc, la « facture » si tant est qu’elle devrait exister est largement payée et je ne parle pas des tombereaux de pognopn déversés sur nos colonies depuis les années 60-70…